Etat du Valais, élections au Conseil d’Etat. Les copains d’abord
3 mars 2021
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Le PDC est en danger. La majorité orange branle au manche. Et c’est alors que sort du chapeau Monsieur Jean-René Fournier. Le bougre a décidé d’envoyer tous azimuts un SMS avec ce texte : « Notre liste, j’ose l’écrire et vous pouvez en être convaincu, n’a jamais été aussi forte. Jean-René Fournier. Votez et faites voter compact ! Merci et bonne journée. »
Les mauvais coucheurs, bien ou mal informés, à chacun de le savoir, soutiennent que l’ancien Gouverneur mouille la chemise, car on, – le PDC donc -, lui a promis un fauteuil à la BCVs après les élections. Des petits coquins ont indiqué à L’1Dex que se cachait derrière cet investissement acharné d’un ancien chef du département des finances, la volonté de « dégager » Pierre-Alain Grichting « à cause des crédits liés à Provins … ». Ce Haut-Valaisan n’a, dit-on, pas inventé les baies des bois : à l’interne de la BCVs, personne ne soutient être guidé par un génie des alpages. Mais tout cela n’est que rumeurs, naturellement, pour faire balancer les électeurs du bon côté. Du côté des Oranges donc.
Le PDC valaisan n’a pas voulu changer son nom. En cela, il est fidèle à ses pratiques et va continuer, si le peuple l’autorise, à s’appeler, dans les carnotzets et les bals musette, le Parti Des Copains. Et, dans ce sens, il n’y a strictement aucune raison de ne pas accroître les revenus de Jean-René, dont la panse est déjà bien remplie par la grâce de notre argent de contribuables pour sa retraite active. Au Peuple valaisan de savoir s’il veut être berné aussi profondément, sans que personne ne lui offre de la vaseline orangée.
L’intérêt du propos de Jean-René est peut-être aussi ailleurs : « Notre liste n’a jamais été aussi forte ». Ainsi, le Sédunois soutient que le trio SCHMIDT – DARBELLAY – GAUDIN est meilleur que le trio MELLY – TORNAY – CINA; personne ne lui donnera tort sur ce point. Mais, plus fort encore, Jean-René entretient une humilité remarquable. Il soutient en effet que le trio SCHMIDT-DARBELLAY-GAUDIN est même meilleur que le trio SCHNYDER-REY-BELLET-FOURNIER. Là encore, on le louera pour sa clairvoyance; sa mémoire lui a permis de se souvenir des affres de l’Affaire des Caisses de Retraite : aujourd’hui encore, il se félicite d’avoir abandonné dans le caniveau Ignace Rey pour sauver Willy et faire croire, par la grâce de l’Inspection Cantonale des Finances dominée par Christian Melly, que « Saint-Ignace » avait dépouillé l’Etat pour 113 millions de francs ! La suite fut sous la conduite du Colonel Nicolas Dubuis, qui n’a plus eu que besoin de s’appliquer à lire dans le mouvement de la pupille du futur condamné. Et tout le monde oublia bien vite la UNE du NF qui « assassina » sur la place publique un innocent qui n’avait rien à voir avec les déboires majeurs des deux Caisses de Retraites que l’on renfloua pour plaire aux fonctionnaires avec notre argent.
La justice politique et pénale se colorie en Valais uniquement avec de la gouache orange.
Tout un chacun aura compris, à moins qu’il ne soit cambré des neurones, que du résultat du prochain scrutin va dépendre notre chemin vers l’avenir.
Et c’est pourquoi j’ai voté Magali Di Marco dans l’espoir que les Bas-Valaisans auront saisi qu’en la votant massivement ils répondraient aussi à l’excès de supériorité du Centre et du Haut-Valais. Mais, depuis ici à Sion, on ne peut pas faire plus. Aux Chablaisiens et aux Bas-Valaisans appartient la responsabilité de dire au canton « Nous existons ».
Et ce serait cool que ce rêve puisse se concrétiser par la grâce d’une sportive, d’une femme, d’une minoritaire et d’une Verte.
Mais faut-il encore le vouloir et ne pas dénigrer dès le premier pas celle qui, – « vous pouvez en être convaincu » [1] – fera aussi bien que l’Apprenti de Vétroz. Et puis, au fait, pensez-vous que Magali puisse choisir ses collaborateurs avec un peu plus de jugeote que Frédéric, le colistier de Christophe ?
