Patatras. Le nouveau combat de Bernard Rappaz (238)

26 septembre 2021

(PAR BERNARD RAPPAZ)

ABSENCE JUSTIFIEE

Depuis quelques temps (la mi-août), je n’arrive plus à communiquer et cette « absence » se remarque dans toutes mes communications et autres activités…

Vous avez deviné : il m’est arrivé quelque chose ! Non, je n’ai pas été incarcéré, quoique je l’aurais préféré !

Le vendredi 13 août, j’ai vécu et je vis toujours un drame qui me déchire les tripes. Aujourd’hui, le ciel pleure et j’ai décidé de vous partager tout cela comme on le fait avec nos vrais amis.

HISTORIQUE D’UNE RELATION

Il y a près de 8 ans, une conférence du Professeur Philip Jaffé sur la peine de mort a lieu en mon village de naissance : Saxon. Je m’y rends, histoire de prendre la parole dans le cas où ce conférencier se mettrait à défendre cette extrême mesure.

Ce ne sera pas le cas, car Monsieur Jaffé s’oppose à la peine de mort.

Je rencontre pour la première fois celle qui deviendra une amie et qui étudie le droit des enfants à l’Université Kurt Bösch de Bramois et qui obtiendra plus tard son master.(sic)

Dès lors, elle cherche pour elle et sa fille à cohabiter et trouvera son bonheur chez moi ou elle bénéficiera d’une chambre. Pendant la durée de ce dépannage, j’ai eu tout loisir d’observer mère et fille. Une relation plus que normale sans violence physique ou morale avec toute la douceur maternelle ouverte au dialogue permanent avec sa fille chérie.

Plus tard elle pourra accéder à un appartement à Sierre avec sa fille.

Quelque temps après, elle rencontre son prince charmant et se marie civilement et religieusement.

Depuis, elle habite dans la villa de son mari sise sur la colline de Sion.

Je fais sa connaissance. Il est employé de l’Etat du Valais.

Ce couple tranquille et sans histoire rêve d’un enfant commun et rencontre quelques difficultés à  démarrer une grossesse. Finalement, ils devront se tourner vers une fécondation assistée en Allemagne, la Suisse étant très restrictive sur ce sujet.

Enfin, le grand jour arrive et ce sera deux garçons jumeaux.

J’accepte d’être le parrain, le tonton et le baptême aura lieu à la cathédrale de Fribourg, canton d’origine de la maman.

MES FILLEULS

Depuis leur arrivée à Sion et pendant 18 mois, je leur rends visite chaque semaine la plupart du temps à l’improviste. Jamais, je dis bien JAMAIS je n’ai remarqué le moindre problème tant sanitaire qu’alimentaire ou relationnel. Ces enfants sont heureux et cela se ressent. Ils sont cul et chemise tous les deux et grands complices avec leur maman et leur grande soeur. Et ça rigole tellement, la vie est marrante! Réglés comme du papier à musique, ces petites personnes à part entière s’endorment vite d’une traite jusqu’au matin, un rêve pour beaucoup de parents. Mais cela est dû à leur excellente éducation et à leurs horaires adaptés. Le matin, papa les change et biberonne avant de partir au travail. Un peu plus tard maman prend la relève.

La grande soeur qui a 10 ans et demi se révèle comme une vraie deuxième maman, elle qui a toujours rêvé d’avoir des petits frères. Tout est pour le mieux dans cette famille PDC fidèle à la messe sédunoise du dimanche.

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PROBLEMES ADMINISTRATIFS

Ce couple s’entend bien avec le père biologique de la gamine, ex-mari de la maman.

Tous trois vont donc effectuer les démarches administratives afin que leur fille puisse être adoptée par le mari de mon amie et donc de porter leur nom. Peine perdue, après 2 ans de démarches rien n’est fait. L’APEA ( l’Autorité de Protection de l’Enfant et de l’Adulte …..) rédige d’excellents rapports sociaux, ne trouvant aucun reproche à faire à cette famille aimante et attentive aux besoins de leurs enfants. Cependant l’Office de la Population montre son vrai visage au fil du temps qui passe.

