La crédibilité d’un chef de département et d’un conseiller d’Etat se juge, me semble-t-il, aussi sur la manière avec laquelle il traite les fonctionnaires et employés d’Etat qu’il dirige. Un gouvernant digne doit ainsi savoir remercier et féliciter ou blâmer et sanctionner.
L’affaire Maurice Chevrier est à mon humble avis la démonstration parfaite de l’incompétence abyssale de Monsieur Frédéric et de sa volonté infinie de complaire par tous les moyens à ceux qui l’ont élu, ses grands amis PDC, auxquels appartient l’Orange évolénarde.
Certains diront que je suis partie à l’affaire et que mon opinion ne vaut pas pipette. Pourtant, je vais vous la conter une fois encore en y glissant certains événements inconnus des citoyens.
Les lecteurs savent déjà que Maurice de là-haut, chef du Service des Affaires Intérieures du Canton du Valais, devait traiter l’affaire de l’Ours récalcitrant et a décidé de n’en faire qu’à sa tête pour préserver ses amis oranges du Châble. Il a poussé très loin ses facéties. Si loin que Gabriel Luisier a été contraint de déposer une dénonciation pénale extrêmement motivée à l’encontre de l’ancien conseiller national.
Pourtant, je puis vous l’assurer, il eût été si facile d’éviter cette épreuve. L’Ours du Châble eût pu être moins vindicatif si les employés-fonctionnaires de Frédéric Favre y avaient mis un peu du leur.
Constatant que Maurice Chevrier et son compère subordonné n’avaient pas même lu un recours que je leur avais adressé et n’avait surtout pas pris connaissance de l’élément essentiel de la démonstration, une simple clef USB, j’eus l’amabilité d’adresser trois lettres successives à Maurice Chevrier, dont la douceur de ton désarmera jusqu’à mes plus vilains ennemis :
La première lettre était adressée exclusivement à Maurice, la seconde à Maurice et à Frédéric, la troisième à Maurice, à Frédéric et au Conseil d’Etat.
Aucune réponse ne me fut jamais apportée.
Mais ces braves, Coquoz et Chevrier, poussèrent la plaisanterie bien plus loin. J’invoquai leur partialité :
Rien n’y fit.
Mais le Tribunal cantonal exigea de ces deux compères qu’ils abandonnent leur terrain de jeu. Leur partialité était trop grave pour qu’on leur permette de maltraiter encore plus l’Ours du Châble et son avocat.
On eût pu attendre, me semble-t-il, qu’un conseiller d’Etat avec un brin d’entregent prît à coeur l’affaire et obligeât ses deux subordonnés à simplement présenter des excuses. Fredo ne fit rien. La conséquence à laquelle il doit faire face aujourd’hui, et qu’il désire naturellement cacher à ses gentils électeurs, est que deux fonctionnaires importants de son service, que personne n’a même voulu blâmer administrativement, seront sous le coup d’une enquête pénale pour abus d’autorité et gestion déloyale des intérêts publics.
Considérant en qualité de rédacteur très soigneux d’un recours très bien ficelé que j’ai été également personnellement lésé, en qualité d’avocat devant obtenir de justes dépens au terme d’une procédure victorieuse, ce que les actes commis par les deux fonctionnaires n’ont pas permis, je me suis joint en qualité de partie civile au légitime courroux de Gabriel Luisier.
Enfin, il n’est pas sûr que Frédéric Favre a lu ou compris le rapport Bender & Veuthey et le rapport de la COGEST (1). Eût-il lu et compris ces textes que sa clémence et sa bienveillance envers Maurice d’Evolène atteignant des hauteurs insoupçonnées en deviennent proprement … lunaires.
Vous comprendrez que lorsque je constate aujourd’hui que Frédéric Favre reçoit dans le Nouvelliste de meilleures notes que Christophe Darbellay, flirtant même avec le 5 de moyenne générale, les bras m’en tombent.
