Philippe Bender, en acceptant de faire la bise à l’Evêché, n’a pas nui à grand monde. Les paroissiens auront apprécié son retournement; les anti-cléricaux se seront frottés les yeux pour être certains de l’avoir bien lu. Tout ça est presque léger.
Le cas d’Eric Bonvin est d’une autre amplitude. Voilà l’ancien directeur des hôpitaux psychiatriques du Valais soutenir, en se voulant rassurant, le démantèlement de Malévoz ! Franchement, je n’ai personnellement rien compris à cette torsion incomparable. Au moment de prendre la parole, dans les hauts cabinets du pouvoir ou lors d’un apéritif de fin de semaine dans sa maison, n’a-t-il pas pensé une seconde à l’utilité formidable de Malévoz pour tant de familles qui, sans cet établissement, auraient été assurément déboussolées ? Comment a-t-il pu penser que le transfert de lits vers les hôpitaux généraux pouvaient répondre aux attentes des patients, des familles et des soignants ? A ce stade d’incompréhension, je donne ma langue au chat sur ce qui a pu motivé Eric Bonvin à adopter cette position. Plus il cherchait à démontrer, moins le citoyen comprenait sa démarche.
III
EWK
Esther a peut-être été élue sur un formidable malentendu, celui de sa féminité. D’une dame au gouvernement, d’une femme socialiste qui plus est, on eût attendu dans le champ des soins d’autres positions. Jean-Claude Pont, en précurseur, en son temps, avait sonné la charge. Les médias dominants du canton avaient fermé leurs becs. Il y eut ces médecins anesthésistes abandonnés sur le champ de bataille, les défaillances niées des homes de Saint-Joseph, de Saint-Sylve, des Crêtes, de la Résidence des Sources, d’autre encore. Aucune réaction à la hauteur des enjeux. Et voilà que la Haut-Valaisanne, qui se désintéresse du Chablais comme L’1Dex de la Vallée de Conches, ne prend pas le temps d’examiner sérieusement la chose et suit, presque avec fracas, Eric Bonvin sur un chemin cabossé, celui de l’indigence de pensée. Que dire, à ce stade ? Rien de bien charitable. Alors on se tait.
IV
MAUVAISE FOI
Si l’on osait adopter une position de franche mauvaise foi, on en viendrait à penser que les millions perdus dans le HRC devaient être récupérés sur le dos des aliénés.
Mais, à L’1Dex, on évite la mauvaise foi, si les faits ne sont pas établis.
Ce qui est en revanche avéré est le fait indubitable le conseil d’administration du HRC a été lamentable. Et la faute n’est pas qu’aux Vaudois, puisque trois Valaisans, Georges Dupuis, Jean-Jacques Rey-Bellet et … Eric Bonvin étaient à la tête de l’établissement de Rennaz.
Des millions de dépassements, dans les budgets de construction et d’exploitation, et personne n’est responsable.
Et voilà que l’on devrait faire confiance à celui-là même qui n’est responsable de rien. Sur le front du Valaisan peut surgir étoile de bon sens. Eric Bonvin paraît l’avoir oublié.
V
MERCI AU GRAND CONSEIL
Et puis est arrivé ce jour où le Parlement cantonal, d’une seule voix, a dit « ça suffit », « NON », « STOP », nous ne voulons plus être des moutons. Nous savons penser par nous-mêmes. Nous avons écouté nos proches, nos amis, nos électeurs, et nous avons compris que l’Hôpital de Malévoz n’était pas un suppositoire inutile, ni une pouponnière pour comateux, ni une garderie pour chiens affolés. Non, l’Hôpital de Malévoz est un lieu qui mérite un autre considération que le démantèlement, une autre rénovation que le ravalement de façades, un autre destin que celui que voulaient leur donner EWK et Eric Bonvin.
