
I.
La position du parti socialiste
C’est un immense honneur et un grand plaisir pour moi que de prendre la parole ce matin pour vous
présenter les 2 candidates au poste de juge cantonale, Mme Camille Rey-Mermet et Mme Stéphanie
Spahr.
Deux femmes extrêmement compétentes, intègres, bénéficiant d’une très bonne expérience du droit
et dont l’excellence des profils a clairement était démontrée lors des auditions menées par le groupe
Alliance de Gauche à la séance de préparation de la session courante.
Mme Camille Rey-Mermet habite à Monthey et dispose d’une licence en droit obtenu à l’Université de
Neuchâtel, du brevet d’avocat et d’un CAS en magistrature.
Après plusieurs stages, elle est nommée en 2003 Greffière au Tribunal cantonal du canton du Valais. En
2006, elle devient Greffière au Tribunal fédéral à Lausanne. Depuis 2010, elle est Juge suppléante au
Tribunal cantonal du canton du Valais, et depuis 2012, Juge au Tribunal de district de Monthey.
Chargée du projet pilote «consensus parental» au sein du Tribunal de district de Monthey, elle est
Membre de la commission cantonale valaisanne contre les violences domestiques, après avoir été
membre du groupe du Bas-Valais.
Suite aux auditions menées par les membres de la Coju, la commission de Justice propose Camille Rey-
Mermet pour l’élection au poste de juge cantonale.
Mme Stéphanie Spahr habite à Sion et dispose d’un diplôme en Biologie, d’un Bachelor en droit obtenu
à l’Université de Berne, d’un Master en droit passé à l’Université de Lausanne, du brevet d’avocat et
d’un CAS en magistrature.
Après plusieurs stages, elle est engagée en 2011 dans une étude d’avocat à Sion. Depuis 2015, elle est
Juge de district auprès du Tribunal des districts de Martigny et St-Maurice.
Elle est membre du Comité du Centre médico-social régional de Sion-Hérens-Conthey, membre du
Groupe régional du Bas Valais contre les violences domestiques, Secrétaire de la Conférence valaisanne
des juges de première instance, Membre de la chambre de surveillance des avocats et Membre de la
Commission cantonale de recours en matière d’impôts.
Au moment où nous apprenons que la seule femme juge cantonale a annoncé sa démission, je suis fier,
extrêmement fier que mon parti, le Parti socialiste du Valais romand fasse sien, une nouvelle fois, le
principe d’égalité des sexes. Je suis fier que mon parti propose et plébiscite deux femmes compétentes
pour ce poste. Le PSVr se réjouit de l’émergence de femmes compétentes au sein des différents
pouvoirs judiciaires et encourage toutes les femmes à présenter leur candidature dans tous les
domaines, que ce soit l’économie, la politique ou l’administration publique.
Le Parlement a suivi la commission de justice et a élu madame Camille Rey Mermet avec 70 voix.
Madame Stéphanie Spahr a quant à elle le score plus qu’honorable de 54 voix.
Le PSVr se réjouit de cette élection et souhaite à la nouvelle juge cantonale un engagement passionnant
en faveur des valeurs de gauche, la solidarité, l’équité et la justice impartiale.
II.
La position de L’1Dex
Voici pourquoi il n’y avait pas, aux yeux de L’1Dex, photo entre les deux candidates :
Extrait d’un article paru à L’1Dex le 10 juillet 2019
Me voici donc, comme le savent les lecteurs du feuilleton, éjecté de l’Etude du Ritz, avec une infinie tendresse par ces as des cocktails manipulatoires et des carnotzets claniques. Ouste, un bon pied au cul, on s’organise pour te dévaliser, et voilà, va faire ta vie ailleurs, mais ne chasse plus sur nos terres.
Le temps de la reconstruction passa par une décision que d’aucuns n’ont jamais compris : m’inscrire au parti socialiste, section sédunoise, puis me présenter aux élections.
La possibilité de joindre le parti socialiste a passé pour moi par une rencontre avec deux délégués, qui voulurent sonder mes convictions. On confia cette mission à Katia Chevrier et, je crois, à David Schopfer, qui durent faire un rapport pas trop mauvais aux décideurs.
A l’évidence, en Ville de Sion, tout se sait rapidement. Et voilà que Stéphanie Spahr, actuelle juge de district au Tribunal de District de Martigny, membre du parti socialiste, se convier à la table des discussions. On me rapporta que cette brave dame, que je n’avais jamais rencontrée de ma vie, tenta le tout le pour le tout, hors assemblée générale, pour que le comité ne me présenta pas comme candidat à l’assemblée générale; je ne pourrai ainsi pas devenir candidat, ni au conseil communal, ni au conseil général. Jean-Henri Dumont, que j’avais connu à travers le basketball, a pris ma défense et n’a pas accepté que je ne puisse pas tenter ma chance devant l’assemblée générale, qui m’a choisi avec quelques autres.
Mais, pourquoi raconter ici cette anecdote de pauvre contenu ?
Mais, c’est simple, parce que, à l’époque, dame Stéphanie Spahr était collaboratrice … à l’Etude du Ritz. Sans rire !
Je ne crois pourtant pas que je me serai attelé à ce supplément pour les lecteurs du feuilleton si, par les hasards de la vie (mais, vous le savez, vous autres, qui relirez la version KINDLE, AMAZON ou PAPIER de « IL EST CINQ HEURES, LA JUSTICE S’EVEILLE »), voilà que, de ma boite mail, surgit une surprise supplémentaire, une sorte de laideur finale, parée dans ce feuilleton de tous les atours de la beauté parfaite, que je vous livre en mots, …
Stéphanie Spahr a assisté Philippe Lorétan dans la défense des intérêts de la Cave Fin Bec SA et des cessionnaires de la masse en faillite de Michel Clavien. »
Et je vous l’annonce déjà, l’aventure n’est pas encore finie.
Ah, j’oubliais, … abonnez-vous à L’1Dex, qui est bon pour ceux qui ont des méninges et ne craignent pas de penser : cliquer ici.
Post Scriptum :
Formée à Neuchâtel, Camille Rey-Mermet officie déjà périodiquement au TC comme juge-suppléante, ce qui lui confère «une meilleure expérience» aux yeux de la Coju. A 47 ans, la magistrate a aussi été greffière au Tribunal fédéral et a travaillé pour une institution bancaire à l’étranger. Elle avait tenté en vain d’être élue juge cantonale en 2015. La Coju souligne sa grande connaissance du droit de la famille et des curatelles. Un élément qui revêt une importance particulière, puisque le poste qu’elle va occuper – le douzième du TC et le deuxième occupé par une femme – a justement été créé pour combler un manque dans ce domaine.
Bonne dégustation
Une Juge intègre fait son entrée au TC, c’est bien pour elle.
Mais une grande perte pour le Tribunal de Monthey, enfin pour les justiciables!
Le citoyen dit une étoile est née !
D y réfléchire …