TRIBUNAL FEDERAL. YVES DONZALLAZ, STOP A LA LANGUE DE BOIS !

15 décembre 2022

L’élection – honteuse – du Valaisan Yves Donzallaz à la présidence du Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire du pays, mérite que soit à nouveau mis en exergue l’article paru le 21 septembte 2020 signé par Madame Claudia Carroz. Le Valais paraît avoir le talent de faire nommer à des fonctions judiciaires majeures des femmes et des hommes de la plus inestimable probité !

(PAR CLAUDIA CARROZ)

 

En lieu et place de reconnaître les manquements passés, ce qui pourrait vous valoir une certaine forme d’indulgence, vous persistez dans une attitude rigide qui ne sert qu’à masquer votre profonde incapacité à vous remettre en question.

Ce n’est pas la transaction à laquelle vous avez souscrit, qui est gênante, ce sont vos actes qui sont très graves, car vous avez bel et bien transgressé la loi.

  • Lorsque vous avez eu le dossier médical de mes enfants en mains, vous n’avez pas immédiatement exigé de vos clients qu’ils le remettent à la police,

  • Vous avez au contraire pris connaissance d’un dossier confidentiel, que vous saviez avoir été dérobé à l’Hôpital de Sion, et avez ainsi violé le secret médical,

  • Vous en avez ensuite transmis la teneur au Juge Cottagnoud, et avez ainsi une seconde fois violé le secret médical,

  • Vous en avez encore transmis la teneur à une journaliste de L’Illustré, et ainsi violé une troisième fois le secret médical,

  • Durant l’enquête pénale, à la suite de notre dépôt de plainte, et ce afin de préserver vos intérêts, vous avez détruit une preuve, à savoir les originaux volés, et par là avez entravé l’action pénale,

  • Pendant votre interrogatoire, vous avez affirmé qu’à vos yeux il ne se justifiait pas que la personne à l’origine du vol soit inquiétée, vous érigeant ainsi en juge alors que vous n’étiez alors qu’avocat, un juge qui affirme avec une tranquillité sidérante qu’un voleur ne doit pas être poursuivi.

Non, ce n’est pas la transgression qui est gênante, ce sont vos actes qui sont graves, car vous avez bel et bien violé toutes les règles d’éthique

  • Vous avez fait passer ce que vous imaginiez être le bien de vos clients avant le respect de la loi, puisque vous avez privilégié l’exploitation d’une supposée preuve aux dépens des intérêts de mes deux enfants mineurs,

  • Vous avez fait passer ce que vous imaginiez être le bien de vos clients avant le respect de la stricte vérité, puisqu’alors que vous saviez que mes enfants souffraient non pas d’abus sexuels mais d’une pathologie génétique qui leur imposait des soins médicaux particuliers, vous avez rédigé un mémo en trois points qui sous-entend que leur père est à l’origine de leurs séjours réguliers à l’hôpital,

  • Vous avez ensuite transmis ce mémo, et non les originaux, à un juge d’instruction,

  • Vous avez ensuite relayé cette fausse accusation à une journaliste de L’Illustré, qui sans vérifier les informations, a ensuite titré en grand sur les supposées horreurs commises par mon mari.

Et ce qui est tout aussi grave, c’est qu’aujourd’hui encore, vous ne reconnaissiez pas ces méfaits.

  • Vos réponses à Philippe Boeglin, aujourd’hui, sont émaillées de lieux communs parfaitement hors de propos dans ce contexte : oui, une transaction est toujours préférable à un procès, oui, il arrive parfois qu’il y ait des transactions. En lieu et place d’assumer vos actes, vous bottez en touche en énonçant toute une série de banalités.

  • De plus, votre défense contient des inexactitudes volontaires, destinées à masquer le cœur du débat : contrairement à ce que vous affirmez ou sous-entendez, il y a bien eu une enquête, un juge d’instruction s’est emparé de l’affaire, vous avez été entendu, le procureur a dressé un acte d’accusation, même si le Ministère public a retiré son appel, qui par ailleurs vous accablait. Vous avez donc été inquiété. La journaliste a été sanctionnée. L’Hôpital de Sion a été sanctionné. Que la Chambre de Surveillance ne statue pas sur votre cas et ne vous condamne pas sur la base de ces éléments alors qu’elle blâme Me Riand pour avoir dit de vous que vous n’aviez ni foi ni loi est une aberration qui démontre à quel point cette Chambre est gangrenée en son sein par le clan des petits copains, qui devaient déjà savoir à l’époque que vous vous présenteriez comme juge fédéral. Ce que nous ignorions.

