Etat du Valais. Nicolas Dubuis : la claque et le braquage
5 mai 2021
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L’élection ce mercredi par le Grand Conseil du Tribunal cantonal et du Procureur général est une honte pour les institutions valaisannes complétement discréditées par les événements survenus à Brigue.
La claque
Nicolas Dubuis désirait, dit-il, être nommé en qualité de juge cantonal. Il voulait succéder à Jacques Berthouzoz en qualité de président de la Chambre pénale et ainsi contrôler judiciairement l’activité de ses collègues de la Rue des Vergers à Sion, de la Rue Sainte-Marie à Saint-Maurice et du ministère public à Brigue.
Doté d’une capacité mathématique limitée et convaincu que le Valais n’avait pas abandonné le temps de l’Ancien Régime, le Saviésan n’a pas compris que le PDC n’avait droit dans un système proportionnel qu’à 5 magistrats. Il a cru que sa Grandeur serait élue en qualité de septième PDC (su 12).
Les Verts se sont justement rebellés, le Juge Prada a convaincu le parti écologique, les socialistes, l’UDC (non sectaire) et une partie du PLR.
A l’arrivée le procureur prend une claque mémorable, ne récoltant que 57 voix contre 75 au candidat des Verts.
Ite missa est, croyait-on …
Le huis-clos
Les Grands Esprits du Bureau du Grand Conseil se sont alors réunis et ont décidé que l’élection du procureur général se ferait en fin d’après-midi à huis clos.
On se demande bien ce qui a pu dicter cette position dès l’instant où l’élection des juges cantonaux avait eu lieu devant le public et la presse. Aucune circonstance spéciale ni aucune exigence dans le champ de la protection de la personnalité n’imposaient un tel mode de scrutin, qui peut s’expliquer uniquement par la volonté de nos Princes d’élire un incapable hors de toute transparence et dans le souci de persévérer dans les magouilles que Mathias Reynard avait promis de combattre.
Une décision désastreuse, arbitraire et totalement folle.
Le braquage
Le hold-up constitutionnel pouvait alors prendre place. Un idiot (son nom, son nom !) a cru malin d’opposer le procureur général en exercice à un papier sur lequel était inscrite la mention « non à son élection ».
63 conservateurs délirants ont choisi d’élire Nicolas Dubuis, les autres mettant dans l’urne un papier s’opposant à cette élection. Les scrutateurs comptèrent 63 – 63.
Prolongations !
Au second tour, Nicolas Dubuis, l’îrresponsable obtient 64 voix, ses adversaires aux bras peu noueux furent alors 59 (il paraît que trois UDC ont quitté la salle croyant que la plaisanterie était arrivée à son terme !).
Election de Nico Dubuis, l’ami du Ritz (on en reparlera les amis, et, je vous le dis, on va se marrer), pour une nouvelle période 4 ans.
Une élection … à l’unanimité
Franchement, on s’interroge : y a-t-il un seul député qui a lu le Règlement du Grand Conseil ?
Notamment l’article 119 du RGC : tout bulletin ne renfermant aucun nom de personne éligible est nul.
Par conséquent, cette élection pourrait être nulle pour ce seul motif, les scrutateurs ayant oublié qu’il s’agit d’une élection et non d’une votation : Monsieur NON n’est pas un nom !
Pauvre Valais !
Le discrédit
L’ensemble du processus de désignation des magistrats a été totalement discrédité. Il n’y a que des perdants.
Le Conseil de la Magistrature, et sa présidente d’une rare incompétence, ont perdu toute légitimité en osant proposer à l’unanimité la nomination au poste de juge cantonal d’un procureur déjà gravement défaillant.
La COJU n’a guère fait mieux.
Le Grand Conseil in corpore s’est ridiculisé.
La perte d’autorité et de légitimité
Après ce désastre, le procureur n’a plus aucune autorité et si peu de légitimité.
L’autorité ne s’acquiert pas avec les galons de colonel. Certains militaires devraient le faire comprendre à celui qui ne comprend rien de l’état de la situation.
