Vétroz. Jean-Raph, le tireur de ficelles qui s’ignore
26 février 2021
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La campagne pour le Conseil d’Etat devient celle où les voyous sortent du bois en demeurant anonymes. L’injure est affichée, le PDC est égratigné, Chevrier est utilisé en une forme placardée, Eloi Rossier est qualifié en un signifiant bien pesé, Buttet côtoie Darbellay, mais le citoyen est décontenancé par la concision abrupte des mots choisis pour dénigrer sans informer ni argumenter.
A Vétroz, la campagne fut assez vivante au second tour, les PDC voulant expurger la commune d’un affreux gauchiste, ancien postier dont on voulait se débarrasser. A la TV locale, le président Cottagnoud, qui voulait être réélu, a mesuré ses mots en invoquant l’existence d’un tireur de ficelles. Jean-Raphaël Fontannaz a cru se reconnaître dans cette brève tirade d’un ancien syndicaliste. Curieusement, peut-être parce qu’il est trop susceptible, l’ancien rédacteur en chef de Valais Demain, une Orange majuscule, a oublié qu’il était aussi helléniste et il s’est embarqué dans un combat procédural bien banal. Il cherche donc des noises à Olivier Cottagnoud qui lui répond en lui balançant dans les chevilles un revers croisé de vainqueur : « Devrais-je être condamné que j’encadrerai dans mon salon l’ordonnance pénale ! ». C’est dire que les deux Vétrozains ne sont pas prêts de manger une fondue ensemble.
Google, consulté par L’1Dex, nous dit que tirer les ficelles, c’est « faire agir les autres sans se montrer, comme on le ferait d’une marionnette. Exemple : Les éminences grises tirent les ficelles derrière certains hommes politiques. »
Considérer que qualifier Jean-Raphaël Fontannaz de « tireur de ficelles » serait une atteinte à l’honneur et une diffamation dénote à mon sens plus une exacerbation insolite d’une susceptibilité très fine et me semble appartenir à une dépradation de la langue française, une sorte de coup d’épée donné au langage pour protéger un orgueil démesuré.
L’1Dex connaît un tireur de ficelles qui s’enorgueillirait si Jean-Raphaël Fontannaz et Olivier Cottagnoud le qualifieraient ainsi. Ce serait pour lui sans doute une reconnaissance d’un travail acharné pour tenter de faire changer la Cité. Le marionnettiste est une sorte d’artiste de la politique, l’ami caché de la Cité, l’homme sachant mettre en exergue les qualités des marionnettes qui sans lui resteraient avachies dans des boîtes à carton.
Je ne sais pas si Jean-Raphaël fut un tireur de ficelles averti et un marionnettiste inventif, ni si ses qualités de communicant au service d’une banque qui n’est pas sans mérite [1] sont telles qu’il faille le décorer d’une paire de bretelles chamarrées, mais je sais qu’il serait plus riant s’il proposait prochainement à la Rue des Vergers à Olivier Cottagnoud de rejoindre mon Etude, qui n’est pas loin, pour une brave partie de déconnade politique assumée autour d’un plat de viande séchée. Cette hypothèse exige d’abandonner sa rigidité dans la cave des oublis, celle où s’ennuient les meilleures bouteilles d’Amigne de Vétroz.
Bonjour à tous les banquiers et à tous les syndicalistes.
[1] Je raconterai un jour les mérites de l’UBS; la Banque pourrait, dans ce nouveau feuilleton, appartenir au clan des gentils. Oui, oui, je sens que, déjà, vous mordez à l’hameçon …
A Lausanne,LA FICELLE reliait Ouchy au FLON.Que ferait le maçon sans la FICELLE du fil à PLOMB.Un Boudin avec deux FICELLES.Il est interdit de FICELLER un colis pour envoi postal, que du scotch.
A propos de la « Dépradation de la langue française » Un peu de sémantique…
Dans la mythologie grecque, le monstre appelé Chimère était composé de trois animaux, un lion, une chèvre et un dragon. Nous en avons un équivalent linguistique avec le mot inventé de toutes pièces dépradation, qui semble avoir emprunté à la fois aux noms dégradation, dépravation et déprédation. Le premier, dégradation, est un synonyme de « destitution » et désigne, par extension, la détérioration de quelque objet, concret ou abstrait ; le deuxième, dépravation, désigne le fait d’inciter au mal ; quant à la déprédation, il s’agit d’un pillage accompagné de destruction. Ce dernier nom, tiré du latin praeda, « proie », a été employé pour la première fois pour évoquer les exactions des hordes vikings et semble être celui auquel on substitue le plus souvent, et à tort, le monstrueux dépradation.
À la relecture de mon texte, pressentant une anomalie, j’ai posé la question à une professeure de français â l’évidence inattentive. Par paresse, je n’ai pas vérifié. À l’évidence, nous sommes ici en plein dans la psychopathologie de la vie quotidienne de Sigmund Freud. Je vais assumer cet acte manqué qui paraît révéler une pleine réussite au-delà peut-être de la qualité remarquable de ce commentaire, qui mériterait que je travaille vraiment une ode à José, si j’osais oser.
J’adore !!! Sachez juste que la sémantique de viking est la plus intéressante quand on accepte les racines slaves, ce que trop de bouquins ignorent dans les siècles récents.
L’1Dex a reçu de l’un de ses tireurs de ficelle bienveillants ce commentaire qui vous est livré par moi dans sa forme brute :
« Olivier Cottagnoud n’a pas dit qui était le tireur de ficelle mais qu’il y avait un tireur de ficelle dans sa commune.
Jean-Raphaël Fontannaz s’est reconnu sous cette appellation. Et pourquoi JRF s’est-il reconnu ? Parce qu’il se considère, de son propre aveu, comme un tireur de ficelle.
