Jean-Luc Addor et la Cour Européenne des Droits de l’Homme
15 mai 2021
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La position de L’1Dex sur le fond : « On en redemande » (cliquer ici)
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »
VOLTAIRE (1694-1778), citation apocryphe
Il est de notoriété publique que le parti le plus important de la Suisse, l’UDC, auquel appartient Me Jean-Luc Addor, avocat et conseiller national, n’apprécie pas particulièrement les contraintes du droit européen et ne s’enthousiasme guère pour les institutions de l’Europe à Bruxelles ou à Strasbourg.
Le sachant, des animateurs en verve sur les réseaux sociaux se moquent aujourd’hui de la décision d’un avocat et conseiller national UDC de faire appel à une institution judiciaire européenne qu’il combat, estimant certainement que cet acte procédural est la manifestation d’une contradiction interne à ce justiciable.
Je ne suis absolument pas en accord avec ces critiques, qui créent volontairement ou de manière irréfléchie une confusion entre deux attitudes totalement distinctes.
Le débat démocratique dans la Cité autorise des élus représentant cette mouvance d’un jeu à l’écart de celui de l’Union Européenne de s’exprimer librement sur la qualité de la CEDH, sur sa pertinence, sur son utilité.
Autre est la question pour ces gens-là de pouvoir, comme n’importe quel citoyen, traiter la question de l’opportunité pour eux de saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Ce droit appartient à Jean-Luc Addor, comme il m’appartient même s’il m’arrive de critiquer pour d’autres raisons cette juridiction, et appartient à n’importe quel justiciable de notre pays.
De plus, nonobstant nos sensibilités politiques, morales, sentimentales et autres, nous devons, nous défenseurs de l’Etat de droit, accepter que les mots utilisés par Jean-Luce Addor dans un Tweet puissent être analysés dans le cadre de cette liberté d’expression à laquelle nous sommes tous attachés. Me Marc Bonnant, qui n’est pas mon ami, Me Jean-Luc Addor, dont la position critique sur une frange de la population étrangère est connue, ont tout à fait le droit, dans cet Etat de droit qui est le nôtre, de porter la cause d’un conseiller national et d’un avocat devant la plus haute juridiction européenne.
Je suis même prêt à dire qu’il n’est absolument pas certain que cette affaire, que les gens de gauche, de droite et d’ailleurs, considèrent comme peu reluisante, ne se transforme subitement en une sorte de paradigme de la défense de la liberté d’expression.
L’ironie de la situation, en cas de condamnation de la Suisse par l’Union Européenne, serait que le droit suisse de la liberté d’expression se rapprocherait alors furieusement non seulement d’un développement hardi du droit européen, mais surtout de la conception américaine de la liberté d’expression à laquelle, nous dit-on, sont attachées des personnes aussi différentes que Barack Obama et Donald Trump.
Je suis moi-même, sur ce coup, un supporter acharné de Me Jean-Luc Addor pour une raison procédurale personnelle : j’ai porté devant la CEDH une cause liée à ma liberté d’expression lorsque j’ai critiqué, – ce n’était pas même mes mots ! – dans un mémoire une décision « schizophrène » d’un magistrat cantonal, un ami du procureur général [1]. La CEDH n’est pas entrée en vigueur, le greffier en charge de la cause se disant certainement qu’un petit avocat de province ne méritait pas cet honneur de porter la cause de la liberté d’expression devant son autorité. Mais voilà qu’un conseiller national, représentant du peuple suisse, interroge la CEDH sur un propos d’une autre ampleur !
La CEDH, souvent paresseuse ou surchargée, se saisira-t-elle de l’affaire ?
On verra.
[1] Au fait, comment conviendrait-il de qualifier la situation actuelle du ministère public valaisan sur le plan de la psychologie des profondeurs ?
21 thoughts on “Jean-Luc Addor et la Cour Européenne des Droits de l’Homme”
Beau sursaut corporatiste. Me Riand peut faire des sauts périlleux, des 110 m haies sur les genoux et autres fantaisies gymniques, mais j’éclate de rire.
