Etat du Valais, justice pénale, ministère public, compagnie Interface : ça suffit ! (1)

9 janvier 2021

Agathe Seppey, du Nouvelliste, offre aux lecteurs de ce quotidien trente minutes de lecture matinale. Au moment même où je lisais le dernier paragraphe, un lecteur de L’1Dex m’offrait sur WhatsApp un sujet d’article étincelant (1) sous la forme de cette question : « Pourquoi les personnes impliquées ne passent-elles plus par la justice, aucune des huit ? »

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POUR LIRE L’ARTICLE DU TEMPS, « Une compagnie de danse valaisanne accusée de «dérives sectaires» », cliquer ici.

I

AGATHE SEPPEY

Article du Nouvelliste du 9 janvier 2021

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II

LIBERATION DE LA PAROLE [OU] LYNCHAGE

A quoi serons-nous tous inéluctablement confrontés après la parution de cet article ? A ces questions tout à fait contradictoires :

a) sommes-nous dans le champ de la libération de la parole ?

b) sommes-nous dans le champ du lynchage médiatique ?

c) sommes-nous dans un espace de concurrence artistique exacerbée ?

d) sommes-nous dans un espace de vengeance intime ?

e) y a-t-il eu consentement vrai pour certains protagonistes et viol ou contrainte affirmée caractérisés pour d’autres personnes ?

f) quel est le rôle des médias ?

 

III

ABSENCE DE PLAINTE

Pourquoi l’absence de dépôt de plaintes ? Les réponses spéculatives sont multiples :

a) la victime est souvent maltraitée;

b) le coût de la procédure, largement lié aux honoraires des avocats, est prohibitif;

c) le cancer de la justice est sa lenteur, elle-même source d’accroissement des plaintes des victimes;

d) la justice protège souvent les auteurs des actes, par exemple en utilisant à tort et à travers les principes de causalité naturelle et adéquate;

e) la volonté de garder le secret pour préserver son intégrité par rapport à autrui;

f) la victime, détruite, isolée, malade, n’a pas la force d’affronter la justice;

g) etc.

Et tout devient encore plus compliqué si l’on imagine une personne dans une époque de sa vie militante dans sa vie sectaire, puis avoir été successivement manipulée, abusée et avilie.

 

IV

TOUT LE MONDE SAVAIT

Fric et cul sont des clefs de compréhension de la nature humaine pour le monde freudien.

Fric

Lors de l’éclatement de l’Affaire BCV-DORSAZ, L’AGEFI a titré : « TOUT LE MONDE SAVAIT ».

Cul

Après l’éclatement médiatique de cette affaire, à travers « Le côté sombre de la compagnie Interface », doit-on exclure que, depuis longtemps, « TOUT LE MONDE SAVAIT » ?

 

V

LE SILENCE DU MINISTERE PUBLIC

Le ministère public cantonal, sous la direction de l’ineffable Nicolas Dubuis, n’a jamais été pro actif. Il a toujours attendu qu’une dénonciation écrite tombe sur son bureau. Or, un procureur, d’office, doit se saisir des situations dès l’instant où il estime qu’un soupçon nécessite des investigations. Peut-on sérieusement penser que personne à la Rue des Vergers n’ait ouï dire de ce qui se passait à l’intérieur de la compagnie Interfaces ?

Le rôle de la justice est de regarder, de vérifier, d’enquêter. Certains faits révélés dans l’article, tels que décrits, sont clairement constitutifs d’un viol ou/et d’actes de contrainte. Ces infractions sont poursuivies d’office.

Alors, Nico, tu t’agites ?

 

VI

LA PRESSE N’EST PAS ZORRO

Les gens de presse, qui fréquentent plus que d’autres les zones artistiques, savaient depuis longtemps l’existence de certaines pratiques. On peut dès lors s’interroger : pourquoi en 25 ans n’y a-t-il pas eu auparavant d’articles ? On dira aujourd’hui que le phénomène #MeToo a passé par là et qu’il y a un certain mérite à dire ce qui si longtemps n’a pas été dit.

Pourtant, dans le même temps et simultanément, la presse n’est pas la justice.

Mais la justice de chez nous a-t-elle les ressources en intelligences, en finances, en intuition, en bon sens pour traiter de manière appropriée la chose ? En Valais, ma réponse est clairement négative.

