Branco accusé de viol. Comme Assange ! La vie est une putain. Visca Juan !

1 mai 2021

Liminaire de L’1Dex : nous recommandons sans retenue les trois livres de Juan Branco, Crépuscules, Assange l’anti-souverain et Abattre l’ennemi. Visca Juan !

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Préface : L’1Dex, pour son dixième anniversaire avait effectué toutes les démarches auprès de la maison d’édition de Juan Branco, jusqu’à son attaché de presse, pour l’interviewer. Aujourd’hui, en ce jour de fierté valaisanne, nous pensons à Juan Branco, qui aime le beau jeu du Barça et qui a ressenti quelque part dans son âme ce qui advint à Julian Assange. Visca Juan ! Visca Julian

(PAR JUAN BRANCO)

 

Mardi, j’ai rencontré une jeune femme, qui m’avait écrit sur Instagram, avec qui nous avons passé l’après-midi en marchant, en flânant dans le jardin du Luxembourg, dans les rues, en parlant. Une femme belle, intéressante, qui me racontait des mondes que je ne connaissais pas.

Nous avons ainsi passé un temps sous le soleil, je l’ai raccompagnée au métro au moment du couvre feu, place Saint-Placide. Elle trainait un peu des pieds, m’a demandé dans quel sens je repartais. Elle m’a alors regardé, un sourire partagé. Nous nous sommes quittés, et je souriais, je crois.

Je lui ai réécrit peu après afin de m’excuser d’avoir dû partir, en lui indiquant que si elle le souhaitait, nous pouvions nous revoir. Elle a relevé le gant, et est venue me voir. Nous avons, un peu illégalement, installé deux chaises devant la Seine, je lui ai fait une tisane et elle a goûté une bière qu’elle n’a pas aimé. Les voisins passaient, certains un peu loufoques, « cherchant la lune », d’autres baladant leurs chiens. Mon chat était là, dehors lui-aussi, les gens nous regardaient.

Il faisait froid, nous sommes rentrés. Nous parlions, riions, nous regardions. Elle n’avait plus de batterie, j’avais un vieux cable qui ne fonctionnait plus trop, nous essayions de le recharger. Je ne sais pas qui a eu l’idée, mais nous nous sommes décidés à voir un film. Elle voulait une comédie, moi un film sérieux. Nous avons installé le projecteur sur le lit. Elle m’a proposé les Tuches, m’a montré des bandes-annonces sur un site de streaming, je l’ai regardé sévère, on a rit. On a tenté la cité de la peur, elle m’a regardé sévère, on a fini par lancer Snake Eyes, puis Le Mépris.

Nous étions côte à côte, elle m’a donné sa main, je l’ai longtemps tenue. Nous avons commencé à nous embrasser. Cela allait et venait. On ne savait pas trop, on se provoquait, on se refusait puis recommençait.

Nous avons beaucoup hésité, j’avais envie d’elle, elle aussi, on se l’est dit, plusieurs fois, et à un moment, je lui ai demandé si elle voulait, et elle m’a dit oui, et nous avons fait ce que deux personnes en ces circonstances feraient.

Il était tard dans la nuit, nous nous regardions et nous recherchions, nous demandions ce que nous en pensions. Lorsque cela s’est fini, nous avons laissé le film, et nous nous sommes endormis.

Nous avons passé la nuit collés, collés comme deux enfants, et le matin, alors que je devais assister à une réunion, je me suis levé. Elle l’a fait peu après, et juste avant que mon appel commence, elle m’a embrassé, sur le visage, sur les lèvres, m’a sourit, et est partie.

Elle avait oublié ses lunettes, son chargeur qui ne marchait pas. Elle m’a écrit et je lui ai dit qu’elle pouvait les chercher quand elle le voudrait.

Le soir, elle est repassée me voir, elle était froide et troublée. Elle m’a dit que c’était allé trop vite, que ça ne lui était jamais arrivé, que d’habitude c’était elle qui était entreprenante, et que moi je l’avais pas été. Elle a commencé à dessiner des comparaisons qui m’ont blessé.

