L’histoire d’une vie. Alain Geiger c. Christian Constantin
18 avril 2021
0
Alain Geiger, contrairement à Jean-Paul Brigger et à Bertine Barberis, n’a jamais été engagé en qualité d’entraîneur par Christian Constantin. Formé au FC Sion, le footballeur sédunois du siècle, celui-là même qui connut sa première sélection avec l’équipe nationale à Wembley en Angleterre en juin 1980, ancien capitaine des Verts de Saint-Étienne, tient peut-être dans ses mains le destin du FC Sion.
Entraîneur du FC Servette, Alain Geiger formera l’équipe qui affrontera ce prochain jeudi à La Praille dans une sorte de match de la dernière chance le club présidé par Christian Constantin, celui-là même qu’un jour Jean-Paul Brigger prit par les épaules pour l’éjecter du vestiaire, avant d’avoir été lui-même renvoyé plus tard de son poste après un match de coupe d’Europe au cours duquel il avait opéré un changement peu apprécié par Cri Cri d’amour. Le Haut-Valaisan peut s’en orgueillir aujourd’hui d’avoir été le premier d’une très longue série.
Alain Geiger aura certainement un petit pincement au cœur de savoir qu’il pourrait être celui qui renverra ses anciennes couleurs au purgatoire de la Challenge League. Mais il ne pourra simultanément que sourire un peu de la position qui est la sienne, de se retrouver ainsi coach des Grenats après n’avoir jamais pu revenir en Valais dans cette fonction, au moment où le club de son enfance, à l’âme désolante, se retrouve à sept journées de la fin de la compétition à la dernière place du championnat, sur la route d’un naufrage qui ne pourra être évité peut-être que par une victoire chez les ennemis de toujours.
En un certain sens, c’est aussi, certains le pressentent, la fin d’une aventure qui a commencé un jour de Pâques 1965 avec un FC Servette déconfit d’avoir dû laisser la Coupe de Suisse au FC Sion conduit à la victoire par des anciens Grenats, dont le capitaine de jadis Pierrot Georgy. Et voici donc cinquante-six ans plus tard, ce prochain jeudi, un Sédunois de pure souche, Alain Geiger, l’enfant de Platta et de la Sitterie, lui qui a appris le foot dans la cour de l’ancienne école normale, être en mesure de donner la fessée finale à Napoléon d’Octodure coupable d’avoir mené le club en 1997 et en 2021 vers la Bérézina et Waterloo.
Mais comment en est-on arrivé à ce point où des enfants de Sion, amoureux du FC Sion, en viennent à imaginer des « Hop Servette » ?
Seul peut-être un fan de Torino, Jean-Pierre Bodrito, pourrait nous l’expliquer.
Cher Stéphane,
oui le Toriniste que je suis, club dont l’esprit et les supporters ont choisi d’être plutôt du coté des Indiens que des Cow-boys, partage(ait) une grande place dans mon cœur, avec le FC Sion. Et tant que les deux clubs n’avaient pas l’occasion de s’affronter, aucun choix sur 90 minutes m’était nécessaire.
Non, je ne ratais que peu de matchs de la formation sédunoise, et la plupart des villes suisses, je les avais « visitées » en ces occasions.
En ce temps-là, n’existaient pas les déplacements groupés de supporters, donc train ou véhicule privé me servaient de carrosse. Parfois, je choisissais l’ancien Stadio Communale de Turin pour assister au « Derby della Mole » entre mon équipe, celle qui me faisait vibrer là-bas, et l’autre, celle des cow-boys… Toujours en ce temps-là, nous remportions souvent la mise, devant une ferveur inégalable, sous les
« Forza Vecchio Cuore Granata ». Ce temps-là c’était avant l’avènement du football moderne, du football business, avant l’avènement de quelques personnages toxiques qui auraient vite fait de tout gâcher, tout salir, tuer l’amour, la passion, décevoir.
Puis les années passèrent, FIAT et sa cavalerie tenta d’éliminer l’équipe des « ouvriers » du paysage sportif turinois, en usant de mille stratagèmes. Puis Monsieur André Luisier dut lâcher son FC Sion, club qu’il chérissait, sans un centime de dettes, et le remettre à…
Et advint ce qui arriva. Je ne vais pas épiloguer là-dessus, pas par manque de courage, ni par crainte que l’avocat de famille des « kardashians » d’Octodure ne s’en prenne aussi à l’auteur de ces quelques lignes.
