Patatras. Jamal, un père désespéré parmi tant d’autres (210)
30 avril 2021
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Pour les dix ans de L’1Dex, Jamal nous fait l’amitié de répondre à nos questions
Liminaire : L’1Dex fête demain, et pendant peut-être dix jours, son dixième anniversaire. En avant-première, l’interview de Jamal. Lisez. Il n’a pas de doctorat, mais il réfléchit, il pense et il a une sacrée expérience de vie. L’1Dex lui délivre d’ailleurs, comme à d’autres parents, un diplôme de survie.
L’1Dex, presque depuis le premier jour de sa naissance, a pris soin de l’enfance. Parmi ces parents injustement séparés de leur fille ou de leur garçon, il y a Jamal, bien connu des réseaux sociaux, actif sur facebook, organisateur de manifestations pour défendre la cause parentale, a accepté une interview, destinée non pas à expliquer sa situation personnelle, qui exigerait un roman, mais à saisir ce que cet homme a pu comprendre de notre système institutionnel. Son expérience peut être utile dans le champ de la protection de l’enfance. Ecoutons-le.
Au moment même où commençait cette interview, ce vendredi 30 avril 2021, à 16 heures, la maman d’Alexia a laissé un message sur la messagerie personnelle de Jamal. Voici en substance les mots de la mère : « Un grand merci à vous. Vous avez été fabuleux. Sans vous, jamais nous n’aurions pu retrouver si rapidement ma fille qui avait fugué. Le message que vous avez diffusé a eu un immense impact et a permis de retrouver Alexia. Je vous en suis éternellement reconnaissante. Merci à vous et à tous ceux qui vous ont suivi. J’espère que nous nous rencontrerons un jour ».
Un tel message, qui surgit ici dans le bureau de L’1Dex, c’est un hasard heureux. Que ressentez-vous ?
Je suis très content pour cette maman. Cela aurait pu arriver à n’importe lequel d’entre nous. Je suis très heureux de l’impact que mon message a eu et de la solidarité des gens. C’est un bon signe, l’humanité existe toujours.
Sans vouloir particulariser, comment jugez-vous, de manière générale, avec tous les cas que vous connaissez, les intervenants en protection de l’enfance ?
Dans tous les domaines, il y a des brebis galeuses et des gens compétents. J’ai rencontré les deux espèces. Mais pour tout ce qui est lié à la protection de l’enfant (juge de paix, assistants sociaux, présidents des APEA, …), je pense que l’incompétence domine dans ce milieu. On peut même pas parler d’incompétence, on devrait plutôt dire qu’il s’agit d’un abus de pouvoir. Pour moi, c’est impossible qu’il y ait tant d’erreurs et tant de dysfonctionnements depuis des années. Il ne s’agit pas d’une simple anguille, mais de très grosses baleines visibles aux yeux de tous. On ne peut pas s’attendre à des solutions de bonne foi avec des gens de mauvaise foi. Tout ça a été dénoncé par les médias, mais souvent en lien avec des situations proprement dramatiques (père incestueux, enfant placé chez un pédophile, placements abusifs flagrants, des expertises en mode copier-coller …).
Comment changer les choses ?
Ce n’est pas à moi de faire changer les choses. Je ne suis qu’un citoyen lambda. Avant de changer les choses, il faut au moins vouloir appliquer les lois existantes. Il faut cesser d’inventer ses propres lois au gré des humeurs et juger des gens au « pifomètre ».
Quel rôle joue l’arbitraire dans les décisions concernant les enfants ?
Je veux essayer d’expliquer l’arbitraire et le « pifomètre ». La même autorité, la même présidente, est saisie de deux cas opposés. Dans le premier, elle est confronté à un père accusé d’abus sexuels et de graves attouchements à l’égard de ses petits enfants, la maman a demandé des droits de visite médiatisés, la juge refuse et confie les enfants au père; dans le deuxième cas, aucune accusation démontrée contre le père, la mère ne veut pas que l’enfant le rencontre, la même présidente éloigne l’enfant de son père,pourtant doté de capacités parentales que personne ne met en doute, et refuse de mettre même en place un droit de visite pendant plus de trois ans. On ne peut pas comprendre cette logique incohérente, contradictoire. Beaucoup d’avocats m’ont raconté des cas très similaires.
Quel jugement portez-vous sur la formation des intervenants ?