Addor à la CEDH. Même dans les rêves les plus fous d’Oskar et de Christoph, un tel saut logique semblait impossible. m
Si ça continue Addor va nous faire son coming out de vacciné…
Mozonfucking Time maîtrise mieux l’Anglais de Trump que la langue française, car légaliste, qui renvoie à l’Etat de droit, n’est pas assimilable à corporatiste qui renvoie aux castes de Max K. (lire un commentaire récent à ce sujet).
Le commentaire me fait penser à ces braves gens, qui n’ont jamais lu Céline, et qui considèrent que ceux qui connaissent sa trilogie sont des suppôts de Satan collés à Mein Kampf.
Ou mieux encore : j’ai beaucoup aimé « Sur la Route de Madison »; se pourrait-il que Addor ait vu et apprécié Meryl Streep et Clint Eastwood dans ce film aussi. La suite du syllogisme pour ces simplistes devient : tu te rends compte, le rédacteur de L’1Dex a adoré Madison, ose le dire. Il est devenu fasciste, car Jean-Luc aussi, je l’ai vu sortir du cinéma avec sa femme et il semble avoir apprécié Clint !
Attention, Me Riand, vous avez osé signaler à un commentateur qu’il ignorait le sens exact d’un terme qu’il avait maladroitement utilisé : » corporatiste » au lieu de » légaliste « …
Ce genre de remarque est habituellement insupportable et inadmissible pour certains lecteurs-commentateurs qui n’hésitent pas à traiter son auteur de » troll « …
Bon, comme votre remarque date de trois jours, il faut croire que les chasseurs de » trolls » se sont peut-être fait une raison… et
Pour éclairer votre lanterne, vous remarquerez après une relecture attentive de l’article de Me Riand, que ce dernier relevait le droit de tout citoyen de notre pays à s’adresser à la plus haute instance judiciaire…
Et ce droit ne concerne évidemment pas seulement un avocat ( d’où l’emploi de votre qualifiant réducteur » corporatiste » ) , mais aussi bien un représentant d’un parti politique quelconque, une chômeuse, un patron, un requérant d’asile, un ouvrier, une secrétaire, un président de commune mafieux, un banquier, voire éventuellement un modzoni de l’alpage de Novelli ou d’ailleurs … ( d’où le rectificatif approprié » légaliste » )…
Corporatiste est le terme parfaitement choisi pour préciser ma pensée décrivant Me Riand défendant le grand écart de Me Addor par rapport à ses principes contre la CEDH quand il présente sa cause « on en redemande » à la CEDH.
Selon le Robert, définition
-2 Qui vise à défendre exclusivement les intérêts d’une catégorie professionnelle donnée.
Eh oui, Me Riand, il en faudra du temps pour que certains lecteurs-commentateurs réalisent qu’ils doivent bien lire et relire un article avant d’y apposer un commentaire comportant des termes dont la définition existe, certes, dans les dictionnaires mais dont l’emploi trahit une incompréhension du sujet…
Pour éclairer votre lanterne, vous remarquerez, après une relecture attentive de l’article de Me Riand, que ce dernier relevait le droit de tout justiciable de notre pays à s’adresser à la plus haute instance judiciaire…
Et ce droit ne concerne évidemment pas seulement un avocat ( d’où l’emploi réducteur de votre qualifiant » corporatiste » ) , mais aussi bien un représentant d’un parti politique quelconque, une chômeuse, un patron, un requérant d’asile, un ouvrier, une secrétaire, un président de commune mafieux, un banquier, voire éventuellement un saisonnier modzoni à l’alpage de Novelli ou d’ailleurs… ( d’où le rectificatif approprié à l’article : » légaliste » )
Le recours à la CEDH est incompréhensible. Tout raisonnement défendant le choix personnel de Addor contre ses prises politiques publiques n’est que pure fadaise cherchant à défendre le parfaitement indéfendable illogique.
Peut-être que certains en droit se délectent de sophismes. Carré dans mes raisonnements, un politicien se doit à l’exemplarité: ce qu’il prône à l’échelle de la Nation, qu’il l’applique dans son quotidien.