Mais non sans lui accorder sa chance, comme il se doit pour toute personne qui se retrouve face à un nouveau challenge, le nouveau mentor version 1 et version 2, réussit à tuer la passion que je portais pour le FC Sion. Il parvint à me tenir désormais éloigné de Tourbillon, de ce stade sis à 150 mètres de chez moi, depuis une dizaine d’années. De ce stade dont les contribuables sédunois ont accepté de rénover à grands frais, malgré les humiliations et déclarations du locataire.
Oui je lui en veux de cet outrage, je lui en veux d’avoir tourné en ridicule le nom de ma belle ville de Sion, de l’avoir salopée. Je suis fâché contre lui, lâs des ricanements lorsque l’on avoue nos origines sédunoises, ailleurs en Suisse… je suis outré de ses comportements, particulièrement lorsqu’il se permit de prendre à parti des élus, quand il fut invité inofficiellement avec sa coupe en séance du Conseil général de la Ville. Moi sympathique voisin d’alors sur les travées en fut bien plus que spectateur.
Et comme on dit en Valais, vivement loin, machin.
Quant à Alain Geiger mon cher Stéphane, Alain, mon ancien copain de foot, avec qui j’ai eu le privilège de taper dans le ballon en juniors, quelle satisfaction de le voir à nouveau en pleine lumière. Un vrai, à l’ancienne, un amoureux de ce magnifique sport, authentique. J’ai toujours gardé un œil tendre sur sa magnifique carrière. Joueur valaisan du siècle, ciel ce qu’il l’a mérité. Et s’il contribuait cette semaine à renvoyer le club de cc en 2e division, ce ne sera que salutaire, même si mon cœur, tout au fond de lui aura quelques « larmes ». Un nombre incalculable de sages ont dit qu’il faut toucher le fond pour renaitre. Là ils en sont déjà à creuser depuis un bout de temps. Il y a urgence.
PS : si mon Torino joue en grenat, c’est selon une des versions, par la grâce de Monsieur Alfred Dick, citoyen suisse, fondateur du Torino et supporter servettien. Nous étions en 1906. Aujourd’hui cette version me sied.
Je suis une Reynard de Savièse et comme je l’ai déjà écrit, je ne crois ni aux « saviésans pure souche », ni aux « valaisans pure souche », je ne connais rien au foot et mes questions ont pour seul but d’enrichir mes connaissances.
Alors si j’ai bien suivi votre texte, un Constantin d’Ayent est devenu Napoléon à Octodure et ce prochain jeudi, il pourrait recevoir la fessée par un Geiger, ancien enfant de Platta et de la Sitterie qui a appris le foot dans la cour de l’ancienne école normale de Sion.
En ce moment, je suis « branchée » arbre généalogique. Savez-vous me dire si ce Geiger est de la famille de l’Ancien Conseiller d’Etat Oskar Freisinger ? Car j’ai appris récemment que M. Freisinger est un descendant « Geiger ».
Et par la même occasion, peut-être me dire d’où viennent les « Geiger » ?
J’avoue M. Riand, que le terme « pure souche » me turlupine depuis que j’ai découvert la généalogie.
Ce FC Servette est détestable.
Cher Stéphane,
oui le Toriniste que je suis, club dont l’esprit et les supporters ont choisi d’être plutôt du coté des Indiens que des Cow-boys, partage(ait) une grande place dans mon cœur, avec le FC Sion. Et tant que les deux clubs n’avaient pas l’occasion de s’affronter, aucun choix sur 90 minutes m’était nécessaire.
Non, je ne ratais que peu de matchs de la formation sédunoise, et la plupart des villes suisses, je les avais « visitées » en ces occasions.