J’avais oublié que le Clan dominant, qui ne veut pas de Mathias Reynard, a décidé de transporter une nouvelle fois Frédéric Favre sur les nuages conduisant à la victoire.
Il fallait oser prendre à ce point les Valaisans pour des cons.
Oui, il fallait oser.
Bonjour à celui qui répondra à la question figurant dans le post scriptum.
(1) Si Frédéric Favre a lu le rapport de la COGEST, c’est tout à fait impossible qu’il ne prenne aucune mesure contre Maurice Chevrier !
Post Scriptum : Monsieur Gaudin, virerez-vous, comme il le mérite, votre camarade orange, Maurice Chevrier, après avoir constaté par vous mêmes ses crasses manquements ou déciderez-vous que ces grossièretés administratives et légales ont été commises avant votre accession au siège de conseiller d’Etat ?
Résumé : Maurice Chevrier doit s’asseoir dans le même panier à salade que Eloi Rossier, Frédéric Perraudin et d’autres encore


Des comportements mafieux qui méritent un procès!
Se croire au-dessus des lois et écarter avec mépris ceux qui plaident à raison leur cause n’a jamais été le signe d’une grande intelligence, ce résidu de petits roitelets (de surcroit pas toujours très compétents) contribuent à entretenir un Valais d’un autre temps que beaucoup voudraient voir révolu, conscients que l’image du canton en pâtit.
Ne pourrait-on une fois faire le ménage, privilégier et conserver les compétences et le savoir-vivre. Le Valais prône le développement de ses industries ouvertes sur le futur. un atout indéniable pour un canton progressiste, les jeunes générations ont besoin de cet élan et vont s’y investir et resteront en Valais parce que des opportunités professionnelles leur seront offertes.
Ceux qui aiment er respectent le Valais devraient s’impliquer pour un Valais gagnant. Et s’impliquer se traduit par aller voter.
Ce commentaire de Isabelle Vuistiner est à mettre en relation avec un message WhatsApp que j’ai reçu ce matin, me renvoyant à une déclaration parue dans Le Temps, signée Yvan Aymon : « Si dans un pays démocratique la justice n’est pas rendue, ce n’est plus un pays démocratique ».
Si Maurice Chevrier et Yvan Coquoz seront jugés, je rangerai encore le Valais dans le champ de la démocratie.
Ces braves fonctionnaires auraient pu simplement demander pardon. Ils ne l’ont pas fait. Les voici attraits devant une juridiction pénale. Et leurs actes, je vous le dis, sont franchement intolérables, même pour un grand tolérant comme moi.
Et dire qu’il suffisait de m’adresser une petite lettre me disant « veuillez nous excuser ».
Mais, comme me l’a dit Gabriel Luisier à l’époque, s’ils l’avaient fait, il n’est pas sûr que le mandat des Oranges de Verbier n’eût pas été raccourci de nombreux mois.
Dans l’intervalle, Eloi et Frédéric ont été rémunérés par les citoyens.
Gabriel Luisier, lui, est toujours sans travail.
On appelle ça vraiment une démocratie, Monsieur Favre ?
« Notre système judiciaire est la risée de toute la Suisse et il n’est pas un homme de loi hors canton qui ne sache que, au vu de notre organisation cantonale, il est quasiment impossible de mener une procédure judiciaire à terme sans conflit d’intérêt. »
Exactement et ceci est très grave.
Alors que tout ceux qui vantent leur implication dans la politique, leur volonté de justice et d’équité pour tous, leur ténacité pour les combats auxquels ils adhèrent, ceux qui vantent la droiture et l’ordre moral, la volonté de changement et d’ouverture, et bien tous ceux-là qu’ils s’appliquent à appliquer ce qu’ils prétendent dire ou faire, et tout ira mieux pour tous les citoyens de ce beau canton.
Ca fait combien de temps que ça dure ?