(PAR VINGTRAS)
La gestion hasardeuse et technocratique de la pandémie par l’Etat bourgeois risque fort de nous perturber socialement et aussi de déconstruire les cellules familiales sur lesquelles repose l’équilibre (précaire) de la nation française…
…en effet la désastreuse communication officielle n’en finit plus de saper le moral de la population, qui est désormais parquée en îlots de contamination potentielle, et qui est parcellisée au mètre carré, le tout survivant vaille que vaille dans une société où le port obligé du masque transforme les individus en zombis voire en fantômes.
L’individualisme étant l’idée majeure de la doxa bourgeoise, la France d’en haut y trouve bien son compte puisqu’elle peut en toute légalité républicaine, imposer aux masses laborieuses et consommatrices le silence et la résignation. Le tout étant garanti et certifié par un haut comité d »experts » scientifiques qu’elle a soigneusement choisi.
C’est nier la chaleur humaine de l’altérité, qui induit la solidarité et la fraternité ; c’est faire fi de l’esprit collectif , le seul en mesure de trouver la bonne méthode pour combattre la propagation du virus.
Ainsi ce pouvoir peut-il enfin appliquer son saint-simonisme néolibéral puisqu’au « gouvernement des hommes il a substitué l’administration des choses », ces dernières n’étant plus considérées que comme des outils pour faire fonctionner l’économie du pays !
Autrement dit, après avoir déconstruit les effets du programme du CNR, Emmanuel Macron profite de la crise sanitaire pour réaliser le programme de Big Brother, en transformant la France en nation assistée et disciplinée…
Mais si effectivement les moutons de Panurge se précipitent tous ensemble du haut de la falaise, ils peuvent aussi tous ensemble briser leurs enclos et la bergerie : c’est ce qui arriva au petit peuple de Paris il y a 150 ans, après avoir subi les atroces rigueurs d’un siège où beaucoup d’entre eux avaient péri de froid et de faim.
Ils ont alerté tout un chacun en collant une affiche rouge sur tous les murs de la capitale, qui se terminait par ces mots :
Place au peuple ! Place à la Commune !