Je ne comprenais pas, je lui ai dit ma blessure de l’entendre me dire ces mots, lui ai rappelé tout ce que je viens de vous écrire, que nous nous désirions, que nous n’avions cessé de parler, qu’il n’y avait eu nulle contrainte, que si elle s’était sentie mal, nous aurions immédiatement tout arrêté. Elle acquiesçait, elle se disait rassurée que je lui dise cela. Elle m’a dit alors, alors que je lui demandais, qu’elle n’avait couché qu’avec deux garçons. J’ai été désemparé, et j’ai compris que la chose avait été peut-être, pour elle, plus important que je ne le croyais. Elle s’est excusé, m’a dit qu’elle comprenait que je ne l’ai pas compris.

Elle m’a alors dit qu’elle était allée à la police le lendemain. Qu’elle avait déposé une main courante, car deux amies à qui elle avait parlé le lui avaient suggéré.

Je l’ai regardée sans comprendre et sans rien dire. Pour moi. Elle s’est à nouveau excusée, si je pensais qu’elle pouvait encore la retirer, que le policier n’avait pas l’air de vouloir me faire du mal.

Elle m’a demandé si on pourrait tout de même rester en contact.

J’étais blessé, blessé de ne pas comprendre, de voir la personne en face de moi faire de notre rencontre en faire cela.

Je lui ai dit ce qu’elle savait et prétendait ignorer: que c’était moi, qu’elle le savait, et qu’elle savait très bien ce qui se passerait.

Elle a voulu me parler de corrida, m’a demandé ce que je pensais du droit des animaux. Un taxi est arrivé.

Ce matin, un journaliste du Parisien m’a appelé. Une enquête pénale pour viol avait été ouverte contre moi, ils allaient publier.

Je lui ai dit ce que je viens d’écrire. J’ai raccroché. J’ai prévenu ma mère. Mes amis. Ceux avec qui je travaille depuis des années pour tenter, de la méditerranée aux gilets jaunes, de construire quelque chose qui nous amène quelque part.

Et puis j’ai pleuré. Pleuré de voir que ce qu’il me restait, m’était, comme cela devait arriver, comme cela m’avait tant de fois été annoncé, après tout ce que déjà, goutte après goutte, on m’avait arraché, sur le point d’être retiré.

Et que je deviendrais un poids, un de ces lourds poids pour tous ceux que j’avais voulu aider.

Je suis désolé.

 

Post Scriptum : L’1Dex, pour son dixième anniversaire avait effectué toutes les démarches auprès de la maison d’édition de Juan Branco, jusqu’à son attaché de presse, pour l’interviewer. Aujourd’hui, en ce jour de fierté valaisanne, nous pensons à Juan Branco, qui aime le beau jeu du Barça et qui a ressenti quelque part dans son âme ce qui advint à Julian Assange. Visca Juan ! Visca Julian.

 

6 thoughts on “Branco accusé de viol. Comme Assange ! La vie est une putain. Visca Juan !”
  1. Non, c’est non.
    Mais oui aussi c’est non.
    Les femmes sont complètement hystériques !
    Qu’est-ce que je suis content e ne pas être hétéro…

  2. Bien que je soit contre toutes violences physiques ou verbales homophobes, je suis bien plus encore, contre les lobbies homosexuels ! 

    Il est vrai que les relations hommes-femmes peuvent parfois être compliquées, mais je suis fort heureux et CONTENT d’être hétéro, et, de ne pas avoir abandonné l’usage naturel et respectueux de la femme…

      1. CONTENT … qui a déclaré qu’il était CONTENT DE NE PAS ÊTRE HÉTÉRO ? Donc, si VOUS, VOUS êtes CONTENT, GARDEZ-LE SANS EN FAIRE UN ÉTALEMENT SUR UN BLOG, ET tant mieux pour vous « SI » CONTENT, PERSO,  je n’ai fait que reprendre VOTRE EXCLAMATION de CONTENTEMENT…
        Usage naturel et RESPECTUEUX DE LA FEMME… ? OSEZ OSEZ !