Concrètement, qu’Addor fasse ce qu’il veule. Sa demande à la CEDH confirme, mon non-intérêt pour des positions insoutenables.
Selon la sentence du sage humoriste qui parlait d’hommes d’affaire et que je relis en pensant à Jean-Luc A:
« La devise des hommes d’affaires plus ou moins scrupuleux est : savoir toujours assez bien nager pour n’avoir jamais à trop se mouiller. »
La liberté est inscrite dans des droits procéduraux.
JUSTICE
Mohonfucking Time, vous confondez le fond de la forme.
Sur le fond, L’1Dex s’est assez prononcé, en se mouillant.
Sur la forme, l’1Dex affirme qu’un politicien UDC a le droit d’utiliser la CEDH.
POLITIQUE
L’exemplarité a fait défaut au conseiller national, homme éminemment public.
Les premières pierres lui ont été lancées par les dénonciateurs, par le ministère public, par les juges valaisans, puis par les juges fédéraux. Ce qu’il cherche à Strasbourg lui appartient.
Je vais suivre avec une grande attention la position procédurale et, éventuellement, matérielle de la CEDH, qui n’est que rarement garante de l’égalité de traitement ou de la légalité.
Du XXème siècle, cette belle leçon du sage humoriste que je m’édite/médite/me dit chaque jour: « Les leçons ne servent généralement qu’à ceux qui les donnent. »
La pensée du sage humoriste qui me revient en pensant à ce cas présenté à la CEDH: « La devise des hommes d’affaires plus ou moins scrupuleux est : savoir toujours assez bien nager pour n’avoir jamais à trop se mouiller. »
Les célèbres « Juges étrangers », qui voudraient noyer la Suisse selon le petit manuel du parfait UDC, ça ne vous rappellent plus rien ? Le grand écart de Addor cité par Mozonfucking est parfaitement à sa place. Ca illustre juste la parfaite logique des hauts stratège UDC: les droits et avantages, on prend; les obligations liés aux précédents, ça c’est pour les autres, par pour les nationalistes suisses. La CEDH est donc utile lorsqu’on a le DROIT d’y recourir, mais quand la CEDH met le doigt sur un aspect juridique helvétique contrevenant , voici revenir le spectre des juges étrangers. C’est du cynisme UDC complet et se foutre de leurs propres citoyens. Et ça se prétend LE défenseur du drapeau suisse!
De plus, pour celles et ceux qui ont visité le lien proposé par Chantal sur SOROS et la CEDH, voici un aperçu de qui est l’auteur de l’article – Gregor PUPPINCK et qu’est-ce que le ELCJ (European Centre of Law & Justice): https://fr.wikipedia.org/wiki/Grégor_Puppinck
On comprend mieux ensuite le sujet de la diatribe. Lier SOROS et son Open Society à des magouilles un peu partout dans le monde, c’est compléter le travail entrepris et continuel des sbires de Trump et des fondamentalistes chrétiens. Ca sent bon l’antisémitisme entre les lignes. Il suffit de vérifier parfois les sources de base de l’information, ici en particulier l’auteur. On apprend par ailleurs que la candidate, œuvrant pour une fondation Soros , n’a pas été élue; quand une candidate émergera d’un bureau de l’ECJL, verra-t-on la même issue et les mêmes commentaires?
Bizarrement les organisations Open Society et ECLJ font le même travail, sauf que la première défend les droits de l’Homme et la seconde les droits de l’Homme surtout… chrétien, ce qui présuppose évidemment des « critères » bien établis et non universels.
« ON » s’indiffère? Moi pas, étant donné que les cousins trumpistas et croyants /clergé fondamentalistes prolifèrent aussi directement sous la bannière très (13) étoilées. Echantillon bien de chez nous: https://lesobservateurs.ch/2016/04/06/le-satanique-georges-soros-veut-detruire-leurope-et-il-signe-en-personne/
Avec ce que subissent nos propres institutions démocratiques, il serait préférable de songer que les débâcles politiques n’arrivent pas que chez les autres. Mais bien entendu, à chacun-e sa liberté d'(ré)agir ou pas.
