Etat du Valais, élections au Conseil d’Etat. Le PDC a osé, le PLR osera-t-il ?
4 septembre 2020
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Le PDC, allié à l’UDC, avait refusé il y a peu de supprimer la règle constitutionnelle des districts, qui empêche deux candidats du même district d’être élus ensemble et simultanément. Ainsi, le PUDC valaisan, – oh pardon, le nouveau Parti Du Centre – a décidé il y a peu de démontrer sa puissance indomptable en forçant l’apprenti Frédéric Favre à déménager, lorsqu’il serait en présence de l’ancien président Serge Métrailler, vivant également dans le district de Conthey, que d’aucuns espéraient accéder au gouvernement. Mais, voilà, les choses ne vont jamais dans le sens des prévisions anticipées. Serge Gaudin a décidé tout seul de se proposer comme candidat. La trouille au bide, ne voulant pas affronter Mathias Reynard dans le district de Sion, voilà le sympathique Serge résoudre la difficulté en fuyant la commune de Grimisuat pour vivre avec toute sa famille dans son village de naissance, Evolène. Ainsi Serge. la frousse au ventre en face de Mathias, s’enfuit et viendra, avec toute sa bienveillance innée, nous expliquer que la démocratie c’est important et qu’il faut que les cinq premiers candidats puissent tous être élus s’ils figurent dans l’un des cinq premiers rangs. En somme, il veut apparaître comme le sauveur de la démocratie non effritée par des règles d’un autre temps, voulues par ceux-là mêmes qui l’ont choisi pour les représenter. On salue déjà sa capacité à défendre les valeurs constitutionnelles de son parti orange tout en préservant son intégrité personnelle.
Ainsi le PDC a osé, a osé tricher avec l’esprit de la constitution telle que lui-même l’a voulu, se jouant de la lettre, organisant un déménagement d’une famille bien implantée dans le district de Sion pour rejoindre le district d’Hérens, Evolène et les combinards oranges. Que voilà un grand respect de la constitution ! Que voilà un festival des orangés quadrillant les vallées ! Que voilà le triomphe de l’habileté dépravée ! Que voilà la victoire programmée des gardiens de la tradition, ceux-là mêmes qui vont faire « foirer » au-delà du supportable la Constituante !
Si le PDC a osé, – mais qui donc aurait imaginé que le parti majoritaire ne puisse pas tout oser ? -, une question surgit : le PLR va-t-il lui aussi oser ? Oser quoi ? Oser présenter sur sa liste un seul candidat, celui-là même que Christophe Darbellay a déjà défendu devant les instances suprêmes de son parti, l’apprenti Frédéric Favre, dont le bilan est outrageusement pire que celui que pouvait présenter Oskar Freysinger à son départ, mais dont la collégialité, qui rime avec servilité, a été tant appréciée par les stars de la majorité.
Le PLR de Philippe Nantermod et des radicaux martignerains va-t-il oser accepter de ne présenter sur sa liste qu’un seul candidat, son champion hors catégorie, celui-là même qui arriva en neuvième position lors du premier tour des dernières élections cantonales, et qui fut conduit jusqu’à La Planta par la grâce de nos maîtres hauts-valaisans snobant Oskar le méchant ?
La vérité, en fait, est assez simple : le PLR présenterait-il n’importe quel candidat sur sa liste contre Frédéric Favre que cet homme ou cette femme lui soufflerait le premier rang ! On dit d’ailleurs, sur les trottoirs radicaux et libéraux, que Frédéric Favre refuserait d’être inscrit sur cette liste électorale si son parti devait imaginer à ses côtés un autre candidat.
Alors, voilà les membres du PLR, qui constatent que le PDC a osé, devoir eux-mêmes répondre à cette cruelle question : « oserons-nous succomber à la volonté de l’apprenti de Vétroz et l’inscrire tout seul sur notre vaillante liste bleue ? »
A ce stade désespérant, la politique devient un exercice de manipulation clanique, d’exploitation indécente des règles constitutionnelles et de trafics d’influences croisées dignes des plus grands stratègies mafieuses de Chicago et d’ailleurs.
Mathias Reynard doit observer ces politicailleries avec un certain étonnement. On va espérer pour lui que l’alliance qu’il contractera avec les Verts aura une couleur plus sage, plus vraie, plus authentique.
Et le citoyen peut déjà se figurer la fin de l’histoire : voter pour Serge ou pour Frédéric ?
On espère que Shadespeare nous soufflera au printemps la bonne réponse.
One thought on “Etat du Valais, élections au Conseil d’Etat. Le PDC a osé, le PLR osera-t-il ?”
Madame Gaudin est-elle contente de quitter la belle villa à Grimisuat ? ? Bon Evolène magnifique ,mais loin de la capitale.Ou sont les dames…Ou sont les DAMES.Brigitte svpl.déménager à Ardon.
Madame Gaudin est-elle contente de quitter la belle villa à Grimisuat ? ? Bon Evolène magnifique ,mais loin de la capitale.Ou sont les dames…Ou sont les DAMES.Brigitte svpl.déménager à Ardon.