CORONAVIRUS, COVID-19. DIDIER RAOULT : « UN CHARLATAN ! UN IMPOSTEUR »

6 décembre 2020

En ces temps sanitaires imprévisibles, de nombreuses questions surgissent dans la Cité. Parmi celles-ci, j’aurais voulu répondre à cette question : pourquoi des gens très bien formés, des politiques, des médecins, des savants, des professeurs d’ université, des biologistes, d’autres scientifiques, des avocats, des magistrats, des journalistes, affirment-ils, sans que n’échappe d’eux le moindre doute, que Didier Raoult est « un charlatan » ? Oui, cette question m’épate.

Comment même ces gens-là, des sages pour certains, osent-ils même s’aventurer sur ce chemin ? Par ignorance ? Par malhonnêteté ? Par bêtise ? Par insanité ? Comment ces gens-là, pour certains dépourvus de la plus élémentaire connaissance en la matière, vous regardent-ils droit dans les yeux et s’exclament : « Mais, c’est évident, ça saute aux yeux, Raoult est un charlatan et un imposteur » ?

Si Didier Raoult est un charlatan, si Didier Raoult est un imposteur, que devons-nous penser de son curriculum vitae (cliquer ici) ?

Oui, franchement, ça m’épate que l’on puisse s’aventurer si imprudemment sur ce terrain-là, celui-là même défini ainsi par l’Académie française :

CHARLATAN

nom masculin

xvie siècle. Emprunté de l’italien ciarlatano, « charlatan », dérivé du verbe ciarlare, « bavarder, jaser » (voir Charade).
1.  Anciennement. Vendeur ambulant qui montait sur des tréteaux pour débiter ses drogues avec force boniments.
2.  Aujourd’hui. Péj. Guérisseur qui exploite la crédulité publique en prétendant posséder des remèdes magiques. Ce n’est qu’un charlatan. Un remède de charlatan. Fig. Celui qui cherche à en imposer, à se faire valoir par un grand étalage de paroles, de promesses. Ne l’écoutez pas, c’est un charlatan.

Liens externes

IMPOSTEUR

nom masculin

xvie siècle. Emprunté du bas latin impostor, de même sens, dérivé de impositum, supin de imponere pris au sens de « donner le change à quelqu’un, abuser quelqu’un ».

1. Personne qui tâche de tromper autrui soit par des promesses mensongères, soit par de fausses apparences de piété, de vertu, soit en se faisant passer pour autre qu’elle n’est. C’est un fourbe et un imposteur. Nous avons été victimes d’un imposteur. Plusieurs imposteurs prétendirent être Louis XVII. Démasquer, confondre un imposteur.

 Titres célèbres : Tartuffe ou l’Imposteur, de Molière (1669) ; Thomas l’Imposteur, de Jean Cocteau (1922).
2. Celui qui invente ou propage une fausse doctrine. Cet imposteur eut de nombreux adeptes.
3.  Très vieilli. Calomniateur. Les accusations d’un perfide imposteur.
Oui, je suis ébahi, presque chaque jour, que tous ces citoyens éclairés, membres de la nomenklatura de chez ou pas, clochards ou savants, universitaires ou gueux, boulangers ou chimistes, contorsionnistes ou féministes, braves ou lâches, footballeurs ou chargés de cours, artistes ou fumistes, s’arrogent cette certitude d’affirmer avec cet aplomb intersidéral, que Didier Raoult est un charlatan, un imposteur.
Oui, je suis épaté par tous ces gens qui savent.

Aujourd’hui encore, je suis sans mot.

Bonjour à tous les savants, d’ici et d’ailleurs.

40 thoughts on “CORONAVIRUS, COVID-19. DIDIER RAOULT : « UN CHARLATAN ! UN IMPOSTEUR »”
  1. Comment osent-ils se livrer à ce chapelet de calomnies ! Ceux qui accusent Raoult de pareille manière ont, sans l’ombre d’un doute, des intérêts évidents, tant financiers que de gloriole personnelle .

  2. peut-être que une grande partie de la population agit et pense comme

    des Flying Monkeys ?

    aussi autrement appelés ainsi que l’explique très clairement Bob Altemeyer

    dans ses recherches en psychologie sociale :

    les suiveurs autoritaires ?

    ils n’ont pas ou peu de libre-arbitre, de pensée individuelle et servent comme de bons petits soldats

    aveugles le système dans lequel ils se trouvent.

    Ceci est aujourd’hui déconseillé tellement l’époque explosive dans laquelle nous sommes tous

    demande au contraire, de la logique, de la rationalité, du discernement et de la pensée autonome

    afin d’éviter de tomber tous dans un précipice par manque de vision, de justesse ou de prises de

    positions justes.

    On sous-estime certainement aussi la puissance les techniques manipulatoires et d’emprise

    psychologique, des groupes comme Daesch nous ont pourtant clairement démontré comment on

    peut manipuler, laver le cerveau et modifier totalement une personnalité jusqu’à lui faire faire ou dire

    n’importe quoi, qu’en temps normal elle ne ferait jamais.

    http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/des-autres/psychopathie/bob-altemeyer-comprendre-les-suiveurs-autoritaristes?pdf=16845

  3. L’autre est souvent notre propre reflet. Ce sont à mon avis des charlatans et des imposteurs qui traitent le Pr. Raoult ainsi. Tout simplement. Sinon, qu’ils argumentent ! Et là, c’est souvent le vide intersidéral.

  4. Ce qui est sûr c’est qu’un nouveau virus peut mettre en lumière beaucoup de choses…. des savants plein de certitudes qui se trompent aux profanes qui peuvent avoir raison….

      1. Cela me parait déjà plus évident ! Et, en effet, on aura vu apparaître beaucoup d’experts en tout durant cette pandémie…..Par contre, lorsque le scientifique se trompe, ça interroge. En espérant que cela débouche sur de grandes avancées pédagogiques, scientifiques et autres…

  5. Moi, ce qui m’étonne… c’est que l’on s’interroge encore sur Raoult qui présente, sous serment au Sénat, des chiffres qui indiquent que 4,5 milliards de personnes vivent dans dans des pays qui recommandent l’HCQ.
    Il en fait une de ses vidéos youtube et présente un site Internet qui est, pour lui, une référence. On y voit une carte du monde avec les pays qui recommandent l’HCQ. Et grand étonnenent, je constate que la Suisse est en vert. Alors qu’elle a renoncé à ce traitement à la mi-avril 2020 (avant « The Lancet ») pour cause d’absence d’efficacité….
    Curieux, je vérifie le site, je recherche qui en est le propriétaire, avec son nom de domaine, et enfin… je découvre dans les noms une personne qui se révèle être un des conseillers en communication de l’IHU Marseille.
    Je n’ai pas besoin d’être médecin, avocat ou autres pour comprendre que Raoult nous ballade.
    Juste une remarque à la définition de charlatan. Il y a la définition du dico et celle des médecins (je pense à l’ordre des médecins en France) qui n’est pas tout à fait la même. Selon celle des médecins, Raoult est très clairement un charlatan au beau CV. Je crois que le Prof Montagnier, prix Nobel, a aussi un beau CV et un Nobel ! Ça ne l’empêche pas de raconter des conneries depuis plus de 10 ans…
    Ce n’est donc pas le CV qui fait l’homme. Peut-être son égo ? Je ne sais pas et on s’en fiche… Belle soirée !

    1. FredVS, regardez le documentaire du commentaire ci dessous de M. Tavelli, et vérifiez la quantité de faits qui y sont évoqués. Leur poids en rapport avec une éventuelle erreur d’appréciation du Pr.Raoult par rapport à la Suisse et l’hydroxychloroquine me semble dérisoire. Visionnez ce documentaire et osez encore affirmer que Raoult et tous les autres médecins sont des charlatans… vous ne duperez que vous même.

      1. Hansruedi, je ne vois pas où j’ai dit que LES médecins sont des charlatans.
        J’au juste démontré que Raoult ment et y compris sous serment. Et qu’il a une équipe qui l’aide dans ses mensonges. C’est un charlatan… un scientifique, un médecin qui ment… pourquoi ?

        1. Je parlais des médecins qui soutiennent le Pr.Raoult, mais vous avez raison ce ne sont pas TOUS LES médecins. Par contre, le mensonge que vous évoquiez plus haut devient LES mensonges. Et un conseiller en communication de l’IHU devient « une équipe » qui soutient Raoult dans ses mensonges. Posez vous la question pourquoi Raoult mentirait? Et toute son équipe avec? Besoin de gloriole? D’argent? Cache t’il des morts non déclarés sous son site pour faire mentir les statistiques de son centre, avec tout son personnel impliqué, dans le seul but de satisfaire un immense ego de charlatan? Je peine à vous suivre FredVS. Vous pointez ce qui n’est peut être qu’une erreur (la carte évoquée), qualifiez ceci de mensonge, comme je l’ai dit plus haut parmi une multitude de faits vérifiables que le Pr. Raoult a évoqués sous serment. Et joliment appuyés par le documentaire avec le lien donné par M.Tavelli. Tous des charlatans aussi les médecins qui y témoignent ? Tous avec des liens d’intérêt liés à l’hydroxychloroquine, qui n’a que peu de rentabilité ? La carte actuelle du site des pays utilisant le covid sur le site de l’IHU ne comporte pas la Suisse, je viens de vérifier. Si Raoult a menti sous serment, alors laissons la justice faire il y aura bien quelques députés qui auront démasqué ce Charlot! Et comme dans tout bon roman noir, cherchez à qui profite le crime: aux producteurs d’hydroxychloroquine ou au labo du Remdesivir?

    2. 0 ma connaissance la Suisse a banni l’hydroxychloroquine le 20 mai 2020 à la suite de la publication de la fameuse étude frauduleuse du Lancet. À la suit de la rétractation, 2 semaines plus tard, le roit de prescrire de l’Hq a été rétabli. Je me trompe? https://www.francesoir.fr/societe-sante/covid-19-hydroxychloroquine-works-irrefutable-proof
      Cela dit c’est un détail par comparaison aux autres problèmes: études frauduleuses du Lancet et du NEJM, campagne sur les dangers de l’hq (mes amis qui ont fait la guerre d’Algérie ont bien rigolé: « on était tous bourrés d’hq sans effets secondaires »); les études recovery et discovery l’une testant l’hq sur des malades tardifs (pour être sur que ça ne marche pas?) l’autre donnant des doses jamais prescrites auparavant! Et si le témoignage individuel n’a pas grande valeur je tiens à donner celui d’une de mes amies atteintes du covid en mars 2020; renvoyée chez elle avec le fameux doliprane et le médecin de l’hopital lui disant « ne vous inquiétez pas, votre mari est traité à l’hq pour sa polyarthrite il ne risque rien ». De fait il n’a rien attrapé.

      1. J’adhère totalement à votre commentaire. Pour moi, puisque tout le monde parle actuellement de bénéfice-risque, le risque d’utiliser l’HQ sous prescription médicale est quasi nul (cela est démontré par les milliards de personnes l’ayant utilisée au cours des ans), et le bénéfice est largement supérieur au risque et suffisamment d’études le démontrent (tenir compte uniquement des études suivant le protocole où l’HQ est prescrite en traitement précoce). Et l’HQ ne coûte pas cher, de ce fait on ne peut guère la suspecter d’être l’objet de conflits d’intérêts pour ceux qui la défendent, contrairement à ses opposants . Priver les médecins de la prescrire me semble donc hors de toute raison.

  6. Plaquemil, azithromycine, Zinc, vit D sont heureusement precrits par de nombreux praticiens indépendants valaisans, contrairement aux médecins fonctionnaires dont on devrait attendre quelques démissions.

    Et l’innocent et efficace Plaquémil a aussi été interdit en Suisse, sans faire lever un sourcil aux sociétés savantes.

    A ne pas manquer :

    https://open.lbry.com/@Vivresainement:f/mal-traites-le-documentaire-choc-sur-la-covid-19:9
    .

    1. Bonjour Pierre-Hervé,
      J’espère que vous allez bien et que votre combat avance. Je passe de temps en temps sur ce site pour voir les « affaires du Valais » , mon pays d’origine, et profiter d’envoyer quelques piques à Stéphane qui n’a toujours pas compris pour quelles raisons Donald Trump est et restera à jamais mon ami indéfectible.

      Ceci dit, vous savez qu’une éloge a été rendue le 19 novembre dernier au Sénat américain. Le Dr Fareed a cité le Professeur Raoult comme « un médecin de haut calibre qui l’a guidé et qui devrait être récompensé ». Le sénateur Johnson a poursuivi en ces termes « Le Professeur Raoult est actuellement persécuté pour avoir soigné avec l’hydroxychloroquine, un médicament sûr qui a été prescrit pendant 65 ans ». L’Association des Médecins Américains qualifie le Professeur Raoult de héros.

      Bien à vous.
      Michel Rey

      1. Bonjour Michel

        Je suis ravi de lire à l’instant votre commentaire du 8 décembre. Je crois que vous allez bien. J’ai eu moins de temps pour aller sur l’1Dex.

        J’y ai moins parlé de la violence hallucinante de certaines APEA avec le service cantonal de la jeunesse.
        Un dossier parmi d’autres :
        Imaginez que le 20 décembre 2018, 3 enfants de moins de 10 ans ont été enlevés par la police, le matin à l’école, et que pendant 8 jours les parents n’ont pas su où ils étaient. Moi non plus.
        Au XXème siècle, en Valais.

        Consulté le jour même, j’ai attesté par écrit l’absence de motifs de la séquestration de ces enfants introuvables. Les deux aînés sont restés à la maison.
        Le dossier complet a été adressé nommément à tous les membres du Parlement et du Gouvernement. Il est accablant pour tout citoyen raisonnable.
        Les enfants sont toujours placé et les motifs absents.
        Une multitude de cas.
        J’avance en douce.

        Il y avait une autre urgence.
        Le massacre du paysage valaisan par la ligne THT obsolète de Swissgrid avec des pylônes de la hauteur du 1/3 de la Tour Eiffel.
        J’y reviendrai.

        Il y avait une autre urgence.
        Le discours officiel médical limité aux masques, confinement et intubations qui a placé le Valais largement en tête des victimes du Covid. Malgré les praticiens valaisans avisés prescrivant l’efficace cocktail Raoult.
        Là, l’1Dex avait une bombe

        Il y a une extrême urgence.
        Freiner l’arrivée des Vaccins Moderna et Pfizer = des thérapies géniques extrêmement dangereuses, des poisons qui nous transforment en OGM.

        Sur tous ces sujets, je ne vais pas perdre mon temps avec des pseudos bavards qui affaiblissent les bons côtés de l’1Dex.

        Je suis d’autres pistes aussi, et prévois une trêve pour les fêtes de Noël. Je suis motivé pour 2021 et plus.

        Alors, Michel, bonnes Fêtes et merci de nous éclairer.

  7. @FredVs oui, continuez à réfléchir par VOUS-MÊME !

    Nous n’avons pas d’opinions sur l’efficacité de la chloroquine ou pas, mais, par contre des nombreuses questions et doutes, OUI !!