De plus un curateur est nommé pour les jumeaux, procédure obligatoire dans le cas de procréation assistée à l’étranger. Il n’émettra aucun reproche à cette famille aimante. Mais 18 mois vont s’écouler sans que les enfants obtiennent le droit de vie légal, c’est-à-dire des papiers administratifs en bonne et due forme!!! En fait, l’Office de la Population demande des papiers allemands impossibles à fournir. La vraie raison n’est-t-il pas que son chef est contre la procréation médicalement assistée et n’entend pas enregistrer un jour mes filleuls ?

La maman, mère au foyer, bien que professeur de français, anglais et italien, va s’acharner à vouloir régulariser la situation administrative de sa famille. Ils ne peuvent pas envisager de partir quelques jours de vacances à l’étranger sans papier pour les jumeaux. La mère, appuyée par son mari, tentera par courrier, téléphones et entretiens de débloquer la situation, ceci sans succès. Il semble que le milieu conservateur et moralisateur sédunois est complètement fermé et n’accepte en aucun cas la procréation assistée, même dans le cas de bébés déjà nés qui ne demandent rien à personne, sinon d’être traités comme des êtres humaines par une administration glaçante d’inhumanité… I

Ces tristes sires vont-ils à ce propos se sentir extrêmement frustrés par la loi qui vient de passer ce week-end ?…

TENTATIVE FRIBOURGEOISE

La maman, étant d’origine fribourgeoise va rencontrer un responsable du Service de la Population. De Fribourg.

Bonne surprise, l’accueil est ouvert et même chaleureux ! En 4 jours, le dossier avance non seulement plus rapidement qu’en 18 mois au Valais, à vrai dire il est carrément bouclé en bonne et due forme. Elle trouve des gens compréhensifs et compétents qui peinent à comprendre l’attitude valaisanne. Du coup, elle décide de déposer ses papiers sur Fribourg, afin de terminer ces démarches administratives qui tuent à petit feu cette famille unie.

Je la suis entièrement dans cette démarche.

LE DRAME DU VENDREDI 13

Vendredi 13 août dans la matinée, arrivés à leur appartement fribourgeois pour faire l’état des lieux, la famille se fait arrêter par la police fribourgeoise, mandatée par les autorités sédunoises !

Le mandat écrit comporte deux signatures, mais aucun nom !

Attendant dans une pièce du commissariat et les trois enfants dans l’autre avec des policiers, les parents apprennent quelques heures plus tard que les 3 enfants ont été victimes d’un enlèvement étatique abusif pour la seule et unique raison que la famille a osé se domicilier légalement à Fribourg

L’APEA valaisanne a mandaté un couple d’assistants sociaux pas vraiment fiers de leur acte ! Ce qu’il leur est reproché est qu’ils sont partis à Fribourg et qu’ils n’avaient soi-disant pas le droit de le faire, des procédures étant toujours en cours en Valais. Plus tard la maman qui a un master sur le droit des enfants obtiendra un avis juridique d’un spécialiste du droit de la famille qui ne voit aucune faute commise ni risque de danger pour les enfants.

Averti, je fonce au poste de police fribourgeois et ne pourrai que constater la catastrophe arrivée.

UNE  INJUSTICE   CONDAMNABLE

Depuis ce jour maudit, je pleure chaque jour qui passe et nous organisons la lutte.

D’abord, un avocat est trouvé à Sion. Je le rencontre également et il m’avoue n’avoir jamais vu une affaire aussi injuste dans sa longue carrière. Une demande d’effet suspensif est adressée au Tribunal Cantonal. La juge Rey-Mermet la rejette sans même lire le dossier ! Ce qui m’est proprement impensable. Cet effet suspensif aurait permis aux enfants de retrouver immédiatement leur foyer et d’être suivis avant qu’une nouvelle décision soit prise.

