Le Cas de la Famille Fornerod. Le billet d’humeur de Tiphaine Simon

4 juin 2021

Chers amis lecteurs,

Un matin particulier : celui où, nourrie par une nuit de sommeil j’ai intégré au plus profond du cœur cette évocation de la capsule 9 sur le cas de la famille Fornerod.

Mon « cas ».

En me retournant sur ma vie entière , plus que sur une partie, je me suis souvenue avec un de ces pâles sourires, de Monsieur Gilbert Lévy: Chevalier de la légion d’honneur, grand Ami de René Cassin, défenseur des Droits Humains et du Droit de Vivre. Un Ami de toujours et à jamais, trait d’union générationnel, qui m’appelait sa « filleule ».

Vous … Monsieur Gilbert…

Qu’auriez-vous donc pensé de notre époque troublée ? Vous qui ressentiez déjà  il y a dix ans une menace indescriptible, impalpable… Je vous dirais qu’aujourd’hui la menace a un nom. Elle est toujours aussi indescriptible et impalpable :elle se nomme… L’air !

Dans le fond, le problème évoqué sur les collines de Sion où la problèmatique Covid est la même… À une échelle différente!

C’est perdre la vie par étouffement.

Elle rejoint la grande question des Droits Humains pour lesquels nous nous battions ensembles:

A-t-on le droit de contraindre un être humain à faire ce qu’il ne veut pas ? Clairement ma réponse a toujours été NON. Elle est et elle sera toujours NON !!!

Tenter par des procédés humains ou scientifiques de dénoncer tel ou tel abus d’autorité irrespirable par des « capsules journalistiques » ou la mise en place d’un vaccin me rassure à quelque part. Cela ne traduit (à mon humble avis) qu’un élan du cœur à tenter de survivre, un élan d’intelligence à tenter de soutenir « l’insoutenable légèreté de… » l’air pour paraphraser Milan Kundera.

L’homme a un besoin irrépressible de contrôler avec la lourdeur écrasante du bulldozer: Détruire des familles imparfaites au nom d’une prétendue normalité est nocif.

Même si la méthode est discutable, contrôler la propagation du virus est une nécessité.

Vouloir endiguer une pandémie qui a pris le monde entier par surprise n’est pas simple, et nous aura au moins appris à chacun, l’humilité.

Parce que la maladie frappe à l’aveugle, la variation diagnostique nous échappe et on doit respirer l’invisible chargé de particules. Toxiques ou pas.

Le grand défi de la vie est de savoir écouter l’autre. Le connaître, accepter ses limites !

Et je le dis, je le certifie: quelqu’un qui aurait la frousse de se faire vacciner… à la dernière seconde, repartirait comme il serait venu et ne serait forcé par personne.

Dans les temps troublés que nous vivons, notre grand effort est celui d’apprendre à faire confiance.

C’est bien là tout le défi de notre temps: D’abord, la rapidité avec laquelle la politique vaccinale a été mise en place peut choquer. Mais, vous mon Ami, vous m’auriez dit: “aux grands mots, les grands remèdes !“

Alors, certes, la technologie ARNm est mal connue du grand public parce que les scientifiques l’ont travaillée depuis trois décennies dans la clandestinité de leurs laboratoires.

La grande maladresse est en fait que le monde politique a décidé de lui donner sa place trop vite. Une de mes amies scénariste, perdue de vue depuis, avait tout compris dans son film « a matter of time ». Elle avait raison.

Tout n’est en fait qu’une question de timing: celui qui fait qu’on accepte l’inacceptable. Celui qui fait que prendre de vitesse un drame peut nous l’éviter.

Celui qui a fait que mon époux et moi n’avons pas compris à temps que la piscine des hauts de Sion nous intoxiquait lentement jusqu’à nous brûler à vie, la mort dans l’âme.

Et peut-être est-ce bien pour cela aujourd’hui que j’ai décidé de vacciner les gens. Pour le côté humain du parcours de vie.

Je fais mon métier avec passion et compassion, souvent au prix de beaucoup de concessions et à des heures indues.

Pour beaucoup d’anti vacc’, je me suis déjà égarée.

Tout n’est qu’une question de temps. La vie nous dira si nous avons vaincu la maladie. La vie nous donnera ses réponses. Mais avant de se projeter dans dix ou vingt ans, je préfère m’arrêter sur ce que la vie nous a récemment appris :

  –  Profiter de serrer ceux que l’on aime dans les bras. Les écouter à le cœur ouvert.

  –        Savoir demander pardon et… (C’est parfois le plus dur…) se pardonner à soi-même !

