LA CONSTITUANTE, VALAIS. UNE PENSEE EMUE POUR CEUX QUI VOULAIENT VRAIMENT CHANGER LE CANTON

5 septembre 2020

Il y avait ceux qui voulaient vraiment changer le Valais, les vrais Constituants. Et il y avait ceux qui voulaient vraiment ne rien changer, les faux Constituants. Il y avait ceux qui voulaient une Constituante et ceux qui pensaient que ces travaux pouvaient être confiés directement au Grand Conseil. Il y avait ceux qui pensaient que le Valais était prêt à changer. Il y avait ceux qui savaient que le Valais ne voulait pas sortir de la féodalité et de la vassalité. Il y avait ceux qui pensaient que le joug haut-valaisan pouvait cesser et il y avait ceux qui savaient que l’apparence d’une union entre francophones et germaniques serait chez nous immortelle. Il y avait les doux naïfs et les rudes conservateurs. Il y avait ce Bagnard tenace qui pensait qu’il était irresponsable de financer une Constituante et il y avait moi qui rêvais en sachant qu’un rêve magnifique ne dure qu’une brève nuit.

Dès les résultats des élus à la Constituante, j’avais dit que les dés étaient jetés, que le Dieu tout puissant régnerait encore des siècles sur notre terre et que les jeunes orangés étaient à l’image de leurs aînés, tristement joyeux de participer à une mascarade qui leur permettrait demain de participer au pouvoir clanique des carnotzets de chez nous.

Le PUDC, l’union intemporelle de l’UDC, du PDC, du Parti Du Centre en voie de prétendue recomposition, du PLR transformée en VLR comme si ses valeurs n’avaient d’autre intérêt que de réélire l’apprenti de Vétroz, ont scellé le sort du Valais de nos enfants, un Valais tristement arrimé à la vérité du passé mâtiné d’une jeunesse politique si sclérosée que même le ciel bleu d’aujourd’hui a une saveur mortifère. Quelle tristesse que Le Nouvelliste transformera en renouveau parce que ses lecteurs qui ne réfléchissent plus exigent que chaque avancée vers la tradition immaculée soit considérée comme un trait progressiste indépassable.

Tout est donc joué. Le Valais de demain sera divin, fuira dans les mots toute laïcité, refusera le droit de vote aux jeunes, n’acceptera pas les étrangers dans les urnes et considérera même, si l’on suit la Saviésanne la Marie Zuchuat, qu’il est inutile de répéter les mots qui figurent déjà dans la Constitution fédérale.

Ayant, Chers Lecteurs de L’1Dex, une pensée sincèrement émus pour tous les vrais Constituants du Valais de chez nous qui constateront que leurs efforts seront réduits en cendres par ceux-là mêmes qui ont su faire semblant l’espace d’un moment d’appartenir à leur clan.

Et que tous ces Valaisans qui croient à une autre Constitution, à l’Etat de droit, à la justice pour tous, à la transparence, à l’égalité de traitement, à la parité dans la compétence et au débat rejoignent plus simplement, avec des ambitions plus limitées, le clan des lecteurs, des commentateurs, des rédacteurs ou des reporters de L’1Dex. Je le leur dis, ils seront bien moins frustrés, plus heureux et se diront même parfois que ce qu’ils font est bénéfique pour le Valais.

Courage les amis, la déroute est proche.

Post Scriptum I : le Valais d’aujourd’hui, c’est la riposte de Joachim Rausis : le PUDC, le Parti de l’Union Démocratique du Centre. Et un sincère soutien à l’apprenti de Vétroz !

Post Scriptum II : proposons du renouveau : obligation faite à chaque citoyen, étrangers y compris, d’aller à confesse chaque mois chez le curé, en donnant la possibilité aux paroissiens-citoyens d’exclure de leurs péchés l’adultère. Une objection, Joachim ?

 

Post Scriptum III : un joyeux anniversaire à Narcisse Praz, ce pionnier du Valais de demain !

 

Post Scriptum IV : est arrivé ce jour où Philippe Bender soutient … l’impôt ecclésiastique et l’Evêché ! La mémoire historique du PLR dérive à ce point qui doit, espère-t-on, interpeller Cilette Cretton. Frédéric Favre va voter lui aussi PUDC !

 

Illustration : La Bérézina

POUR SOUTENIR L’1DEX ET UN AUTRE VALAIS, C’EST ICI

 

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

6 thoughts on “LA CONSTITUANTE, VALAIS. UNE PENSEE EMUE POUR CEUX QUI VOULAIENT VRAIMENT CHANGER LE CANTON”
  1. #constituante #conseildetat #centre #valais #poesie

    Fusible en patch
    Jeu, set et match

    Pacte avec un joker
    Trois à deux à rien
    Contrat pas casher
    Deux à deux à sien

  2. #constituante #conseildetat #centre #valais #poesie

    Cuvée 0 en patch
    Jeu, set et match

    Un pacte avec joker
    Deux à rien à trois
    Contrat pas casher
    Un plus un à trois

  3. #constituante #conseildetat #centre #valais #poesie

    Fusible en patch
    Jeu, set et match

    Pacte avec un joker
    Trois à deux à rien
    Contrat pas casher
    Deux à deux à sien

    Cuvée 0 en patch
    Jeu, set et match

    Un pacte avec joker
    Deux à rien à trois
    Contrat pas casher
    Un plus un à trois

    Dès le match retour
    Je le dis sans détour
    Quel excellent apéro
    Que cette cuvée zéro

  4. A partir du moment ou la situation convient a la majorité!, il n‘y a rien a faire. Moi aussi je croyais que le Valais, les Valaisans étaient prêts pour de vrais changements. Vu les résultats intermédiaire de la constituante je me suis lourdement trompée et je crois aussi que les jeux sont faits. Ça me désole. Mais pour la majorité pourquoi changer puisque leur majorité profite de la situation.

  5. Ceux qui veulent faire évoluer le Valais et s’y sont engagés avec sincérité auront compris que la tâche est difficile mais pas impossible et qu’il faut persister.
    La machine à remonter le temps, chère à un certain Valais, c’est révolue!

    Et Dieu ? A-t-il besoin d’y être associé sur le papier, il l’est tout naturellement! Dieu n’est pas un rempart à implorer pour se défausser de son insincérité au respect des valeurs chrétiennes !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.