L’honneur de la démission
Eût-il encore un peu de fierté que Nicolas Dubuis offrirait sa démission. Mais l’intérêt de la Cité est tellement éloigné de ses préoccupations qu’il va se concentrer sur son portemonnaie et encaisser chaque mois quelque 18’000 francs pour amplifier le chaos. Parce que, franchement, voyez-vous une autre motivation que financière pour qu’un procureur général si contesté veuille penser qu’il est l’homme à même de redresser ce ministère public qu’il a noyé sous un formalisme insensé sans être jamais capable d’apparaître aux yeux de ses subordonnés comme un leader. Mais ceux qui le connaissaient n’ignoraient rien de ses talents découverts par un certain Joe Pitt, dit le Shérif. Joseph doit être fier de son coaching gagnant !
Harcèlement au sein du ministère public
Le rapport du ministère public sur le harcèlement en son sein, ai-je appris en cours de rédaction de cet article, a été rédigé par … Nicolas Dubuis. Le Conseil de la Magistrature n’a rien trouvé à y redire. Quel journaliste osera interroger par exemple Mary-Line Voirol Revaz ?
Ce Conseil de la Magistrature concocté par Frédéric Favre est mort-né, de par la seule présence des membres le composant. Que la nomenklatura de chez nous ait choisi Me Carole Basili Melly pour ce poste de présidente dit à quel point le Valais des dominants veut conserver l’Ancien Régime des prébendes et des génuflexions.
Un PDC sans éthique, un PLR manipulé
Les 48 PDC se sont alignés couverts derrière leur idole.
Qu’aucune de ces députées, qu’aucun de ces députés, n’aient renoncé au choix de Nicolas Dubuis est proprement effarant. Par charité, je vais supposer qu’aucun d’entre eux n’a lu le courriel que je leur ai adressé et qui les renvoyait à mon article du 25 avril 2021, un véritable scandale d’Etat.
Mais, l’histoire de ces trente dernières années nous l’ayant appris, personne ne sera surpris de cet attachement des Oranges à jouir de leurs scandales d’Etat.
Les députés PLR ont certainement suivi les conseils avisés de leur gourou Frédéric, qui souffre sans peine de la bienveillance récurrente des procureurs à son égard et à l’égard de ses subordonnés. Mais, la suite de ce feuilleton sans fin vous étonnera. Et, peut-être, vous direz-vous un jour, pourquoi n’avons-nous pas eu la sagesse de nous débarrasser sans pitié d’un boulet institutionnel comme nous le proposait depuis dix ans L’1Dex ?
La Constituante
L’avenir dira si les Constituants nous proposent des solutions intelligentes pour redorer le blason de la justice pénale de chez nous. Personnellement, je ne vois qu’une solution, à l’américaine, la désignation du procureur général par les citoyens. Pourquoi voudrais-je encore que les députés disposent de ce choix, eux qui ont foiré jusqu’à l’inimaginable ce mercredi ?
Jésus dit: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font ».
37 thoughts on “Etat du Valais. Nicolas Dubuis : la claque et le braquage”
Et voici le Valais s’enfonçant dans son marasme avec un coup d’Etat institutionnel.
A lire les faits rapportés ci-dessus, nous sommes en effet manifestement confrontés ici à une farce constituant un coup d’Etat institutionnel.
«Coup d’Etat institutionnel» apparaît être le juste mot.
1.
L’élection est advenue par clôture institutionnelle, étant donné que manifestement un seul nom a été proposé.
2.
Puis, devant la fronde suscitée par ce procédé, il est advenu une subite transformation d’une élection en votation, alors que cette modalité de procéder viole manifestement ici l’article 119 du RGC.
3.
Enfin, il a été multiplié les tours de scrutin, sans comprendre que la vulgarité se jouant là signifiait d’arrêter cette farce et d’annuler cette élection-simulacre limitée à un seul candidat de paille.
4.
