AFFAIRE UWW – FILA – MARTINETTI. LE CIO EN UNE SEULE QUESTION (5)
11 octobre 2020
0
I
LA FAUSSE DONATION
De l’arrêt du 8 juin 2020 du Tribunal fédéral, nous savons que les époux Martinetti réalisaient en 2012 un revenu annuel de quelque 340’000 francs suisses et possédaient une fortune de plus de 9’500’000 francs. Les époux Martinetti ont également bénéficié en 2012 d’une « donation » de 5’000’000 Euros, correspondant à francs suisses à plus de 6’300’000 francs. Les époux avaient également bénéficié en 2010 d’une autre « donation » de 1’500’000 Euros, ce qui, au même taux de change (1,26), correspond à la somme de quelque 1’900’000 francs suisses. Les époux Martinetti ont donc obtenu à titre de « donations » la somme de 8’200’000 francs.
Le Tribunal fédéral n’a pas été convaincu du tout de l’animus donandi et a jugé que les sommes reçues l’avaient été dans un cadre extérieur à toute donation, sans apporter des précisions définitives : « le TF a jugé qu’il n’existait pas suffisamment d’indices pour retenir un caractère libéral du versement, élément qu’il appartenait aux recourants de démontrer ». On devine que le « travail » de Raphy Martinetti a tenu plus de la « politique diplomatique à travers le sport poursuivie par l’Azerbaïdjan » (cliquer ici).
II
L’ETHIQUE DU CIO
Le mardi 26 octobre 2010, Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO) a jugé à Acapulco qu’un scandale de corruption comparable à celui qui touche la Fédération internationale de football (FIFA) lui paraissait « impossible » dans son institution. « Je pense qu’un tel cas de corruption serait impossible au CIO parce que nous avons adopté des règles afin d’éviter ce genre de choses« . Cette déclaration a été faite lors de la conférence de presse de clôture de la commission exécutive qui s’est tenue pendant trois jours dans la station balnéaire mexicaine.
A l’évidence, à cette époque, le CIO ne pouvait imaginer être assimilée aux pratiques délétères et de corruption auxquelles était confrontée la FIFA.
En un mot, le CIO ne pouvait admettre en son sein des fédérations animées par un esprit intense de corruption.
En février 2013, la commission du CIO a proposé de retirer la lutte du programme olympique 2020.
Raphy Martinetti, le 17 février 2013 :
« Je veux dire juste une chose s’il y a des membres du comité exécutif et du CIO qui m’entendent, je veux simplement dire que le CIO a réussi en une décision à faire ce que les Russes et les pays de l’Est veulent depuis longtemps, c’est-à-dire mettre la mainmise sur pratiquement tous les sports de combat qui sont dans les Jeux Olympiques ».
René Fasel, le même jour :
« On n’a pas vu venir le puck… ça donne une sorte de désordre … ça sera difficile ».
Le 21 février 2013, quelques jours après l’annonce de la décision, M. Dominique Bailly appelle l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative sur la décision du Comité international olympique de supprimer la lutte du programme des Jeux olympiques d’été 2020. Il rappelle que de nombreux jeunes Français s’épanouissent dans cette discipline et que les Jeux olympiques constituent un objectif suprême pour l’ensemble des sportifs. De plus, la lutte figurait au programme des Jeux olympiques antiques et la lutte gréco-romaine est apparue aux premiers Jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896.
Il lui demande de saisir le Comité international olympique pour connaître les raisons de cette décision et le cas échéant de s’y opposer.
Référence : le site du Sénat français (cliquer ici)
V
IMAGINONS LA CONTRE-PRESTATION
Pourquoi les époux Martinetti (recte : Raphy Martinetti) ont-ils reçu plus de 8 millions de francs suisses ?