L’avocat, avec raison, ne veut pas recourir au Tribunal Fédéral, car 8 à 12 mois serait perdus, alors que le temps presse. J’écris au Conseiller d’Etat Favre, qui reconnait que le for juridique était à Fribourg depuis le 11 août, soit 2 jours avant les trois placements abusifs et qu’il y a donc eu « un malentendu ». Mais la lettre qui spécifie que les trois procédures sont définitivement fermées en Valais et qui date du 4 août déjà a été volontairement cachée par l’Office de la Population de Sion !…

Il y a longtemps que j’ai compris ceci : nos Conseillers d’Etat sont élus pour 4 ans et doivent composer avec des chefs de service puissants qui eux sont en poste toute leur vie… cqfd.

Mais ce n’est pas une raison pour autant que M. Frédéric Favre n’assume pas ses responsabilités en sanctionnant ce chef de service coupable de la dissimulation volontaire de ce document à l’APEA ayant mené à ces 3 placements abusifs de leur part !

Avant ce DRAME je croyais comme la majorité des gens que des enfants pouvaient être enlevés par les services de l’Etat uniquement en cas de graves dangers comme des abus sexuels, de la maltraitance, de la violence, des couples de toxicomane ou d’alcoolique perturbés.

Rien de tout cela dans cette affaire.

Vous me connaissez, je suis non-violent et ne pourrais pas cautionner une famille coupable de la moindre faute envers ses enfants. De plus, j’ai accès à tous les documents de cette affaire. Rien n’est caché du côté de la famille, mais on ne peut pas en dire autant du côté de l’Office de la Population et de l’APEA qui, après avoir vu le document volontairement caché qui établissait le for à fribourg, aurait dû se montrer inapte à continuer à vouloir avoir la moindre autorité sur ce dossier et s’en dessaisir immédiatement, libérant ces 3 enfants innocents en les rendant à leur famille !.

J’apprends aujourd’hui que l’Etat peut dérailler et enlever des enfants qui vont bien et ne manquent de rien ! Et on se retrouve avec des employés qui obéissent aux ordres par peur de perdre leur emploi comme les geôliers nazis l’ont fait.

Nous sommes en 2021 en Suisse, pincez moi je suis coincé dans un cauchemar. Même les femmes terroristes de Daech ne sont pas séparées de leurs enfants quand elles sont internées.

DERNIERES NOUVELLES DES ENFANTS

On sait maintenant que les 3 enfants ont pu rester ensemble jusqu’au 13 septembre. Depuis, ils ont été séparés, ce qui ne s’était jamais produit avant. Jamais ils n’ont été malades lorsqu’ils étaient avec leurs parents avec qui ils ont toujours vécu. Or depuis leur enlèvement, ils le sont.

Leur grande soeur a été mise dans un foyer et déscolarisée pendant un mois et demi !

Les jumeaux ont-ils quant à eux été séparés ?

Hier, samedi 25 septembre, le couple a vu pour la première fois leur fille dans un point rencontre.

Elle peut à nouveau aller à l’école et a retrouvé ses camarades de classe. Le comble est que le foyer, l’école et la maison familiale se trouvent dans le même quartier ! La petite a résisté à la tentation de rejoindre ses parents. Mais elle a subi la menace que si elle le faisait, elle ne pourrait plus les voir et sera mise dans un autre foyer… Quant aux jumeaux, on ne sait rien à leur sujet.

J’ai développé une relation affective avec eux. Lorsque j’arrivais en leur paradis, dès qu’ils entendaient ma voix, sans me voir, ils accourraient avec leurs bras levés et tendus dans ma direction. Ils riaient déjà avant même que je leur sorte un gag. J’adorais les faire rire et j’étais leur clown attitré.

UN EFFROYABLE TRAUMATISME

Imaginez ces bouts de chou dont leur monde essentiellement composé du cocon familial de leur maman, papa et grande soeur avec le clown occasionnel ainsi que leur marraine et grand -maman en visite plus distanciées.

Brusquement, leur univers a basculé et disparu. Pensez-vous que ce traumatisme pourra disparaître un jour ? Ils n’ont pas l’âge de comprendre ce monde crétin qui les entoure. Qu’ils aient été enlevés par des criminels ou un service étatique ne change rien pour eux.