Et c’est ainsi que le Grand Conseil, dans un élan de solidarité rare, par 114 contre 1, a affirmé la nécessité d’une réflexion supplémentaire, disant publiquement à EWK et à Eric Bonvin, à tous ceux qui ont soutenu la proposition du démantèlement qu’il pouvait, pensant, raisonnant et éprouvant son propre bon sens, réfléchir, groupé et mesuré, bien mieux que ses « leaders » de pacotille, incapables même de sentir le souffle politique du vent de la réconciliation cantonale en faveur des plus faibles.
oui il faut dire merci aux députés qui ont réagi,
évidemment qu’il est nécessaire de conserver ces lits et de ne pas démanteler l’hôpital de Malévoz, c’est un lieu nécessaire pour la population et pour les familles des patients qui ont besoin d’un séjour, et quand bien même on peut toujours améliorer les soins et/ou les prises en charge, Malévoz apporte une sécurité que l’accompagnement extérieur ne donnera jamais.
Encore une décision basée sur une politique régionaliste.
A l’époque on parlait d’asile de fous, et on a construit des asiles à l’extérieur des villes pour interner les fous loin de la population. C’est le cas de Malevoz, de Cery pour Lausanne et bien d’autres. Aujourd’hui le traitement de la maladie mentale a changé, les prises en charges peuvent se faire dans un certain nombre de cas en ambulatoire et plus proche du lieu d’habitation des patients. Ainsi il n’est pas étonnant de voir une diminution des lits à Malevoz et une réorganisation complète de la prise en charge de la santé mentale en Valais. C’était la même levée de boucliers pour la fermeture du CVP! Une perte de temps regrettable pour les patients car ce sont eux qui doivent être au centre des réflexions!
les prises en charge ambulatoires ne sont pas toujours suffisantes pour les patients, c’est faux.
j’ai vécu cette expérience en tant que proche et ce ne fut pas moins qu’une catastrophe, une porte ouverte aux abus de toutes sortes, avec une non-réactivité et une non-prise de responsabilité de tous les « accompagnants professionnels » que le réseau santé propose, donc gardez des lits à Malévoz et apprenez à prendre en charge les personnes et à les protéger, et apprenez à prendre en charge aussi les vrais fous dangereux que l’on laisse en liberté dans la société.
Yesssssss ! BRAVOOOOOO
oui il faut dire merci aux députés qui ont réagi,
évidemment qu’il est nécessaire de conserver ces lits et de ne pas démanteler l’hôpital de Malévoz, c’est un lieu nécessaire pour la population et pour les familles des patients qui ont besoin d’un séjour, et quand bien même on peut toujours améliorer les soins et/ou les prises en charge, Malévoz apporte une sécurité que l’accompagnement extérieur ne donnera jamais.
Encore une décision basée sur une politique régionaliste.
A l’époque on parlait d’asile de fous, et on a construit des asiles à l’extérieur des villes pour interner les fous loin de la population. C’est le cas de Malevoz, de Cery pour Lausanne et bien d’autres. Aujourd’hui le traitement de la maladie mentale a changé, les prises en charges peuvent se faire dans un certain nombre de cas en ambulatoire et plus proche du lieu d’habitation des patients. Ainsi il n’est pas étonnant de voir une diminution des lits à Malevoz et une réorganisation complète de la prise en charge de la santé mentale en Valais. C’était la même levée de boucliers pour la fermeture du CVP! Une perte de temps regrettable pour les patients car ce sont eux qui doivent être au centre des réflexions!
les prises en charge ambulatoires ne sont pas toujours suffisantes pour les patients, c’est faux.
j’ai vécu cette expérience en tant que proche et ce ne fut pas moins qu’une catastrophe, une porte ouverte aux abus de toutes sortes, avec une non-réactivité et une non-prise de responsabilité de tous les « accompagnants professionnels » que le réseau santé propose, donc gardez des lits à Malévoz et apprenez à prendre en charge les personnes et à les protéger, et apprenez à prendre en charge aussi les vrais fous dangereux que l’on laisse en liberté dans la société.