    Chloroquine : les graves erreurs scientifiques de la méthode Raoult
    Marcus Dupont-Besnard
    31 mars 2020 – Sciences
    Pourquoi la méthode de Didier Raoult est-elle si contestée par la communauté scientifique et médicale ? Décryptage, avec François Séverac, médecin biostatisticien, Élisabeth Bik, consultante scientifique et docteure en biologie, ainsi qu’avec Nicolas Martin, présentateur de La Méthode scientifique.

    La recherche médicale ne faiblit pas pour trouver des traitements et un vaccin contre la maladie Covid-19 provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2. Les pistes étudiées ne manquent pas. Parmi elles, la chloroquine (et plus précisément sa variante hydroxychloroquine) a été extrêmement médiatisée. La raison ? Cet antipaludique a fait l’objet de déclarations spectaculaires du docteur Didier Raoult : il estime qu’il s’agit du meilleur remède contre Covid-19. Mais rapidement, la communauté médicale a tiré la sonnette d’alarme sur cette affirmation, considérée comme précipitée, ainsi que sur sa méthode peu éthique.

    « L’ÉTUDE NE RESPECTE AUCUNE MÉTHODE »

    L’affaire a pris la dimension d’une polémique nationale, ce qui entretient énormément de confusion sur les faits réels entourant la molécule. Que l’étude de Raoult ne suive pas la méthode scientifique n’est pas qu’une simple question de procédure académique. «  Dans l’esprit collectif, beaucoup semblent croire que ce sont juste des scientifiques et des journalistes scientifiques qui râlent alors qu’il y a des résultats positifs : mais non, il n’y a pas de résultats positifs que l’on peut attester. L’étude ne respecte aucune méthode, alors c’est comme construire un mur sans ciment, si on s’appuie dessus, il s’écroule », illustre à Numerama Nicolas Martin, présentateur de La Méthode scientifique sur France Culture.

    Sur le terrain, au sein des hôpitaux, l’hydroxychloroquine est délivrée à des patients en état grave, lorsqu’il n’y a pas d’autre recours. 

    C’est un traitement dit « à titre compassionnel ».

     La molécule fait également partie du solide essai clinique européen Discovery, qui vise à comparer les meilleures pistes. 

    Pour autant, il n’est pas possible d’administrer de l’hydroxychloroquine de manière généralisée, en raison de l’absence de preuves que pointe Nicolas Martin. 

    La méthode scientifique ne sert d’ailleurs pas qu’à évaluer l’efficacité d’une molécule, mais aussi «  son innocuité et sa non-toxicité ». Or, la chloroquine « est cardiotoxique, classée dans la liste des poisons, et on atteint vite des doses aux lourds effets secondaires ». Le 29 mars 2020, une alerte était donnée sur des cas de troubles du rythme ou de la conduction cardiaque, voire des arrêts cardiaques s’avérant fatals, chez des patients traités sous hydroxychloroquine associée ou non à l’azithromycine. 

    La chloroquine n’est pas un traitement anodin.

    Pour bien comprendre l’impact concret des problèmes méthodologiques des études de Didier Raoult, nous les avons passées à la loupe avec François Séverac, méthodologiste et médecin biostatisticien à l’hôpital civil de Strasbourg. Il dresse point par point les biais de l’étude sur l’hydroxychloroquine. D’emblée, il avertit : « Vu les problèmes méthodologiques et vu le nombre de biais dans l’étude, qui est totalement préliminaire, on ne peut pas en confirmer les résultats. En revanche, si tous les biais de cette étude empêchent de démontrer que le traitement fonctionne, cela ne veut pas dire qu’il ne fonctionne pas.  » Un double-constat que partage Elisabeth Bik, consultante scientifique et spécialiste du microbiome humain, qui a également lu en détail l’étude, et avec qui nous avons aussi échangé par mail.

    LES 8 ERREURS DE LA PREMIÈRE ÉTUDE DE RAOULT

    La remarque évidente qui apparaît au sujet de la première étude publiée menée par le docteur Raoult et son équipe, c’est qu’elle se base sur un très faible échantillon. «  Le groupe des patients traités et le groupe de contrôle sont petits », regrette Elisabeth Bik. Elle ajoute qu’il faut également relever que «  des données sur les résultats de l’essai ont été changées selon les différentes versions en ligne du papier ». Mais ces deux problèmes ne sont rien par rapport aux autres erreurs que les scientifiques nous ont indiquées.

    L’étude n’est pas randomisée
    François Séverac et Elisabeth Bik ont tous deux pointé du doigt l’absence de randomisation de l’étude. «  Normalement, pour que l’on s’assure d’avoir des groupes comparables sur tous les points, on fait un tirage au sort », nous explique François Séverac. Cela signifie qu’on demande au patient s’il souhaite participer à l’étude, puis un tirage au sort va le diriger vers le groupe de contrôle (celui auquel on n’administre pas le traitement) ou vers le groupe de traitement (celui auquel le traitement expérimenté est administré). L’étude de Raoult n’a pas procédé à cette randomisation, ce qui est d’ailleurs écrit sur l’étude elle-même. « Il apparaît que les patients traités et ceux non traités ont été choisis par les auteurs de l’étude », relève Elisabeth Bik. Un groupe est à un âge plus avancé que l’autre, par exemple.

    SANS RANDOMISATION, ON NE PEUT PAS SAVOIR SI L’AMÉLIORATION PEUT ÊTRE ATTRIBUÉE AU TRAITEMENT DONNÉ

    Mais pourquoi est-ce donc si important ? « Puisque l’étude s’intéresse de savoir si le patient a toujours des traces du virus à J+1, J+3… plein de choses peuvent jouer sur cela, comme l’âge, des facteurs génétiques et d’autres qu’on ne connaît pas. Si on fait un tirage au sort, ces facteurs vont se répartir aléatoirement entre les deux groupes », répond François Séverac. Donc, quand on compare les deux groupes après une randomisation, vu qu’ils ont les mêmes caractéristiques, si l’on trouve une différence entre les deux groupes, «  il est facile de l’attribuer à la seule chose qui change entre les deux groupes : la présence ou l’absence de traitement ». Sans ce tirage au sort, on ne peut pas être sûr que les différences soient attribuables au traitement testé. « La randomisation est la seule méthode qu’on connaisse qui permette d’attester l’efficacité d’une molécule », insiste Nicolas Martin.

    À quel stade de la maladie ?
    « On ne sait pas à quel stade de la maladie sont inclus les patients », note ensuite François Séverac. On sait effectivement que la maladie n’a pas les mêmes effets sur tous les patients. Si Covid-19 entraîne parfois des symptômes plus sévères, jusqu’à quelques fois un état grave entraînant potentiellement la mort, il y a de très nombreux cas de malades ayant guéri d’eux-mêmes au bout d’un délai d’environ 14 jours. Il n’est pas impossible que la guérison de certains patients du groupe traité à la chloroquine ait guéri, tout simplement en raison d’un stade plus avancé dans la maladie au moment où ils ont été inclus dans l’étude.

    Placebo, clinique de provenance : des biais de confusion
    Aucun placebo (médicament sans substance active) n’a été administré au groupe de contrôle, auquel on devrait normalement fournir un faux médicament à base de chloroquine pour mesurer, justement, l’effet placebo potentiel sur des patients qui se seraient normalement rétablis. « Si on ne donne pas de placebo, le résultat est potentiellement l’effet du traitement ajouté à l’effet placebo », nous dit François Séverac. Car l’effet placebo est l’effet positif qui se produit lorsqu’on pense prendre un médicament efficace : si on administre pas de placebo à une partie des patients, on ne peut pas mesurer le rôle possible de cet effet. En l’occurrence, « il est probablement mince, car il est plus important sur un critère subjectif comme la douleur, mais il peut être là. »

    Par ailleurs, en raison de l’absence de randomisation, les deux groupes se traduisent par une asymétrie importante : les patients du groupe traité à la chloroquine venaient tous de Marseille, là où l’autre groupe mélangeait des patients venant d’autres villes et donc d’autres cliniques. «  Les patients recevaient potentiellement d’autres traitements, à la discrétion des médecins. On ne prend pas les patients en charge partout pareil. Quand on fait une étude multicentrique, il faut une répartition des patients des différents centres dans les deux groupes, sinon il y a un ‘effet centre’. Là cet effet n’est pas du tout contrôlé », remarque François Séverac.

    Un critère biologique au lieu d’un critère clinique
    « À partir de l’étude, on ne sait pas si les patients vont véritablement mieux, on sait juste que leur test de dépistage en PCR, à partir d’un prélèvement de gorge, est devenu négatif », pointe Élisabeth Bik. Cette incertitude provient d’un choix méthodologiquement étonnant de la part de l’équipe du docteur Raoult : un critère biologique au lieu d’un critère clinique.

    François Séverac nous explique que cela correspond en fait à ce qu’on appelle « critère de jugement », à savoir ce qu’on mesure pour savoir si ce qu’on teste fonctionne ou non. L’équipe de Raoult a choisi la charge virale. C’est un critère biologique : on mesure à partir d’un prélèvement s’il y a encore le virus ou non chez le patient. Or, le meilleur type de critère pour ce type d’essais est le critère clinique. Cela consiste par exemple à savoir s’il y a une véritable amélioration de l’état pulmonaire. Il s’agit d’un aspect essentiel pour savoir si le traitement peut réellement améliorer l’état des patients. Or, avec le critère biologique, « on n’est pas sûr que l’action sur la charge virale se répercute au niveau clinique. Peut-être que l’affaiblissement de la charge virale n’est pas synonyme d’amélioration clinique ».

    Un suivi incomplet
    Dans la partie de l’étude dédiée à l’explication de la méthode, les auteurs de l’étude parlent d’un suivi des patients de quatorze jours. Mais les résultats présentés s’arrêtent après le sixième jour. « C’est curieux d’annoncer qu’on suit les patients 14 jours, mais de ne pas dire ce qu’il se passe après le sixième jour », s’étonne François Séverac auprès de Numerama.

    Des patients exclus de l’étude
    On en vient maintenant à l’un des problèmes méthodologiques les plus graves de l’étude en matière de biais. Concernant le groupe de contrôle, l’étude a pu être complétée sur tous les patients impliqués : tout va bien. En revanche, sur le groupe des personnes traitées à la chloroquine, François Séverac nous montre que six patients ont quitté l’étude : l’un rentre chez lui tout simplement, car il ne souhaite pas poursuivre ; l’un a des nausées et a donc souhaité arrêter le traitement ; trois patients sont admis en soin intensif, car ils se dégradent, ils sont alors écartés de l’étude ; et un patient est décédé, ce qui l’a écarté automatiquement de l’étude. Ces six patients ne sont pas comptabilisés dans les résultats — même si le papier mentionne qu’ils ont quitté l’étude.

    « SI ON EXCLUT LES CAS GRAVES DU GROUPE DE TRAITEMENT EN COURS DE ROUTE, C’EST PLUS FACILE DE MONTRER DES RÉSULTATS POSITIFS »

    «  Si on exclut les cas graves du groupe de traitement en cours de route, c’est plus facile de montrer des résultats positifs », pointe le méthodologiste. C’est aussi le résultat de l’absence de randomisation : avec un tirage au sort dans les règles, des patients avec des états similaires auraient été présents dans les deux groupes.

    Des références inaccessibles
    Comme dans toute étude, il existe une introduction. Dans celle-ci, Didier Raoult explique que des études chinoises préalables ont déjà prouvé l’efficacité du traitement, par ailleurs à la fois sur des critères biologiques et cliniques. Il met alors deux références, c’est-à-dire des sources à son propos. Normalement, si on allait voir ces références, on devrait tomber sur leurs résultats.

    François Sévérac précise que ce n’est pas le cas : « La première référence est une lettre de deux pharmaciens chinois qui citent une conférence de presse du Conseil d’État chinois qui affirme qu’une étude a marché ; la deuxième référence est un lien internet vers le registre des essais cliniques chinois, mais c’est juste une liste d’essais déclarés, sans leurs résultats. Ce n’est pas comme cela que ça marche ! »

    Un papier révisé par les pairs, vraiment ?
    Comment un papier avec autant de biais et d’erreurs méthodologiques a-t-il pu être publié dans une revue scientifique ?

    L’UN DES AUTEURS EST RÉDACTEUR EN CHEF DU JOURNAL QUI A PUBLIÉ L’ÉTUDE

    « Je suis très critique envers le fait que l’étude ait été publiée comme étant révisée par les pairs sans relever aucun problème. L’un des auteurs [de l’étude] est le rédacteur en chef du journal où cela a été publié, alors il se peut très bien que le papier n’ait pas été révisé du tout », nous explique Élisabeth Bik. Une inquiétude partagée par François Séverac, qui a également noté ce lien entre les auteurs de l’étude et le comité de validation du journal.

    ET LA DEUXIÈME ÉTUDE, AVEC DAVANTAGE DE PATIENTS ?
    Plus récemment, Didier Raoult et son équipe ont diffusé une deuxième étude (en pre-print). Cette fois-ci, l’échantillon est plus large, puisque le test clinique est mené sur 80 personnes. Cela suffit-il à régler les problèmes ? Non, car, cette fois-ci, un nouveau problème se pose. Cela ne manque plus seulement de randomisation, il y a une absence totale de groupe de contrôle, c’est-à-dire d’un groupe de personnes ne prenant pas le traitement.

    Un manque de méthode que Nicolas Martin déplore, puisque cela disqualifie à nouveau les résultats. « Oui, les résultats ont l’air massivement positifs avec cette deuxième étude. Mais ils en ont seulement l’air. Pour pouvoir attester de la validité des résultats, il faut un groupe de contrôle, avec le même nombre de personnes que dans le groupe traité. On sait que 80 à 85 % des personnes guérissent spontanément du Covid-19, alors sans groupe de contrôle, qu’est-ce qui permet de dire que ces personnes ont mieux guéri grâce au traitement ? Il faut un élément de comparaison. Et là, rien ne permet de dire que ces personnes-là vont mieux en raison du traitement. »

    Le méthodologiste François Séverac indique à Numerama qu’il ne comprend pas vraiment, au fond, pourquoi Didier Raoult et son équipe n’ont pas suivi la méthode scientifique. « Cela n’aurait pas pris plus de temps », s’étonne-t-il. Élisabeth Bik confirme. 

    Et Nicolas Martin renchérit : cette mauvaise étude et la polémique qu’elle a générée ont même fait «  perdre du temps à la recherche et aux patients, en plus de dégâts sociétaux ». 

    Parmi ces pertes de temps : les chercheurs de l’essai clinique européen Discovery ont du mal à trouver des patients acceptant de tester d’autres traitements que l’hydroxychloroquine. 

    Autre conséquence problématique : « Les gens qui ont besoin de chloroquine pour des maladies chroniques commencent à avoir du mal à en trouver en pharmacie », ajoute François Séverac. Le docteur Baptiste Beaulieu expliquait quant à lui sur Twitter que de nombreux patients atteints par Covid-19 insistent dorénavant pour être traités à la chloroquine, même quand leur état ne le justifie pas, ce qui implique davantage de travail pédagogique de la part du personnel soignant, pourtant déjà surchargé. « Communication brouillonne. 