En ce temps-là, n’existaient pas les déplacements groupés de supporters, donc train ou véhicule privé me servaient de carrosse. Parfois, je choisissais l’ancien Stadio Communale de Turin pour assister au « Derby della Mole » entre mon équipe, celle qui me faisait vibrer là-bas, et l’autre, celle des cow-boys… Toujours en ce temps-là, nous remportions souvent la mise, devant une ferveur inégalable, sous les
« Forza Vecchio Cuore Granata ». Ce temps-là c’était avant l’avènement du football moderne, du football business, avant l’avènement de quelques personnages toxiques qui auraient vite fait de tout gâcher, tout salir, tuer l’amour, la passion, décevoir.
Puis les années passèrent, FIAT et sa cavalerie tenta d’éliminer l’équipe des « ouvriers » du paysage sportif turinois, en usant de mille stratagèmes. Puis Monsieur André Luisier dut lâcher son FC Sion, club qu’il chérissait, sans un centime de dettes, et le remettre à…
Et advint ce qui arriva. Je ne vais pas épiloguer là-dessus, pas par manque de courage, ni par crainte que l’avocat de famille des « kardashians » d’Octodure ne s’en prenne aussi à l’auteur de ces quelques lignes.
Mais non sans lui accorder sa chance, comme il se doit pour toute personne qui se retrouve face à un nouveau challenge, le nouveau mentor version 1 et version 2, réussit à tuer la passion que je portais pour le FC Sion. Il parvint à me tenir désormais éloigné de Tourbillon, de ce stade sis à 150 mètres de chez moi, depuis une dizaine d’années. De ce stade dont les contribuables sédunois ont accepté de rénover à grands frais, malgré les humiliations et déclarations du locataire.
Oui je lui en veux de cet outrage, je lui en veux d’avoir tourné en ridicule le nom de ma belle ville de Sion, de l’avoir salopée. Je suis fâché contre lui, lâs des ricanements lorsque l’on avoue nos origines sédunoises, ailleurs en Suisse… je suis outré de ses comportements, particulièrement lorsqu’il se permit de prendre à parti des élus, quand il fut invité inofficiellement avec sa coupe en séance du Conseil général de la Ville. Moi sympathique voisin d’alors sur les travées en fut bien plus que spectateur.
Et comme on dit en Valais, vivement loin, machin.
Quant à Alain Geiger mon cher Stéphane, Alain, mon ancien copain de foot, avec qui j’ai eu le privilège de taper dans le ballon en juniors, quelle satisfaction de le voir à nouveau en pleine lumière. Un vrai, à l’ancienne, un amoureux de ce magnifique sport, authentique. J’ai toujours gardé un œil tendre sur sa magnifique carrière. Joueur valaisan du siècle, ciel ce qu’il l’a mérité. Et s’il contribuait cette semaine à renvoyer le club de cc en 2e division, ce ne sera que salutaire, même si mon cœur, tout au fond de lui aura quelques « larmes ». Un nombre incalculable de sages ont dit qu’il faut toucher le fond pour renaitre. Là ils en sont déjà à creuser depuis un bout de temps. Il y a urgence.
PS : si mon Torino joue en grenat, c’est selon une des versions, par la grâce de Monsieur Alfred Dick, citoyen suisse, fondateur du Torino et supporter servettien. Nous étions en 1906. Aujourd’hui cette version me sied.
Amicalement.
Jean-Pierre Bodrito
Il fallait lire: « Mon sympathique voisin d’alors »…
Bonjour Me Riand,
Je suis une Reynard de Savièse et comme je l’ai déjà écrit, je ne crois ni aux « saviésans pure souche », ni aux « valaisans pure souche », je ne connais rien au foot et mes questions ont pour seul but d’enrichir mes connaissances.
Alors si j’ai bien suivi votre texte, un Constantin d’Ayent est devenu Napoléon à Octodure et ce prochain jeudi, il pourrait recevoir la fessée par un Geiger, ancien enfant de Platta et de la Sitterie qui a appris le foot dans la cour de l’ancienne école normale de Sion.
En ce moment, je suis « branchée » arbre généalogique. Savez-vous me dire si ce Geiger est de la famille de l’Ancien Conseiller d’Etat Oskar Freisinger ? Car j’ai appris récemment que M. Freisinger est un descendant « Geiger ».
Et par la même occasion, peut-être me dire d’où viennent les « Geiger » ?
J’avoue M. Riand, que le terme « pure souche » me turlupine depuis que j’ai découvert la généalogie.
Bien à vous,
Rosita Morelato-Reynard