Etat du Valais, élections au Conseil d’Etat. Franz Ruppen est donc définitivement un PDC

1 février 2021

Nous pouvions peut-être encore avoir des doutes. Nous savons aujourd’hui, après son grand interview dans Le Nouvelliste, que Franz Ruppen est définitivement un PDC. En cela, il est le frère de sang de Oskar Freysinger, dont la couleur préférée dans sa carrière politique initiale était l’orange. Franz Ruppen rejoint ainsi le jeune Oskar et s’aligne avec franchise derrière la ligne claire de nos édiles conservateurs.

Les exemples qui suivent ne prêtent pas à confusion.

I

L’homme à abattre, Mathias Reynard

Je ne sais pas vous, mais moi il me paraît que l’essence de la démocratie pour un gouvernant est d’écouter tout le monde. Cela ne vous inquiète-t-il pas qu’un prochain conseiller d’Etat veuille se contenter de prêter ses oreilles seulement à ses serviles ouailles ?

 

II

Un carriériste volontariste revenu à ses premiers amours pour accéder au Conseil d’Etat

Franz Ruppen avoue ainsi que son élection sera facile puisqu’il revient à ses premiers amours et qu’il sait déjà que les Noirs du Haut et une bonne dose de Jaunes, de Viège et d’ailleurs, lui offriront une élection dans un fauteuil de Grand Chef Sioux. Doit-on applaudir avec les mains ou aussi frapper du pied pour faire du bruit et féliciter ce président de Naters ?

 

III

Franz Ruppen, un vrai gauchiste

Les PDC ouverts, sereins et à l’écoute, seront bien contents de savoir qu’ils n’auront pas cette fois à voter pour l’extrême droite de leur groupe, pour Beat Rieder et Philipp Bregy, mais qu’ils pourront mettre dans l’urne un vrai gauchiste compatible avec leurs idées de progrès.

Nous savons ainsi que Franz Ruppen n’a pas changé et que le PDC l’a rejoint. C’est pas beau la vie à l’aune de la langue de 1984 de George Orwell ?

 

IV

Elire Mathias Reynard au premier tour

Seuls les niais de l’arrière-boutique n’auront pas compris que la stratégie de la dominance de la gauche ultime, celle qui réunit aujourd’hui Christophe Darbellay, Franz Ruppen, Roberto Schmidt, Serge Gaudin et Frédéric Favre, veulent s’allier pour défénestrer Mathias Reynard, le vilain canard, et le renvoyer à ses livres d’histoire ou de géographie et au Parlement fédéral. L’objectif de ces hommes est simple : se distribuer des bons points sous forme de milliers de voix et rappeler au PSVr et aux Verts qu’ils ne sont que les artistes d’un mouvement sans pouvoir au moment où il s’agira de distribuer force rentes, pensions, marchés publics et subventions. Et par les temps qui courent, il vaut mieux que ni un Rouge, ni un Vert ne puisse(nt) venir au gouvernement vérifier comment se dépense réellement l’argent public (1).

Nous, Citoyens valaisans, qui aimons nos traditions, notre esprit d’indépendance, nos terres et nos coutumes, pouvons aussi nous dire dès le premier tour qu’il ne serait pas bon que nos vrais gouvernants poussent le bouchon jusqu’à exclure de La Planta toute couleur autre que la bleue, l’orange, le jaune et le noir.

Le Valais, affirme avec force L’1Dex, est un arc-en-ciel. Il n’est pas bon de vouloir le limiter à un Noir, à un Jaune, à un Bleu (dans tous les sens du terme, hélas) et à deux Oranges. Le Valais doit vouloir que le Rouge de son drapeau ne soit pas oublié à La Planta.

Voter Mathias Reynard dès le premier tour – en masse – sera le signe que le Valaisan, d’Evolène à Visperterminen, de La Fouly à Riederalp, de Champéry à Sion, de Saint-Germain à Chandolin, de partout à ici, n’a pas peur de réfléchir par lui-même au moment de mettre son bulletin dans l’urne.

Bonjour à tous ceux qui ont déjà décidé d’aller voter.

 

Et ce citoyen valaisan pourrait peut-être même se dire qu’il n’est pas inutile qu’un blog-média mette un peu de différence dans la campagne en s’y abonnant.

 

(1) On a vu avec quel entrain le petit village de Sembrancher, orange parmi les oranges, a su refuser l’accès à des documents officiels requis par le Préposé à la protection des données et la transparence.

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.