    Plus personne ne comprend. Et on écope. »

    Nicolas Martin déplore un discours triomphaliste basée sur une étude qui n’est pas viable, dans un contexte pourtant déjà suffisamment anxiogène. Si on peut comprendre l’envie d’aller vite, « on oublie que la recherche va déjà très vite, elle met déjà les bouchées doubles par rapport à toutes les épidémies précédentes. On aimerait un médicament miracle. Mais ça n’existe pas ». 

    Les deux scientifiques que nous avons interrogés, ainsi que le présentateur de La Méthode scientifique, nous ont précisé que la chloroquine reste une piste prometteuse, dont on peut espérer une confirmation sérieuse. 

    Cela ne changerait toutefois rien aux dégâts provoqués par l’hypermédiatisation des études de Didier Raoult. 

    Car même si la chloroquine s’avérait fonctionnelle contre Covid-19 et faiblement toxique grâce à une bonne posologie et une bonne combinaison, la com’ spectaculaire et précipitée ainsi que la faiblesse scientifique des études du docteur Raoult auront ralenti la recherche sur ce sujet, en plus d’avoir ajouté de la confusion dans un contexte déjà troublé par une grave crise sanitaire.

    Numerama a pris contact avec Méditerranée Infection, où officient les auteurs de ces études, en indiquant les erreurs pointées par les scientifiques consultés. 

    Nous n’avons pas reçu de réponse à ce jour.

    SociétéSanté
    Mal traités. Un reportage sur le Covid-19 et le scandale de l’Hydroxychloroquine
    09/12/2020 05:10

    Mal traités. Tel est le nom d’un reportage d’1h27 signé Alexandre Chavouet, qui évoque la pandémie de Covid-19, mais surtout les traitements médicaux inhérents et la bataille, autour de l’hydroxychloroquine notamment.

    Le documentaire évoque également la pensée unique sanitaire gouvernementale, sous influence de l’industrie pharmarceutique, visant à empêcher tout traitement alternatif à celui que propose les autorités. Producteur exécutif et réalisateur de ce projet, Alexandre Chavouet présente dans ce documentaire les traitement naturels passés sous silence et qui ont prouvé, études scientifiques à l’appui, une efficacité réelle contre la Covid-19.

    Un reportage qui permettra d’avoir un autre regard (la mission que s’étaient donnés les réalisateurs d’Hold-Up) sur la pandémie et ses conséquences. Il devrait toutefois susciter la critique et les tentatives de censure habituelles de la petite caste dirigeante, et de ses relais économiques et médiatiques.

    A noter que le film est promu et diffusé par la fondation Hyppocrate, basée à Sion, en Suisse, qui écrit – sur la seule page que nous ayons trouvé à son sujet – avoir pour but de « promouvoir et soutenir la médecine naturelle et intégrative, préventive et d’accompagnement, ainsi que les thérapeutiques holistiques; de soutenir financièrement les projets de recherche scientifique relatifs à ces thérapies ainsi que les médecins et acteurs qui appliquent et défendent ce type d’approche thérapeutique ». Une fondation qui, à défaut de mettre le documentaire en accès libre ou en accès payant, le propose 48h gratuitement, moyennant l’inscription à sa base de données via l’envoi de votre adresse email (à noter tout de même que nous avons essayé de contacter la fondation par mail, mail qui nous est revenu…).

    De plus voir encore cette interview du Professeur Raoult, qui semble encore une fois, contractitoire des ses nombreuses (trop) interventions. 

    https://youtu.be/_XCV327EYw0

  8. Je remarque que la plupart des intervenants cités plus haut sont moins qualifiés que le Pr. Raoult, qu’à nouveau il est fait le reproche que les résultats du Pr. Raoult n’aient pas fait l’objet d’une étude randomisée (le Pr. Raoult a maintes fois expliqué pourquoi – Google et vous trouverez son avis à ce sujet), qu’une fois de plus il est évoqué la toxicité de l’hydroxychloroquine (un médicament ni plus ni moins toxique qu’un autre, des années durant même en vente libre et soudain devenu l’ennemicament public numéro un)… Au final libre à chacun de se faire son avis, mais surtout libre à chaque médecin de prescrire en son âme et conscience l’hydroxychloroquine ou pas. Et c’est là que le bât blesse: cette liberté est bafouée dans de nombreux pays, pour des motifs selon moi loin d’être désintéressés.

  9. N’y a-t’il personne pour se poser cette simplissime question : pourquoi nos résultats face au covid sont-ils si mauvais? Personne non plus pour faire un lien éventuel entre ces résultats catastrophiques et l’absence totale de traitement hydroxychloroquine-azythromycine prévalant en Valais? D’ailleurs, traite-t’on les cas positifs au covid en Valais? Covid est le mot dont on nous abreuve chaque jour, mais je crois que personne n’est capable de dire en Valais ce qui est prescrit aux cas positifs. Rien sans doute, isole toi et si ça s’aggrave viens et on jouera à pile ou face. Par la grâce du NF on sait que Rennaz menace celui qui prescrit l’hydroxychloroquine-azythromycine… sans savoir ce qui est proposé de plus efficace face au covid. A-t’on déjà vu autant de manque de curiosité journalistique et citoyenne ? Cela en dit long sur notre système médiatique et politique.

    1. Encore une fois…

      Essayons de répondre à certains intervenants avec un peu de tranquillité et objectivité.

      Notre but, en publiant ces commentaires, N’EST PAS D’UN QUELCONQUE INTÉRÊT FINANCIER, ni d’être pour ou contre, ou, de savoir si il faut encore débattre sur la randomisation des essais (RCT) !

      Simplement d’analyser de chercher par soi-même, avec UN ESPRIT CRITIQUE ET LIBRE (tant vanté par M. Riand), et de s’en faire sa propre opinion ensuite.

      Tout comme, et nous l’avons souvent fait en laissant des commentaires anti- complotistes, après avoir chercher en approfondissant leurs propos, idéologies, sources, théories, etc…, pour en arriver à la conclusion, que, oui, il y a et il aura toujours des complots, des magouilles, des profiteurs, et tutti quanti, alors, après nous en avoir notre propre opinion, il nous est apparu, que certaines de ces dernières années sont DANGEREUSES, QU’ILS NOUS LES FAUT DÉNONCER POUR LES COMBATTRE !

      Pour ce qui est des intérêts financiers… 

      Dans un dernier lien pour un documentaire proposé par un médecin, qui semble tant « compléter… », Hold-Up, juste pour ceux que ça intéresse, le producteur à deux (2) entreprises (après avoir fait un grand burn out, il s’est mis à la médecine naturelle ce qui est son droit, mais…) qui, mine de rien, rapporte rien que pour une, plus de 500’000 € de chiffre d’affaires par année, c’est vrai que c’est pas beaucoup à côté de Big Pharma, mais,quand-même… 

      Pas beaucoup, n’y n’arrivent ici, je pense, donc, peut-être, qu’il y a aussi un certain intérêt à vanter pour vendre d’autres produits naturels ?!

       !!! Je, ne suis pas contre une médecine alternative, non, juste pour relever que chacun à peut-être des intérêts propres dans certains discours exagérément virulents…

      Donc, voici un article très intéressant, à lire patiemment, avec à la fin certains des (18) commentaires, nous avons laissé que quelques-uns.

      Par contre je pense que nos commentaires sont assez détaillés, pour prouver que nous investissons pour le savoir, pour être capable, peut-être, de plus de discernement face a toutes les informations venant de toutes part maintenant.

      FredVs, continuez à discuter, à confondre les idées, à chercher la vérité, comme déjà dit concernant les complotistes : GAFFE…  car il y a toujours un peu de vérité dans leurs théories, mais, nombreuses sont les théories mensongères aussi !

      Petite « blague », pour terminer, pas très drôle en vérité

      COMME DIT UNE CONNAISSANCE ET AMI ABONNÉ À L’1DEX : L’INTELLIGENCE N’EXCLUE PAS LA STUPIDITÉ !

      European Scientist

      https://www.europeanscientist.com/fr/editors-corner-fr/didier-raoult-mauvais-scientifique-et-bon-medecin/

      Didier Raoult : mauvais scientifique et bon médecin ?

      Didier Raoult : mauvais scientifique et bon médecin ?
      De Jean-Paul Oury – 20.07.2020

      Ayant lancé la série la Querelle Raoult sur European Scientist, il nous paraissait difficile de ne pas nous-même donner notre avis sur ce sujet phare lié à l’épidémie de Covid-19 ; même si presque tout à ce jour a sans doute déjà été dit, il nous semble que le fond de cette histoire n’a pas encore été clairement expliqué (1).

      De par nos travaux précédents nous sommes familiers avec le concept de « querelle scientifique » concept pour lequel nous avions identifié deux sous-catégories : d’une part, les controverses (un désaccord entre experts sur les faits) et polémiques (un désaccord portant sur des arguments ad hominem). Si certaines querelles scientifiques permettent de clairement utiliser ces outils, dans le cas de l’affaire Raoult, il faut reconnaitre que controverses et polémiques sont sans arrêt imbriquées l’une dans l’autre, ce qui rend plus difficile l’analyse. Même si d’une manière générale on s’aperçoit que la controverse à proprement parler porte sur l’efficacité des posologies contre le covid 19, et la polémique concerne les acteurs et leurs conflits d’intérêt politiques et économiques. Or, il est important de préciser d’entrée de jeu qu’il s’agit moins d’une opposition idéologique, que d’une opposition méthodologique.

      Ajoutons à ce préliminaire que cette situation est unique : il n’y a qu’en France qu’on a assisté à de tels échanges autour de la possibilité de prescrire de la Chloroquine alors que cette posologie a été proposée partout dans de nombreux autres pays sans pour autant susciter les mêmes débats (2) ou tout du moins pas à ce point.

      Ainsi comme en a témoigné dans nos colonnes Grzegorz Cessak, le Président de l’Office d’enregistrement des médicaments polonais :

      Le 13 mars 2020, j’ai rendu une décision concernant un médicament contenant la substance active « Chloroquini phosphas », en comprimés de 250 mg pour ajouter sur sa prescription une nouvelle indication: « Traitement de soutien dans les infections à bêta-coronavirus telles que SARS-CoV, MERS-CoV et SRAS CoV-2 ». Il ne s’agit pas d’une innovation dans la lutte contre une pandémie, mais plutôt d’utiliser cette solution pour réduire les souffrances humaines. Pour utiliser une terminologie militaire – ce qui est légitime dans cette situation! – nous renforçons nos positions de défense plutôt que de mener une attaque décisive. Pour un avis définitif, nous devons encore attendre d’avoir une connaissance complète du virus. Celle-ci, espérons-le, ne devrait plus tarder.

      De même en Belgique, le médecin Marc Wathelet a rappelé que :

      L’hydroxychloroquine, qui est 7-8 fois plus efficace que la chloroquine, est autorisée en Belgique dans le milieu hospitalier. De la même manière qu’il faut prendre des mesures drastiques le plus tôt possible dans une épidémie pour la limiter, il faut donner un antiviral aussi tôt que possible, mais ce n’est pas le cas en Belgique et dans d’autres pays d’Europe, et donc l’efficacité clinique de cette molécule n’est pas testée de manière qui puisse la démontrer ou l’invalider.

      On aura vite fait de comprendre que ce sont les prises de positions clivantes de Didier Raoult qui ont eu pour conséquence d’animer le débat. Pourtant, à notre avis, c’est un problème bien plus profond qui sous-tend cette querelle qui n’est qu’un épiphénomène du rapport complexe entre science et médecine. Aussi pour bien comprendre celui-ci, nous allons nous appuyer sur les arguments des auteurs que nous avons eu le plaisir de publier en adoptant le parti-pris suivant : regrouper les attaques anti-Raoult dans la catégorie « Mauvais scientifique » et les soutiens pro-Raoult dans la catégorie « Bon médecin », deux catégories qui renvoient à un jugement de valeur a priori afin de dresser un état des lieux sur les questions en jeu.

      Nous prions le lecteur de quelque côté qu’il penche, d’aller jusqu’au bout et de ne pas prendre au pied de la lettre ces deux catégories qui nous sont simplement commodes pour analyser le problème. Notre objectif est moins de parler de la querelle en elle-même que de répondre à la question de savoir pourquoi elle a eu lieu.

      MAUVAIS SCIENTIFIQUE ?
      Lors de l’audition devant la commission parlementaire Philippe Berta, membre de la commission d’enquête a demandé à Didier Raoult pourquoi il n’avait pas fait des essais cliniques randomisés. L’infectiologue marseillais a répondu « je suis un grand scientifique, je sais ce que c’est qu’un essai »  et il a défendu sa méthodologie et pourquoi il n’avait pas fait ce type d’essais considérés comme étant indispensables à toute méthode scientifique. Cette dernière question de l’audition nous plonge directement au coeur du débat. En effet, les premières attaques sur Didier Raoult portent sur sa toute première étude et le fait qu’il ne se serait pas comporté en scientifique en produisant un travail médiocre qui ne respecte pas le protocole de « la bonne science » qui obéit à des études randomisées.

      Mauvaise Intuition

      C’est ainsi que dans nos colonnes, le Docteur Laurent Alexandre a publié l’Intuition médicale tue et défend en conséquence les essais randomisés.

      « notre intuition médicale est mauvaise conseillère et nous l’avons admis même si cela a été une terrible blessure narcissique. Le passage de la médecine du bricolage empirique à l’expérimentation scientifique a été essentielle quand les médecins de Molière ont été remplacés par des scientifiques. L’ère de l’idéologie et des rebouteux a pris fin, pour laisser place à la preuve statistique. On ne soigne plus au hasard. Ce fut la fin de la médecine dogmatique, on a cessé d’administrer saignées et clystères… Comme l’explique le Professeur Patrice Jaillon : « L’intérêt des essais cliniques contrôlés randomisés est de soumettre à une démarche expérimentale l’intime conviction du médecin prescripteur, c’est à dire de l’amener à fonder sa pratique sur la prise en compte de résultats expérimentaux objectifs plutôt que sur des arguments subjectifs reposant sur des expériences individuelles non contrôlées, ou sur des impressions non validement étayées, ou sur des prises de position présentées comme certaines par des leaders d’opinion mais qui ne résistent pas à une analyse critique objective. »

      Il cite alors l’exemple de CAST dans lequel, l’absence d’essai contrôle versus placebo dans la prescription d’antiarythmiques pendant les infarctus a tué 60.000 personnes jusqu’à l’étude CAST c’est-à-dire plus que la guerre du Vietnam.

