COMMMUNE DE SION. AMBULANCES : LE REPOS DOMINICAL DES CHEFS SIOUX (1) ? (12)

7 octobre 2020

Le Service Ambulancier de Sion, à savoir le « Service d’urgence » et/ou le « Service transfert S1 » du Centre de secours et d’urgences de la Ville de Sion a obtenu le 6 décembre 2018 un permis de travail de nuit, dimanche et les jours fériés. Ce permis lui a été délivré par le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR).

Cette autorisation était assortie de diverses conditions. Le chiffre 1.5 des condition[s] particulières, obligation[s] et réserves a la teneur suivante : « Le travailleur bénéficie d’au moins 26 dimanches de congé par année civile. Ils peuvent être répartis de manière irrégulière au cours de l’année civile, pour autant qu’un dimanche libre au minimum soit garanti par trimestre civil (art. 12, al. 1 OLT 2).

Lors de son contrôle, faisant suite à de légitimes plaintes des ambulancières et des ambulanciers, le chef de section du Service de la Protection des Travailleurs de l’Etat du Valais, Stéphane Glassey, a analysé la question du respect du jour de repos. Son constat est limpide : « La condition n° 1.5 du permis du SECO n’est pas généralement pas respectée pour les ambulanciers [et pour les ambulancières] avec des taux d’occupation compris entre 80 % et 100 % (sauf pour le responsable et son adjoint).

Le président de la Ville de Sion, Philippe Varone, qui attend d’être à nouveau brillamment réélu par ses concitoyens, aura observé, avec satisfaction on ne le sait pas trop, que le responsable du Centre de secours et d’urgences n’aura pas manque d’accorder à lui-même et à son adjoint les repos dominicaux exigés par le SECO.

Si le bon chef est celui qui sait penser à lui-même et à ses proches avant de contenter ses subordonnés, nul doute que ses supérieurs le gratifieront d’excellentes évaluations.

Y aura-t-il un grain de sable pour faire comprendre au système que le bon fonctionnement d’un établissement public passe avant tout par le bon choix de ses chefs ?

Pas sûr que la Ville de Sion ait choisi parmi tous les candidats le meilleur.

De loin pas.

 

(1) Le terme « Sioux » est le pluriel de l’adjectif « sédunois » [pour les lecteurs de l’étranger : habitant de la Ville de Sion]

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