Pigr, dessinateur et caricaturiste, est, de son vrai métier, un penseur synthétique. Ceux qui douteraient de la pertinence de ce propos doivent absolument se procurer le premier album de ce « primate Rauraque de la famille des hominidés » – pour reprendre les mots de la préface de Guznag -.
Et les pensées de Pigr, qui introduisent l’album, ont leur source principale dans le Valais. Les inspirateurs ont des noms : Yannick, Jésus, Tornay, Giroud, Cleusix, Christophe, Oskar, Jérôme, Bacchus, Mercure. La pieuvre est partout.
Confédéré, Pigr n’oublie pas la Suisse : l’index qui furète sous les jupes, la sûreté helvétique, les vaches, les radars et la stratégie du repli.
Ami de la France, Paratte, qui rime avec Chapatte, n’oublie pas les belles fesses de Carla, le cigare révolutionnaire, les bonnets rouges et le burkini.
International, Igor aime les Frères musulmans, les Grecs, la touffe britannique, le Dakar, la charia et la trumpature chevelue.
Vert avant les écolos, Igor Pigr Paratte devient archéologue au Glacier du Rhône, porte des tongs sur un yacht et ne craint pas les mains chinoises ni les mines réjouies.
Au temps du confinement, le dessinateur devenu assembleur de puzzles et, clairement, historien contemporain, résiste à la tentation et se refuse à un french kiss sur un banc public. Il est aussi un fervent défenseur des opérations médicales non essentielles, étant un amateur des balconnets qui s’assument.
Sachant que seul un scoop peut vraiment le faire décoller, il révèle enfin le secret de la tentative de chantage à laquelle a été soumis Alain Berset : en cliquant sur la boule du conseiller fédéral, on y découvre, miracle de cette édition, le contenu de la video.
Avec Pigr, on finit tous à poil.

Ces gens qui inventent des cabales parce qu ils ne peuvent pas tuer !!?
J’ai vu la dédicace… et je n’en dirai pas plus…