      « L’intuition de la totalité des cardiologues mondiaux convaincus que les antiarythmiques diminuaient la mortalité a tué énormément de malades. La leçon a été retenue par les cardiologues. Manifestement pas chez les infectiologues marseillais qui privilégient l’intuition aux essais cliniques réalisés selon les standards internationaux. »

      Big Data

      Un autre argument connexe sur l’absence de scientificité de la médecine est celui selon lequel Didier Raoult a dénigré le recours aux dernières technologies sur lesquelles une médecine sérieuse doit s’appuyer et notamment le Big Data. C’est l’argument que développe Thierry Berthier, spécialiste d’intelligence artificielle, qui répond à une des phrases choc du professeur marseillais qui a affirmé à la suite de la parution de l’étude du Lancet que le « Big Data était une fantaisie délirante ».

      Jeter le discrédit sur la science des données sans être un expert de la discipline et sans fournir le moindre argument rationnel étayant la critique relève de la désinformation la plus complète. Didier Raoult s’est-il déjà intéressé aux réussites du Big Data ? Sait-il que ses collègues scientifiques chinois n’ont mis que 14 jours pour dresser la carte génétique du coronavirus grâce aux sciences des données, au Big Data ? Sait-il que la recherche de nouvelles molécules s’appuie sur les données massives et sur les statistiques ?

      Tout est relatif

      Une troisième critique porte sur l’approche relativiste du savant marseillais. François Vazeille, qui a lu les principaux extraits de l’ouvrage de Didier Raoult « De l’ignorance et de l’aveuglement. Pour une science postmoderne » (3), dénonce la philosophie de Didier Raoult qui d’après le scientifique du CERN mépriserait la raison et se réfère à la philosophie des sciences de Paul Feyerabend.

      Sa défense d’une ″science postmoderne″ échappant, d’après lui bien entendu, à ces idéologies du moment, est en parfait accord, comme nous l’avons vu,  avec ses travaux qui ne cadrent pas du tout avec les critères d’approches rationnelles et objectives et où le manque de rigueur est patent. Son goût pour communiquer ses résultats au grand public avant publication est en parfait accord avec ce que défend, par ailleurs,  Aurélien Barrau lorsqu’il écrit : Il est ″tout à fait acceptable, voire souhaitable … que des hypothèses incertaines soient divulguées dans la presse″. Enfin, ses annonces hasardeuses sur l’inutilité du confinement, puis la diminution du nombre de personnes infectées en raison de la saison (et non du confinement) vont encore dans le sens du relativisme : chacun a sa vérité et toutes les vérités se valent.

      Gourou

      Il y a une tentative de « gourouisation » qui fait que l’infectiologue marseillais a cherché à toucher directement l’opinion via les médias sociaux et traditionnels. Voici un argument massue qui a été abordé dans un second texte publié chez nous par Laurent Alexandre, très prolixe sur le sujet :

      Cette mutation a des conséquences dans le monde médical : Didier Raoult a réussi grâce à sa présence sur Youtube à contourner tous les filtres académiques traditionnels en s’adressant directement à l’opinion. Cela lui a permis de masquer les énormes failles méthodologiques de ses études qui n’ont aucune valeur scientifique. Une opinion déboussolée a transformé Raoult en gourou. L’immense majorité des français pense que son protocole est magique. La « Trumpisation » et la « GiletJaunisation de la médecine » ont été foudroyantes : la rationalité, les élites parisiennes, les essais cliniques rigoureux sont voués aux gémonies par les pro-Raoult. Nous assistons à des phénomènes para-sectaires, des adhésions religieuses, sur lesquelles les arguments et les études n’ont pas de prise, car nous sommes sortis du rationnel.

      Vices de science

      Afin de compléter cette dernière critique, nous ajouterons encore celle du célèbre vlogueur la Tronche en biais qui rappelle les quatre vices cardinaux (4) des scientifiques  des attitudes que les vrais hommes de science doivent éviter d’avoir car « on ne pourrait plus savoir si leur parole a de la valeur ou non »

      « L’imprudence épistémique » qui consiste à soutenir des vérités non sourcées et qu’ils affirment sans preuves ; à l’opposé on trouve la « prudence épistémique » qui consiste à douter,
      « Personnaliser le sujet » revient à confondre sa personne et son propos et prendre les critiques contre ces propos comme des attaques ad hominem,
      « Le double standard » une attitude qui consiste à faire du cherry picking pour sélectionner les arguments auxquels on croit plutôt que les autres,
      Le « populisme scientifique » selon le vlogueur, réunit les trois précédents : on court-circuite la méthodologie scientifique habituelle pour aller parler directement devant les médias… or on ne peut se passer de la méthode scientifique qui vient corriger l’intuition.
      Bien qu’il ne soit jamais cité nommément, on comprend ici qu’il s’agit d’une critique du professeur Raoult qui est dessinée en creux.

      Pseudo-sciences

      On le voit, les critiques évoquées précédemment tendent toutes vers la même affirmation : « Didier Raoult n’est pas un bon scientifique »…. Mais pour autant, cela veut-il dire qu’il faut en faire un pseudo-scientifique ? C’est ce que certains n’ont pas hésité à laisser entendre. Et pourtant si on s’arrêtait à cette analyse, on n’aurait pas saisi toute la dimension du problème. En effet, contrairement à d’autres « querelles » opposants scientifiques et pseudo-scientifiques, la nature de l’opposition n’est pas idéologique, mais méthodologique (5). Ici on se situe à un tout autre niveau. Or si certaines critiques sont justifiées du point de vue méthodologiques, il n’en reste pas moins qu’elles appliquent leur jugement comme si Didier Raoult opérait dans le domaine des sciences pures et dures, alors qu’il s’agit ici de médecine. Comme nous l’avons déjà souligné le désaccord porte davantage sur la méthodologie que sur toute forme d’idéologie.

      Précisons enfin que la plupart de ces critiques sont fondées sur une vision un peu exacerbée et parfois hors contexte de certains propos de Didier Raoult….ce qui montre à quel point on se situe dans une véritable guerre des tranchées de la communication. Si on prend le temps d’écouter toutes les vidéos disponibles sur le net on peut cependant affiner le sujet. Tout d’abord l’expert n’a jamais dit explicitement que la Chloroquine était une panacée mais pour reprendre ses mots qu’elle était prometteuse. Ensuite, il n’a jamais remis en question les études randomisées mais il a jugé que dans de telles circonstances et étant donnée la pandémie c’était impossible à réaliser et contraire à l’éthique ; il a d’ailleurs précisé récemment qu’aucune étude randomisée sérieuse en double aveugle n’avait été réalisée et qu’on lui reprochait à lui ce que l’on n’avait jamais fait pour les autres (6). Dans une vidéo de présentation de l’IHU (7), il loue les vertus du big data et explique que l’avenir de son institut passera forcément par là. Il ne cesse de répéter à plusieurs reprises qu’il n’est pas devin et n’a pas de capacité de prédiction d’un prophète. Par ailleurs dans une audition réalisée il y a de cela quelques années au Sénat, il explique qu’en cas de pandémie, il ne faut pas laisser la parole aux politiques et il faut que les experts virologistes et infectiologues mobilisent la parole pour rassurer le public et faire passer informations crédibles et éviter les messages catastrophistes (8), un point important et qui explique beaucoup de choses. Chacune de ces positions allant à l’encontre des critiques listées précédemment.

      BON MÉDECIN ?
      Nous avons décidé de regrouper sous cette catégorie les arguments des auteurs qui soutenaient Didier Raoult et que nous avons pu publier. Et le premier d’entre eux et aussi le plus original permet de comprendre l’univers totalement différent dans lequel nous nous retrouvons projeté et qui n’est pas celui de la science.

      Stratège

      Un argument sans cesse évoqué par l’infectiologue marseillais est que, lui il se projetait dans l’action et que, de ce fait, il n’avait de temps à perdre à faire de longues analyses. Par ailleurs, il a toujours mis en avant sa stratégie centrée sur l’action : « tester, tester, tester, puis traiter, traiter, traiter et isoler » Ce que l’historien Philippe Fabry a traduit pour nous dans un texte intitulé Un nouveau Rossbach :

      L’affaire a scindé la France en deux camps : d’un côté ceux qui, même sans l’aduler, voient en Raoult l’homme de bon sens et d’action, qui refuse de subir purement et simplement la situation et préfère prendre des mesures qui ne soient pas toujours techniquement impeccables mais permettent une relative maîtrise morale sur les circonstances ; de l’autre ceux qui voient en Raoult un populiste scientifique, un insubordonné, une menace pour l’autorité de la chaîne de commandement de l’administration scientifique française.  En somme, la France proactive qui attend de ses dirigeants de l’audace, de l’initiative, de la détermination sans se soucier du risque d’erreur, et la France  immobiliste, qui craint le jour d’après et les procès, se soucie d’abord de maintenir l’autorité gouvernementale et administrative. La France du principe d’action contre la France du principe de précaution. La France qui veut une solution au problème critique du moment, même partielle, même simpliste, face à la France qui cherche avant tout à se prémunir des conséquences du problème, en comptant sur l’absence de solution pour finir par le résoudre. Le meilleur exemple de cette absence de solution est l’étude Discovery, par laquelle le gouvernement et l’INSERM entendaient éteindre la polémique sur l’hydroxychloroquine en promettant une étude claire et méthodologiquement impeccable, dont les résultats ne devaient finalement jamais arriver : ils ont été annoncés pour début avril, puis pour fin avril, puis pour mi-mai, puis pour fin mai… Et l’on finit par percevoir derrière cet échec-né, puisqu’il comptait sur une aide européenne qui n’était pas acquise et qu’il ne testait même pas le protocole suggéré par le professeur Raoult, qu’il s’agissait surtout de donner du grain à moudre à l’opinion en attendant que la crise passe.

      En lisant Fabry, on pourrait croire que Didier Raoult privilégie l’action au mépris de toute prudence qui sied à son exercice de la médecine et sans aucune méthode. Se fiant purement à son intuition comme l’a dénoncé Laurent Alexandre, mais ce n’est pas le cas.

      Observateur

      Contre l’argument qui soutenait que seules les études randomisées en double aveugle pouvaient valoir pour valider un traitement médicamenteux et que, par conséquent, il fallait absolument bannir l’intuition, il est possible au contraire de défendre les études observationnelles.

      C’est le point de vue du statisticien Marc Rameaux dans un texte fleuve intitulé A la recherche de la raison dans la controverse sur l’hydroxychloroquine. L’auteur commence par rappeler que la RCT, bien qu’étant la méthode la plus fiable, n’est toutefois pas un absolu

      Les RCT ne sont cependant pas un accès direct aux faits. La science n’a jamais accès directement aux faits, elle teste des hypothèses. Les essais en double aveugle randomisés sont la meilleure méthode de test. Ils ne sont pas la vérité absolue.

      Aussi l’auteur nous invite à ne pas prêter davantage que nous le souhaitons à la statistique

      La statistique ne pense ni ne décide à notre place. Elle soumet nos hypothèses à une mesure quantitative de fiabilité la plus rigoureuse possible, ce qui est déjà très bien. Elle aide également à savoir où chercher, si des biais inattendus apparaissent, en évitant de mélanger toutes les causes concourant au résultat, ce qui est également très bien. Mais nul n’échappe à une interprétation et une vérification humaine, pour savoir si l’échantillonnage aléatoire est effectivement représentatif ou s’il renferme encore des biais non repérés.

      Précisons que ce texte a été écrit bien avant l’épisode du Lancet Gate et qu’il faut en tirer toutes les conséquences. Marc Rameaux nous invite également à une prudence à l’égard de ceux qui prêtent une puissance absolue au hasard et ont une définition « absolutiste » de l’EBM :

      Il y a à ce propos une terminologie inquiétante dans le terme d’« Evidence Base Medicine », qui me fait irrésistiblement penser au « Fact checking », la même mégalomanie et la même malhonnêteté intellectuelle consistant à s’approprier l’objectivité. Le glissement sémantique entre « essais randomisés », qui n’est qu’une demande légitime de davantage de rigueur et EBM, qui est la croyance que l’on est capable de lire directement les faits dans toute leur objectivité, résume la dérive de cet usage de la statistique.

      Mais tout cela ne serait qu’anecdotique si Marc Rameaux ne rappelait pas qu’il existe une méthode qui a fait ses preuves en matière d’études observationnelles, celle qui respecte les critères de Bradford Hill et que celle-ci est complémentaire de la RCT.

      Les personnes qui divinisent les tirages aléatoires et les RCT n’en ont compris le sens que très superficiellement. Elles ont généralement appris la statistique comme une technique formelle, qu’elles peuvent appliquer très rigoureusement dans leur domaine, mais sans en connaître les limites. Bradford Hill est issu du même creuset intellectuel que Pearson et Fisher. Ces pères fondateurs de la statistique moderne connaissaient très bien l’impossibilité d’un tirage aléatoire neutre et les questions épistémologiques sur les rapports entre causalité, corrélation et hasard que la statistique pouvait poser. Opposer l’analyse par tirage aléatoire et le raisonnement causal ou observationnel était pour eux un non-sens : ils ont forgé des outils rigoureux aussi bien pour l’un que pour l’autre.

      Pour conclure le statisticien montre que la démarche de Raoult qui vise à préconiser de hydroxychloroquine + azithromycine est bien plus qu’un pari hasardeux :

      Je pense que ceux qui estiment qu’il faudrait administrer préventivement le traitement du Pr Raoult font ce type de calcul d’espérance mathématique. Le Pr Raoul a tort sur certains points de méthodologie mais raison pragmatiquement : en espérance mathématique, les effets secondaires létaux ont très peu de chances de l’emporter sur les guérisons, même sur une population importante, si l’on écarte du traitement tous les patients contre-indiqués : les bases observationnelles de son traitement sont beaucoup plus profondes qu’elles ne l’étaient sur le cas d’école de la Flécaïne. Et le compteur tourne, de plusieurs milliers de morts par jour. L’on fait ce type de calcul en situation critique, ou aucune décision n’est bonne, mais lorsque le temps court : comment maximiser ses chances de survie dans le crash d’un avion ou lorsque l’on croise un grizzly en forêt ? La situation est dramatique. Le calcul n’en est pas moins rationnel.

      Adaptation

      Or, le fait de privilégier l’action et la démarche observationnelle permet à l’auteur une véritable souplesse d’action. C’est ainsi qu’il a pu faire évoluer son traitement et toujours insisté sur la nécessité d’effectuer des tests comme nous explique le Professeur Claude Escarguel , preuve s’il en est ici de l’importance donnée à l’observation, à l’expérience et que le bon médecin doit pouvoir changer rapidement ses prescriptions.

      Heureusement pour la suite de l’histoire qui est en train de s’écrire, Didier Raoult et l’équipe de l’IHU ont eu la bonne initiative de l’associer à un antibactérien, dont l’utilisation, dans la prévention des surinfections pulmonaires des viroses respiratoires, est assez classique. Leur démarche, celle qui aurait du être appliquée partout en France (tester, tester, tester, puis traiter, traiter, traiter et isoler) a permis de sauver près de 50% de patients de la mort : même s’il s’est trompé sur la molécule « miracle » (l’AZI et non l’HCQ), on lui sera toujours reconnaissant d’avoir ouvert une piste qui nous aura permis de rectifier le tir : sans lui, sans son tableau de la chute de la charge virale, la piste de « l’effet préventif » de l’Azithromycine et celle d’une coopération bactérie/virus n’aurait pas pu être ouverte.