Les réponses envisageables :
a) à titre de vraie donation, comme le soutient l’ancien arbitre international de lutte, ami de Raphy Marinetti, Claude-Alain Putallaz, sans que ce propos ne soit considéré comme crédible par le citoyen ordinaire.
b) à titre de remerciement presque tardif pour avoir permis que l’Azerbaïdjan organise les championnats du monde de lutte du 17 septembre 2007 au 13 septembre 2007 à Bakou. Raphy Martinetti nie toute relation de causalité entre les versements tardifs intervenus en 2010 et 2012 et les championnats du monde intervenus en 2013.
c) Raphy Martinetti dit lui-même sur la RTS que les Russes et les pays de l’Est voulaient depuis longtemps avoir la mainmise sur les sports de lutte au niveau mondial. Aurait-il négocié son retrait de la présidence de la FILA ? Si l’argument précédent, celui de la chronologie, ne peut plus être évoqué, il ne fait pas le moindre doute que Raphy Martinetti, qui nie avoir jamais été corrompu, s’indignera devant cette supposition, celle consistant donc à croire à l’assistance de l’Octodurien dans la passation du pouvoir.
d) Mais alors, si aucune des versions précédentes n’est vraie, dites-nous pourquoi, Monsieur Martinetti, vous avez reçu et accepté cette délicate obole ? Mais, s’il vous plait, soyez convaincant et ne croyez pas que le silence soit suffisant pour nous convaincre de votre bonne foi et de votre parfaite honorabilité.
La justice suisse n’a pas répondu à cette question, puisque le Tribunal fédéral n’a été saisi que d’une question fiscale. La justice pénale ne s’est prononcée que sur la question du blanchiment, qui ne pouvait entrer en question, puisque le financement intervenait à travers un Etat pétrolier ayant suffisamment de ressources pour financer un développement harmonieux du pays, le sport pouvant faire partie des intérêts stratégiques de l’Azerbaïdjan, comme les combats de reines ou la chasse aux chamois et bouquetins chez nous.
VI
LE PRETEXTE
René Fasel et le CIO ont dit que la décision du CIO de retirer la lutte du programme olympique était simplement liée au fait qu’un autre sport, le pentathlon moderne, méritait davantage de figurer sur cette liste.
Mais sachant que la lutte figurait déjà au programme des premiers Jeux Olympiques en 1896 à Athènes, l’arbitraire paraît être à interroger.
VII
IMAGINONS UNE VRAIE RAISON D’EXCLUSION DE LA LUTTE
La chronologie des faits connus, incluant donc deux « donations » de 1’900’000 francs et de 6’300’000 francs intervenues avant la fin de l’année 2012, et la décision du CIO de retirer la lutte en février 2013, tout homme raisonnable ne peut que s’interroger : n’y a-t-il pas un lien entre ces faits ?
VIII
LE CIO EN UNE SEULE QUESTION
La question naturellement à poser à tous les membres du CIO ayant participé au retrait de la lutte du programme olympique est simple : « avez-vous eu connaissance, d’une manière ou d’une autre, de l’un ou l’autre des versements effectués en faveur de Raphy Martinetti, président de la FILA, en 2010 et 2012 ? ».
Personne ne doute qu’aucun des membres du CIO n’a eu connaissance de ces versements. Les personnes interrogées par de vrais enquêteurs ne manqueront pas aussi, à l’occasion, comme René Fasel sur la RTS, d’invoquer la nécessité de respecte le secret de fonction.
Pas même Sepp Blatter, le Viégeois, président de la FIFA, ni les autres Suisses membres du CIO.
IX
POST SCRIPTUM VALAISAN ET OCTODURIEN
1.
Le Valais indépassable
Si la Suisse est très intéressée dans le champ organisations sportives internationales, les Valaisans sont encore plus remarquables dans cette lutte inestimable en faveur de l’éthique dans le sport : Michel Zen Ruffinen, Sepp Blatter, Gianni Infantino, Rinaldo Arnold et … Raphy Martinetti.
Référence FIFA incontournable : AFFAIRES FIFA. CHRONOLOGIE DU DESASTRE BLATTER – PLATINI – INFANTINO – LAUBER – (cliquer ici)
2.
Les Martignerains à la fête
La Fédération Internationale des Luttes Associées, en qualité de maître de l’ouvrage, a confié la rénovation de sa Maison de Maître à Corsier-sur-Vevey au Bureau d’architecture martignerain Christian Constantin, à la Porte d’Octodure.
Les entreprises martigneraines n’ont pas été oubliées, notamment la société Martinetti et Frères SA pour les constructions métalliques (pour toutes les autres entreprises, dont les employés et leurs familles n’oublieront pas de voter pour David Martinetti PLR lors des prochaines élections communales, cf. Christian Constantin et la FILA).