Face à cette justice-là, l’article, très critiqué par certains, loué par d’autres, a ce mérite de dire à nos organes de pouvoir, « ça suffit ».

Mais qui entendra ?

 

VII

SUBVENTIONS PUBLIQUES

Une conséquence de cet article risque fort d’aboutir à une suppression des subventions et des subsides.

Ce que L’1Dex soutient aujourd’hui est la nécessité, en réponse à cette situation, d’augmenter les subventions à la culture.

Sans délai.

VIII

RENOMMEE

La compagnie Interface est l’une des seules en Valais à avoir une renommée internationale.

Sachons, oh Gouvernants, libérer des fonds vers le monde de la culture, si touchée aujourd’hui par la situation sanitaire.

Les artistes sont fatigués, mais certains sont toujours très motivés. Il existe de vrais créateurs en Valais. Ne les oublions pas.

Sachons spéculer sur l’intelligence et non sur l’émotionnel.

IX

CONCURRENCE

La situation impose en peu de mots de rappeler le parcours de Stéphanie Boll, consultable aisément sur internet (cliquer ici).

X

LIBERTE INDIVIDUELLE ET SECTE

Le mot secte a d’abord désigné, soit un ensemble d’hommes et de femmes partageant une même doctrine philosophique, religieuse…, soit un groupe plus ou moins important de fidèles qui se sont détachés de l’enseignement officiel d’une Église et qui ont créé leur propre doctrine.

Il est devenu un terme polémique, qui désigne un groupe ou une organisation le plus souvent à connotation religieuse dont les croyances ou le comportement sont jugés obscurs ou dévoyés.

Généralement les responsables de ces groupes sont accusés, d’une part, de brimer les libertés individuelles au sein du groupe ou de manipuler mentalement leurs disciples afin de s’approprier leurs biens, de les maintenir sous contrôle, etc. et d’autre part, d’être une menace pour l’ordre social.

L’Académie française définit ainsi la secte :

 

Dans le cadre de la compagnie Interface, le syntagme approprié est probablement celui de « dérives sectaires ».

XI

DENI

La victime est très souvent confrontée au déni.

L’Etude du Ritz, connue des lecteurs de L’1Dex à travers deux feuilletons remarquables, « Il est cinq heures, la justice s’éveille » et « Philippe Lorétan et le cas Sembrancher », et un livre « oublié » du NF, « La Vérité sur l’Affaire Alain Cottagnoud », offre la démonstration de la chose dans Le Nouvelliste du jour sous une forme lourde :

Ne manque que le refrain de la présomption d’innocence.

Nul besoin de dire que personne ne peut exclure le dépôt d’une dénonciation pénale pour dénonciation calomnieuse et calomnie, arme ultime de tous les chantres du déni. Dans cette hypothèse, je suggère déjà aux victimes qui seraient dans le viseur de leur harceleur de ne pas hésiter à utiliser la même tactique que j’ai proposée récemment, m’étant aperçu, naïvement trop tard dans ma vie professionnelle, que parfois la gentillesse n’était plus l’arme adéquate pour lutter contre les vilains, contre lesquels il faut savoir utiliser les mêmes armes qui sont les leurs pour satisfaire leurs pulsions délétères (cf. par exemple, l’article du 22 juin 2020).

XII

SEXUALITE

La liberté doit être aussi sexuelle.

Mais la liberté sexuelle inclut la prise en considération du NON de l’autre.

Le texte de Agathe Seppey inclut des passages où l’absence de consentement est évident.

Et celui qui a dit OUI une fois est en droit de dire NON la suivante.

A l’évidence, à l’intérieur de la compagnie Interfaces, la sexualité n’était pas seulement libre, libérée et débridée, mais également asservissement et avilissement.

Et que l’on ne vienne pas me dire qu’un acteur sexuel n’est parfois pas à même de déterminer si son partenaire est un acceptant ou un refusant. Il existe un moment donné où les explications les plus scabreuses ou les plus fantasmées ne méritent plus que dédain, opprobre et indignation.

 

XIII

REEQUILIBRE

Rééquilibrer les choses doit passer, pour quiconque veut respecter un tant soit peu l’Etat de droit, par la voie institutionnelle.

