Ne voulant pas abandonner L’1Dex, j’hésitais à passer une soirée complète aux Îles, par la grâce de Delphine et de Nicolas. J’aurais été bien bête de préférer une soirée à regarder « L’attaque des Titans », avec mes filles, et de prendre soin de L’1Dex. J’aurais raté une excellente fête d’anniversaires avec Alexandre Rey, sa compagne, son amie et ses proches.
Je pressens que mes compères d’un soir tremblent déjà de savoir ce que je vais écrire. Je les sens anxieux : L’1Dex va-t-il encore faire des siennes ?
Promis, juré, je vais garder ma langue et je dirais rien de celui qui a osé avouer, rigolant un verre de Must à la main, avoir filmé quelques parties fines sur les Hauts de Crans. Je vais me contenter de ce souvenir à jamais étincelant et de ce souvenir perdu.
Je l’avoue, j’ai vécu mon plus grand frisson de spectateur sportif, accompagné d’un autre Stéphane, un Lucernois, lorsque nous décidâmes en 1991 tous les deux, à la dernière minute, de nous rendre au stade du Wankdorf. Des places formidables nous avaient été offertes pour assister à la finale opposant Young Boys au FC Sion. J’hésitais à prendre la voiture et à nous conduire jusqu’à Berne. Je crois que ce qui m’a poussé à la chose fut ce souvenir d’un petit garçon de sept ans qui n’avait pas été autorisé à accompagner son papa et sa maman à Berne un lundi de Pâques de l’an 1965. A la mi-temps, j’étais désespéré d’avoir fait tout ce voyage. Mon équipe favorite était dans de très sales draps. Et puis arriva ce qui arriva, le frisson m’en saisit encore, ces moments magiques où deux petits gars de chez nous, deux jeunes Valaisans, David Orlando et Alexandre Rey, au revenu mirifique de 250 francs mensuels de l’époque, réussirent l’impossible. Un assist pour Alexandre et un dernier but inoubliable. Frissons garantis.
En début de soirée, j’avais dit mon peu de foi au dieu Maradona et à sa main luciférienne qui avait anéanti les Anglais.
Au dessert, Alexandre Rey me conta son but marqué de la main contre le FC Servette pour Neuchâtel Xamax qui permit aux Neuchâtelois de rester en Ligue A. Alexandre Rey eût pu donc être l’un de ces huit héros :
Il écopa dans l’après-coup de trois matches de suspension, convertis en un seul quand l’autorité de recours constata que le défenseur servettien avant retenu l’avant-centre par le maillot, ce qui eût dû être sanctionné par un pénalty.
Et quelle fut son souvenir marquant en sus de cette finale de 1991 ? L’année du titre avec le FC Servette où il termina meilleur buteur du championnat de Suisse, entourés notamment par deux autres Valaisans, Sébastien Fournie et Johann Lonfat, la même année au cours de laquelle le FC Servette élimina le FC Sion à Tourbillon en quart de finale et où une protection policière dut entourer à la fin du match le buteur du match, … un Valaisan ! Je m’en rappelle comme si c’était hier, …, j’étais à l’extérieur du stade,… au téléphone ! Faut dire que le FC Sion était dans un très sale état !
Bonjour à Romaine, Caroline, David, Fabien et Alexandre ! (1) (2) (3)
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(2) Je le jure, les femmes ont eu le droit à la parole ! Mais j’ai promis de garder ma langue !
(3) Alain Geiger m’avait offert son pull de match. Le N° 5. Perdu dans un déménagement. J’en rage encore !
C’est détestable ce FC Servette.