État du Valais, élection au Conseil d’État. 50 nuances d’incompétence. Compliments de campagne (42/50)

19 mars 2021

Frédéric Favre s’étonne de l’intensité des attaques dont il est l’objet dans cette campagne.

Cette critique faite dans Le Nouvelliste est dirigée exclusivement à l’encontre de L’1Dex, puisque, pour le reste, il n’a été que lâché par les Oranges qui le soutenaient et même glorifié par tous ceux qui ont salué la qualité de son travail au sein du gouvernement.

L’élégant Vétrozain s’est donc servi du NF pour se plaindre de L’1Dex.

Examinons la portée du propos de notre ministre des institutions.

Préliminairement, il faut reconnaître qu’à travers la série des 50 nuances d’incompétence @FredoFavre n’a pas été épargné. On peut donc reconnaître l’intensité de la critique politique qui a pu déstabiliser la posture prise par le Baron barbu de Vétroz.

Un chef des institutions, – ce n’est tout de même pas un concierge de salle de fête ni un subalterne de Migrolino ! -, et un ancien cadre des ressources humaines d’un groupe commercial actif dans le domaine alimentaire, doté donc de quelque don relationnel, ne peut venir dans la presse et évoquer des « inadvertances » d’un chef de service, alors même qu’il sait être confronté au plus grand scandale de l’histoire institutionnelle du Valais. Ce discours peut convaincre des ignorants ou des indifférents, mais il engendre chez les Sachants une consternation infinie, teintée d’un mépris pénible à supporter. En exagérant, on pourrait dire que l’espoir engendré par son élection a été évacué avec tant de force que le désabusement a succédé à l’amusement. Mais, me direz-vous, les deux autres collègues ont dit tout le bien qu’ils pensaient de lui; mais cette gentillesse gratuite, compliment de campagne, n’est-elle pas simplement destinée à éviter que ce jeune camarade, par bêtise ou par vengeance, ne déballe tout sur la place publique, c’est-à-dire cette folie gouvernementale de protéger envers et contre tout les petits copains et les coquins de Verbier ?

Pendant toute une législature, Frédéric Favre était dans la position de pouvoir changer en profondeur le Valais institutionnel en profitant de l’éclatement de toutes ces affaires médiatiques d’une si grande importance politique. Ce PLR minoritaire, conseillé par des « artistes » incapables, n’a même pas eu l’idée de profiter de cette fenêtre d’opportunité pour apparaître en homme politique. Il n’a rien fait, à l’exemple de cet apprenti qui se contente de vouloir faire des trous à ses feuilles sans jamais écouter son patron ni approfondir ses connaissances en lisant, et a préféré siroter à la pause du fendant avec un ancien conseiller national d’Évolène. Un vrai chef manager, spécialiste RH, doit être à même de virer les incapables et les nuisibles. FF s’est tu et a souri à ses électeurs. Je n’appelle pas ça un Conseiller d’État compétent.

Ne pas critiquer vertement ce comportement et cette attitude aurait fait de L’1Dex un complice actif non pas d’une désinvolture coupable, mais d’une sorte de crime contre la démocratie.

A bien y réfléchir, les critiques furent même trop douces, trop légères, trop amicales même.

Non, Frédéric Favre ne mérite pas que le peuple valaisan lui renouvelle sa confiance.

 

Illustration : un PLR du Haut-Valais

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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