Conclusion
Par clôture institutionnelle limitée à un seul candidat, il a été volé au Parlement (représentant le peuple) tout choix.
5.
Postscriptum
On sait maintenant pourquoi cette scène est advenue à huis-clos: pour que l’odeur putride et le goût rance de ce coup d’Etat institutionnel valaisan filtre le moins possible.
On sait aussi maintenant que le régime PDC est désormais tellement aux abois qu’il est amené à révéler sa vraie nature: celle d’une dictature (d’aucuns penserons certainement que le mot de «dictature» est trop fort, mais qu’il soit considéré et pesé la signification des faits qui sont manifestement advenus ici).
On sait enfin que les organes judiciaires sont constitués en Valais par une farce et que, par celle-ci, ceux-ci ont perdu le respect qui leur était dû.
Cette élection doit manifestement être invalidée, en conséquence de ses irrégularités.
A présent, il s’agit manifestement également d’ouvrir une CEP sur le fonctionnement du Conseil de la magistrature, lequel est l’organisateur de cette farce et de cette élection truquée.
Il est lu à la seconde la nouvelle et il y est réagi sans tarder.
Malgré le « huis clos », les faits ont manifestement rapidement filtré.
Le PDC a perdu 7 sièges il y a huit ans. Puis, il en a perdu 7 lors des dernières élections. Et l’on constate ici que la fin du règne du PDC induit des circonstances dramatiques pour les institutions de notre République du Valais.
Les institutions de notre République du Valais manifestent ici un très fort irrespect d’elles-mêmes. La déliquescence de nos institutions républicaines va très au-delà de ce qui pouvait être imaginé.
Quelle chienlit dans notre Parlement cantonal. Ceux ayant organisé celle-ci devraient être suspendus de toute charge, dans l’attente que lumière soit faite.
« Je ne suis pas sûr qu’il pourra finir son mandat avec une élection aussi triturée et étriquée (c’est le moins qu’on puisse dire). Et l’avantage est qu’il n’y aura pas d’élection de juge cantonal simultanée au moment où la pression montera jusqu’à devenir insupportable (p.ex. le moment de la prochaine bêtise impossible à dissimuler ; ça pourrait être dans quelques jours ou mois…) ».
Un Haut cadre de l’administration écrit à L’1Dex :
« Lu. Et lu aussi votre dernier article connexe. Le PDC apparaît être aux abois dans sa fin de pouvoir absolu. Avant le Parlement inclinait la tête. Maintenant une partie de Parl commence à faire résistance.«
« Le huis-clos de ce jour au Grand Conseil porte atteinte aux principes démocratiques essentiels dont celui de la transparence de l’élection d’un haut magistrat.« .
« Tous francs-maçon ? Est-on en droit de demander à un magistrat s’il fait partie d’une loge avant un jugement ? Et s’il en fait partie est-il légitimement impartial ?« .
« Aujourd’hui, la démocratie a été bafouée par la demande de huis clos votée par une majorité d’élus du Grand Conseil. Seule la famille C s’est opposée à cette manière de faire et nous condamnons fermement cette manœuvre politique. ».
Vincent Roten en mode faux-cul maximal dans le NF :
«Nous l’avons combattu car la population a le droit de savoir ce qui se passe et se dit, les attaques contre le procureur général ne datant pas d’hier. Un débat ouvert aurait permis de clarifier la situation.»
Julien Wicky sur Tweeter pendant à sa corporation :
« Le Grand Conseil valaisan ne serait-il pas en train de censurer la presse? Les journalistes ont pu assister à l’élection des juges, pas à celle du Ministère public, pour quel motif valable? Inquiétant. ».
Greg Baur du Temps qui lit L’1Dex mais n’ose pas trop le citer (comme ses collègues):
« Les médias ne peuvent pas réintégrer la salle du parlement. Ci-dessous l’article du réglement du Grand conseil qui a mené à la décision des députés. Où sont, dans ce cas, les intérêts importants de l’Etat ou les motifs inhérents à la protection de la personnalité? ».