Ecoutez, personnellement, je n’ai pas de formation dans ce champ. En revanche, depuis 13 ans, j’ai acquis une grande expérience, qui me permet de deviner par avance ce qui va se passer. Je dirai que souvent ces intervenants n’arrivent pas à se détacher de leur vécu personnel. Souvent leur guide est leur propre sentiment, qui ne correspond à la réalité. A la Brigade des mineurs, on se fond sur des preuves réelles, parce qu’on a affaire à des gens sur le terrain. Dans les APEA, on perd le sens du concret, du vécu, du réel.
Ecoute-t-on vraiment les gens ?
Les gens sont aveuglés par leur propre vécu et leur jugement a priori sur les situations. Beaucoup de parents me disent qu’ils ont l’impression de ne pas être écoutés. D’ailleurs, lors des entretiens avec les intervenants, il n’y a souvent pas même de procès-verbal. Cela montre à quelqu’un ces personnes ne sont ni intéressées, ni impliquées. Car comment peut-on retenir le contenu d’un entretien de plus d’une heure, avec plusieurs personnes, dans la même journée, sans laisser une trace écrite. Je crois que beaucoup sont aveugles et ne veulent pas voir la réalité en face.
Pour les APEA, il y a quatre catégories, ceux qui sont dirigés par des personnes qui aiment le métier de la justice et qui n’aiment pas être aveuglés par des rapports; ceux qui se font guider et manipuler par les rapports des OPE et des expertises; ceux qui n’ont jamais voulu faire ce métier, si ce n’est pour posséder un petit pouvoir personnel ou pour ses propres intérêts; ceux qui n’ont aucune compétence et qui jugent au hasard, on donne un pistolet à un aveugle qui l’utilisera indifféremment contre tout le monde sans distinction.
Etes-vous favorable à l’utilisation des caméras ?
Oui. A cent pour cent. Beaucoup d’avocats dans tous les cantons pensent comme moi. Les parents veulent aussi un tel système. Pourquoi ne pas le faire ? Ne pas le faire arrange beaucoup de monde. L’absence de caméras et l’absence de procès-verbaux réellement vrais entraîne une absence de preuves et la possibilité de rendre n’importe quelle décision sur la base d’affirmations fausses ou d’inventions que l’on présente comme vraies.
Pour moi, l’absence de caméras, c’est la porte ouverte pour rester dans le déni ou dans la manipulation. On peut ainsi cacher la vérité.
Vous avez pu lire beaucoup d’expertises. Qu’en penser ?
D’abord, je dirai que les expertises sont souvent identiques, alors que les situations réelles sont tout à fait différentes. Les expertisés sont très différents à tous les niveaux (religion, ethnie, origine, sexe, formation, caractère, intelligence, etc.). Certains experts sont manipulés par des parents plus doués qu’eux; d’autres font des expertises sur-mesure pour répondre à la demande et mériter des prébendes; d’autres sont franchement incompétents à un pont que les gens ne peuvent l’imaginer, incapables même de recopier des phrases telles qu’elles étaient à l’origine. Et puis, j’observe finalement qu’un grand nombre d’expertises sont simplement là pour soutenir une décision initiale prise arbitrairement.
J’observe aussi que très souvent, pour écarter un parent, pour protéger certaines personnes, ou pour se protéger eux-mêmes, ces gens-là sont capables de diagnostiquer des personnes comme des procéduriers, des quérulents ou des paranoïaques. Mais le but réel est uniquement de discréditer ce parent au cas où il pourrait par exemple déposer une plainte pénale.
A quoi sert une procédure pénale ?
Je veux d’abord dire que la procédure, civile ou pénale, c’est un droit. Si quelqu’un a des preuves valables, je pense que celles-ci ne résisteront pas à un examen. Mais, c’est vrai, ça peut prendre du temps. De plus, beaucoup de parents n’osent pas, parce qu’ils sont intimidés. On les menace même souvent de leur retirer les enfants s’ils déposent une plainte.
Certains parents n’utilisent-ils pas le pénal pour atteindre leur conjoint ?
Absolument. Ce n’est un tabou pour plus personne. Il suffit juste de regarder le nombre d’accusations d’attouchements, surtout contre les pères, ce qui permet parfois aux mères de suspendre le droit de visite immédiatement. C’est devenu une arme fatale utilisée par les mamans, appuyée par certains intervenants; heureusement et souvent, cette stratégie est désavouée par les membres de la Brigade des mineurs.
Votre position sur les avocats ?
