Le Nouvelliste est le journal du pouvoir dominant en Valais. Les dominants ne veulent pas de Mathias Reynard. Alors, en annonçant la présence de six candidats au second tour de l’élection au Conseil d’État, la rédaction du Nouvelliste commet un acte manqué proprement étourdissant : elle oublie Mathias Reynard, le premier de tous les candidats dans le Valais romand.
Cet acte manqué est, nous explique Sigmund Freud, un formidable acte réussi du Nouvelliste manifestant le désir profond du pouvoir en place, celui de gouverner sans la gauche avec la droite de la droite et avec un apprenti de quatrième année, et oublier le gaucho de Savièse. Cet « oubli » phénoménal du Nouvelliste entre de plein pied dans l’histoire du journalisme de chez nous, celui qui confond à l’insu de son plein gré ses craintes les plus profondes avec ses fantasmes les plus obscurs. Agent de communication, le journaliste omet l’information, la travestit et tombe de plein pied dans la fake news la plus aboutie.
Hier, le NF exécutait Arthur Bender, le radical, en l’illustrant en un noir et blanc funéraire, conservant la couleur pour les quatre conservateurs; aujourd’hui, le même journal ignore Mathias Reynard, le socialiste, en omettant son nom dans la liste des candidats au prochain tour.
Quel est donc cet obscur objet de mon désir ?
Wake up, man, it’s time to get to work.
Votez, Citoyens, votez.
Votez Mathias, what else !
Post Scriptum ;
« La démocratie, ce n'est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. »
Albert Camus pic.twitter.com/PYvZfCzjvt— Cohérence (@coherence_e) March 8, 2021

De plain pied, et pas plein F