  • Enfin, votre défense contient encore des attaques contre notre famille en parlant d’une procédure longue et chicanière : vous nous pardonnerez d’avoir lutté pour défendre notre honneur, vous nous pardonnerez d’avoir combattu durement la pire des accusations, vous nous pardonnerez d’avoir fait rétablir la vérité : mon mari a entièrement été lavé de tout soupçon concernant ces supposés abus.

Aujourd’hui, vous êtes juge fédéral, alors que vous avez commis des délits et en avez couverts, alors que vous avez violé la loi et les règles d’éthiques les plus élémentaires.

Aujourd’hui, vous êtes juge fédéral, or vous êtes incapable de vous remettre en question. Pourtant, il me semble qu’un juge se doit de toujours cultiver le doute pour mener à bien la lourde tâche qui est la sienne.

Il appartiendra aux partis de se déterminer. Non pas seulement votre parti, qui actuellement vous rejette, mais les autres aussi. Le parti de la famille. Le parti des petites gens. Quant à moi, je vous avouerais que peu m’importent les décisions que vous avez pu prendre récemment en tant que juge et qui dérangent l’UDC, seule m’importe la personne que vous êtes. Intrinsèquement s’entend.

Si vous êtes réélu en tant que juge fédéral, ce sera une honte absolue. Dont nos élus seront tous responsables. Ce dont nous nous souviendrons à l’heure des élections.

 

Références :

Yves Donzallaz, nous ne voulons pas de vous au Tribunal fédéral, article du 21 septembre 2020 (cliquer ici)

Le juge fédéral Yves Donzallaz mis à l’index par son propre parti, article du 10 septembre 2020 (cliquer ici)

TRIBUNAL FEDERAL. PHILIPPE NANTERMOD, MATHIAS REYNARD, BENJAMIN RODUIT. CHRISTOPHE CLIVAZ ET LEURS CAMARADES DE PARTI VONT-ILS OSER REELIRE YVES DONZALLAZ ?, article du 5 septembre 2020 (cliquer ici)

TRIBUNAL FEDERAL, JUSTICE, SUISSE, VALAIS. UN CRI : CE MONSIEUR PEUT-IL RESTER JUGE FEDERAL ?, article du 22 juillet 2020 (cliquer ici).

 

 

5 thoughts on “TRIBUNAL FEDERAL. YVES DONZALLAZ, STOP A LA LANGUE DE BOIS !”
  1. Pour nous lectrices et lecteurs, c’est vraiment empoisonnant pour la lisibilité de ce parcours que les deux thématiques apparemment différentes se confondent.

    D’un côté quelque chose de répréhensible et de l’autre non (ou pas ? ou les deux ?). Puis les pieds pris dans le tapis politique pour les deux …

    En tout cas merci à l’1dex de la présentation d’une des problématiques !

  2. LE POUVOIR JUDICIAIRE EST LE PLUS PUISSANT LOBBY EN DEMOCRATIE. ILS PRETENDENT NE JAMAIS ÊTRE MIS EN QUESTION, NI EN CAUSE.
    « Parce que le pouvoir judiciaire est le lobby le plus puissant en démocratie. L’un des maux de la justice est précisément que les juges prétendent de ne jamais être mis en discussion de ne jamais être interrogés. Et la politique les suit, prétendant que les sentences ne doivent pas êtres commentées. Mais pourquoi ? Si la justice va mal et que les magistrats sont les maîtres des tribunaux, n’est-il pas illogique qu’ils prétendent leur apporter des solutions aux problèmes qu’ils créent ?
    « Mais cela se produit pour toutes les catégories. Prenez l’école. Les enseignants sont les premiers à dire que ça ne marche pas, mais ensuite si le politique veut insérer des critères d’évaluation du travail des professeurs pour améliorer l’enseignement, ceux-ci se rebellent. Chacun défend son jardin, même s’il se rend compte qu’il porte des fruits pourris.

  3. Si ce que prétend Mme Carroz est vrai c’est incroyable et inquiétant que ce Monsieur soit juge fédéral.
    Si ce que dit Mme Carroz n’est pas vrai qu’attend Mr Donzallaz pour l’attaquer pour diffamation.
    Dans tous les cas c’est un beau gâchis qui ne rassure pas sur la qualité de notre justice qu’elle soit cantonale ou fédérale.

    1. Moi, j’appelle ça le feu d’artifice final, le bouquet.

      Ah mince,je me suis trompé : regarder le 23ème jour d’Andalousie de notre reporter particulier et prié pour Saint Yves Donzallaz : on ne sait jamais, Dieu pourrait lui pardonner !

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