« Le Grand Conseil valaisan parlait de dépolitiser la justice du canton. C’te bonne blague. A la lumière de l’élection des magistrats de l’ordre judiciaire aujourd’hui, il a fait exactement le contraire. #valais #justice @radiochablais ».
« Nous ne voulions pas jeter en pâture la réputation d’un homme. Mais il fallait aussi garantir la sérénité des débats et permettre aux députés de parler librement« .
Moi, je n’ai pas ri. L’incongruité de l’argumentaire développé ici pour justifier un huis clos dans ce cas d’espèce apparaît totale. Il est choquant et inacceptable, pour nous citoyens majeurs, en droit d’assister démocratiquement aux débats d’élection de magistrats largement rémunérés par nos deniers, de nous qualifier incapables d’entendre et commenter sereinement ces dits-débats cruciaux en plenum pour un candidat à (re)élire ou non à une fonction noble de défense des intérêts de l’Etat, donc de la population citoyenne. De quel droit peut-on nous infantiliser ainsi ? Qu’ont-ils donc ces députés à nous cacher ou à craindre pour leur bilan ?
Qui les empêchent de délibérer librement face à la presse ? Veulent-ils pouvoir s’invectiver copieusement en comité fermé et paraître angéliques en public ? Cet abus unilatéral devrait être sanctionné, car il n’y a ici aucun danger personnel objectif avéré qui le justifie. On est ici dans un flagrant arbitraire anti-démocratique. La réputation d’un homme-candidat public, pouvant être dite comme ici faussement jetée en pâture, ou non, n’en reste pas moins la réputation qu’il s’est édifiée par ses actes au fil du temps, donc connue de tous. Et qu’il ne peut que l’assumer. Exemplaire ou non.
« Parmi les journalistes, la mesure passe mal. L’Association de la presse valaisanne va interpeller le bureau du Grand Conseil pour «demander des explications sur cette mesure que nous ne comprenons pas». «Le Nouvelliste», Rhône FM et Radio Chablais ont déjà fait de même. Le Rassemblement Citoyen Valais a interpellé le préposé à la transparence et à la protection des données, évoquant une «mascarade».
La presse exige des explications : parmi les journalistes, la mesure passe mal. L’association de la presse valaisanne va interpeller le bureau du Grand conseil pour demander des explications sur cette mesure que nous ne comprenons pas. Le nouvelliste, Rhône fm, et radio chablais ont déjà fait de même.
Moi, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les journalistes valaisans s’autocensurent sur une kyrielle d’affaires politiques peu glorieuses pour notre canton depuis nombre d’années…
Trop drôle et pathétique la réaction de « ces rapporteurs de petites nouvelles banales »…
@Jules, d’accord avec vous. La raison de ces manifestes contradictions réside sans doute dans le fait que le « braquage » de nos institutions devient tellement évident que la connivence par silence est de moins en moins viable. Ainsi, pour la bonne forme, il est fait mine de s’en inquiéter. D’abord courtisans, puis en équilibre sur un fil, les communiquants-salariés joueront les vierges effarouchées lorsque le PDC aura encore perdu 7 sièges aux prochaines élections cantonales. Tout est écrit dans les tendances lourdes sociétales. D’une part, le pouvoir va toujours aux vainqueurs. D’autre part, le PDC est bientôt totalement déconfit et perdant. Actuellement, l’on assiste à une fin de règne dramatique et difficile. Pour le restant, par citation de l’art. 118 du règlement du Grand Conseil, Alain Cottagnoud a dit ce qu’il fallait constater juridiquement concernant ce « braquage ».
Selon l’art.118 du d règlement du Grand Conseil, en cas d’élection, le candidat doit obtenir la majorité absolue. En l’espèce elle était de 64 voix. Ayant obtenu 63 voix, n’ayant pas atteint la majorité absolue, le Grand Conseil ne devait pas soumettre sa candidature à un nouveau vote.