      Positivisme et éthique

      Comme on le sait enfin, Didier Raoult a toujours martelé qu’il ne croyait pas aux modèles prédictifs qu’affectionnent particulièrement les scientifiques des sciences dites « dures ». C’est ce que nous a rappelé le journaliste des sciences allemand Edgar Gartner en distinguant « scientisme » d’une part, et « sens commun » de l’autre.

      C’est selon cette même idéologie scientifique qui prévaut actuellement que l’on peut également expliquer l’un des plus grands scandales scientifiques de la crise du Corona. Il s’agit de la campagne de lobbying apparemment orchestrée par de grandes sociétés pharmaceutiques contre l’utilisation de la chloroquine (CQ), un antipaludique et un antirhumatismal, qui a fait ses preuves depuis plus de sept décennies et est également très bon marché, ou ses dérivés plus tolérables, l’hydroxychloroquine (HCQ) et le phosphate de chloroquine en combinaison avec l’antibiotique azithromycine (AZ), qui est également devenu un classique. En France, le professeur Didier Raoult a prescrit ces deux médicaments à ses patients testés positifs pour Covid-19 à l’hôpital de Marseille « La Timone » dans la phase initiale de la maladie. Il n’a jamais prétendu que ces médicaments, qui sont destinés à des usages complètement différents, pouvaient à eux seuls arrêter la maladie déjà avancée. Ils devraient plutôt empêcher l’aggravation de l’infection virale, de sorte qu’ils appartiennent davantage à la catégorie des prophylaxies. Il a évoqué les bonnes expériences de son collègue chinois Zhong Nanshan et du serment d’Hippocrate, qui lui ont ordonné d’aider les patients en l’absence de thérapie reconnue avec des méthodes non conventionnelles. Grâce à son approche empirique et son bon sens, Raoult a pu s’appuyer sur ses décennies d’expérience en tant qu’infectiologue ainsi que la reconnaissance mondiale dont il bénéficie en tant que microbiologiste de premier plan (dont agents pathogènes bien connus portent le nom), ce qui se reflétait également dans l’indice Science Citations. Didier Raoult a montré avoir raison, avec des résultats initialement atteints chez plus de 1000 et enfin chez près de 4000 patients. Presque nulle part ailleurs, moins de patients sont décédés de Covid-19 qu’à Marseille (0,9%). L’arythmie cardiaque tant redoutée (allongement de l’intervalle Q-T) n’a été décelé que chez 25 patients (0,67%). Le traitement n’a été interrompu que dans trois cas pour cette raison.Cependant, il n’a pas été reconnu par les mandarins des services de santé publics français. Au contraire, ils se sont moqués du fait que Raoult dans le sud de la France est maintenant adoré comme un messie par le commun des mortels, et l’ont accusé de sa procédure ne répondant pas à «l’étalon-or» des études cliniques. Seules les études randomisées en double aveugle dans lesquelles une partie des sujets sont traités avec des placebos à leur insu sont considérées comme répondant au standard exigé.

      Par ailleurs, Gartner insiste sur l’argument souvent répété par Didier Raoult qu’il n’est pas éthique de pratiquer des essais randomisés en double aveugle dans une période d’épidémie.

      Dans le cas de maladies potentiellement mortelles telles que Covid-19, il était éthiquement injustifiable d’administrer des placebos aux patients porteurs, a répondu Didier Raoult. La médecine ne se limite en effet pas à l’application de règles rigides dérivées de la « science », mais est également connue pour être un art basé sur des décennies d’expérience et d’intuition. Il s’agit donc moins de certitude que de probabilités. Après tout, Didier Raoult peut s’appuyer sur la polémique de Paul Feyerabend contre la contrainte méthodologique.

      L’EBM en question

      Ces quatre points de vue des « pro-Raoult » appuient clairement la thèse selon laquelle l’infectiologue est un bon praticien. Or à ce stade du raisonnement nous voudrions encore répondre à une objection qui a été faite par les détracteurs de l’infectiologue marseillais selon laquelle il ne pratiquerait pas l’Evidence Based Medecine. Si nous avons déjà évoqué cela en partie avec les arguments de Marc Rameaux, nous voudrions ajouter à cet argument ceux que rapporte le vlogueur Jean Baptiste Alexanian, dans « EVIDENCE BASED MEDICINE : Les Suisses qui prescrivent de l’Hydroxychloroquine font-ils de l’EBM ? » (9)  Dans cette vidéo il cite un article tiré du JAMA (10) et un autre tiré du Lancet (11) qui critiquent une définition caricaturale de l’EBM et généralement diffusée sur les réseaux sociaux selon laquelle, celle-ci ne pourrait se pratiquer qu’avec des médicaments à fort niveau de preuve.  Or d’après les textes fondateurs,

      « L’EBM c’est proposer à son patient le traitement avec le plus haut niveau de preuves disponible en accord avec lui et en fonction de ses préférences. » L’avis du patient est très important quand le niveau de preuve n’est pas clair. Et quand il n’y a aucun niveau de preuve élevée, on a la possibilité d’utiliser d’autres critères que purement scientifiques. En s’appuyant sur un papier du Lancet qui dit qu’il n’y a pas de niveau de preuve suffisant pour recommander ou ne pas recommander l’HCQ, ceci est donc tout à fait cohérent dans le cadre de l’EBM.

      Un argumentaire qui n’était pas destiné à Raoult mais permet de clore définitivement le débat sur le fait de savoir s’il pratique l’EBM ou non.

      Mais alors si Didier Raoult est considéré par ses détracteurs comme un mauvais scientifique et par ses défenseurs comme un bon médecin, il nous faut interroger le rapport « science-médecine ». C’est ce que nous nous proposons de faire pour conclure.

      SCIENCE ET MÉDECINE
      Ayant énoncé les arguments des « anti » et des « pro », nous faisons objectivement face à une contradiction, car il est difficile de poser ces deux termes et affirmer qu’on puisse être un bon médecin tout en étant un mauvais scientifique. Car le plus généralement, on définit la médecine comme une pratique qui s’appuie sur les connaissances scientifiques de son époque.

      Pour approfondir cette notion sommaire nous proposons de nous appuyer sur le Normal et le Pathologique de Georges Canguilhem. La thèse soutenue par ce dernier en 1943 est que :

      « Le médecin a pris le parti de la vie. La science le sert dans l’accomplissement des devoirs qui naissent de ce choix. L’appel au médecin vient du malade. C’est l’écho de cet appel pathétique qui fait qualifier de pathologique toutes les sciences qu’utilise au secours de la vie la technique médicale. C’est ainsi qu’il y a une anatomie pathologique, une physiologie pathologique, une histologie pathologique, une embryologie pathologique. Mais leur qualité de pathologique est un import d’origine technique et par là d’origine subjective. Il n’y a pas de pathologie objective. On peut décrire objectivement des structures et des comportements, on ne peut les dire « pathologiques » sur la foi d’aucun critère purement objectif. Objectivement, on ne peut définir que des variétés ou des différences, sans valeur vitale positive ou négative. »(11)

      Que veut dire ici ce philosophe également docteur en médecine ? Il faut resituer cette analyse dans son contexte : comme on sait l’ouvrage répond essentiellement aux thèses positivistes d’Auguste Comte et à la physiologie de Claude Bernard. Ce dernier considérait le pathologique comme une variable purement quantitative du normal. Canguilhem revient sur cette définition et soutient qu’un phénomène pathologique n’est pas réductible à une analyse de normes et d’invariants. Pour lui « ce qui distingue le physiologique du pathologique ce n’est pas une réalité objective de type physico-chimique, c’est une valeur biologique ». Il y a donc un saut qualitatif. Nous ne pouvons déduire le pathologique des normes observées au niveau physiologique. Il nous faut partir de l’expérience d’un cas.

      Mais attention, il est important de comprendre que ce n’est pas l’apport de la science qui est nié ici, tout phénomène pathologique peut bien être décrit scientifiquement, mais sa valeur biologique, fait qu’il ne peut être réduit à cette même définition scientifique. Et le plus important est que la pathologie ne peut se passer d’expérience :

      «C’est d’abord le malade qui a constaté un jour que quelque chose n’allait pas (…) le médecin a tendance à oublier que ce sont les malades qui appellent le médecin. Le physiologiste a tendance à oublier qu’une médecine clinique et thérapeutique, point toujours tellement absurde qu’on voudrait dire, a précédé la physiologie. » La pathologie ne peut donc être fondée avant la physiologie. (…) Aujourd’hui une pathologie objective procède de la physiologie, mais hier la physiologie a procédé d’une pathologie qu’il faut dire subjective, et par là imprudente certainement, mais certainement audacieuse et par là progressive. Toute pathologie est subjective au regard de demain….

      Cette phrase est fondamentale et Canguilhem d’ajouter

      Est-ce seulement au regard de demain que la pathologie est subjective ? En ce sens, toute science objective par sa méthode et son objet est subjective au regard de demain, puisque, à moins de la supposer achevée, bien des vérités d’aujourd’hui deviendront des erreurs de la veille.

      Ainsi, comme la dit le philosophe Claude Debru, en commentant l’oeuvre de Canguilhem, « Tout en s’appuyant sur des sciences, la médecine n’est pas une science c’est une technique fondée sur des propriétés vitales, utilisant des propriétés vitales « la fameuse normativité », au service de la vie. Canguilhem développe une philosophie pour la médecine plutôt qu’une philosophie de la médecine, qui porte finalement sur l’expérience de la vie et sur la vie comme expérience. »(13)

      Ces quelques rappels jettent un éclairage nouveau sur notre problématique.

      Ne pourrait-on pas supposer en effet que cette querelle a eu lieu parce que certains ont oublié que la médecine n’est pas toute la science et que « toute pathologie est subjective au regard de demain » ; de ce fait, ils voudraient réduire la médecine à une science en retirant ce moment où le médecin doit agir sans disposer de toutes les informations sur la maladie et le traitement. Ce moment où l’intuition et l’expérience sont nécessaires.

      Ayant posé que la médecine était la science et que la seule médecine dite scientifique ne pouvait se faire qu’en ayant recours à la RCT, et adoptant une définition stricte de l’EBM, ils négligent cette phase essentielle qui fait que la médecine commence par l’observation d’une pathologie subjective. Comme on l’a déjà souligné, ils considèrent pour pseudo-scientifique un médecin qui ne s’appuierait pas uniquement sur la RCT… ce qui révèle une approche réductrice.

      Pour autant, le professeur Raoult n’est pas totalement innocent. Car même s’il n’a jamais prétendu disposer de la panacée, qu’il s’appuie sur des études peu convaincantes aux yeux de la communauté scientifique pour faire la promotion d’une posologie fait qu’il se permet sans doute de dire plus qu’il ne peut. Et de ce fait, il aurait lui aussi dû accepter que « toute science objective par sa méthode et son objet est subjective au regard de demain. » Il a prêté plus à la médecine que ce qu’elle n’était en mesure de faire. Sans doute aurait-il mieux valu tenir une position humble et se contenter de faire comme dans les autres pays et dire que la Chloroquine un traitement possible, à défaut de tout autre.

      Reconnaissons-le, d’un côté comme de l’autre il y’a eu une confusion des genres. Certains critiques ont nié la spécificité de la médecine et ont accusé de pseudo-scientifique un exercice de la médecine qui ne l’était pas. On lira pour s’en persuader la dernière tribune de Marc Rameaux que nous venons tout juste de publier, intitulée « Preuves cliniques sur les traitements du COVID-19 : la question de l’automatisation de la médecine » (14)

      De l’autre, un médecin s’est cru obligé d’en faire plus qu’on n’attendait de lui. Très concrètement, ce désaccord méthodologique s’est exprimé dans la querelle entre les partisans de la RCT et ceux de la méthode observationnelle.

      Les premiers ont critiqué ceux qui voulaient faire leur travail de médecin sans avoir recours à cette pratique, les seconds ont pensé qu’ils disposaient d’une méthodologie nécessaire et suffisante du point de vue de l’exigence rationnelle, pour affirmer une « vérité d’aujourd’hui » qui deviendra une erreur de la veille »

      Notons toutefois que si le marseillais a eu tant de succès auprès de l’opinion publique, c’est parce que le bon sens fait que chacun sait qu’il ne va pas consulter un médecin pour qu’il nous dise qu’il va expérimenter sur nous, et encore moins pour qu’il nous dise que la posologie qu’il va nous prescrire n’a pas été prouvée.

      Il faut bien évidemment que la science reconnaisse la spécificité de la médecine et que la médecine ne prétende pas outrepasser ses capacités eu égard au domaine scientifique.

      Le fait est que Didier Raoult est un bon médecin surtout parce qu’il a toujours su s’adresser au patient et à sa maladie. Ne serait-ce pour commencer par le caractère rassurant de ses propos qui contrastait fortement avec le caractère angoissant de la communication gouvernementale. Et il a réussi à le faire en prenant la parole sur Youtube. Il s’est appuyé sur la science dont il disposait. Là où il a outrepassé son rôle de médecin c’est quand il a voulu faire comme si on avait affaire à une « pathologie objective » alors qu’elle était nouvelle et qu’il n’y avait pas de traitement avéré.  C’est aussi à notre avis ce qui explique cette querelle franco-française, qui n’a pas eu lieu dans les autres pays, alors que eux aussi, ils ont choisi ce traitement par défaut, pour adresser une pathologie subjective (15).

      Selon nous, cette querelle, est donc le reflet d’une tension permanente entre science et médecine sur un fond d’émergence d’une nouvelle problématique : certains voudraient réduire la médecine à la méthode scientifique, oubliant que la spécificité du phénomène vital fait qu’on ne pourra jamais se passer de la relation patient médecin. Un sujet sur lequel nous aurons l’occasion de revenir.

      —–

      (1) En qualité d’éditeur, se prononcer sur un tel sujet présente un risque : celui de perdre la moitié de son lectorat. C’est la raison pour laquelle, nous avons donc donné la parole à des auteurs « pro » et « anti » Raoult. Or la lecture de ces arguments a été fructueuse, car elle nous a permis de comprendre l’articulation de cette opposition.

      (2) L’IHU a fait la liste des pays où l’usage de la Chloroquine était autorisée dans le Monde https://www.mediterranee-infection.com/coronavirus-pays-ou-lhydroxychloroquine-est-recommandee/

      (3) De l’ignorance et de l’aveuglement. Pour une science postmoderne″, CreateSpace Independent Publishing Platform, 2015.