N’importe quel procureur ayant lu l’article du Nouvelliste a l’obligation de se saisir du cas. Et si Nicolas Dubuis, ami de l’Etude du Ritz, défenseur de « André » d’Interfaces, ne lit pas le NF ou ne le comprend pas, un autre procureur, femme ou homme, doit – impératif catégorique – ouvrir formellement une enquête et saisir la police judiciaire.

Une enquête doit donc être initiée.

 

XIV

BAUDELAIRE

Quelques conseils :

Lire ou relire « J’aurais préféré Baudelaire heureux ».

Comprendre le courage qu’il faut pour dénoncer de manière non anonyme.

Bannir du monde de la justice les petits magistrats (relire le chapitre 26 de « Baudelaire », intitulé « Le petit juge »).

Soutenir toutes les démarches qui tendent à la pénalisation du harcèlement sur le lieu de travail, et s’opposer ainsi vivement aux 45 parlementaires femmes qui ont dit NON à la motion présentée initialement par Oskar Freysinger.

Hurler enfin devant la porte du ministère public, à la Rue des Vergers à Sion, dans l’espoir que le procureur général, dans un sursaut de je ne sais quoi, veuille enfin mandater la police judiciaire et ouvrir, d’office comme la loi le lui impose, une enquête préliminaire qui permettra aux organes de l’Etat en charge de la chose de retrouver les anonymes qui ont répondu au Nouvelliste et une ou plusieurs autres victimes de la compagnie Interfaces afin de déterminer la réalité des faits, leur nature, leur fréquence, leur régularité et leurs conséquences.

XV

CONSERVATION DE CE LIEU DE CULTURE ALTERNATIVE

La compagnie Interfaces, connue à travers le monde, d’Avignon en Afrique du Nord, avait constitué un lieu de culture alternative. Il faut espérer qu’un collectif d’artistes puisse se constituer et obtenir de pouvoir faire vivre ce lieu hors les structures institutionnelles étatiques. Ce n’est pas gagné dans la mesure où la chute inéluctable de la compagnie Interface est un coup très rude donné à la culture du canton du Valais.

 

XVI

COURAGE

Le mot courage a été associé récemment à l’acte posé par Camille Kouchner révélant l’existence d’un inceste commis par Olivier Duhamel sur son frère jumeau. Ce signifiant est encore plus approprié, lorsqu’il est attaché à un acte de révélation émanant de la victime, fut-elle parfois encore anonyme. Dire, affirmer, dénoncer, n’est jamais simple, tant certains ont une extrême facilité à jeter l’opprobre sur ceux qui osent exprimer ce que d’aucuns ne voudraient pas même imaginer.

On pourra toujours critiquer la manière de dire, le choix d’un mot, la motivation incomplète de la décision, on pourra toujours assimiler la révélation à une excessive tardiveté, tant dans l’enquête que dans la mise en lumière des faits, on pourra toujours citiquer la méthode de diffusion, on pourra dire tout et son contraire, pourtant on doit d’abord, et essentiellement, dire bravo à celles, anonymes ou non, qui ont choisi avec vaillance de refuser de se taire.

Oui, il a fallu un certain courage pour apparaître devant le Valais et dire avec force ces deux mots : « ça suffit ! ».

Bonjour à tous les gens de culture.

 

 

 

(1) Etincelant :

 

 

Post Scriptum : Agathe Seppey, avez-vous été assistée par Marie Parvex ?

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

14 thoughts on “Etat du Valais, justice pénale, ministère public, compagnie Interface : ça suffit ! (1)”
  1. https://www.atlantico.fr/decryptage/3427588/terribles-pieges-auxquels-face-victimes-de-violence-conjugales-et-familiales-divorce-pervers-narcissique-genevieve-schmit?fbclid=IwAR1e86LMeZVH3WIXxyJfP996HXj1ajyHQ2-NBr9107Za6AXod2Y7EEle1jQ

    ici un article intéressant, il parle des victimes de violences conjugales et familiales, mais peut très bien s’adresser à toutes les victimes de toutes les formes de violence qui se retrouvent face à la justice et parfois face à des stratèges et des stratégies perverses.