Illustration : le choix de l’image n’est pas là pour rappeler la condamnation subie par l’ancien Gouverneur, mais pour dire que le PDC se moque de l’Etat de droit comme d’une liquette. Peut-être, finalement, est-ce la raison pour laquelle Nicolas Dubuis est – encore – protégé, quoique jugé irresponsable.
[1] Je reprends ici la belle formule de Jean-René adressée aux membres et sympathisants du PDC
6 thoughts on “Etat du Valais, élections au Conseil d’Etat. Les copains d’abord”
Les propriétés de Pascal Perruchoud (ex-directeur général de la BCVs) et de Jean-René Fournier ne sont séparées que par une largeur de route du quartier escarpé de Gravelone. Un saut de puce, même pour deux retraités. Jean-René a donc le temps d’apprendre, lors de repas d’études entre voisins , les secrets de la banque, en particulier de la BCVs.
Le soutien de JR ne sera sans doute pas suffisant du moins pour Christophe Darbellay qui fut un des artisans de l’éviction d’Oskar Freysinger et de la droite chrétienne du PDC. Pas sûr que les évincés votent « compact ». Je les vois plutôt casser la mine du crayon en biffant CD.
Au contraire, il est bon de rappeler, pour les générations actuelles et futures, qu’en Valais, à la fin du siècle passé, ce tartuffe politicien condamné pendant l’exercice de ses fonctions, ait pu rester en place et qu’ensuite il fut choisi par une majorité de citoyen(ne)s de cette sombre vallée pour les représenter à Berne…? !
Les générations futures ne manqueront pas de s’étonner de l’esprit obtus d’un grand nombre de leurs ancêtres…
Mais bon, c’était au siècle passé… Quasi le Moyen – Âge … Il fallait absolument exterminer tous ces » leus « …
Pas facile à imaginer leur stupeur et leur incompréhension quand ils découvriront que ce même politicien tartuffe s’occupait de la justice lorsqu’eurent lieu d’étranges faits dans la commune d’origine dudit Tartuffe : en hiver, un chien avait, déclara la justice, déshabillé un enfant, plié soigneusement ses habits et, à l’aide de branches épineuses, frappé sa victime avant de lui badigeonner le postérieur d’une substance verte et visqueuse…!?
Sortilèges médiévaux…?! Le Siècle des Lumières ne s’était sûrement pas encore aventuré avec une lampe à pétrole dans ces contrées hostiles et inhospitalières …
Un doute finira pourtant bien par s’insinuer dans l’esprit de certains de nos descendants encore aptes à réfléchir…
Et que dire de ce politicien enseignant d’un autre bord, qui obtint un congé de plusieurs jours pour s’occuper d’une manifestation sportive, activité rémunérée… Puis, bénéficia d’un congé maladie pendant lequel il s’envola à l’autre bout de la planète pour…jouer au golf…! ?
Pas facile à deviner ce qu’il advint: blâmé ? …Pas du tout…Salaire diminué ? …Mais non…Révoqué ? …Restons sur terre valaisanne…
Il fut nommé directeur des écoles de sa vaste et populeuse commune…! ?
Les choses ont-elles vraiment changé depuis la fin du siècle dernier ?
Ce canton va à la dérive si les électeurs ne se réveillent pas en votant massivement pour les compétences et non pour le clan des copains qui s’accrochent désespérément à leurs privilèges.
Ne rien faire c’est être d’accord de voir un canton régresser et renoncer à un Etat de droit.
Pour ma part, je n’adhère pas à l’idée que tous les PDC ont réellement les mêmes avis tout le temps, idem pour les UDC ainsi que pour les autres partis politiques. Faire un tel amalgame reviendrait à dire que tous les curés sont des pédophiles, ce qui n’est heureusement pas le cas. Je n’ai pas suivi l’ascencion politique de M. Fournier. Cependant, je me rappelle avoir été très choquée au moment de l’affaire du loup car une personne m’avait dit qu’il faisait partie de l’Eglise d’Ecône. Une Église que je ne connaissais pas et la personne m’avait expliqué qu’elle était fréquentée uniquement par des intégristes dont la morale est encore plus stricte que celle de nos Eglises de village. Alors, à mes yeux, il y avait un non-sens total entre la pratique religieuse de M. Fournier axée sur une morale ferme et le fait de tuer ce loup. Mais cette affaire est très ancienne, depuis je me suis remise bien entendu.
