Etat du Valais, Frédéric Favre. BCVs : Roberto Schmidt nous prend-il pour de vrais bobets ? (4)

3 avril 2021

Lisant l’article de Jean-Yves Gabbud sur le renouvellement du conseil d’administration de la Banque Cantonale du Valais, je me suis sérieusement interrogé : Roberto Schmidt prend-il les lecteurs du Nouvelliste pour de vrais bobets ?

Interrogé sur le mode de nomination des administrateurs de la banque du Valais, le mieux élu des conseillers d’Etat a osé ceci : « nous ne nous sommes pas posé la question de l’appartenance politique ». Nous avons ainsi tous compris immédiatement que la nouvelle administratrice n’était pas la protégée d’un ami de Roberto et que ses deux compères avaient des qualités telles qu’il n’était pas convenable d’imaginer une seule seconde que Roberto de là-haut aurait eu l’outrecuidance de penser à autre chose qu’au bien de l’établissement bancaire qu’il chérit et dont il est le gardien des traditions les plus nobles.

Le Valaisan le plus niais a aussi compris que Roberto le Jaune Citron avait renouvelé sa confiance en Pierre-Alain Grichting, président du conseil d’administration, parce que celui-ci n’était pas ce PLR incompétent qui avait fait trembler la citadelle orange, ayant révélé lors de la dernière législature des qualités de management et de ressources personnelles telles qu’à l’interne tout un chacun ne manque plus aujourd’hui une seule marche d’escalier pour s’ébaudir devant la personnalité charismatique de ce germanophone un brin francophile, qui avait participé au coulage du FC Sion avant de fuir, parce qu’éconduit, un navire en perdition qu’il avait laissé piloter par un mégalomaniaque. Avant de conduire également Provins sur les chemins victorieux que l’on connait !

Les Hauts-Valaisans qui tiennent tous les cordons de la bourse valaisanne ont pour la plupart de solides et vraies références, outre leur bilinguisme légendaire. Mais Roberto, le Jaune devenu Negro, sait-il que son protégé non politique, le Bleu à la couleur des yeux de Jacques Melly, avait commencé sa carrière incomparable en tant qu’apprenti à la Banque Cantonale du Valais et qu’il avait été contraint de quitter cette honorable institution abruptement pour des motifs que la prochaine enquête de Marie Parvex, l’enquêtrice du Nouvelliste, révèlera aux actionnaires de la société anonyme avant son départ à la retraite [1]. Il faut ici le concéder, le bougre a plongé par la petite fenêtre, mais est revenu par la grande porte.

Les Hauts-Valaisans ont l’art ineffable de savoir placer les leurs. Jean-Michel Cina avait fait des pieds et des mains pour forcer le Conseil d’Etat à nommer Sergio Biondo, son ancien associé, à la tête du Service Juridique du Registre foncier, avec le succès que le Verbiergate a révélé ces dernières années.

Ces petites anecdotes [2], qui font faire frétiller, sont là simplement en tant qu’indices devant conduire à pouvoir répondre à cette question d’actualité : Roberto Schmidt a-t-il aussi voulu prendre l’Ours de  Bagnes – et son avocat – pour un bobet dans l’affaire des constructions illicites de Verbier en acceptant de laisser pourrir le dossier pendant sa première législature ? Est-ce là le vrai pacte d’airain qu’il a conclu avec Frédéric Favre et qui explique que ce Haut-Valaisan n’a pas craint de soutenir un PLR dès le premier tour, réussissant le tour de force de prendre tous les Valaisans pour de vrais bobets, sachant que lui-même, ancien avocat et notaire, ne pouvait pas avoir ignoré ce que ses chefs de service préférés avait abandonné sous le tapis des immondices de chez nous, que Jacques Melly, nommé de par ses qualités de Chef d’alors de La Planta, président du Groupe de Travail sur les affaires bagnardes, a préféré ne pas regarder, abandonnant ses prérogatives à un autre Haut-Valais, le « brave » Adrian Zumstein !

Chers Lecteurs Assidus, peut-être pensez-vous que le ton est un peu excessif ? Que nenni ! Ne faites pas fausse route ! Roberto et Fredo sont dans de très mauvais draps, à moins de penser que la partie de dominos qui se joue dans les arrière-boutiques n’a pas d’autres règles que celles de la triche, du dol et de la tromperie. Mais, peut-être que le Valais, en confirmant les meilleurs de ses asticots, a-t-il voulu que son feuilleton préféré se poursuive quelques saisons encore ?

Le renouvellement du Conseil d’Etat, incluant le départ de deux éléphants de la politique valaisanne, peut constituer un sacré coup de sac. Encore faut-il que les nouveaux venus veuillent faire preuve d’un peu de curiosité … à l’extérieur de leurs départements.

C’est un peu le combat de la collégialité contre l’intégrité.

Bonjour à tous ceux qui ont manqué les précédents épisodes !

 

[1] N’y a-t-il pas une sorte de discrimination à l’égard des apprentissages d’ « intellectuel » que d’avoir seulement développé dans la presse la précédente carrière de « manuel » de Monsieur Grichting ? Il me semble que l’apprentissage d’employé de commerce est tout aussi respectable que celui de boucher.

[2] Un bon journaliste, apprend-on dans les écoles, doit être au bénéfice d’au moins deux sources indépendantes avant de pouvoir écrire des choses inédites, que d’aucuns parmi les héros du week-end dernier assimileront à des inepties. Grand bien leur fasse.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

2 thoughts on “Etat du Valais, Frédéric Favre. BCVs : Roberto Schmidt nous prend-il pour de vrais bobets ? (4)”
  1. aïe ! ……… [censuré par plaisir subjectif]

    Le mec, quand j’écris avec des phrases courtes, il râle; quand j’écris avec des phrases longues, il râle; quand je déconne, il râle; quand je suis très sérieux, il râle; quand je supprime les adjectifs, il râle; quand ses amis sont loués, il râle; quand les mêmes sont critiqués, parfois vertement, il râle; quand je parle de Verbier, il râle; quand je parle de la Catalogne, il râle; quand je lui dis qu’il est objectivement pénible, il râle; quand L’1Dex râle, il râle; quand L’1Dex propose, il râle; quand L’1Dex fournit des preuves, il râle; quand L’1Dex ne râle pas, il râle. Hey, mec, on a tous compris que tu ne nous aimes pas. Alors, s’il te plaît, … râle !

  2. Le dénominateur commun de toute nomination est manifestement ici le critère servilité au clan (avec ou sans formation supérieure). Considérez les cas de nomination dans l’administration cantonale et considérez ceux que la formation a rendu incorruptibles soudain débarqués manu-militari de l’administration parce qu’ils sont en devoir d’y notifier des infractions poursuivies d’office.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.