      (4) Les 4 vices cardinaux des scientifiques https://www.youtube.com/watch?v=QhX7SQb1BMg&t=4s

      (5) Beaucoup de critiques de Raoult ont vu dans le fait qu’il s’occupait davantage de communiquer en direct avec l’opinion plutôt que de faire valider ses expériences par les pairs, une occasion de le comparer à un pseudo-scientifique. Dans la querelle des OGM, nous avons démontré que les anti-OGM posaient comme croyance récurrente l’absence d’équivalence en substance entre les organismes génétiquement modifiés et les organismes issus de la sélection classique (Oury, PUF 2006). C’est en se conformant à ce principe qu’ils ont falsifié certaines expériences pour affirmer à tort que les OGM représentaient un danger pour la santé humaine. Des affirmations qui ont été réfutées par la communauté scientifiques. On pensera à Arpad Pusztai, par exemple, dont les études ont été réfutées par la Royal Society, ou encore à Gil Eric Séralini, dont les études ont été dépubliées. Derrière ces auteurs il y avait un combat idéologique sous-jacent : démontrer que les modifications du vivant qui ont recours à la transgenèse végétale ne sont pas « naturelles » et qu’elles sont à éviter. On se trouve donc dans une toute autre dimension que la querelle Raoult sur l’Hydroxychloroquine et c’est à notre sens une erreur de croire que parce que parce que Didier Raoult s’est adressé au public plutôt qu’à ses pairs, tout comme l’ont fait Pusztai, Séralini, ou encore bien d’autres pseudo-scientifiques sur une quantité d’autres thématiques (ondes, nucléaires, glyphosate…). Comme nous allons le montrer dans la partie suivante, les raisons de cette prise de parole sont toutes autres.

      (6) Des mots et des chiffres https://www.youtube.com/watch?v=og7doP37AI8

      (7) 5 ans avant la crise du coronavirus, découvrez comment travaille le professeur Raoult https://www.youtube.com/watch?v=esFAIpNbuiM&t=7s

      (8) Didier Raoult en 2012 : La France, « un pays de seconde zone » sur les maladies infectieuses ? https://www.youtube.com/watch?v=H7p5TfbT-ms&t=4s

      (9) https://www.youtube.com/watch?v=kvNVsqfEzjU&t=57s

      (10) https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/2765410

      (11) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28215660/

      (12) Georges Canguilhem, in le Normal et le pathologique, PUF, Quadrige, p.153

      (13) Claude Debru : Canguilhem : le normal et le pathologique sous le regard de l’éthique https://www.youtube.com/watch?v=Csi1e10hvKU

      (14) La « méthode scientifique » ne consiste pas en une formalisation qui élimine tout facteur humain et toute intuition. Elle est un balancier incessant entre la preuve formelle et l’hypothèse plus ou moins intuitive. Elle atteint les précisions extraordinaires des sciences non parce que sa démonstration est absolue, mais parce que ce balancier converge de plus en plus, éliminant les hypothèses non pertinentes comme des scories de plus en plus petites.

      (15) A l’heure où nous mettons en ligne il semblerait que les choses évoluent en ce qui concerne la Chloroquine en France. Ainsi comme on peut le lire sur le blog de Gérard Maudrux sur le site du Quotidien du médecin : « La presse, si prompte à mettre en avant les informations anti chloroquine, ne semble pas avoir remarqué que la prescription de Plaquénil semble avoir été assouplie en catimini par le gouvernement. Un de nos lecteurs a soulevé le problème. Face à ce qui semble être une évidence, en premier lieu les témoignages des médecins prescripteurs, les très nombreux pays qui dans le monde l’utilisent de plus en plus, les études qui sortent montrant la diminution des cas graves traités par HCQ et AZI,.. je me demandais comment, après tout ce qu’il a affirmé, le gouvernement allait faire marche arrière, et s’il le ferait. » https://blog.gerardmaudrux.lequotidiendumedecin.fr/2020/07/15/la-prescription-dhydroxychloroquine-elargie/

      « JEAN-PAUL OURY
      Jean-Paul Oury is the Editor in Chief of The European Scientist. He holds a PhD in epistemology, history of science and technology from Paris VII Jussieu and is a published author. He specializes in transdisciplinary issues that link communication, technology and politics »

      QUESTION : ASSEZ QUALIFIÉ ?

      18 Responses

      ODILE RONSIN RÉPONDRE
      20.07.2020 at 12:43
      Je suis d’une famille de médecin.Dont une partie depuis Louis XVI.Mes 2 grands pères étaient médecins ont fait la guerre de 14 et mon père était ingénieur civil des Mines.Moi même j’ai fait des études de médecine jusqu’en 5ème année, puis j’ai pris un poste d’infirmière en EHPAD au DC de mon mari.
      Je vous remercie de cet article qui me semble faire élégamment le tour de la question avec objectivité, mot dont l’usage m’a été appris par les infirmières. Bien sûr, je suis une Raoult acharnée par intuition très objective et très subjective. La médecine est un art pas un protocole et je pense que quoiqu’il en soit DR a fait ce qu’il fallait faire.
      Quant au reste « Gouverner c’est prévoir »: DR n’avait-il donné d’excellents conseils très objectifs et basés sur l’évolution des techniques scientifiques de détection des microbes pathogènes dès 2005 (une intuition? de la science)???? Comme disent si justement les pompiers, un départ de feu, ça s’éteint très facilement, mais après c’est foutu.
      En vous remerciant encore

      JEAN-PAUL OURY RÉPONDRE
      21.07.2020 at 23:11
      Chère madame je vous remercie pour votre commentaire qui m’a fait plaisir à lire.

      XAVIER-CHARLES RÉPONDRE
      22.07.2020 at 03:53
      Bon scientifique, bon médecin. Mauvais journaliste.

      SHAWN CORREY RÉPONDRE
      23.07.2020 at 02:44
      Cet article est non seulement clivant, mais structurellement porté vers un anti Didier Raoult primaire. C’est pas vous qui allez donner des leçons de méthodologie, de recherche de traitement à une sommité mondiale de l’infectiologie. On a bien compris que vous n’appréciez guère l’homme. Mais hélas, vous faîtes parler Laurent Alexandre sur des questions dont il n’a pas la compétence. Quelle est sa légitimité sur cette question. Désolé de vous le dire, ni l’auteur de cet article, ni les différentes références citées n’ont le background scientifique du Scientifique marseillais. Donc , arrêtez de vous faire du beurre sur lui et allez-y plutôt le confronter en un tête-à-tête si vous en êtes capable. Et là, on verra.

      JEAN-PAUL OURY RÉPONDRE
      23.07.2020 at 09:49
      Marrant, cet édito fait réagir négativement aussi bien les pro que les anti Raoult qui sont très « engagés » … il faut croire qu’il touche juste !

      ELIE J. CHAZARENC RÉPONDRE
      24.07.2020 at 20:26
      La situation sur la connaissance de l’efficacité de la HQ

      https://www.hug.ch/sites/interhug/files/structures/coronavirus/documents/hydroxy-chloroquine_et_covid-19.pdf

      Aucune raison de penser que ce traitement fonctionne….

      KERMITO RÉPONDRE
      03.08.2020 at 13:41
      Franchement, cet affrontement est saoulant au possible, et j’en veux beaucoup aux autorités de ne pas avoir fait leur travail de verification.

      Le principal argument de Raoult est la baisse rapide de la charge virale ainsi que la durée de portage qu’il estimait à plus de 30% (9 jours au lieu de 14 si je ne me trompe).

      Y a-t-il besoin d’un double randomisé + placebo à coût et délai important pour vérifier une affirmation chiffrée ?

      Est-ce compliqué de demander à des structures hospitalières de vérifier par des mesures si oui ou non un groupe de x patients avec Azitro+Hydroxychloroquine dès les premiers symptomes montre une diminution tant de la charge que du portage de manière significative comparé à un groupe sans traitement ?

      Pourquoi les autorités sanitaires n’ont-elles pas mis fin au débat avec cette simple vérification ?

      On a préféré éprouver la chloroquine sur malades en detresse respiratoire, alors que son « promoteur » affirmait que c’était inefficace à ce stade.

      Personnellement, j’attends simplement cette vérification pour me faire une opinion. Le reste n’est que querelle stérile.

      ALAIN PRIVAT RÉPONDRE
      03.08.2020 at 16:50
      C’était bien évidemment à la charge de Raoult de faire cette comparaison entre groupe témoin et traité en ce qui concerne la charge virale et la durée de portage. Je rappelle par ailleurs que l’Hydroxychloroquine n’est pas dénuée d’effets secondaires, cardiaques mais pas seulement, et que certains patients traités avec cette molécule ont montré de tels effets secondaires . Le rapport bénéfice /risque est le mètre étalon d’un essai clinique …..

      ALAIN PRIVAT RÉPONDRE
      03.08.2020 at 16:42
      Je suis médecin , scientifique ( Docteur en Médecine, Docteur en Biologie Humaine) et j’ai passé près de 45 ans a pratiquer la recherche médicale à l’INSERM, et à enseigner à l’ EPHE (Chaire de Neurobiologie du développement, dont j’ai été titulaire pendant 30 ans). J’ai conduit plusieurs essais cliniques de phase 1, 2, et 3, y compris sur des patients en urgence absolue victimes d’accidents de la route. Ces essais multicentriques ont été conduits suivant les principes scientifiques admis par tous, à savoir randomisation et double aveugle. Fort de cette expérience, j’estime que D. Raoult avait tous les moyens et tous les patients nécessaires pour conduire un essai clinique suivant ces principes, ce qu’il n’a pas fait. Pourquoi? avait -il peur des résultats?
      Par ailleurs je note qu’il est l’auteur de plus de 3000 articles « scientifiques » en 30 ans, en moyenne deux par semaine, donc qu’il ne les a pas tous écrits, et donc pas tous lus . Certains articles tronqués lui ont valu d’être interdit de publication dans des revues connues. le premier article paru sur son essai Covid l’a été dans un journal inconnu dont le rédacteur en chef est l’un de ses collaborateurs, par ailleurs co-auteur de cet article.
      Tout cela, qui est parfaitement vérifiable, témoigne d’une forme de tricherie qui n’est ni celle d’un bon scientifique, ni celle d’un bon médecin….
      Pr Alain PRIVAT
      Membre de l’ Académie de Médecine

      GORCE RÉPONDRE
      09.09.2020 at 12:09
      Bonjour
      Enfin un article objectif qui fait intelligemment le point sur cette controverse. En résumé il fait bien le mien entre médecine, science et statistique. Il montre que Raoult est une pointure en médecine, que rien ne prouve que son traitement ne soit pas bon, qu il a fait ce qu il avait à faire en tant que médecin, c est à dire soigner les malades avec le traitement qu il pense être le bon, et même si ses études n ont pas l orthodoxie statistique, cela ne discrédite ni lui ni son traitement.
      Je comprends que les anti Raoult congénitaux, apartenant souvent au milieu médical, jaloux ou corrompus, ou ne maîtrisant pas ou mal le lien médecine /science, ne l apprécient guère.

      GUY WAKSMAN RÉPONDRE
      10.09.2020 at 13:29
      Votre article est intéressant, et les réactions qu’il a suscité également.
      Pour ce qui me concerne, ayant vu ce qu’est l’expérimentation en agriculture et en élevage dans le cadre de mon travail, je n’ai jamais pensé beaucoup de bien du Dr Raoult. Pour autant, je crois que c’est un bon médecin, écouté de ses patients parce qu’il est convainquant.
      Ce pouvoir de conviction est fondamental.
      On le voit avec l’homéopathie, le fait de prendre soin de soi-même d’une part, et d’autre part la conviction qu’on se donne les moyens de guérir, sont à mon sens la raison de la satisfaction des usagers de médications dont on a prouvé par ailleurs l’inefficacité.
      Et ce dans un contexte où les français sont très peu observants, c’est-à-dire qu’ils suivent très peu les ordonnances et recommandations de leurs médecins, qui sont bien formés pour le diagnostic, et la prescription mais pas pour convaincre les patients de suivre soigneusement cette prescription.
      C’est la force du Dr Raoult d’être très convainquant, et il me semble que c’est ce qui aide vraiment les patients.

      JEAN-PAUL OURY RÉPONDRE
      10.09.2020 at 15:16
      Bonjour monsieur Waksman, merci pour votre commentaire. Entièrement d’accord avec vous sur le pouvoir de conviction. Je pense qu’il y a de belles occasions de laisser de côté la polémique sur ce sujet si chacun fait l’effort d’être plus nuancé et de discerner les choses. Raoult est l’épiphénomène d’un sujet bien plus important qui est de savoir si la médecine se réduit à la science. Or ce n’est pas parce qu’elle utilise et se doit d’utiliser la méthode scientifique, qu’elle se réduit à celle-ci. Pour moi, c’est le sujet qu’illustre cette histoire.

      R. RÉPONDRE
      24.09.2020 at 19:23
      Pauvre Feyerabend. Un tout grand épistémologue qui prône un certain relativisme certes, mais dont les thèses mal comprises ont été récupérées par la sociologie post moderne. Feyerabend recommande certainement de ne pas négliger d’autres formes de connaissance. Ainsi, le vaudou est peut-être utile pour découvrir ou comprendre certains aspects de ce que nous appelons réalité; le vaudou reste cependant le vaudou et la science reste la science. Feyerabend est utilisé par les mauvais scientifiques pour justifier tout et n’importe quoi, pourtant il est clair qu’il s’inscrit à la suite de Khun dans l’épistémologie.

      JEAN-PAUL OURY RÉPONDRE
      24.09.2020 at 19:57
      Feyerabend n’est pas au cœur de cet edito. Vous feriez mieux de mettre votre commentaire sous le texte qui en parle ce serait plus approprié.

      FRANÇOIS VAZEILLE RÉPONDRE
      04.10.2020 at 09:08
      Bonjour,
      qui promeut encore l’usage de l’hydroxychloroquine dans le traitement de la Covid-19?
      Voici une excellente compilation qui fait le point:

      https://www.pseudo-sciences.org/Hydroxychloroquine-les-recommandations-des-agences-sanitaires-et-societes

      Cordialement
      François Vazeille

      POUR LE RÉDACTEUR DE CE BLOG, À MÉDITER LA RÉPONSE DE MONSIEUR OURY, CONCERNANT LES PUBLICITÉ DES AUTRES SITES… SOUVENT « C….. » 

      JEAN-PAUL OURY RÉPONDRE
      04.10.2020 at 13:11
      Monsieur Vazeille merci pour ce lien. Ceci-dit le principe généralement, quand on laisse un commentaire, c’est de réagir à la thèse qui est défendue dans l’article et non de venir faire de la publicité d’un autre site (trolling). Cordialement. Jean-Paul Oury

  10. parfois on distingue mal qui sont les imposteurs,
    au cours de l’histoire proposer des vaccins aurait aussi servi
    à des expérimentations non-éthiques
    nous espérons que ce genre de délire ne se reproduira jamais.

    https://www.history.com/news/the-infamous-40-year-tuskegee-study

    Extrait : en anglais :

    « In 2010, President Barack Obama and other federal officials apologized for another unethical, U.S.-sponsored medical study, conducted decades earlier in Guatemala. In that study, from 1946 to 1948, nearly 700 men and women—prisoners, soldiers, mental patients—were intentionally infected with syphilis (hundreds more people were exposed to other sexually transmitted diseases as part of the study) without their knowledge or consent.

    The purpose of the study was to determine whether penicillin could prevent, not just cure, syphilis infection. Some of those who became infected never received medical treatment.