        Quelle est la différence entre usage et utilisation ?
        est que “usage” est coutume ; pratique reçue tandis que “utilisation” est fait ou manière d’utiliser. 
        Pratique, manière d’agir ancienne et fréquente, ne comportant pas d’impératif moral, qui est habituellement et normalement observée par les membres d’une société déterminée, d’un groupe social donné. Synon. coutume, habitude, tradition, us.Usage confirmé, consacré, établi, respectable, solennel.  
        Ensemble des bonnes manières qui caractérisent le savoir-vivre; ensemble des règles de civilité, de bienséance observées dans une société policée. Un grand écrivain sans usage s’entrave dans sa gloire comme dans un sabre (Mauriac, Journal 2, 1937, p. 183).

        − Avoir de l’usage. Être bien élevé. Tous les enfants élevés par leurs mères ont de l’usage et du savoir-vivre, deux acquisitions qui suppléent à l’esprit naturel (Balzac, Mém. jeunes mariées, 1842, p. 357).

        Le bon usage. Ensemble des prescriptions constituant un modèle socioculturel. 

        En usage, d’usage. 
        Habituellement employé, couramment utilisé. 
        Être encore en usage; sorti d’usage, de l’usage. Il existe encore un code de la morale et un répertoire des valeurs morales, restés en usage dans la bourgeoisie même (Aymé, Confort, 1949, p. 62). 

        Qu’est-ce qu’un comportement naturel ?
        Dire d’un comportement qu’il est naturel c’est affirmer qu’il est conforme au vrai et au bien. … On s’imagine habituellement que notre mode de vie ordinaire est conforme à un idéal de vie, que nos comportements (parler, manger, se vêtir,…) SONT CONFORMES À CE QUE LA NATURE AURAIT PRÉVU POUR NOTRE ESPÈCE. 

        COMME ÉCRIT JE SUIS CONTRE  TOUTES VIOLENCES PHYSIQUES OU VERBALES HOMOPHOBES !

        JE REMARQUE TOUT SIMPLEMENT ET CONSTATE BEAUCOUP PLUS D’INTOLÉRANCE CHEZ VOUS ET  AUTRES LOBBIES HOMOSEXUELS, QUE CHEZ DES PSYCHO-RIGIDE, COMME ON APPELLENT LES PERSONNES QUI OSENT ENCORE AFFIRMER  DE NOS JOURS ÊTRE HÉTÉRO (CONTENT pour reprendre VOTRE EXCLAMATION) ET CONTRE UNE SEXUALITÉ (POUR MOI) NON USUELLEMENT NATURELLE…

        POUR TERMINER, SANS AUCUN JUGEMENT DE MA PART,
        ÇA VA PAS FAIRE PLAISIR À CERTAINS, C’EST SÛR, QUELQUES VERSETS BIBLIQUES :

        Lévitique 18:22
        Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination.

        Louis Segond Bible
        et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

        Martin Bible
        Et les hommes tout de même laissant l’usage naturel de la femme, se sont embrasés en leur convoitise l’un envers l’autre, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes la récompense de leur erreur, telle qu’il fallait.

        Darby Bible
        et les hommes aussi pareillement, laissant l’usage naturel de la femme, se sont embrases dans leur convoitise l’un envers l’autre, commettant l’infamie, males avec males, et recevant en eux-memes la due recompense de leur egarement. 

        HÉTÉRO FORT CONTENT ET HEUREUX ASSUMÉ !

        BONNE CONTINUATION À VOUS…

      2. Bien plus d’irrespect et d’intolérance en généralisant les genres chez vous, que chez quelqu’un de psycho-rigide et rétrograde vieux jeu comme moi…!

        RELISONS ENSEMBLE SI VOUS LE VOULEZ BIEN VOTRE PREMIER COMMENTAIRE :
        « non, c’est non. (OK !!!)
        Mais OUI aussi c’est NON. (???)
        Les FEMMES (???) sont complètement HYSTÉRIQUES ! (!!!)
        Qu’est-ce que JE (!!!) SUIS <> « d »e NE PAS ÊTRE HÉTÉRO (?!!!) …  » 

        Sur ce…, bien CONTENT d’avoir quelque peu diversifié avec VOUS les commentaires de ce blog.

        Bonne route à vous.

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