Et je ne me suis pas prononcé sur le personnage Soros – victime ces jours-ci d’une fausse mort prématurée -, mais il peut illustrer la déchéance à pas feutrés d’une démocratie: la Hongrie. Originaire de ce pays, Soros a dû fermer et déménager son « Université d’Europe centrale » de Budapest à Vienne, sur ordre du régime Orban, auto-qualifié d’illibéral et donc complètement allergique aux « Humanités ». Plutôt ironique pour un Soros qui a entre autres soutenu la transition démocratique des pays du bloc de l’Est dans les années 90 – ce qu’il a fait aussi depuis le Valais à l’occasion des « Forums de Crans-Montana », ceci pour la petite histoire.
ouais disons que le point commun entre vos trumpistas, les croyants/clergé fondamentalistes et le sieur Soros est l’amour des deniers à profusion et du pouvoir qu’ils confèrent, donc le problème de fond ici semble être inscrit dans ce besoin insatiable de pouvoir et d’argent, qui est peut-être le plus gros problème auquel l’humanité doit aujourd’hui faire face avec toutes les conséquences déviantes que cela engendre en matière de gestion de la société ou de science ou de médecine ou d’enseignement ou d’éducation, etc etc etc….
Bien résumé, Chantal. Les deux points communs, oui, mais un petit bémol sur le pouvoir de ces groupes /personnes: respectivement, en vue de quelles finalités (finales)?
Beau sursaut corporatiste. Me Riand peut faire des sauts périlleux, des 110 m haies sur les genoux et autres fantaisies gymniques, mais j’éclate de rire.
Addor à la CEDH. Même dans les rêves les plus fous d’Oskar et de Christoph, un tel saut logique semblait impossible. m
Si ça continue Addor va nous faire son coming out de vacciné…
Corporatiste ?
Mozonfucking Time maîtrise mieux l’Anglais de Trump que la langue française, car légaliste, qui renvoie à l’Etat de droit, n’est pas assimilable à corporatiste qui renvoie aux castes de Max K. (lire un commentaire récent à ce sujet).
Le commentaire me fait penser à ces braves gens, qui n’ont jamais lu Céline, et qui considèrent que ceux qui connaissent sa trilogie sont des suppôts de Satan collés à Mein Kampf.
Ou mieux encore : j’ai beaucoup aimé « Sur la Route de Madison »; se pourrait-il que Addor ait vu et apprécié Meryl Streep et Clint Eastwood dans ce film aussi. La suite du syllogisme pour ces simplistes devient : tu te rends compte, le rédacteur de L’1Dex a adoré Madison, ose le dire. Il est devenu fasciste, car Jean-Luc aussi, je l’ai vu sortir du cinéma avec sa femme et il semble avoir apprécié Clint !
Contre ce genre d’arguments, que faire ?
Rien ou, simplement, leur dire : on verra.
Faux synonymes…
Attention, Me Riand, vous avez osé signaler à un commentateur qu’il ignorait le sens exact d’un terme qu’il avait maladroitement utilisé : » corporatiste » au lieu de » légaliste « …
Ce genre de remarque est habituellement insupportable et inadmissible pour certains lecteurs-commentateurs qui n’hésitent pas à traiter son auteur de » troll « …
Bon, comme votre remarque date de trois jours, il faut croire que les chasseurs de » trolls » se sont peut-être fait une raison… et
Faux synonymes : fin…
…et qu’ils ont réalisé l’importance de l’emploi de mots précis pour exprimer une pensée comprise de tous…
Pas d’absolution sans repentir…
Pour éclairer votre lanterne, vous remarquerez après une relecture attentive de l’article de Me Riand, que ce dernier relevait le droit de tout citoyen de notre pays à s’adresser à la plus haute instance judiciaire…
Et ce droit ne concerne évidemment pas seulement un avocat ( d’où l’emploi de votre qualifiant réducteur » corporatiste » ) , mais aussi bien un représentant d’un parti politique quelconque, une chômeuse, un patron, un requérant d’asile, un ouvrier, une secrétaire, un président de commune mafieux, un banquier, voire éventuellement un modzoni de l’alpage de Novelli ou d’ailleurs … ( d’où le rectificatif approprié » légaliste » )…
Corporatiste est le terme parfaitement choisi pour préciser ma pensée décrivant Me Riand défendant le grand écart de Me Addor par rapport à ses principes contre la CEDH quand il présente sa cause « on en redemande » à la CEDH.