    The results of the study, which took place with the cooperation of Guatemalan government officials, never were published. The American public health researcher in charge of the project, Dr. John Cutler, went on to become a lead researcher in the Tuskegee experiments. »

  11. Bonsoir, je vois qu’il y a débat avec divers avis.
    J’ai écrit et répondu à Hansruedi qui a réagit à mon commentaire sur Raoult. Pour mémoire : Je revenais sur le(s) mensonge(s), sous serment, de Raoult devant les Sénateurs Français. Il affirmait que 4,6 milliards de personnes vivent dans des pays qui autorisent ou préconisent l’HCQ ou chloroquine.
    J’avais constaté, lors d’une des vidéos de Raoult, que celui-ci montrait un site Internet qui référençait toutes les études favorables à sa propagande scientifique. Il y montrait un site détenu, après recherche, à un membre de son staff communication. Un site de référence pour Raoult, même si ce n’est pas le site officielle de l’IHU. Il est vrai que l’on aurait eu de la peine à croire à l’objectivité du site officiel de l’IHU. On y voyait, sur ce site de « référence » que la Suisse préconise l’HCQ en septembre 2020. Ce qui est faux.
    Hansruedi s’est fait avoir en allant vérifié sur le site officiel de l’IHU. Où la Suisse n’est plus dans la liste. J’avais pourtant bien écrit « le site de référence de Raoult » et non le site de l’IHU.
    Pas grave, j’ai fait comme Hansruedi, j’ai été voir le site officiel où l’on voit la carte officielle du l’IHU qui n’est pas sourcée. La voici : https://www.mediterranee-infection.com/coronavirus-pays-ou-lhydroxychloroquine-est-recommandee/
    Puis je suis parti chercher une carte sourcée avec liens officiels de chaque pays. On voit que Raoult, ou son équipe, mentionne des pays qui affirment officiellement ne pas autoriser l’HCQ ou chloro. Mais sa carte indique ces pays comme des pays qui utilisent, voir même préconisent l’HCQ.
    Là où Hansruedi, par manque de rigueur, n’a pas été, j’ai été. Certains sont dans la croyance, l’approximation et d’autres sont dans les faits avec des sources à l’appui. Voici une carte sourcée qui date de fin septembre 2020 : https://hcqstats.neocities.org/
    Je ne sais pas lire une étude, mais je sais lire une carte du monde. Tout comme je sais que lorsqu’une personne ment sous serment devant des sénateurs et avec la TV, c’est que la personne n’est pas très honnête.
    Comment un scientifique qui amène au monde en quelques jours la solution… (qui n’a en fait rien résolu…) qui dit haut et fort qu’il est le meilleur dans sa catégorie, qu’il fait parti des 1% dans les plus cités etc…peut-il faire une telle erreur et sous serment ? Et la maintenir en se référant à un site Internet qu’il sait certainement pas neutre et cela sur sa chaine youtube ???
    Soit il est bon, comme il le dit et alors c’est un menteur. Soit il n’est PLUS si bon que ça, qu’il cherche à 68 ans à se faire connaître pour un petit Nobel ? Pour se venger de Paris et des Elites qui en 2017 l’ont ridiculisé suite à de multiples plaintes qui a nécessité un audit avec des conclusions peu flatteuses sur son IHU tout neuf.
    Ou serait-ce une cumulation avec le fait qu’il a été nommé au Conseil scientifique dont la Présidence lui a été refusée ?
    Il a un beau CV, mais aussi un égo très impressionnant, tout comme son arrogance. Il a une audience, dans des pays comme la Françe, la Belgique voir même la Suisse (visiblement) et d’autres. Il distille sa propagande scientifique avec des vérités pour mieux cacher ses mensonges ou son incompétence ? Je crois que l’on sait qu’il n’est pas incompétent par son CV…. Mais l’on sait aussi que son égo est terriblement haut. Lorsque l’on est complètement imbus de sa personne, on a plus les pieds sur terre.
    Son audience amène des trucs du style « Hold up » dont un « expert » qui y intervient et poursuivi pour être un charlatan et est en psychiatrie actuellement. Son talent de CV amène des Perrone à dire tout et n’importe quoi à qui veut bien l’entendre avec un excès affligeant. Ses pairs ne s’y sont pas trompés et ont pris des mesures. Il y a aussi le Prof Joyeux, aussi un charlatan dangereux. Etc…
    Je suis avec attention les vidéos de Raoult et ait été surpris de le voir prendre une position sur le vaccin Pfizer ou Moderna (ARN). Il dit ne pas avoir d’Etudes entre les mains et affirme que ce n’est que de la pub. Je constate, en regardant la date que l’IHU a un site qui donne de fausses informations, mais en plus que son grand Directeur n’a pas entre les mains une Etude US très complète de 92 pages sorties 1 jour auparavant….
    N’est-ce pas là encore une tentative d’aller à contre-courant ? De porter le doute sur l’ARN qu’il semble ne pas connaître. Est-ce vraiment un IHU d’incompétents ou de menteurs ?
    Mais pourquoi mentir ? Je pense que la réponse réside dans son égo, dans le fait, comme déjà dit, que Paris et les Elites lui ont foutu une baffe en 2017 et comble d’humiliation… on lui a refusé la présidence du Haut Conseil scientifique pour y mettre une personne qui a travaillé pour lui.
    Ceux qui voient en Raoult un Dieu vont faire des sauts. Sauter chers amis, mais après avoir sauté regardez les faits.
    Moi ?…je ne suis personne, juste un gars qui ne gobe pas tout. Un gars qui n’y connait rien en médecine. Un gars qui n’a rien à gagner sur ce sujet. Je suis juste un gars qui cherche les faits pour se faire son opinion dans ce bordel. Et lorsque j’entends et vois qu’un crack ment dans son intérêt, lorsque je vois que ce crack est Directeur d’un IHU qui publie de fausses cartes du monde… je me dis que je ne suis pas un médecin, mais je me dis aussi que l’HCQ a autant d’effet que l’aspirine sur une personne atteinte par la Covid. J’dis ça, mais bon…j’dis rien… J’aime pas les blablas, j’aime les faits, ce qui est vérifiable. Et j’ai largement tout vérifié… et bien plus. Bonne journée !

  12. FredVS vous parlez de manque de rigueur me concernant, concédez que PERSONNE ne peut examiner en détail toute la littérature faramineuse et les études concernant la problématique du traitement de ce virus… Sauf peut être en étant retraité, ce qui n’est pas mon cas. Je vous fais confiance au niveau des cartes que vous évoquez, sans même vérifier, et j’ai effectivement été moins rigoureux que vous dans ce domaine là. Peut être par contre l’ai je été plus que vous, peut être pas, dans l’examen détaillé des études portant sur l’hydroxychloroquine couplée avec l’azythromycine sur les cas positifs déclarés tôt. Et ma rigueur s’est aussi portée sur les autres études, qui contre toute attente semblaient viser à mettre hors jeu ce protocole dès le départ, en ne respectant pas ce protocole (surdosage quasi létal, public de patients déjà en état grave, pas de couplage avec l’azythromycine, etc…). Cette rigueur m’a amené à la conclusion que ce protocole amène en l’état à de biens meilleurs résultats que tout autre. Je n’ai donc pas estimé nécessaire de chercher l’erreur chez son porte parole le Pr.Raoult, et ne crois pas que tout son personnel soit dans une combine ni des gens comme le Pr. Perrone ou même des médecins qui veulent prescrire ce protocole et qui en sont parfois empêchés par des agences du médicament embourbées de conflits d’intérêts. Pour moi, le Pr. Raoult est comme un lanceur d’alerte, son caractère m’indiffère, c’est le message qui m’intéresse et non le messager et l’examen rigoureux des études de ce protocole m’a fait conclure à une validation de son message. Pour moi, pour le reste, vu que ce domaine est devenu ultra clivant, en 2 camps pour et contre, je pense qu’il y a des mensonges, autant du côté des pro-protocole que des autres. Reste à savoir quand ces mensonges sont des erreurs ou de la mauvaise foi, et les motivations de ces mensonges (l’intérêt financier ou la santé…). Je respecte votre conclusion que ce protocole ne sert à rien, basé entre autres sur le fait que selon vos sources il n’y ait pas tant que cela de pays utilisant ce protocole et que Raoult aurait menti sous serment à ce sujet, mais je garde ma conclusion pour moi après examen rigoureux des diverses études sur ce protocole que sa non-utilisation est un non-sens grave. Peut être que le temps et le recul nous apporteront une réponse sur la validité ou non de ce protocole, et j’accepterai le verdict quel qu’il soit. Pour l’instant, si je suis positif, je ferai en tout cas tout pour ne pas prendre du Remdesivir et pour être traité selon ce protocole. Et c’est cela mon reproche principal: en France et même près de chez nous (hôpital de Rennaz) des médecins n’ont même pas ce choix fondamental de prescrire le traitement qui leur paraît le plus adapté. J’ai le sentiment que le Pr.Raoult se voit appliquer un autre protocole bien connu des lanceurs d’alerte: quand le message ne plaît pas (efficacité d’un protocole peu rentable), tuez le messager.

  13. Bonjour Hansruedi, efficacité d’un protocole peu rentable. Message. Analyses d’études etc… Voici ce que vous m’opposez.
    Peu rentable, donc les HUG et le CHUV ont constaté aucune efficacité de l’HCQ du fait qu’il n’y avait pas assez de $$$. Intéressant… Le message… il est biaisé vu que comme je l’ai démontré il est mensonger.
    Analyses d’études. Vous avez analysé et c’est tout à votre honneur. Donc, vous êtes l’une des rares personnes, l’un des rares scientifiques à être honnête. Tous les autres sont des fourbes et des vendus. Bien… j’en prend note et c’est peut-être pas faux, mais je constate que toutes ces crapules, enfin une partie, arrivent à maîtriser des vaccins ARN. Bien entendu BigPharma s’est attaché les soins des plus vendus.
    Mais je m’interroge… je ne suis pas médecin et je pratique et domine une science très « carrée » dont les chiffres.
    Nous pouvons tous constater qu’un vaccin n’est pas un raisonnement rentable.
    Ben oui, qui va encore investir des milliards pour des traitements contre la polio (par exemple)… Cette maladie, qui a touché et tué mon père. En cela j’ai appris beaucoup de choses. Et entre autres que les grands scientifiques de la SUVA n’y connaissaient rien sur l’évolution de cette maladie sur le temps. Mon père étant né bien avant le vaccin.
    Mais si les scientifiques modernes n’y connaissent rien… c’est bien du fait qu’il est inutile d’en apprendre plus sur une (des) maladies éradiquées par les vaccins. Tout comme il est inutile de rechercher des traitements pour ces maladies.
    Donc le vaccin est rentable à un moment « T ». Mais BigPharma ne sont pas devenues « Big » en ayant une vision à court terme.
    Vouloir imposer le Remdesivir ça fait monter les actions de Gilead pendant un instant « T ». Mais quand le monde apprend que le Remdesivir ne fonctionne pas… Ben la confiance et donc les actions retombent.
    Je sais pas, mais je pense que ces gros groupes ont un modèle économique plus solide que ça.
    Le gros problème des gens est de sous-estimé celui qui est en face.
    Vu que l’on est plus dans le sanitaire, mais dans l’économie… je pense qu’il n’y a pas plus mauvais représentant qu’un scientifique. Vous, Hansruedi, vous avez une vision médicale sur ce problème et vous résolvez tout, d’une manière simpliste, avec l’argument $$$ des vendus.
    Il est certain que l’actualité vous a bloqué à une vision portant sur 2020-2021. Dès que les vaccins de BigPharma auront dominé cette maladie, comme l’ont été toutes les autres. Il ne restera plus que la réputation des labos. Et ça ils le savent. Ce ne sont pas des start-up.
    Tout comme ils savent qu’ils doivent se pencher sur autres choses. Donc avoir une vision sur 20 ans minimum. Et non sur une année ou deux et encore moins sur une seule maladie.
    Tout ça pour dire que oui il y a des fourbes, et comme tous les fourbes ils sont néfastes. Mais tout le monde sait que les fourbes peuvent agir sur une période très courte. Il y a eu des scandales… genre Médiator. Mais Médiator c’est un Groupe, c’est pas BigPharma
    Pour en finir, si moi j’étais responsable financier de BigPharma, il est certain que j’aurais laissé passer l’HCQ et que j’aurais recommandé de faire de la recherche. Cela pour sortir de nouveaux produits à 1 million le comprimé pour l’après Covid, contre les séquelles.
    Et même plus, j’aurais pensé que l’HCQ n’est valable qu’aux premiers symptômes… mais après 1er ces symptômes ?, il faut un traitement. J’aurais donc sorti le fouet pour faire bosser les scientifiques vendus. Et sortir des traitement à des prix de dingues.
    En résumé, dans ces situations, dans la maladie il est préférable de sortir la calculette, le boulier puis… on verra pour sortir des études… Après tout, la Covid tue quoi… 1%, selon Raoult 0,5% je crois. Donc en tant que financier je me dirais qu’il me resterait plus de 99% à soigner, donc des centaines de milliards de $$$ et surtout ne pas faire un vaccin. Ne pas le sortir s’il ne fonctionne pas. Surtout pas !!! Car je sais que dans 10 ans ma calculette ne me servira qu’à compter, sous les ponts, la monnaie qu’il me reste après avoir vendu maisons, voitures et jeunettes blondes…
    Si BigPharma a la vision que vous lui prêtez, il est certain que mon imprimante va cracher mon CV dans les 10 minutes. Et que dans 30 j’ai envoyé le tout avec lettre sur ma vision à tous les plus gros Groupes. Faut vraiment tout leur expliquer à BigPharma…Pfff à se demander comment ils ont fait pour devenir « Big »……
    Non mais… vous et Raoult… vous croyez quoi ? Sérieux… Raoult, ben ouais il cherche la notoriété, il a un égo à flatter… Donc il n’a plus les pieds sur terre. Mais vous Hansruedi ?
    Sur ce… une bonne journée ! Cordialement !

