Etat du Valais, Justice. Les leçons bénéfiques du Verbiergate

4 avril 2021

Le Verbiergate a l’avantage de permettre la formulation d’initiatives constructives pour l’avenir. L’une d’entre elles porte sur la question de la gestion procédurale des dossiers par le service des affaires intérieures et communales du département des institutions.

Les citoyens qui déposent avec sérieux un recours contre une décision, pas ceux qui n’agissent dans le même sens que pour des raisons dilatoires ou avec mauvaise foi, sont invités à se rendre physiquement à plusieurs reprises chez Maurice Chevrier pour consulter le dossier. Cet acte à deux objectifs distincts :

le premier est de saisir dans le détail le contenu du dossier pour vérifier que l’autorité inférieure, avec ou sans le consentement de fonctionnaires, n’ont pas bidouillé le dossier;

le second est de faire une légitime pression sur l’instance concernée pour que celle-ci soit contrainte de ne pas ranger le dossier tout au fond de la pile.

Plus le justiciable affirmera à l’institution son propre intérêt pour sa propre cause, plus le fonctionnaire en charge de la situation sera confronté à sa propre conscience; il ne pourra que difficilement se défausser dans une attitude d’obstruction formaliste et de déni.

Les citoyens qui font confiance à un avocat doivent exiger de leur mandataire des correspondances d’engagement et non de simples missives postales sans conséquences pour l’avancement de la procédure.

Après trente de pratique judiciaire et administrative, eu égard à la lenteur des institutions, je ne peux proposer aucun autre remède meilleur et bon marché que celui donné aux justiciables de se rendre personnellement et physiquement auprès de ceux qui, selon leur propre appréciation, doivent agir en droit et en équité à leur égard.

Dans ce sens, les guichets virtuels et numériques ne sont que des guets-apens favorisant ceux qui ne veulent pas s’engager réellement pour l’autre. La multiplication délétère des canaux téléphoniques est un exemple de cette folie perverse visant – prétendument – à un service de meilleur qualité; en vrai, il s’agit de mesures perpétrant des dénis manifestes de qualité, et ce n’est pas un hasard qu’une voix anonyme vous explique après une longue attente que la conversation pourra être enregistrée dans le but fictif d’une amélioration des services.

J’ai vu récemment un témoin regarder droit dans les yeux un procureur et lui demander calmement : « trouvez-vous normal le comportement de cette magistrate cantonale et de ce juge de district à mon égard ? ». Le procureur est demeuré muet ! Imaginez que tous les justiciables concernés en fassent de même, n’y aurait-il pas alors un mouvement interne aux institutions qui provoquerait de vrais changements ?

Oui, vous, justiciables, ne vous laissez pas intimider par un pouvoir défaillant, affirmez vos droits à l’égard de ceux qui vivent par la grâce de vos impôts.

Bonne journée aux courageux !

2 thoughts on “Etat du Valais, Justice. Les leçons bénéfiques du Verbiergate”
  1. Allons, allons, il s’agit de bien plus que de procrastination.
    Il s’agit de connivence avec des infractions en soutien de ceux les commettant.
    Les affaires sont prises en gradation s’efforçant de les couvrir.
    C’est cela la crue réalité.
    Les institutions sont minées par des liens de parenté dans un népotisme clanique. Tout demeure clôturé après deux siècles de domination d’un parti cultivant le clientélisme. Seule les urnes et le renouvellement des détenteurs du pouvoir peut modifier ces pratiques. Et ce marasme peut durer encore une génération.

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