  –        Oublier l’excès de zèle en allant au bout du monde se trouver un but… Qui sait si votre voisin(e) de pallier n’a pas besoin d’aide pour aller chercher son pain, ou besoin de partager un moment pour casser la solitude.

Voilà, ce que la vie m’a appris. Le droit d’être un être humain. Avec ses erreurs, ses bons côtés, sa faculté d’ouvrir les mains et offrir son cœur.

J’ignore le temps qui me reste sur cette foutue terre et la fragilité de notre ère (air ?) nous le rappelle à chaque souffle.

Aujourd’hui je suis sûre de ne savoir qu’une chose: on ne sait pas tout.

Mais tout ce que je sais, je le dois à des Amis indéfectibles: des Amis qui se reconnaîtront au fil de ma vie: Stéphane,

P-H (lequel ?), C.C. (que je salue !).

A vous, à toi aussi, mon Ami, Gilbert qui m’accompagne depuis toujours.

A toi mon Ami Jamal qui invoquerait le Karma, et à toi enfin, mon Amie engagée, (enragée): Dame Oriana Fallacci que j’ai rencontrée dans ma vie de femme de lettres, qui aurait dit… Fatalement: « INC’HALLAH ! »

Tiphaine

8 thoughts on “Le Cas de la Famille Fornerod. Le billet d’humeur de Tiphaine Simon”
  1. Chère Tiphaine que je salue également, votre billet d’humeur m’a énormément touché.

    On y comprend en vous lisant toute l’empathie et gentillesse que vous portez aux autres, et cela malgré (ou plutôt) les nombreuses souffrances endurées dans votre vie.

    Votre histoire malheureuse concernant vos enfants, m’a aussi profondément touché, vous le savez…

    Comme moi qui s’accroche avec foi depuis longtemps maintenant dans l’espoir que ce jour tant attendu viendra, où je reverrai mon fils tant aimé… VOUS, VOUS REVERREZ VOS ENFANTS !

    Tenez bon pour vos enfants !

    Avec un cœur brisé, je vous souhaite à vous, à votre époux et à tous vos enfants, le meilleur pour les temps à venir. 

    Bien à vous, chère famille Fornerod. 

  2. Je dois préciser mon commentaire précédent.

    Au début sont les Services de la Jeunesse, une appellation si favorable, si électorale.

    Qui s’opposerait aux dépenses gigantesques, qu’ils vont induire; combien de millions pour ces 3 enfants Formerod placés injustement depuis bientôt 4 ans? Combien d’intervenants s’en nourrissent ?

    Les SCJ veulent sauver les enfants? Qui oserait le leur reprocher?
    Ces fonctionnaires savent le bonheur des enfants.
    Ils ont des concepts.
    Ils ont appris.
    Ceux qui n’ont pas d’enfants savent, sitôt sortis des études. Les plus âgés ont tous réussi leur vie familiale et éducative.

    Ici, 5 enfants, où les parents sont unis, les SCJ ne recourent même pas à un de leurs concepts favoris :
    les parents qui se séparent DOIVENT s’entendre, c’est bien clair.
    Mais surtout, ici aussi, les parents
    DOIVENT RECONNAÎTRE les connaissances et compétences de ces Services et
    DOIVENT SE SOUMETTRE, et COLLABORER, et bien sûr à toute la clique qui va suivre.

    Ce sont ben les SCJ qui mènent ce bal, et contrôlent par leurs rapports (absence de PV) l’évolution des événements.

    En Valais, dans le SCJ, on a aussi le CDTEA, le Centre pour le Développement et la Thérapie de l’Enfant et de l’Adolescent.
    Rien que ça.
    Les dizaines de psychologues ou autres spécialistes sont impliqués dans le mécanisme global et le valident.
    Un silence absolu sur le déroulement barbare des événements.

    Qui sont les responsables des SCJ ?

    Services vient de rendre service. Merci de les remercier.
    Alors pourquoi la porte d’entrée (qqf) et tous les bureaux SÉCURISÉS?

    Ce qui suit est pire.

    Déjà avant le passage en 2013 des Chambres Pupillaires aux APEA, c’était quelquefois gratiné. Je raconterai peut-être un cas ancien avec fusil d’assaut, sans tir.

    Dès 2015, on a vu arriver les méfaits extraordinaires possibles de nombreuses APEA, Imbues de leur pouvoir judiciaire.

    Evolène n’est pas loin d’ Hérémence; eux deux suffiraient à convaincre facilement une Commission parlementaire de la justesse de mes propos.

    Certaines APEA sont donc le bras armé du SCJ.

    Qui sont les responsables des et dans les APEA ?

    Jeunes ou moins jeunes, adeptes de la théorie des genres ou pas, IUKB, etc. Ont-ils une expérience suffisante et une sage modération face à tous les accidents de la vie ?