  2. Si tous les faits sont vérifiés et que des mineurs pourraient se compter parmi les « victimes », c’est très très très grave! Le Ministère public doit intervenir d’office à défaut ne serait-ce pas de la « non assistance à personne en danger »?

    1. si……et pourquoi dans toutes ces affaires les gens se taisent-ils et si longtemps alors que soit ils ont été eux-même abusés, soit ceux qui étaient au courant ne font que détourner le regard du problème ?

      Ce n’est plus acceptable tout comme il n’est plus acceptable de ne pas être entendu, soutenu et compris dans le cas des victimes qui veulent parler, d’ailleurs une victime qui veut parler sort alors de son « statut » de victime en prenant des responsabilités et en dénonçant.

  3. Intéressante investigation des journalistes du Nouvelliste. Si la moitié des faits se vérifie et est portée à la connaissance des juges, nous avons en Valais une affaire de même calibre que celle qui a secoué (« Pardonnez-moi » – pouf!) la RTS par la mise en cause de son ancien présentateur phare du 19h30. Les personnes d’Interface mises en cause doivent être entendues afin de faire la lumière sur la réalité de ces faits, graves s’ils sont établis.

    Mais au-delà de cette pénible affaire, le respect du clan entraîne en Valais un respect relatif du cadre de la loi. Le fonctionnement dans notre canton apparaît tellement gangréné par cette attitude si bienveillante par rapport au clan, à tout type de clan. On peut caricaturer cette favorisation du clan par les propos caricaturaux que j’ai entendu lancer si souvent aux personnes non-valaisannes pour justifier certains écarts à la réglementation ou à la loi du clan aux 13 étoiles: « Tu ne peux pas comprendre. En Valais c’est différent, on ne fonctionne pas comme çà. »

    Avec les lunettes de lecture de la bienveillance au clan, tout s’éclaire: le scandale du fluor, le scandale du mercure, les scandales bancaires, les abus dans les stations, les excès d’un conseiller d’état qui ne sera pas réélu, les arguments sans fondements des Trumpsters locaux qui, manque de bol pour eux – pouf – ont vu leur prophétie de 2ème mandat Trump se fracasser par la mise à sac du Capitole, et j’en passe, et j’en passe, et j’en passe… Il y en a tant…

    Et avec un tel respect du clan, le corollaire implacable est le rejet par les membres de la République des Alpes du lanceur d’alerte; cet emmerdeur qui casse l’harmonie du clan. Alors, certains auteurs de commentaires bien nés aux idées outre-politiques (pour mémoire, par exemple des Trumpsters locaux: un golfeur, un enseignant/historien, voire un psychiatre sénior…) s’étonnent de se heurter à des auteurs de commentaires anonymes opposés à leurs délires outre-politiques. Les bien-nés aux ambitions extrêmes présentent leurs opposant anonymes comme non « CLEAN ».

    Interpellé par cette « fulgurance », l’anonyme que je suis souris en m’apercevant que ce n’est pas « clean » qu’il faut lire, mais « clanique », car ces bien-nés s’agitent, rédigent, apostrophent pour CONSERVER le canton, le pays, l’international en l’état.

    A nouveau je dois sourire, car je ne suis jamais autant créatif qu’en me positionnant en dehors de la boîte. Alors comprenez mon respect mini-minimal du clan qui exige à tout prix pour entrée dans le clan le mépris de la loi (par exemple le non-respect des résultats d’une élection présidentielle US)

    Respect clanique au mépris des bonnes pratique? Ma réponse:
    – JAMAIS;
    – ou comme disent les jeunes RAF pour « rien à f***** ».

    En résumé pour moi, le respect des bonnes pratique doit être présenté ainsi: – « Tu comprends, même en Valais, le cadre de la loi doit être respecté! »

    Bien à vous (adressé à nouveau à 360 degrés en signe de paix sur le monde, même au golfeur émérite fan du 45ème président), Et surtout MERCI aux autres anonymes qui ont réagi par exemple avec vigueur aux commentaires absurdes des bien-nés Trumpsters.

    1. @Mozonfucking Time, 

      Excellent, bravo !!
      Continuez, merci !!

      Bienvenue parmi nous, nous les anonymes ou toutes nouvelles personnes « importantes » qui avancent masquées sur ce site !!