Selon le Robert, définition
-2 Qui vise à défendre exclusivement les intérêts d’une catégorie professionnelle donnée.
Quelle monstrueuse bêtise !
Mais vos autres commentaires étant parfaitement limpides, je vous donne l’absolution.
J’espère que Jean-Luc Addor lira votre commentaire : vous le mettrez en joie. Et c’est important de provoquer le bonheur chez autrui !
Eh oui, Me Riand, il en faudra du temps pour que certains lecteurs-commentateurs réalisent qu’ils doivent bien lire et relire un article avant d’y apposer un commentaire comportant des termes dont la définition existe, certes, dans les dictionnaires mais dont l’emploi trahit une incompréhension du sujet…
Mais hors de question que je demande une absolution quand je cite le Robert.
Pas d’absolution sans repentir…
Pour éclairer votre lanterne, vous remarquerez, après une relecture attentive de l’article de Me Riand, que ce dernier relevait le droit de tout justiciable de notre pays à s’adresser à la plus haute instance judiciaire…
Et ce droit ne concerne évidemment pas seulement un avocat ( d’où l’emploi réducteur de votre qualifiant » corporatiste » ) , mais aussi bien un représentant d’un parti politique quelconque, une chômeuse, un patron, un requérant d’asile, un ouvrier, une secrétaire, un président de commune mafieux, un banquier, voire éventuellement un saisonnier modzoni à l’alpage de Novelli ou d’ailleurs… ( d’où le rectificatif approprié à l’article : » légaliste » )
Le recours à la CEDH est incompréhensible. Tout raisonnement défendant le choix personnel de Addor contre ses prises politiques publiques n’est que pure fadaise cherchant à défendre le parfaitement indéfendable illogique.
Peut-être que certains en droit se délectent de sophismes. Carré dans mes raisonnements, un politicien se doit à l’exemplarité: ce qu’il prône à l’échelle de la Nation, qu’il l’applique dans son quotidien.
Concrètement, qu’Addor fasse ce qu’il veule. Sa demande à la CEDH confirme, mon non-intérêt pour des positions insoutenables.
Selon la sentence du sage humoriste qui parlait d’hommes d’affaire et que je relis en pensant à Jean-Luc A:
« La devise des hommes d’affaires plus ou moins scrupuleux est : savoir toujours assez bien nager pour n’avoir jamais à trop se mouiller. »
La liberté est inscrite dans des droits procéduraux.
JUSTICE
Mohonfucking Time, vous confondez le fond de la forme.
Sur le fond, L’1Dex s’est assez prononcé, en se mouillant.
Sur la forme, l’1Dex affirme qu’un politicien UDC a le droit d’utiliser la CEDH.
POLITIQUE
L’exemplarité a fait défaut au conseiller national, homme éminemment public.
Les premières pierres lui ont été lancées par les dénonciateurs, par le ministère public, par les juges valaisans, puis par les juges fédéraux. Ce qu’il cherche à Strasbourg lui appartient.
Je vais suivre avec une grande attention la position procédurale et, éventuellement, matérielle de la CEDH, qui n’est que rarement garante de l’égalité de traitement ou de la légalité.
On verra.
exactement.
https://eclj.org/geopolitics/echr/emprise-de-soros-sur-la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme–la-cedh-persiste-et-signe-?lng=fr
Du XXème siècle, cette belle leçon du sage humoriste que je m’édite/médite/me dit chaque jour: « Les leçons ne servent généralement qu’à ceux qui les donnent. »
La pensée du sage humoriste qui me revient en pensant à ce cas présenté à la CEDH: « La devise des hommes d’affaires plus ou moins scrupuleux est : savoir toujours assez bien nager pour n’avoir jamais à trop se mouiller. »
Je ne suis pas citoyen de cette Jérusalem la !