  14. Bonjour FredVS, merci pour le bêtisier… qui est ma foi fort drôle! Si j’avais le temps, je pourrai faire de même avec à peu près n’importe quel gouvernement, c’est à dire un bêtisier de toutes les contradictions qui comme je vous l’ai déjà dit ne sont pas selon moi l’apanage d’un seul camp (pro ou anti protocole Raoult). Je pense que ces bêtisiers ne tiennent pas compte des dates dont leurs extraits ont été tirés, dans une situation pandémique qui est en constante évolution, et que le problème est justement que ce sont des « extraits » où l’on a ni la phrase complète ni la question qui y prévalait, ce qui au final ne signifie pas grand chose à mon avis… Un exemple parmi d’autres: le Pr. Raoult ne parlait pas de 2ème vague c’est vrai et il a précisé que la souche du virus n’étant pas la même actuellement qu’en mars 2020 il ne s’agissait pas techniquement d’une 2ème vague mais qu’il n’était pas nécessaire de jouer sur les mots, la situation étant déjà assez compliquée. Ceci n’est évidemment pas précisé sur le bêtisier. Mais je vous l’accorde ce bêtisier est une belle pointe d’humour.
    Pour le reste, je vous oppose dites-vous « efficacité d’un protocole peu rentable. Message. Analyses d’études, etc… », c’est un peu court selon moi, c’est comme si je disais que de votre côté vous ne m’opposez que 2 choses: un ego démesuré du Pr. Raoult et des cartographies mensongères (sauf apparemment sur le site de l’IHU qui est quand même le plus facilement consultable) déposées sous serment et « augmentant » le nombre de personnes utilisant de l’hydroxychloroquine à travers le monde (à un moment M faut-il le préciser, c’est-à-dire lors des auditions devant le Sénat), et que ceci suffirait à décrédibiliser tout le protocole Raoult.
    Le Pr. Raoult n’a en tout cas pas dit que des « conneries », vous pouvez googeliser et lire le rapport qu’il avait rendu au gouvernement français en 2011 sauf erreur sur les prochains risques majeurs sanitaires… et où il parlait très précisément d’un risque très similaire à celui qui est survenu avec cette pandémie. Il y préconisait des masques, des lits, des tests, plein de mesures que le gouvernement aurait été fort avisé de suivre, ce qui évidemment n’a pas été fait, ou beaucoup trop tardivement.
    Quant à la suite, je suis navré mais je manque de temps et d’énergie pour continuer à développer, surtout je pense que nous ne nous mettrons jamais d’accord sur ce sujet et j’espère simplement que le temps tirera tout cela au clair un jour.
    J’ai apprécié nos échanges, pour moi nous sommes un peu comme les 2 facettes d’une même pièce, c’est-à-dire que nous ne prenons pas une info simplement comme elle nous est donnée et vérifions chacun à notre manière des éléments composant l’info, et parmi la masse d’informations qui disent tout et son contraire, nous tirons nos propres conclusions (et c’est là que nos avis divergent). Je respecte donc la vôtre, d’opinion, mais maintiens la mienne, pensant qu’au fond nous cherchons la même chose, à démêler le vrai du faux.
    Et moi Hansruedi qu’est-ce que je recherche en prenant la défense du protocole Raoult, vu que vous me posez la question, alors que Raoult chercherait (en gros) la notoriété et un ego à flatter? Rien d’autre qu’un peu d’équité, tout simplement, mon sentiment déjà exprimé étant que l’on cherche à dézinguer quelqu’un que je considère compétent et porteur de parties de solutions, en précisant que la personnalité de ce Raoult m’indiffère totalement.
    Cordialement!

  15. Bonjour Hansruedi, je suis en total accord avec vous sur beaucoup de points. Et surtout sur Raoult qui est le sujet principal ici (faut pas le lui dire, il va décoller sinon. Ce serait pas pour me déplaire…).
    Je reproche à Raoult non pas son égo, donc sa personnalité et encore moins son physique (me fait penser à son interview avec Rochebin sur LCI) mais bien d’avoir franchi les bornes avec son devoir de résèrve. Et cela à mon avis pour satisfaire son égo.
    Je suis certain que si Raoult n’avait pas agit comme il l’a fait et inutillement pour la science, il y aurait moins de doutes, de fake news qui m’énèrvent etc et plus d’avancées de la part de la science.
    Là, pour laisser une place à son protocole, il s’en prend, avec Perrone, aux vaccins. Comme je l’ai dit dans ma dernière intervention les vaccins ont vaincu les maladies les plus mortelles du 20ème siècle.
    Raoult préfère visiblement que son protocole passe plutôt que de soigner les gens et cette situation pandémique. En gros, pour moi, Raoult n’est plus médecin. Il est VRP de lui-même et se fiche de la santé physique et psychologique des gens.
    Pour qu’il donne un message positif aux vaccins, il me semble qu’il faudrait accorder une importance positive à son HCQ pour qu’il laisse les vaccins faire leur job et voir ainsi un retour à la normale.
    En cela Raoult n’est plus médecin. Sa petite guerre Marseille – Paris m’indiffère et ce n’est pas de la médecine. Sa volonté de reconnaissance par son protocole, quitte à casser les vaccins, ce n’est pas une attitude d’un médecin.
    Je ne suis pas un pro vaccin, je constate tout simplement qu’ils ont fait beaucoup de bien.
    En tant que fils d’un homme qui a eu la polio, qui a vu son père vivre avec cette maladie pour en décéder, tout en constatant qu’un vaccin a résolu ce problème, je ne peux que penser que mon père, si né plus tard, aurait pu vivre plus confortablement et plus longtemps grâce à une simple injection. Je suis persuadé que mon père aurait largement préféré ça plutôt qu’à des traitements et à des « machines » qui lui permettaient de se déplacer.
    Merci pour cet échange fort sympathique. Bien entendu que j’ai du respect pour votre vision des choses. Je tire effectivement des conclusions autres que les vôtres par mes recherches et mon vécu.
    Pour finir, j’ai été confronté, de par mon père, à des « grands » Professeurs qui avaient tendance à avoir le « je » facile. Et ça, ça m’a très fortement énervé. Raoult ne fait que raviver cet énervement. Très respectueusement !

  16. RESPECTUEUSEMENT, TOUJOURS, MAIS DE PLUS EN PLUS AVEC UNE FORTE CONVICTION !

    Avec deux jours de retard, cette lettre, pour peut-être, ôter ou confirmer encore certains doutes concernant l’HCQ…

    16 décembre 2020 16h07
    Mis à jour à 17h33

    JEAN-FRANÇOIS CLICHE
    Le Soleil

    Lettre ouverte aux fans de Didier Raoult

    J’ose espérer que les partisans de Dr Raoult vont lire ce texte. 

    J’ose espérer qu’ils vont, eux qui aiment dire qu’il faut penser par soi-même, cliquer sur tous mes hyperliens et constater par eux-mêmes que je dis vrai. 

    https://www.lesoleil.com/actualite/science/lettre-ouverte-aux-fans-de-didier-raoult-b3e40cec0914643f1e86e351e5950dec

    J’ose espérer qu’ils vont, eux qui aiment dire qu’il faut se poser des questions, finir par se poser les bonnes.

    Je commence à les connaître, les fans du professeur Didier Raoult, ce microbiologiste marseillais et ardent défenseur de l’hydroxychloroquine contre la COVID-19. Après tous les courriels plus ou moins injurieux qu’ils m’ont envoyés, on est devenu un peu plus intime qu’ils ne le croient — et plus que je le voudrais, mais passons. Ils aiment se poser des questions, disent-ils. Alors j’aimerais juste attirer leur attention sur ceci, et voir quel genre de questions cela leur inspirera…

    Ce matin, Dr Raoult a publié coup sur coup deux tweets qui, à mon sens, illustrent bien la nature sa démarche. 

    Les deux portaient sur l’hydroxychloroquine (HCQ), cet antipaludique que Dr Raoult a commencé à recommander contre la COVID-19 au printemps dernier. Quelques études (assez petites et à la méthodologie problématique) avaient initialement conclu qu’il s’agissait d’un médicament efficace, mais nombre d’essais cliniques de meilleure qualité et de méta-analyses ont par la suite démontré que l’HCQ ne donne aucun bénéfice. Certaines de ces études ont d’ailleurs été carrément stoppées parce qu’il était devenu évident que cela ne donnait rien. 

    À peu près toutes les instances sanitaires (Santé Canada, la FDA, l’OMS, etc.) qui ont revu l’ensemble de la littérature scientifique à ce sujet recommandent maintenant de ne pas utiliser ce l’HCQ contre la COVID-19.

    Mais qu’à cela ne tienne, contre vents et marées (et données), Dr Raoult défend encore et toujours son usage sur toutes les tribunes. Aux yeux de ses fans, et ils sont malheureusement nombreux, ses conclusions sont les seules qui soient véritablement scientifiques. 

    Aux yeux de la plupart des autres scientifiques (et aux miens, bien qu’ils soient ceux d’un profane), il s’agit moins d’une démarche rigoureuse que d’un tri ne retenant que ce qui prouve, ou semble prouver, son opinion. Alors examinons les deux tweets de ce matin, je pense qu’ils sont à cet égard très, très «parlants».

    Le premier porte sur l’essai clinique Solidarity, qui a testé de manière rigoureuse plusieurs médicaments contre la COVID-19, dont l’HCQ et le remdésivir (un médicament antiviral). Dr Raoult y montre deux courbes indiquant que l’HCQ est aussi efficace que le remdésivir, «voire mieux», insiste le chercheur marseillais.

    Dit comme ça, ça porte à croire que l’hydroxychloroquine fonctionne bien et que c’est Dr Raoult qui avait raison. Mais voilà, c’est une manière formidablement trompeuse de présenter les choses : le remdésivir fournit en effet un bien drôle de point de comparaison parce que son efficacité n’est, au mieux, pas très claire, selon la lecture des études que fait Santé Canada. Et pire encore, l’essai que Dr Raoult cite lui-même dans son tweet, paru récemment dans le New England Journal of Medicine, a conclu que le remdésivir (comme les autres médicaments testés) n’avait que «peu ou pas d’effet».

    https://mobile.twitter.com/raoult_didier/status/1339138231099564034

    Bref, on prend un médicament qui n’a pas montré d’effet bénéfique et on s’en sert comme point de comparaison pour faire bien paraître son médicament fétiche. 

    Ça ne s’invente pas… 

    Et c’est sans compter que dans Solidarity, les patients traités au remdésivir étaient plus mal en point : les deux tiers d’entre eux devaient déjà recevoir de l’oxygène lorsqu’ils ont été inclus dans l’étude, contre un peu plus de la moitié chez ceux qui ont reçu de l’hydroxychloroquine.

    L’autre tweet de ce matin n’est pas moins troublant. Dr Raoult y affirme que l’Association médicale américaine (AMA) a retiré sa recommandation de ne pas utiliser l’HCQ contre la COVID-19. Et c’est sûr que lorsqu’on lit le document de l’AMA auquel le tweet renvoie, ça semble être du solide.

    Ce document-là a d’ailleurs été repris dans certains cénacles, notamment par le célèbre animateur/agitateur américain Rush Limbaugh, comme la preuve d’une machination passée contre l’HCQ, dont on aurait caché l’efficacité pour des motifs obscurs.

    Sauf que c’est complètement faux. Quand on examine le tout avec un minimum de sérieux, on se rend vite compte que le document détaille une motion qui a été proposée (pas adoptée : juste proposée) en novembre lors de la dernière assemblée de l’AMA par un petit groupe de médecins, partisans de l’HCQ mais très minoritaires. 

    Le simple fait de devoir débattre de cette motion avait d’ailleurs choqué bien des médecins qui ont assisté à l’assemblée, comme on peut le lire dans ce compte-rendu de MedPage Today. 
    Et la motion a été battue :

    J’ose espérer que les partisans de Dr Raoult vont lire ce texte. 

    1. Bonjour Sansblague, je suis malheureusement un peu fatigué de ce débat car que ce soit dans un camp ou l’autre on trouvera toujours des infos confirmant notre propre opinion, et je crains que seul le temps nous dira où était située la vérité. Je vais me contenter de vous donner quelques liens:
      https://c19study.com
      http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/hydroxychloroquine-lhistoire-que-ca-ne-fonctionne-pas-est-le-plus-grand-canular-de
      https://fr-mb.theepochtimes.com/lhydroxychloroquine-est-largement-utilisee-dans-le-monde-entier-1504396.html
      https://www.youtube.com/watch?v=23i-E2DQ47g
      J’anticipe en sachant que vous allez sans doute reprocher les dates des études sur les liens, la qualité des intervenants, etc… Et ne souhaite pas non plus prolonger de mon côté par un commentaire sur votre commentaire ci-dessus, sur les modalités de « Solidarity », etc… J’ai envie de vous dire: tant mieux si je me trompe et que ce protocole non seulement ne fonctionne pas mais est dangereux! J’ai selon moi déjà passé assez de temps et mis assez d’énergie à défendre un protocole que j’estime avoir été traité inéquitablement, comme je vous le dis vous trouverez toujours un lien « contre » ce protocole et moi un lien « pour », je préfère désormais me retirer de ce débat et laisser les gens décider en leur âme et conscience. Je le répète: pour moi le problème est que souvent les médecins n’ont même plus le choix de prescrire ce traitement s’ils y adhèrent, que ce soit sous prétexte de son inefficacité (ça je pourrai encore l’accepter), ou sous prétexte de sa toxicité (ça, cela me semble intolérable). Bien à vous et cordialement, mes salutations,

    2. Et j’ajouterai encore ceci: quel est le médicament choisi en CH, acheté à coup de millions, et recommandé en CH… le Remdesivir ! Alors si l’hydroxychloroquine n’est pas plus efficace ou guère mieux que le Remdesivir, expliquez moi pourquoi, alors que même l’OMS le déconseille, c’est le Remdesivir qui est proposé aux médecins pour traiter le covid, alors que l’hydroxychloroquine fait l’objet d’interdictions d’utilisation? J’y vois un traitement totalement inéquitable entre 2 produits sans percevoir la logique – en tout cas selon moi pas sanitaire – qui a mené à cette différence de traitement entre ces 2 produits

  17. Merci pour votre commentaire FredVS, et sincèrement désolé pour votre père. Je comprends bien sûr que certains propos au sujet des vaccins doivent vous révolter, à raison de par votre vécu, ainsi que le comportement de personnes qui croient tout savoir, des rois du « je ». Je comprends que Raoult puisse symboliser cela. Je vous remercie moi aussi pour nos échanges, et je suis sûr qu’on aura encore des occasions de débattre. Tout mon respect à vous aussi!
    PS: ce qui est drôle avec les pseudos est que peut être nous connaissons nous « pour de vrai » sans le savoir, ou alors nous ne nous connaissons pas du tout mais avec ces échanges j’ai l’impression d’avoir pu faire un peu votre connaissance et c’était très enrichissant, merci!

  18. Petit oubli … ou pas ?

    Azithromycine et coronavirus : posologie, avis, effets secondaires…

    https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2631581-azithromycine-coronavirus-antibiotique-traitement-covid-19-efficacite-effets-secondaires-posologie-prix-dose/

    18 juin 2020 :
    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2012410

    https://www.francesoir.fr/oxford-recovery-hospital-test-overdose-hard-pills-swallow

    The first inconsistency relates to the fact that a patient already treated with HCQ for another condition, can be recruited in the trial, but not in the hydroxychloroquine arm. No precautions of conflict with other molecules. Simultaneously, patients already treated with azithromycin, cannot be included in the azithromycin or hydroxychloroquine arm.

  19. Pour moi, le Professeur Raoult n’est pas crédible.
    Il parle d’une façon inaudible et ne répond jamais précisément aux questions qui lui sont posées.
    En fait, à l’écouter, on est dans le flou complet.
    J’ai connu des professeurs qui expliquaient des protocoles de traitements simplement et clairement. Et cela, à l’hôpital de l’Ile à Berne. Des professeurs admirables et humains.

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