Il y a aussi plusieurs catégories : il y en a qui sont humains, qui travaillent pour la justice, qui ont beaucoup d’empathie envers leurs clients et qui sont à l’écoute; il y en a qui sont prêts à vendre leur âme, souvent ils n’ont pas beaucoup de clients, ceux-là ne contredisent jamais les juges pour pouvoir bénéficier de manière répétée de l’assistance judiciaire et des montants qui vont avec; il y en a qui refuse de s’occuper des enfants et des parents; il y en a qui déteste ça parce qu’ils ne maîtrisent pas les émotions, et que c’est souvent trop conflictuel; il y en a ceux qui détestent ces procédures, parce qu’ils savent à l’avance que la force des lois et des preuves n’a plus aucune importance face à la force de l’idéologie ou des rapports des intervenants de la protection de l’enfance, parole d’évangile.
Qu’espérez-vous pour le futur ?
A titre personnel, que je puisse récupérer ma fille; ça parait égoïste, mais, vous savez, je le mérite, elle aussi. Sur un plan général, mon voeu est finalement très simple : que les juges appliquent vraiment les lois. C’est aussi simple que ça. Il faut aussi punir sévèrement, pour donner l’exemple, tous ceux qui manipulent les décisions à travers de faux témoignages, des expertises truquées, des expertises construites pour plaire ou pour favoriser ou défavoriser. Enfin, les parents doivent respecter les lois sous de vraies menaces, car l’article 292 du code pénal est totalement insuffisant. Certains parents en rigolent, ils ne doivent même payer parfois d’amende.
Un mot sur L’1Dex que vous lisez régulièrement ?
Bon anniversaire à L’1Dex et à ses lecteurs. C’est un média qui, pour moi, est à l’écoute des citoyens lambda. Ses articles sont sans langue de bois. L’1Dex n’est pas là pour distribuer de la pommade aux élites. Il ne tartine pas pour les chefs, il veut améliorer les choses. Pour moi, c’est la voix du citoyen et, je crois que c’est le rôle primordial des médias. Longue à vie à lui !
Un grand nombre de ces bravaches au sein de l’OPE, SPMI ,SPJ…préfèrent se cacher dans l’ombre de leurs mensonges que de faire face à la lumière de la vérité .
Le déni Totale c’est leur devise, c’est trop douloureux pour eux intellectuellement et moralement de revenir sur des choses acquises ….au nom de la protection de l’enfance.
Certains déportés du Goulag persistaient à croire en Staline .
Une mère manipulatrice qu’elle méprise les mères victimes, et les hommes elle les utilisent m’a dit qu’on la faisait bien rire, selon elle , tout comme ce monde que Jamal cite dans l’article eux aussi ils rigolent bien de nous les parents victimes…
C’est l’inversement des vrais valeurs. Elle a même osé me dire que les juges ne peuvent que lui donner raison si je dépose plainte contre elle.
D une traduction indoue d un nom , tel est beau et gentil ! Ou l heure morale humaine devenue un leurre …
Un grand nombre de ces bravaches au sein de l’OPE, SPMI ,SPJ…préfèrent se cacher dans l’ombre de leurs mensonges que de faire face à la lumière de la vérité .
Le déni Totale c’est leur devise, c’est trop douloureux pour eux intellectuellement et moralement de revenir sur des choses acquises ….au nom de la protection de l’enfance.
Certains déportés du Goulag persistaient à croire en Staline .
Une mère manipulatrice qu’elle méprise les mères victimes, et les hommes elle les utilisent m’a dit qu’on la faisait bien rire, selon elle , tout comme ce monde que Jamal cite dans l’article eux aussi ils rigolent bien de nous les parents victimes…
C’est l’inversement des vrais valeurs. Elle a même osé me dire que les juges ne peuvent que lui donner raison si je dépose plainte contre elle.
′′ Endurer l’expérience de l’aliénation parentale est aussi une forme profonde de traumatisme psychologique vécu par les parents ciblés. » Dr. Edward Kruk Ph.D. Un article pour en savoir plus sur le traumatisme de l’aliénation parentale. https://www.psychologytoday.com/us/blog/co-parenting-after-divorce/201711/the-life-the-alienated-parent?utm_content=buffer981ff&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer&fbclid=IwAR21labJfyGjyWztm6f6CXG93tbxpPdFvYef8t_JOnLaTe6_k39apjR6brw
Ça se fini en vérité totale. Bonne suite au montreur !!!