Johan Rochel, PLR mais aussi intelligent, vient de poster ceci sur son compte Facebook :
« Le 28 mars, le Valais a l’occasion de dire s’il veut un gouvernement représentatif de sa population. La représentation des femmes au sein de l’exécutif est un échec cuisant, c’est un fait. Reste la représentation politique et linguistique.
Seule la formule 2 PDC, 1 PLR, 1 PS, 1 UDC permet de résoudre cette équation à la satisfaction de toutes et tous. Le gouvernement sera alors plus représentatif, plus divers et donc plus légitime dans sa prise de décision.
Votons pour la représentation du plus grand nombre. »
François Parvex lui répond ainsi :
« Remarque de principe : Je doute de la nécessité d’avoir des gouvernements représentatifs des partis dans notre système. Je préfère que la représentativité soit assurée au parlement qui, ensemble avec la population, a pour tâche de contrôler l’exécutif. La priorité pour l’exécutif est d’avoir des élus compétents, capables de gouverner. »
Johan Rochel réplique :
« Hello François, je crois que c’est erroné dans un système de démocratie (semi)-directe. Si les forces politiques ne sont pas représentées au gouvernement, elles ont les moyens (initiatives, referendums, opposition au parlement) de bloquer l’action du gouvernement. C’est pourquoi le système suisse conduit à la concordance, qu’il inclut toutes les forces pertinentes. C’est donc une question de justice représentative, mais aussi de fonctionnement « profond » du système.
De plus, ce discours sur les compétences en politique me parait vraiment tronqué. J’y reviendrai dans un texte bientôt. Ici, un vieux texte paru à l’époque de la candidature d’Isabelle Moret: https://blogs.letemps.ch/johan-rochel/2017/08/10/genre-et-region-clarification-sur-un-malentendu/
Examinons l’équation en forme de quadrature du cercle :
Le Haut-Valais représente 24 % de la population. Votre solution ?
La mienne est fort simple : privilégions dans cette situation délétère la compétence et l’État de droit.
Le PLR se refondera après avoir commis l’erreur d’envoyer qui l’on sait au gouvernement.
Cela s’appelle la responsabilité pour ses propres actes.