Les célèbres « Juges étrangers », qui voudraient noyer la Suisse selon le petit manuel du parfait UDC, ça ne vous rappellent plus rien ? Le grand écart de Addor cité par Mozonfucking est parfaitement à sa place. Ca illustre juste la parfaite logique des hauts stratège UDC: les droits et avantages, on prend; les obligations liés aux précédents, ça c’est pour les autres, par pour les nationalistes suisses. La CEDH est donc utile lorsqu’on a le DROIT d’y recourir, mais quand la CEDH met le doigt sur un aspect juridique helvétique contrevenant , voici revenir le spectre des juges étrangers. C’est du cynisme UDC complet et se foutre de leurs propres citoyens. Et ça se prétend LE défenseur du drapeau suisse!
De plus, pour celles et ceux qui ont visité le lien proposé par Chantal sur SOROS et la CEDH, voici un aperçu de qui est l’auteur de l’article – Gregor PUPPINCK et qu’est-ce que le ELCJ (European Centre of Law & Justice):
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grégor_Puppinck
On comprend mieux ensuite le sujet de la diatribe. Lier SOROS et son Open Society à des magouilles un peu partout dans le monde, c’est compléter le travail entrepris et continuel des sbires de Trump et des fondamentalistes chrétiens. Ca sent bon l’antisémitisme entre les lignes. Il suffit de vérifier parfois les sources de base de l’information, ici en particulier l’auteur. On apprend par ailleurs que la candidate, œuvrant pour une fondation Soros , n’a pas été élue; quand une candidate émergera d’un bureau de l’ECJL, verra-t-on la même issue et les mêmes commentaires?
Bizarrement les organisations Open Society et ECLJ font le même travail, sauf que la première défend les droits de l’Homme et la seconde les droits de l’Homme surtout… chrétien, ce qui présuppose évidemment des « critères » bien établis et non universels.
On s’indiffère des sbires de Trump et des fondamentalistes chrétiens.
Cela ne fait pas de Mr Soros un personnage enthousiasmant, refuser de voir cela semble pure naïveté.
« ON » s’indiffère? Moi pas, étant donné que les cousins trumpistas et croyants /clergé fondamentalistes prolifèrent aussi directement sous la bannière très (13) étoilées. Echantillon bien de chez nous: https://lesobservateurs.ch/2016/04/06/le-satanique-georges-soros-veut-detruire-leurope-et-il-signe-en-personne/
Avec ce que subissent nos propres institutions démocratiques, il serait préférable de songer que les débâcles politiques n’arrivent pas que chez les autres. Mais bien entendu, à chacun-e sa liberté d'(ré)agir ou pas.
Et je ne me suis pas prononcé sur le personnage Soros – victime ces jours-ci d’une fausse mort prématurée -, mais il peut illustrer la déchéance à pas feutrés d’une démocratie: la Hongrie. Originaire de ce pays, Soros a dû fermer et déménager son « Université d’Europe centrale » de Budapest à Vienne, sur ordre du régime Orban, auto-qualifié d’illibéral et donc complètement allergique aux « Humanités ». Plutôt ironique pour un Soros qui a entre autres soutenu la transition démocratique des pays du bloc de l’Est dans les années 90 – ce qu’il a fait aussi depuis le Valais à l’occasion des « Forums de Crans-Montana », ceci pour la petite histoire.
ouais disons que le point commun entre vos trumpistas, les croyants/clergé fondamentalistes et le sieur Soros est l’amour des deniers à profusion et du pouvoir qu’ils confèrent, donc le problème de fond ici semble être inscrit dans ce besoin insatiable de pouvoir et d’argent, qui est peut-être le plus gros problème auquel l’humanité doit aujourd’hui faire face avec toutes les conséquences déviantes que cela engendre en matière de gestion de la société ou de science ou de médecine ou d’enseignement ou d’éducation, etc etc etc….
Bien résumé, Chantal. Les deux points communs, oui, mais un petit bémol sur le pouvoir de ces groupes /personnes: respectivement, en vue de quelles finalités (finales)?