Il est encore tard, la fée tente d’attraper le temps, Mais le maître la fuit quand elle croit peser sur son destin à lui, Et là voilà qui court dans les champs pour lui voler sa vie.
Mais le temps est un vrai baroudeur, Il ne craint ni la folie des heures perdues, ni la déraison des secondes éternelles, Le temps s’envole devant les faux brigands, Et rejoint parfois dans un moment d’éternité la vie qui va.
J’ai cru être l’ami du temps inoublié, Mais me voilà son ennemi dans ce moment même, Où il me confie au creux de l’oreille dans le vent, Qu’il n’est qu’un souvenir creux de voeux indécis.
Le temps est l’arme absolue de l’amour perdu, Il est ce frère inespéré d’un instant de vérité, Il est ce souvenir de pleurs amoureux, Il est ce que j’ai toujours voulu être, un faiseur d’espaces de liberté.