Etat du Valais, élection au Conseil d’Etat. Marylène, Jean-Pascal et les Verts veulent-ils être sur la scène ou cachés dans la fosse ?’
9 mars 2021
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L’observateur impartial débarquant sur le Grand-Pont à Sion ressent-il, dans les grands appartements des dirigeants verts, de l’enthousiasme, de la jalousie ou de l’indifférence face au succès incontestable de Mathias Reynard après le premier tour de l’élection au Conseil d’Etat ?
L’alliance associant Mathias Reynard et deux femmes vertes a été fructueuse pour les deux camps. Les femmes vertes n’ont pas fait pâle figure et ont convaincu chacune quelque 30’000 citoyennes et citoyens. Mathias Reynard a pu bénéficier de l’apport des voix vertes, de plusieurs milliers de ces voix.
Tout n’a pas été parfait dans la communication. Par exemple, personne n’attendait Marylène Volpi à la mi-janvier dire qu’elle se tiendrait prête pour un second tour. Elle pouvait le penser, mais le dire exprimait bien autre chose qu’il eût fallu taire.
Voilà qu’aujourd’hui, l’histoire semble se répéter. Les Verts, librement, ont décidé que Magali Di Marco et Brigitte Wolf ne devaient pas participer au second tour. Je ne pense pas que cette décision était la meilleure, mais telle fut la volonté des Verts. En revanche, autre est la question maintenant du soutien au second tour à Mathias Reynard. Et là, sur ce coup, personne n’a senti un vent de désir ou de simple volonté de contribuer à l’élection de celui qui semble être devenu dans certaines officines sédunoises un presque ennemi.
Marylène, Jean-Pascal, et les autres, faut commencer à être un brin sérieux. On peut comprendre que vous n’ayez pas été les meilleurs amis du monde avec certains socialistes; on peut comprendre que vous soyez fiers du développement du mouvement écologique en Valais; on peut comprendre que vous défendiez la couleur verte avant la couleur rose ou rouge; on peut comprendre que vous considériez comme timorés les socialistes dans le champ environnemental. On peut même comprendre que vous passiez comme chat sur braise le fait que les socialistes sédunois ont toujours voté de manière quasi unanime en faveur des idées vertes en terre sédunoise.
Mais, là où on ne comprend plus rien, est ce moment où, et vous ne le savez que trop bien, le risque d’une perte du siège de la gauche, à laquelle les Verts appartiennent, – quelques Sédunois parmi les Verts semblent être mus plus par le mouvement chrétien-social orange que par les défis verts, ou serait-ce que vos engagements étatiques vous rapprochent presque inexorablement de la majorité conservatrice que vous défendez souvent dans vos activités professionnelles -. Les Verts ont accompagné Mathias lors du premier tour; les Verts doivent aujourd’hui faire du bruit pour rameuter tous leurs membres et faire triompher la cause de la gauche, à laquelle appartient encore aujourd’hui le mouvement vert.
Il ne s’agit plus de rester dans la fosse, et jouer au jeu du souffleur, ou manier très doucement un tambourin; il s’agit de venir sur la scène, avec trombones et trompettes, et de dire à la face du Valais que, oui, les Verts voteront TOUS Mathias Reynard; que TOUS les Verts se déplaceront aux urnes et emmèneront avec eux TOUS leurs proches et fidèles. Il s’agit de comprendre qu’en aucun cas l’histoire du Valais, en l’an 2021, doit prendre le risque du 5 à 0.
Réunir les forces de la gauche, les forces de l’écologie, les forces de la justice sociale, les forces de la justice institutionnelle, ce n’est pas rester cloîtré chez soi et se réjouir de l’embarras qui pourrait être celui de quelques Verts quant au choix à poser entre Serge Gaudin et Frédéric Favre. Non, le choix des Verts doit être un choix positif, affirmatif, clair, limpide et tonitruant : VOTEZ TOUS MATHIAS REYNARD.
Il ne s’agit plus de stratégie à la sauce de queue de poires, il s’agit de tactique politicienne, de choix pour un autre Valais, à court terme, d’une défense forte de la prochaine Constitution.
Oui, les Verts doivent faire comprendre au monde de chez nous, à toutes les Citoyennes, à tous les Citoyens, qu’il n’y a qu’un choix à faire au second tour, c’est le choix du Rouge-Rose-Vert de Savièse. Il en va de l’avenir, lointain et rapproché, du Valais.
Le Vert n’est pas l’Orange, ni le Bleu, ni le Noir, ni le Jaune.
Le Vert, me direz-vous, n’est pas non plus le Rose, ni le Rouge.
Mais c’est précisément là où vous devez faire comprendre à tous, peut-être et surtout à vous-mêmes si vous êtes de bonne foi, que, oui, le Rose, en ce moment précis, est Vert; que, oui, le Rouge, en cet instant de l’histoire du Valais, est Vert. Oui, le Valais de demain a besoin de vous savoir dans cette séquence défenseur des Daltoniens, de tous ceux qui confondent, en toute conscience, en toute liberté, mais avec force et conviction, le Vert, le Rose et le Rouge.
Marylène, Jean-Pascal et vous autres Verts un peu égarés, ne soyez pas les Dalton des Oranges, soyez l’espace d’une séquence les Rantanplan de Lucky Luke.
2 thoughts on “Etat du Valais, élection au Conseil d’Etat. Marylène, Jean-Pascal et les Verts veulent-ils être sur la scène ou cachés dans la fosse ?’”
D’autant plus que le vert et le rouge ne sont-ils pas ce que l’artiste-peintre nomme des couleurs complémentaires…
D’autant plus que le vert et le rouge ne sont-ils pas ce que l’artiste-peintre nomme des couleurs complémentaires…
Rantamplan le chien le plus bête de tout l’ouest?