Les propriétés de Pascal Perruchoud (ex-directeur général de la BCVs) et de Jean-René Fournier ne sont séparées que par une largeur de route du quartier escarpé de Gravelone. Un saut de puce, même pour deux retraités. Jean-René a donc le temps d’apprendre, lors de repas d’études entre voisins , les secrets de la banque, en particulier de la BCVs.
Le soutien de JR ne sera sans doute pas suffisant du moins pour Christophe Darbellay qui fut un des artisans de l’éviction d’Oskar Freysinger et de la droite chrétienne du PDC. Pas sûr que les évincés votent « compact ». Je les vois plutôt casser la mine du crayon en biffant CD.
Tartuffe à perpette…! ?
Au contraire, il est bon de rappeler, pour les générations actuelles et futures, qu’en Valais, à la fin du siècle passé, ce tartuffe politicien condamné pendant l’exercice de ses fonctions, ait pu rester en place et qu’ensuite il fut choisi par une majorité de citoyen(ne)s de cette sombre vallée pour les représenter à Berne…? !
Les générations futures ne manqueront pas de s’étonner de l’esprit obtus d’un grand nombre de leurs ancêtres…
Mais bon, c’était au siècle passé… Quasi le Moyen – Âge … Il fallait absolument exterminer tous ces » leus « …
Pas facile à imaginer leur stupeur et leur incompréhension quand ils découvriront que ce même politicien tartuffe s’occupait de la justice lorsqu’eurent lieu d’étranges faits dans la commune d’origine dudit Tartuffe : en hiver, un chien avait, déclara la justice, déshabillé un enfant, plié soigneusement ses habits et, à l’aide de branches épineuses, frappé sa victime avant de lui badigeonner le postérieur d’une substance verte et visqueuse…!?
Sortilèges médiévaux…?! Le Siècle des Lumières ne s’était sûrement pas encore aventuré avec une lampe à pétrole dans ces contrées hostiles et inhospitalières …
Un doute finira pourtant bien par s’insinuer dans l’esprit de certains de nos descendants encore aptes à réfléchir…
Et que dire de ce politicien enseignant d’un autre bord, qui obtint un congé de plusieurs jours pour s’occuper d’une manifestation sportive, activité rémunérée… Puis, bénéficia d’un congé maladie pendant lequel il s’envola à l’autre bout de la planète pour…jouer au golf…! ?
Pas facile à deviner ce qu’il advint: blâmé ? …Pas du tout…Salaire diminué ? …Mais non…Révoqué ? …Restons sur terre valaisanne…
Il fut nommé directeur des écoles de sa vaste et populeuse commune…! ?
Les choses ont-elles vraiment changé depuis la fin du siècle dernier ?
Ce canton va à la dérive si les électeurs ne se réveillent pas en votant massivement pour les compétences et non pour le clan des copains qui s’accrochent désespérément à leurs privilèges.
Ne rien faire c’est être d’accord de voir un canton régresser et renoncer à un Etat de droit.
pourquoi s’accrocher à l’appellation PDC, craindraient-ils que leurs « adeptes » ne s’y retrouvent pas ? ça voudrait dire que c’est le vote mouton ?
Pour ma part, je n’adhère pas à l’idée que tous les PDC ont réellement les mêmes avis tout le temps, idem pour les UDC ainsi que pour les autres partis politiques. Faire un tel amalgame reviendrait à dire que tous les curés sont des pédophiles, ce qui n’est heureusement pas le cas. Je n’ai pas suivi l’ascencion politique de M. Fournier. Cependant, je me rappelle avoir été très choquée au moment de l’affaire du loup car une personne m’avait dit qu’il faisait partie de l’Eglise d’Ecône. Une Église que je ne connaissais pas et la personne m’avait expliqué qu’elle était fréquentée uniquement par des intégristes dont la morale est encore plus stricte que celle de nos Eglises de village. Alors, à mes yeux, il y avait un non-sens total entre la pratique religieuse de M. Fournier axée sur une morale ferme et le fait de tuer ce loup. Mais cette affaire est très ancienne, depuis je me suis remise bien entendu.
mais Ecône c’est bien cette « église » à tendance sectaire très dure et rigide ? donc notre canton accepterait de ses adeptes en politique ?