    Après les SCJ et APEA, une cohorte d’intervenants divers et variés sont à l’œuvre, le regard court et la conscience tranquille.

    Ici, dans le cas d’Hérémence, l’acrobatie judiciaire est, à mon sens, époustouflante. Bien avant la farce actuelle du for.

    Mais j’abrège, ce n’est qu’un commentaire.

    Dr Pierre-Hervé Tavelli, Sion

  3. Il semblerait qu’il reste « en gros » deux possibilités :

    – soit ils ne savent et n’ont pas conscience de ce qu’ils font, dépossédés qu’ils sont de leur capacité de penser autonome.

    – soit ils savent ce qu’ils font et tirent de leurs actes et décisions une forme de jouissance que peut apporter tout ce qui est projeté ( au sens psychanalytique ) sur de pauvres individus sans défense et sans droits reconnus.

    Nous sommes donc toujours dans le registre de la violence, et nous devrions tous être interpellés sur le rôle de la violence dans la société, et sur le fait qu’elle semble être encore et toujours une nécessité dans certaines situations ou cas ?

    Lire : Une brève histoire de la violence de Philippe Breton
    https://www.exlibris.ch/fr/livres/livres-francais/philippe-breton/une-breve-histoire-de-la-violence/id/9782915543483

    « La violence, sous toutes ses formes, a toujours existé. Qu’il s’agisse de l’anthropophagie, de l’esclavage, de la guerre, de la mise à sac et du pillage, des violences sexuelles, du génocide, du crime en série ou du terrorisme, tous ces comportements accompagnent l’histoire de l’Homme depuis l’origine. Mais cette violence n’est jamais, sauf cas de dérèglements extrêmes, l’expression d’une «pulsion sauvage». Elle est toujours guidée et encadrée par des normes, qui disent, dans une société donnée, ce qu’il est légitime de faire et ce qui ne l’est pas. Nous verrons que la lente prise de conscience des souffrances et des traumatismes, le refus de la vengeance, le goût pour le bonheur individuel et le développement économique, expliquent que de nombreuses sociétés se donnent les moyens de faire reculer la violence dont l’homme est capable. »

    Nous aurions donc le choix ?

  4. 4 juin 2021 à 6 h 54 min

    JEUDI 20 DÉCEMBRE 2018, 4 jours avant NOËL
    Un rapt imprévu….

    Pardon donc.

    PHT

  5. La violence est apanage d’Etat pour réprimer infractions. Or, si les organes d’Etat sont corrompus alors … … … (à chacun de terminer ici la phrase conclusive)

    Chacun peut aussi lire ici la corruption des organes de justice clôturant dans sa violence et son arbitraire cette région de Suisse, qui apparaît être minée par la cooptation de clans familiaux s’arrogeant les charges publiques au travers de trafic d’influence:
    https://1dex.ch/2021/05/histoire-du-valais-en-2021-le-haut-valais-seigneur-des-seigneurs-est-a-son-apogee

    Concernant corruption de la justice, il peut être référé à l’énoncé de Olivier Cottagnoud relativement à la prescription et à la lenteur excessive, en constatant que cet énoncé peut aussi s’appliquer à la corruption minant la justice du Valais
    (https://1dex.ch/2021/06/le-jus-du-droit-un-petit-juge-tres-long-10/#comment-137283): Cela  » arrange tout le monde […]. Tout le monde, sauf les victimes elles-mêmes ».

  6. En reprenant Molière, adapté à la circonstance: « cachez ces infamies de puissants que je ne saurais voir ». Leurs frasques devraient leur donner honte, mais en l’absence de morale dans leur soif de puissance et d’argent, ils s’en enorgueillissent vraisemblablement en se prenant pour de petits Machiavel. L’infamie de hors-la-loi doit cesser. Au 21ème siècle, il est temps de nettoyer les écuries d’Augias du Valais, en neutralisant les clans familiaux mettant notre terre à feu et à sang.

  7. Les recommandations inutiles affaiblissent les lois nécessaires.Quel fléau plus terrible que l’injustice qui a les armes à la main ?

    Droit , Égalité, Respect, Dignité, Identité, Éducation, Avenir, Mémoire… depuis des années les parents , les avocats …( tous les personnes qui portent ce pays dans leurs coeurs ) préconisent les remèdes pour lutter contre ce cancer métastatiques , pour laisser les familles vivre en paix .
    Comment peut-on (quels que soient les opinions politiques que l’on ait ) se réjouir de ces abus, voire les utiliser quand ce n’est pas surenchérir ?

    Des questions sans réponses ,sûrement.

    Bon week-end a vous tous et toutes.

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