Covid-19. Frédéric et la maman de Charles, prince de Galles
12 août 2021
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L’article publié le 11 août 2021, « Frédéric Favre et la Reine d’Angleterre » (cliquer ici), a suscité des réactions contrastées, allant du dégoût le plus assumé à l’admiration la plus affirmée. Ces excès contradictoires m’ont incité à compléter mon propos.
I
Ce que Fredo n’a pas fait
Tout un chacun, ministre y compris, a le droit de ne pas répondre à cette question intrusive : « avez-vous été vaccinés ? ». Avant d’être président du gouvernement valaisan, Frédéric Favre est homme et avait le droit de s’abstenir de répondre au journaliste. Mais l’homme politique, fut-il chef des institutions, ne résiste pas à la presse, alors qu’il n’a aucune hésitation à ignorer les écritures d’avocats ou de justiciables.
Il est ici observé que Monsieur Favre a choisi de répondre : « pour des raisons personnelles, je ne me ferai pas vacciner ».
Dont acte.
II
Le discours de Fredo à ses services
Pénétrant dans les locaux de l’administration qu’il dirige, Frédéric Favre tient certainement un discours gouvernemental puisqu’il entend que ses cadres suivent son conseil, celui de la vaccination.
A chacun ici de savoir si le président Favre fait lui une distinction entre le fonctionnaire et la personne.
Ou, peut-être, songe-t-il à sa seule liberté, dès l’instant où il encourage ses cadres à se faire piquer.
III
L’obligation de la vaccination selon Frédéric
A ce stade de compréhension de la « pensée » du président du gouvernement, le citoyen ne sait pas encore si le chef de l’exécutif cantonal est favorable à l’obligation vaccinale (on ne le suppose pas, puisque la Confédération ne l’impose pas) ou s’il est en accord avec son choix personnel. Cela dit, on peut imaginer, que le président du Conseil d’Etat valaisan puisse un jour défendre l’obligation vaccinale pour des raisons sanitaires (ou non) et infirmer (ou non) ce prononcé en se fiant à sa personne, libre de ne pas se faire vacciner.
Il est fait ici la distinction entre la fonction de chef d’Etat et l’être humain, la personne, qui se cache derrière l’homme politique.
Cela dit, on pourrait même imaginer que les raisons « personnelles » exprimées à l’intérieur de lui-même par le chef du gouvernement soient si convaincantes qu’elles pourraient contribuer à elles seules à un apaisement sociétal. Mais cette conviction personnelle intime n’ayant pas été exprimée en mots, le citoyen est confronté à une incompréhension qui accroit ses tensions plus qu’elle ne les apaise.
IV
Le respect des institutions selon Fred
Mon précédent propos, mais je l’avoue une confusion a pu saisir tout lecteur scrupuleux, avait plus trait au respect des institutions selon Frédéric Favre. Il me semblait que les exemples significatifs auxquels renvoyait mon article étaient de nature à lever toute doute quant au but recherché. L’opinion personnelle – provisoire – que je me suis forgée dans cette situation, « de merde » dixit Colargol, qui a sa source dans des lectures faites, des échanges effectués avec des biologistes, des médecins, d’esprits éclairés, de vrais complotistes et des gens, comme moi, sans trop de savoirs mais tentant dans le désespoir d’adopter un point de vue, ne doit avoir qu’un poids infinitésimal par rapport à tous les savants, sages et moins sages, dont les avis pullulent sur les sites les plus divers consultables sur la toile.
En revanche, mon opinion personnelle, dans le champ institutionnel valaisan que je suis quotidiennement depuis très longtemps, peut ne pas être sans intérêt. Et, dans ce champ-là, je ne peux faire abstraction des mouvements étonnants effectués depuis plus d’une législature par celui qui est devenu président du Conseil d’Etat. Dans ce cadre, ses torsions, multiples et diverses, donnent le tournis, qui provoque des interrogations légitimes. Je ne crois pas que Frédéric Favre puisse apporter cette sagesse que l’on attend d’un guide politique. Peut-être est-il si mal entouré, notamment par deux de ses chefs de service et par un conseiller externe, que ses fans en temps de brouillard et d’orage, dont certains reçoivent prébendes ou honoraires, en perdent eux-mêmes leur latin et imaginent une maîtrise en lieu et place d’une inclination au chaos le plus infécond.
V
Exemplarité évaporée
Lorsqu’on est élu, « faites ce que je dis mais pas ce que je fais » peut être dangereux, estime la professeure en communication des pouvoirs publics de l’Université de la Suisse italienne Suzanne Suggs. « La fonction de conseiller d’Etat fait figure de modèle à suivre pour la population. Lancer un message et faire l’inverse est désastreux pour la crédibilité et donne le sentiment au citoyen que l’on se moque de lui », souligne-t-elle.
VI
Santé vers état de droit
Ce que je voulais mettre en exergue, et les exemples cités dans l’article de référence sont éloquents, est très simple : pourquoi faire confiance à la parole d’un président du Conseil d’Etat dans le champ sanitaire dans lequel il n’a pas été formé alors même que cet homme politique dans les domaines auxquels je renvoie le lecteur a pris des décisions ou/et a refusé de s’engager sur le chemin des résolutions, ignorant même les preuves les plus flagrantes de la position de ceux qu’il voudrait neutraliser ou enterrer. Pire, dans le champ des Ressources Humaines, son domaine de prétendue compétence, il a fait le mort à seule fin de protection de gens qui ne le méritaient pas.
Post Scriptum : certains lecteurs n’ont pas saisi que L’1Dex est en période de confinement expressif, ce qui explique qu’un nombre conséquent de commentaires ne sont pas édités. Les commentateurs rejetés peuvent s’adresser au Nouvelliste, à Sébastien Rey ou facebook à fin de publication de leurs sages ou folles communications. L’1Dex se repose et se protège.
Le NF titre: « trois partis soutiennent Frédéric Favre »!
Je ne vois pas ce que la question des partis politiques vient faire ici!
Alors une piqure speciale …
A l eau benite ? Ou ce sang ! Vendu …