J’ai suivi les élections jusqu’à l’évacuation des non-initiés (14h00).
Juste avant, le président du Grand-Conseil a informé que, sur proposition du Bureau du Grand-Conseil, l’élection du procureur général se fera à huis-clos, et a donné la parole aux député(e)s sur ce point.
Un seul député (CVPO) s’est opposé à cette mesure.
Dès lors, OU BIEN le Parlement aurait dû se prononcer sur le huis-clos, ce dernier étant contesté par au moins un élu – le minimum logique pour légitimer ou non la proposition du bureau; OU BIEN le président n’avait pas à ouvrir le débat. On peut donc se demander comment chaque député(e) aurait, individuellement, se serait prononcé(e)…?
Pour ce qui est de Logean et sa petite phrase : « […] il fallait aussi garantir la sérénité des débats et permettre aux députés de parler librement«, on peut se demander si les débats, qui se déroulent SANS hui-clos, empêchent les parlementaires de s’exprimer librement, et se passent dans un climat permanent d’agitation et d’ahurissement. Si tel est le cas, la solution serait donc de décréter d’office un huis-clos quadriennal pour la tranquillité de la République.
N. Dubuis est donc réélu, après avoir joué sur tous les tableaux, mais, comme je l’ai laissé entendre hier, réélu en qualité de CONCIERGE délégué à l’entretien du Parquet.
La « morale de l’histoire » pourrait être la suivante: le PDC est habitué à passer en force et lorsque cela ne se passe pas comme prévu celui-ci est mauvais perdant. S’agissant de psychologie individuelle, tout serait dit ainsi. Mais il s’agit ici de nos institutions, de la préservation de leur fonctionnement et de notre démocratie.
Oui et ce sera vraiment fort intéressant de voir combien de nos parlementaires (élus par le Peuple) préféreront garder le silence , continuant à faire la politique de l’autruche . ( au mépris du Peuple ) !
Ou, pour le bon fonctionnement de notre institution judiciaire, mais aussi, bien sûr, pour le Bien & l’Avenir du Peuple assumeront et signeront ce recours qui a mon sens est bien plus que justifié.
Merci d’avance à tous nos parlementaires qui voudront bien, penser un peu à Nous le Peuple, en défendant nos intérêts. Donc en signant !
La lâcheté ne sera pas de mise!
Et les citoyens ne seront pas dupes, ils sauront identifier ceux qui fuient leurs responsabilités et s’en souviendront.
Et voici le Valais s’enfonçant dans son marasme avec un coup d’Etat institutionnel.
A lire les faits rapportés ci-dessus, nous sommes en effet manifestement confrontés ici à une farce constituant un coup d’Etat institutionnel.
«Coup d’Etat institutionnel» apparaît être le juste mot.
1.
L’élection est advenue par clôture institutionnelle, étant donné que manifestement un seul nom a été proposé.
2.
Puis, devant la fronde suscitée par ce procédé, il est advenu une subite transformation d’une élection en votation, alors que cette modalité de procéder viole manifestement ici l’article 119 du RGC.
3.
Enfin, il a été multiplié les tours de scrutin, sans comprendre que la vulgarité se jouant là signifiait d’arrêter cette farce et d’annuler cette élection-simulacre limitée à un seul candidat de paille.
4.
Conclusion
Par clôture institutionnelle limitée à un seul candidat, il a été volé au Parlement (représentant le peuple) tout choix.
5.
Postscriptum
On sait maintenant pourquoi cette scène est advenue à huis-clos: pour que l’odeur putride et le goût rance de ce coup d’Etat institutionnel valaisan filtre le moins possible.
On sait aussi maintenant que le régime PDC est désormais tellement aux abois qu’il est amené à révéler sa vraie nature: celle d’une dictature (d’aucuns penserons certainement que le mot de «dictature» est trop fort, mais qu’il soit considéré et pesé la signification des faits qui sont manifestement advenus ici).
On sait enfin que les organes judiciaires sont constitués en Valais par une farce et que, par celle-ci, ceux-ci ont perdu le respect qui leur était dû.