Nous sommes tous quelque part des tireurs de ficelle mais il y a tireur de ficelle et tireur de ficelle. Les bons tireur de ficelle et les autres.
En déposant une plainte contre Olivier, JRF veut écarter de lui l’image d’un tireur de ficelle malfaisant dont l’influence pousse les gens à commettre des actes nuisibles à la société.
Toute la question est là : JRF est-il un tireur de ficelle malveillant ou bienveillant ?
Donc Olivier sait maintenant qui est le tireur de ficelle. En ce sens les 2 hommes sont sur la même longueur d’onde et la boucle est bouclée.
Mais reste maintenant à savoir quel type de tireur de ficelle est réellement JRF.
Quelle que soit la réponse à cette question l’affirmation d’Olivier Cottagnoud ne saurait passer pour une injure car :
– soit JRF est un tireur de ficelle bienveillant et le propos n’a rien d’injurieux.
– soit JRF est un tireur de ficelle malveillant et le propos est adapté à une réalité et se trouve justifié sans excès de langage.
LE VALAIS ENTIER RETIENT SON SOUFFLE : LE PROCUREUR GÉNÉRAL NICOLAS DUBUIS SAURA-T-IL TRANCHER CE NOEUD GORDIEN ?
OU FAUDRA-T-IL LUI TROUVER UN SUCCESSEUR POUR LE FAIRE ?
ET QUE PEUT BIEN EN PENSER LE NOUVELLISTE QUI NE MANQUERA PAS DE NOUS INFORMER SUR CE SUJET DE LA PLUS HAUTE IMPORTANCE ? »
J habite Vétroz les ragots du village j en ai beaucoup entendu maintenant je peux tirer les ficelles de ce que j’ai entendu merci
A Lausanne,LA FICELLE reliait Ouchy au FLON.Que ferait le maçon sans la FICELLE du fil à PLOMB.Un Boudin avec deux FICELLES.Il est interdit de FICELLER un colis pour envoi postal, que du scotch.
A propos de la « Dépradation de la langue française » Un peu de sémantique…
Dans la mythologie grecque, le monstre appelé Chimère était composé de trois animaux, un lion, une chèvre et un dragon. Nous en avons un équivalent linguistique avec le mot inventé de toutes pièces dépradation, qui semble avoir emprunté à la fois aux noms dégradation, dépravation et déprédation. Le premier, dégradation, est un synonyme de « destitution » et désigne, par extension, la détérioration de quelque objet, concret ou abstrait ; le deuxième, dépravation, désigne le fait d’inciter au mal ; quant à la déprédation, il s’agit d’un pillage accompagné de destruction. Ce dernier nom, tiré du latin praeda, « proie », a été employé pour la première fois pour évoquer les exactions des hordes vikings et semble être celui auquel on substitue le plus souvent, et à tort, le monstrueux dépradation.
Magnifique. Franchement magnifique.
À la relecture de mon texte, pressentant une anomalie, j’ai posé la question à une professeure de français â l’évidence inattentive. Par paresse, je n’ai pas vérifié. À l’évidence, nous sommes ici en plein dans la psychopathologie de la vie quotidienne de Sigmund Freud. Je vais assumer cet acte manqué qui paraît révéler une pleine réussite au-delà peut-être de la qualité remarquable de ce commentaire, qui mériterait que je travaille vraiment une ode à José, si j’osais oser.
J’adore !!! Sachez juste que la sémantique de viking est la plus intéressante quand on accepte les racines slaves, ce que trop de bouquins ignorent dans les siècles récents.
L’1Dex a reçu de l’un de ses tireurs de ficelle bienveillants ce commentaire qui vous est livré par moi dans sa forme brute :
« Olivier Cottagnoud n’a pas dit qui était le tireur de ficelle mais qu’il y avait un tireur de ficelle dans sa commune.
Jean-Raphaël Fontannaz s’est reconnu sous cette appellation. Et pourquoi JRF s’est-il reconnu ? Parce qu’il se considère, de son propre aveu, comme un tireur de ficelle.
Nous sommes tous quelque part des tireurs de ficelle mais il y a tireur de ficelle et tireur de ficelle. Les bons tireur de ficelle et les autres.
En déposant une plainte contre Olivier, JRF veut écarter de lui l’image d’un tireur de ficelle malfaisant dont l’influence pousse les gens à commettre des actes nuisibles à la société.
Toute la question est là : JRF est-il un tireur de ficelle malveillant ou bienveillant ?
Donc Olivier sait maintenant qui est le tireur de ficelle. En ce sens les 2 hommes sont sur la même longueur d’onde et la boucle est bouclée.
Mais reste maintenant à savoir quel type de tireur de ficelle est réellement JRF.
Quelle que soit la réponse à cette question l’affirmation d’Olivier Cottagnoud ne saurait passer pour une injure car :
– soit JRF est un tireur de ficelle bienveillant et le propos n’a rien d’injurieux.
– soit JRF est un tireur de ficelle malveillant et le propos est adapté à une réalité et se trouve justifié sans excès de langage.
LE VALAIS ENTIER RETIENT SON SOUFFLE : LE PROCUREUR GÉNÉRAL NICOLAS DUBUIS SAURA-T-IL TRANCHER CE NOEUD GORDIEN ?
OU FAUDRA-T-IL LUI TROUVER UN SUCCESSEUR POUR LE FAIRE ?
ET QUE PEUT BIEN EN PENSER LE NOUVELLISTE QUI NE MANQUERA PAS DE NOUS INFORMER SUR CE SUJET DE LA PLUS HAUTE IMPORTANCE ? »