VERBIER, VAL DE BAGNES. Des quolibets pour des décervelés
23 août 2020
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Saisissant dans un trait tardif la substance du Verbiergate de L’1Dex, Le Nouvelliste, détenteur de la vérité suprême dans ce canton orangé, a mis fin au suspense : Éloi Rossier et Frédéric Perraudin quitteront la commune de Bagnes sous les quolibets de leurs concitoyens.
« Plombé par plusieurs affaires scabreuses, son héritage est empoisonné. Tous les dysfonctionnements et toutes les affaires ont suscité des promesses de la part d’Eloi Rossier. Mais force est de constater, en écoutant les critiques lancées mercredi par certains élus, que rien n’a changé, qu’aucune leçon n’a été tirée et que, donc, les mots sont creux.
Eloi Rossier a voulu clore la séance houleuse du conseil général par un discours enflammé, une montée en puissance hiératique, comme si la posture pouvait effacer les erreurs, les non-dits, et les accusations. «Je ne vous laisserais pas salir l’image de cette commune. Je ne veux pas que cette législature soit marquée par l’incompréhension et la suspicion», a affirmé le président, lui-même prévenu de gestion déloyale des intérêts publics et reconnu coupable de faux dans les titres. Qu’il ait fait recours et qu’il se batte contre le Ministère public ne peut plus rien y changer, le premier responsable du climat de suspicion et d’incompréhension qui règne à Bagnes est son exécutif avec Eloi Rossier à sa tête. »
La position adoptée par Éloi Rossier et Frédéric Perraudin dans le Verbiergate est à mes yeux totalement incompréhensible. Elle confine à la folie politique, à la débandade de la raison et à l’angle mort de la conduite des citoyens par des gouvernants. L’histoire ne dira jamais ce qui a pu se passer dans la tête de ces hommes et de leurs camarades de clan pour avoir osé franchir toutes les limites de la décence politique.
Aujourd’hui totalement abandonnés par ceux qui ont compris la nature des actes commis, Éloi et Frédéric, unis ou non dans leur déconfiture incomparable, doivent supporter du journal préféré des Valaisans ces mots durs mais mesurés : scabreux, empoisonné, creux, houleux, faux, déloyal.
Pour ne pas avoir entendu l’Ours, pour n’avoir pas lu L’1Dex, pour s’être fié à leur bêtise ou à des tordus, le président et le secrétaire quitteront leur job en entrant dans l’histoire en invompétents indépassables ou en manipulés décervelés. Quand il eût fallu adopter une posture d’humilité et de contrition, ces braves imbéciles ont choisi d’exposer leur incommensurable orgueil, leur incapacité à écouter et leur perte incommensurable du plus élémentaire bon sens. Eût-on voulu imaginer ce scénario que le romancier qui eût choisi cette route aurait passé pour un aliéné gravement atteint par un excès d’imagination. Comment alors qualifier ces hommes qui ont perdu la voie de la raison, la voix du bon sens, les voies de l’écoute et les voix de la mesure. A tout bien réfléchir, ils ont même certainement perdu la possibilité ultérieure de faire appel à notre infinie commisération.
Appelons aujourd’hui simplement une fois encore le ministère public à ne pas craindre d’avancer sur le chemin de la vérité et de la vérification scrupuleuse des faits afin de permettre aux citoyens de Bagnes de tourner la page au plus vite.¨; appelons aussi le Conseil d’Etat à mettre fin aux procédures en rendant des décisions claires et en n’abandonnant pas au néant le Verbiergate.
Post Scriptum : de Frédéric Favre et de Maurice Chevrier qui attend encore quelque chose ?