Cette élection doit manifestement être invalidée, en conséquence de ses irrégularités.
A présent, il s’agit manifestement également d’ouvrir une CEP sur le fonctionnement du Conseil de la magistrature, lequel est l’organisateur de cette farce et de cette élection truquée.
Il est lu à la seconde la nouvelle et il y est réagi sans tarder.
Malgré le « huis clos », les faits ont manifestement rapidement filtré.
Le PDC a perdu 7 sièges il y a huit ans. Puis, il en a perdu 7 lors des dernières élections. Et l’on constate ici que la fin du règne du PDC induit des circonstances dramatiques pour les institutions de notre République du Valais.
Les institutions de notre République du Valais manifestent ici un très fort irrespect d’elles-mêmes. La déliquescence de nos institutions républicaines va très au-delà de ce qui pouvait être imaginé.
Quelle chienlit dans notre Parlement cantonal. Ceux ayant organisé celle-ci devraient être suspendus de toute charge, dans l’attente que lumière soit faite.
Commentaire d’avocat adressé à L’1Dex :
« Je ne suis pas sûr qu’il pourra finir son mandat avec une élection aussi triturée et étriquée (c’est le moins qu’on puisse dire). Et l’avantage est qu’il n’y aura pas d’élection de juge cantonal simultanée au moment où la pression montera jusqu’à devenir insupportable (p.ex. le moment de la prochaine bêtise impossible à dissimuler ; ça pourrait être dans quelques jours ou mois…) ».
Aron Pfammatter, un conservateur haut-valaisan :
« Il est indigne de discuter de ces questions à huis clos. Nous devons des comptes à la population qui pensera que nous avons des choses à cacher. »
Un conseiller communal très PDC écrit à L’1Dex :
« Hallucinant! »
Un Haut cadre de l’administration écrit à L’1Dex :
« Lu. Et lu aussi votre dernier article connexe. Le PDC apparaît être aux abois dans sa fin de pouvoir absolu. Avant le Parlement inclinait la tête. Maintenant une partie de Parl commence à faire résistance.«
Un médecin écrit à L’1Dex :
« Vincet Fragnière vient assister Berreau !
https://www.lenouvelliste.ch/aio-gm/web/news/html/1071514/« .
Un retraité écrit à L’1Dex :
« Bonne analyse de Vincent Fragnière :
Justice et Parlement: il n’y a que des perdants – https://www.lenouvelliste.ch/news-1071514« .
Un PLR de souche écrit à L’1Dex :
« A première vue les pdc n’ont pas voté le huit clos ..
C’est à plus rien comprendre« .
Me Sébastien Fanti sur Tweeter :
« Le huis-clos de ce jour au Grand Conseil porte atteinte aux principes démocratiques essentiels dont celui de la transparence de l’élection d’un haut magistrat.« .
Gianluca sur Tweeter en mode Complotiste :
« Tous francs-maçon ? Est-on en droit de demander à un magistrat s’il fait partie d’une loge avant un jugement ? Et s’il en fait partie est-il légitimement impartial ?« .
Éric Felley :
https://t.co/sESs0J9bwu
Le PDC VR en mode faux-cil sur Tweeter :
« Aujourd’hui, la démocratie a été bafouée par la demande de huis clos votée par une majorité d’élus du Grand Conseil. Seule la famille C s’est opposée à cette manière de faire et nous condamnons fermement cette manœuvre politique. ».
Vincent Roten en mode faux-cul maximal dans le NF :
«Nous l’avons combattu car la population a le droit de savoir ce qui se passe et se dit, les attaques contre le procureur général ne datant pas d’hier. Un débat ouvert aurait permis de clarifier la situation.»
Julien Wicky sur Tweeter pendant à sa corporation :
« Le Grand Conseil valaisan ne serait-il pas en train de censurer la presse? Les journalistes ont pu assister à l’élection des juges, pas à celle du Ministère public, pour quel motif valable? Inquiétant. ».
