Etat du Valais, procureur général. Le ministère public et le NF se moquent des députés

28 février 2021


I.

I.

Fake news : le procureur général obéit

Voici très exactement ce que l’on peut lire dans le NF du 25 février 2021 sous la plume de Romain Carrupt (RC) :

« Le Grand Conseil a récemment prié le procureur général de s’impliquer davantage dans les grosses affaires pénales et dans les  les dossier à forte visibilité médiatique. Un message plus que suivi par Nicolas Dubuis, qui a visiblement bien anticipé le caractère médiatique de deux dossiers, en s’en emparant. Le chef du Ministère public traire en personne le cas du restaurateur de Chamoson qui n’a pas respecté les règles Covid et la plainte pénale déposée par le PDC Jean-Raphaël Fontannaz contre le président de Vétroz Olivier Cottagnoud, qui l’aurait qualifié de « tireur de ficelles ». Deux affaires, mineures, mais à forte visibilité médiatique ».

Quel bullshit !

II.

La réalité : le procureur général se moque du Parlement

Ce que voulait le parlement, c’est surtout un procureur général qui travaille vraiment et qui prenne à bras le corps des dossiers importants, notamment de criminalité économique, un domaine que Nicolas Dubuis devrait maîtriser puisqu’il fut nommé au début de sa carrière judiciaire en qualité de Juge d’instruction cantonal spécialiste en matière économique. Mais tout un chacun le sait, ses compétences comptables, financières et comptables du procureur général sont aussi marquantes dans le champ des délits économiques que celui de son copain Frédéric Favre dans celui des APEA. Or, quand la tête n’a pas les idées claires, pouvons-nous penser que les nerfs tiendront le coup ?

Quant aux deux affaires qualifiées de « médiatiques » par Romain Carrupt, elles relèvent toutes deux de la facétie. S’il est une affaire qu’un procureur général eût dû en ces temps troublés ne pas traiter, c’est bien celle du restaurateur de Chamoson; mais il est si facile d’accroître ses rendements fictifs statistiques en se saisissant d’un cas aussi simple que le bon sens du moment eût invité à conserver au chaud, modalité de travail que Nicolas Dubuis a su si bien utiliser dans l’affaire du FC Sion, laissée au frigo jusqu’à réalisation de la prescription. Quant à l’affaire du « tireur de ficelles », elle relève du bout de gras de carnaval et de rien d’autre que de la mascarade judiciaire.

Les affaires économiques, importantes, qui se baladent dans le bâtiment de la Rue des Vergers, il n’y a pas de risque qu’elles soient traitées par le procureur général, qui préfère jouer avec des pistolets à air comprimé. Ce genre d’affaires doivent être traités par des personnes responsables, dotées de sang-froid, non angoissées, ayant du bon sens et ne lisant pas dans les pupilles des prévenus, mais dans les actes financiers des dossiers et dans les documents recueillis par la police financière.

La vérité est ainsi simple : Nicolas Dubuis continue à désobéir au Parlement, parce qu’il ne peut pas faire autrement.

III.

Une autre réalité : Le Nouvelliste est devenu l’agent de communication du ministère public cantonal

Si le lecteur n’a pas compris la vérité de ce sous-titre, je ne peux que lui suggérer de prendre des suppléments alimentaires survitaminés pour aider ses neurones à travailler correctement. L’1Dex reviendra prochainement sur le critère de l’intérêt public suivi de manière crassement arbitraire par la rédaction en chef du Nouvelliste.

IV.

Nicolas tremble pour sa réélection

Ce qui se joue aujourd’hui est très simple : un Parlement responsable peut-il réélire ce procureur général jugé il y a peu irresponsable par le procureur extraordinaire chargé de son cas (cliquer ici) ? La réponse est définitivement NON, n’en déplaise à toute la cohorte des avocats affidés, à tous les magistrats complices et à tous les députés PDC sans courage parlementaire, ces trois corps se donnant le mot pour influencer les prochains élus au Grand Conseil. Mesdames et Messieurs les Députés, ne vous laissez pas happer par ces moucherons qui voudront vous rôtir avant même que vous n’ayez pu siéger.

V.

Qui va mettre enfin de l’ordre ?

La question à laquelle devrait répondre le Parlement et le Conseil de la magistrature responsables est aussi très simple : quelle est la personne la mieux à même de succéder à Nicolas Dubuis et de remettre de l’ordre dans la maison ?

 

Bonjour à ceux qui ont compris l’intérêt pour notre canton de disposer d’un procureur général à la hauteur de la tâche difficile qui doit être la sienne.

 

Post Scriptum : ne suis-je pas en droit de penser que la tentative de m’écarter du dossier du Verbiergate n’est que l’ultime tentative désespérée de procureurs sur le départ se vengeant d’un avocat indépendant et libre dans son expression ?

 

3 thoughts on “Etat du Valais, procureur général. Le ministère public et le NF se moquent des députés”
  1. Au fait, si le procureur Dubuis est si obéissant envers le parlement, quelqu’un peut-il me dire pourquoi il n’a pas pris en charge l’Affaire Chevrier que l’on présente vue de la Rue des Vergers comme indépendante de celle des constructions illicites ?

  2. A l’heure du bilan de législature, le NF semble participer ou se laisser instrumentaliser dans un exercice poutinien par écran de fumée s’efforçant de sauver les meubles des sortants. Ce procédé continue à masquer les affaires pendantes de la législature et correspond à l’exact inverse de la fonction critique de la presse dont a besoin toute démocratie.

  3. L’1Dex a reçu de l’un de ses tireurs de ficelle bienveillants ce commentaire qui vous est livré par moi dans sa forme brute :

    « Olivier Cottagnoud n’a pas dit qui était le tireur de ficelle mais qu’il y avait un tireur de ficelle dans sa commune.
    Jean-Raphaël Fontannaz s’est reconnu sous cette appellation. Et pourquoi JRF s’est-il reconnu ? Parce qu’il se considère, de son propre aveu, comme un tireur de ficelle.

    Nous sommes tous quelque part des tireurs de ficelle mais il y a tireur de ficelle et tireur de ficelle. Les bons tireur de ficelle et les autres.
    En déposant une plainte contre Olivier, JRF veut écarter de lui l’image d’un tireur de ficelle malfaisant dont l’influence pousse les gens à commettre des actes nuisibles à la société.

    Toute la question est là : JRF est-il un tireur de ficelle malveillant ou bienveillant ?

    Donc Olivier sait maintenant qui est le tireur de ficelle. En ce sens les 2 hommes sont sur la même longueur d’onde et la boucle est bouclée.
    Mais reste maintenant à savoir quel type de tireur de ficelle est réellement JRF.

    Quelle que soit la réponse à cette question l’affirmation d’Olivier Cottagnoud ne saurait passer pour une injure car :
    – soit JRF est un tireur de ficelle bienveillant et le propos n’a rien d’injurieux.
    – soit JRF est un tireur de ficelle malveillant et le propos est adapté à une réalité et se trouve justifié sans excès de langage.

    LE VALAIS ENTIER RETIENT SON SOUFFLE : LE PROCUREUR GÉNÉRAL NICOLAS DUBUIS SAURA-T-IL TRANCHER CE NOEUD GORDIEN ?
    OU FAUDRA-T-IL LUI TROUVER UN SUCCESSEUR POUR LE FAIRE ?
    ET QUE PEUT BIEN EN PENSER LE NOUVELLISTE QUI NE MANQUERA PAS DE NOUS INFORMER SUR CE SUJET DE LA PLUS HAUTE IMPORTANCE ? »

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