      ET QUI, POUR CERTAINS, NOUS SOMMES : « DES PERSONNES PAS RECOMMANDABLES, NI CLEAN  » (SELON L’AVIS D’UN CORBEAU) »…!!

      J’aimerais répondre alors ceci, je préfère, et de loin, une/ma propreté intellectuelle, fût-elle même anonyme, plutôt que celle, de certaines personnes non anonymes nostalgiques de tristes valeurs d’un passé pas si lointain, et qui, est en train de faire résurgence !!

      Mozonfucking Time, et aux autres, au plaisir de vous lire encore. 

      Daniel E. #jesuislà 

  4. Lorsqu’une jeune journaliste, Agathe Seppey, certainement éprise du mouvement me too et qui signe son dernier article, la trace de son départ, par un pamphlet qui pue d’abord la vengeance désirée d’une ancienne associée, ancienne présidente de la fondation Interface, à savoir Stéphanie Boll, qui n’a plus eu visiblement le même rayonnement culturel après avoir quitté fâchée, la compagnie il y a plus de 10 ans, ça donne l’idée de départ de ce papier.

    Il n’y a pas lieu de commenter -mettre en doute ou pas leur parole- les autres intervenants, très certainement désignés par la première précitée puis qu’hormis Marie-Noëlle Guex, ils sont tous anonymes -mais connus de la rédaction quand même- ce qui est assez exceptionnel voir crasse.

    Mettre à jour des pratiques sexuelles, désirées, consenties ou non, là n’est encore pas le plus profond sujet c’est juste d’écrire le plus abjecte possible. Agathe a juste oublié de mettre en « soupçons » que celui qu’on veut mettre sur le bucher aurait peut-être eu des envies de Sado-masochisme et pourquoi pas pendant qu’on y est, de scatologie ou de zoophilie ? Après tout, la journaliste n’a-t-elle pas décidé de mettre au jugement populaire la sanction d’une personne, d’une compagnie titrée à multiples reprises -ce qui force à la fois à l’admiration et naturellement à la JALOUSIE-, soutenue, la collaboratrice par son employeur Le Nouvelliste via son rédacteur en chef, Vincent Fragnière, qui de ce fait devient l’arme, l’outil d’un retour d’une certaine « Inquisition » où l’on brûlait les hérétiques sur la place publique.

    Loin de moi de hurler que André Pignat est blanc, à vrai dire je n’en sais rien. A la différence d’une certaine presse, je ne suis pas juge moi. Mais lorsqu’on se réjouit d’une mise à mort basée non pas sur des jugements en force, mais juste sur des témoignages « anonymes », cela est exactement ce que l’on appelle une chasse aux sorcières.

    Et à lire les commentaires sur le profil FB d’Agathe Seppey qui se réjouit, cela ressemble clairement à une mise à mort dictée par des personnes qui veulent régler les comptes, mais pas devant un juge, qui aurait également pu leur garantir l’anonymat, non, ils préfèrent vomir et donner à l’Inquisiteur ce qu’il lui faut pour prononcer la sentence. Le titre du Nouvelliste est extraordinairement lâche, « des soupçons d’emprise morale et d’abus sexuels »…. Un grand titre pour des soupçons….

    Et demain on pendra qui sur la place de la Planta ? Christophe, Jean-Jacques, Stéphane, Bernard, vous ou moi ? Qui sait…. On n’a plus besoin d’être accusé devant un tribunal, il suffit qu’on soit soupçonné.

    J’espère comme tout le monde que Justice sera rendue. Si André Pignat a fait quelque chose de répréhensible aux yeux de la loi, alors que plainte soit déposée et qu’il soit condamné. Si la compagnie Interface a fait qqchose de faux, alors je lui souhaite, je NOUS souhaite, qu’elle puisse réparer et continuer de propager son talent, ses talents multiples à travers le monde. MAIS si tout cela n’est qu’une vengeance, alors je souhaite clairement que les gens qui auront répandu ce « purin » répondent aussi de leurs actes et pas seulement par un petit mot d’excuse sur leur profil FB, non, qu’ils soient eux aussi devant la justice et que leurs noms soient publiés, qu’ils soient d’anciens collaborateurs, ou journaliste même partie à Genève ou rédacteur en chef. Car la soi-disant liberté de la presse ne peut pas être une protection à toute calomnie. Alors laissons faire la justice pour autant qu’elle trouve matière à mener une action.