Greg Baur du Temps qui lit L’1Dex mais n’ose pas trop le citer (comme ses collègues):
« Les médias ne peuvent pas réintégrer la salle du parlement. Ci-dessous l’article du réglement du Grand conseil qui a mené à la décision des députés. Où sont, dans ce cas, les intérêts importants de l’Etat ou les motifs inhérents à la protection de la personnalité? ».
Yves Terrani, journaliste :
« Le Grand Conseil valaisan parlait de dépolitiser la justice du canton. C’te bonne blague. A la lumière de l’élection des magistrats de l’ordre judiciaire aujourd’hui, il a fait exactement le contraire. #valais #justice @radiochablais ».
Grégory Logean, humoriste à ses heures perdues :
« Nous ne voulions pas jeter en pâture la réputation d’un homme. Mais il fallait aussi garantir la sérénité des débats et permettre aux députés de parler librement« .
Moi, je n’ai pas ri. L’incongruité de l’argumentaire développé ici pour justifier un huis clos dans ce cas d’espèce apparaît totale. Il est choquant et inacceptable, pour nous citoyens majeurs, en droit d’assister démocratiquement aux débats d’élection de magistrats largement rémunérés par nos deniers, de nous qualifier incapables d’entendre et commenter sereinement ces dits-débats cruciaux en plenum pour un candidat à (re)élire ou non à une fonction noble de défense des intérêts de l’Etat, donc de la population citoyenne. De quel droit peut-on nous infantiliser ainsi ? Qu’ont-ils donc ces députés à nous cacher ou à craindre pour leur bilan ?
Qui les empêchent de délibérer librement face à la presse ? Veulent-ils pouvoir s’invectiver copieusement en comité fermé et paraître angéliques en public ? Cet abus unilatéral devrait être sanctionné, car il n’y a ici aucun danger personnel objectif avéré qui le justifie. On est ici dans un flagrant arbitraire anti-démocratique. La réputation d’un homme-candidat public, pouvant être dite comme ici faussement jetée en pâture, ou non, n’en reste pas moins la réputation qu’il s’est édifiée par ses actes au fil du temps, donc connue de tous. Et qu’il ne peut que l’assumer. Exemplaire ou non.
Je vous remercie de votre commentaire que je vais utiliser prochainement. Je vous réserve une surprise.
Lu dans le NF :
« Parmi les journalistes, la mesure passe mal. L’Association de la presse valaisanne va interpeller le bureau du Grand Conseil pour «demander des explications sur cette mesure que nous ne comprenons pas». «Le Nouvelliste», Rhône FM et Radio Chablais ont déjà fait de même. Le Rassemblement Citoyen Valais a interpellé le préposé à la transparence et à la protection des données, évoquant une «mascarade».
Nos „valeureux“ et „valeureuses“ député(e)s n‘ont donc pas le courage de leurs opinions et élisent „en catimini“! Affligeant.
Lu sur le NF :
La presse exige des explications : parmi les journalistes, la mesure passe mal. L’association de la presse valaisanne va interpeller le bureau du Grand conseil pour demander des explications sur cette mesure que nous ne comprenons pas. Le nouvelliste, Rhône fm, et radio chablais ont déjà fait de même.
Moi, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les journalistes valaisans s’autocensurent sur une kyrielle d’affaires politiques peu glorieuses pour notre canton depuis nombre d’années…
Trop drôle et pathétique la réaction de « ces rapporteurs de petites nouvelles banales »…
@Jules, d’accord avec vous. La raison de ces manifestes contradictions réside sans doute dans le fait que le « braquage » de nos institutions devient tellement évident que la connivence par silence est de moins en moins viable. Ainsi, pour la bonne forme, il est fait mine de s’en inquiéter. D’abord courtisans, puis en équilibre sur un fil, les communiquants-salariés joueront les vierges effarouchées lorsque le PDC aura encore perdu 7 sièges aux prochaines élections cantonales. Tout est écrit dans les tendances lourdes sociétales. D’une part, le pouvoir va toujours aux vainqueurs. D’autre part, le PDC est bientôt totalement déconfit et perdant. Actuellement, l’on assiste à une fin de règne dramatique et difficile. Pour le restant, par citation de l’art. 118 du règlement du Grand Conseil, Alain Cottagnoud a dit ce qu’il fallait constater juridiquement concernant ce « braquage ».
Selon l’art.118 du d règlement du Grand Conseil, en cas d’élection, le candidat doit obtenir la majorité absolue. En l’espèce elle était de 64 voix. Ayant obtenu 63 voix, n’ayant pas atteint la majorité absolue, le Grand Conseil ne devait pas soumettre sa candidature à un nouveau vote.
J’ai suivi les élections jusqu’à l’évacuation des non-initiés (14h00).
Juste avant, le président du Grand-Conseil a informé que, sur proposition du Bureau du Grand-Conseil, l’élection du procureur général se fera à huis-clos, et a donné la parole aux député(e)s sur ce point.
Un seul député (CVPO) s’est opposé à cette mesure.
Dès lors, OU BIEN le Parlement aurait dû se prononcer sur le huis-clos, ce dernier étant contesté par au moins un élu – le minimum logique pour légitimer ou non la proposition du bureau; OU BIEN le président n’avait pas à ouvrir le débat. On peut donc se demander comment chaque député(e) aurait, individuellement, se serait prononcé(e)…?
Pour ce qui est de Logean et sa petite phrase : « […] il fallait aussi garantir la sérénité des débats et permettre aux députés de parler librement«, on peut se demander si les débats, qui se déroulent SANS hui-clos, empêchent les parlementaires de s’exprimer librement, et se passent dans un climat permanent d’agitation et d’ahurissement. Si tel est le cas, la solution serait donc de décréter d’office un huis-clos quadriennal pour la tranquillité de la République.
N. Dubuis est donc réélu, après avoir joué sur tous les tableaux, mais, comme je l’ai laissé entendre hier, réélu en qualité de CONCIERGE délégué à l’entretien du Parquet.
Les Ganzer et Damien Revaz sont devenus les affidés du PDC. Pauvre PLR
Trois…Trois … UDC,ont quitté la salle ,en pensant à une plaisanterie.Trop facile de quitter la salle ,au lieu de ne pas accepter CETTE PLAISANTERIE.
La « morale de l’histoire » pourrait être la suivante: le PDC est habitué à passer en force et lorsque cela ne se passe pas comme prévu celui-ci est mauvais perdant. S’agissant de psychologie individuelle, tout serait dit ainsi. Mais il s’agit ici de nos institutions, de la préservation de leur fonctionnement et de notre démocratie.
Votre opinion sur le pli posté par Charlie Chaplin, en UNE de L’1Dex, m’intéresse.
Un député ou une députée a deux solutions :
Le silence ou la plainte pénale.
Avec ce système pas de débat et la proposition de @Forthy règle le problème.
En route vers la dictature, mais pour ça attendons le 13 juin…. TRISTE
Le silence ou la plainte pénale.
Ou signer un petit recours, non ?
Oui et ce sera vraiment fort intéressant de voir combien de nos parlementaires (élus par le Peuple) préféreront garder le silence , continuant à faire la politique de l’autruche . ( au mépris du Peuple ) !
Ou, pour le bon fonctionnement de notre institution judiciaire, mais aussi, bien sûr, pour le Bien & l’Avenir du Peuple assumeront et signeront ce recours qui a mon sens est bien plus que justifié.
Merci d’avance à tous nos parlementaires qui voudront bien, penser un peu à Nous le Peuple, en défendant nos intérêts. Donc en signant !
Excellent week-end pour Tous.
Effectivement !
Et de très belle manière !
Merci !
La lâcheté ne sera pas de mise!
Et les citoyens ne seront pas dupes, ils sauront identifier ceux qui fuient leurs responsabilités et s’en souviendront.