    1. Le déni prend des formes très diverses :
      a) la négation;
      b) le mensonge;
      c) la calomnie inversée;
      d) le foutage de gueule assumé;
      e) la narration jouissive inversée;
      f) la mauvaise foi infinie;
      g) le « trolling » « intelligent »;
      h) le discrédit choisi;
      i) le procès d’intention immonde;
      j) la critique professionnelle larvée;
      k) la « crassitude » écrite;
      l) la lâcheté argumentaire;
      m) etc.

      Parfois certains parviennent à cumuler.

      Personnellement au moment d’achever ce commentaire, je pense à cette mère de famille de plusieurs enfants qui est venue à mon domicile conter sa désespérance, sa dépression, son désespoir nés là-bas, dans ce lieu, explique ce commentateur, où rien ne serait passé et où seule la jalousie dicterait la vengeance.

      Birk !

    2. @Inquisiteur,

      Bravo à Agathe Seppey et au Nouvelliste d’avoir écrit cet article.
      On comprend que des femmes abusées n’osent pas déposer plainte en lisant vos propos. Qu’est-il arrivé à la politicienne montheysanne qui a dénoncé des gestes déplacés: pas réélue (tracée dans son propre parti aussi). Victime deux fois.
      C’est ce que vous leur réservez dans votre commentaire. Elles agissent par vengeance ou jalousie. Deux fois victimes aussi. Bravo!
      Sans le « soutien » de la presse, rien ne se passerait et les personnes abusées seraient bien isolées dans leur souffrance.

  5. Monsieur Riand,

    Je ne crois pas avoir écrit que « rien ne se serait passé » par contre je pense sincèrement que l’initiatrice de cette enquête rapportée dans le quotidien devenu l’inquisiteur est réellement en mode « vengeance ». Etonnant pour une ancienne présidente de la fondation Interface.

    Ceci étant, vos mots retiennent l’attention car vous écrivez « cette mère de famille de plusieurs enfants qui est venue à mon domicile conter sa désespérance, sa dépression, son désespoir nés là-bas, dans ce lieu » car soit ce sont les enfants qui sont concernés et alors cher Maître, il aurait été de votre devoir, en plus de celui de la mère, d’informer immédiatement le service de protection de l’enfance qui aurait envoyé la police, mais comme vous êtes un homme de loi, j’opte pour la seconde suggestion, à savoir que « mère de plusieurs enfants » ajoute un peu de texture dramatique à votre commentaire, mais dès lors ce que je n’arrive pas à comprendre Monsieur Riand, c’est pourquoi vous n’avez pas pris sous votre aile d’attaquer de suite les responsables de ce lieu sous une certaine forme de mobbing avéré selon vos mots ci-dessus ? Car vous savez très bien défendre cela, vous l’avez fait de façon active et surtout justifiée dans les années 2000 pour protéger quelqu’un qui vous est cher au sein d’une certaine école du côté de Sierre. Nul doute que cette « mère » de famille aurait mérité la même défense de votre part. Après, c’est malheureusement souvent très tard, trop tard.

    Je m’arrête là, j’ai du respect pour nos vraies institutions, même si elles ne sont pas toujours parfaites. Normal, c’est l’homme (l’humain je précise) qui les a mises en place !

    1. Je vous conseille vivement de relire (ou de lire) « J’aurais préféré Baudelaire heureux », vous auriez pu dire moins de bêtises. Mais il paraît que la liberté d’expression, à laquelle est si attachée L’1Dex, passe par l’acception de la bêtise ou de l’irréflexion. Je préfère ne pas m’étendre. Mais si Canal 9, Rhône FM ou Le Nouvelliste, médias dominants, m’invitent, je pourrais expliquer ce qui attend une justiciable dans le monde de la justice de chez nous.

  6. Vilains (moche) mossieurs qui jouent encore à la poupée…..à leur âge……..voilà en résumé pourquoi les femmes en ont marre…….des cochons. Bravo à celles qui les dénoncent.

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