La grande soeur qui adore ses petits frères subit aussi un grand traumatisme. Mais elle a l’âge de comprendre un peu ce qui se passe.

Ce qui se passe est un crime contre l’humanité. Nous veillerons à ce que les coupables non seulement incompétents, mais aussi corrompus de l’APEA rendent des comptes, car ils ont dérapé, dissimulé des documents et occasionnés un grand malheur à une famille irréprochable. On enlève pas des enfants qui vont bien! Comment les responsables de cette effroyable injustice peuvent-ils encore se regarder dans une glace ?

LA LUTTE S’ORGANISE

Le temps presse. Plus vite cette famille retrouvera ses enfants, moins le traumatisme subi sera grand.

Les démarches de l’avocat, le silence des médias ne suffisent pas à résoudre le problème, Ceci d’autant plus que les autorités ont nettement tendance à ne pas se contredire en rendant immédiatement les enfants. Pour eux, c’est la fuite en avant afin d’essayer de justifier l’injustifiable.

Ainsi, je vous lance un appel afin de nous aider. Nous devons créer l’événement qui sera une pression libératrice sur nos autorités devenues folles.

Pour cela, je vous invite à nous rejoindre pour un sitting (sur place) qui aura lieu devant le siège de l’OPE, Avenue du Ritz 29, 1950 Sion au Ritz le vendredi 1er octobre de 10h00 à 13h00.

Comme il s’y trouve la terrasse d’un bistrot, on pourra même y boire un verre. Il ne s’agit pas d’une manif, nous demeurerons sur place de manière civilisée et pacifique, tout en distribuant des infos et en établissant le dialogue avec les gens intéressés.

Pour ce juste combat, venez svp. nous rencontrer en ce 1er octobre.

Je compte sur vous, c’est la première fois que je le fais Les circonstances le nécessitent. Amplement.

Pour la Paix, l’Amour et la Justice !

[1] Note de L’1Dex : Le Ritz est le siège de l’OPE, celui de l’APEA est à l’Avenue de la Gare.

 

La position de L’1Dex

Les lecteurs de la série des Patatras vont être scandalisés par les propos de Bernard Rappaz. Eu égard à l’ensemble des circonstances connues de L’1Dex, il sied pourtant de relativiser et il n’est pas interdit de penser qu’un chemin acceptable puisse être trouvé prochainement, si les gens, parents y compris, mettent un peu de bon sens dans leur intransigeance réciproque.

En tout état de cause, le cas mis sur la place publique par Bernard Rappaz est à tout le moins dix fois moins scandaleux que ceux relatés jusqu’à aujourd’hui à L’1Dex (l’Affaire Fornerod, le cas d’Evolène, les pères prévenus pendant de longues années, puis déclarés totalement innocents par la justice qui ne peuvent plus voir leur père, le cas de cette mère qui a élevé dix ans son enfant et qui ne parvient pas même à le joindre par téléphone en dépit des injonctions judiciaires faites au père, des enfants enlevés par l’un des parents et cachés à l’autre bout du monde, le cas de cette mère africaine à qui l’on impose une multiplicité inutile d’expertises, etc.).

L’1Dex n’est pas opposé aux exigences formelles et procédurales, mais celles-ci doivent absolument s’inscrire dans le souci affirmé du vrai bien-être des enfants. Et lorsque des parents prennent des risques, que certains estimeront inconsidérés, de s’extraire du territoire suisse pour féconder, les conséquences peuvent être désastreuses. Osons toutefois penser que rien n’est perdu pour ces jumeaux, pour leur parrain, pour leurs parents, pour leur père et … pour leur mère de coeur   ou leur mère génitrice.

13 thoughts on “Patatras. Le nouveau combat de Bernard Rappaz (238)”
  1. le problème est tout autre …..

    Mr Rappaz connait la vérité, et il sait très bien mentir …j ai été victime … je comprends maintenant pourquoi ma plainte a mis 5 mois pour être entendue ….

    1. L APEA détruit ! J’ai dû demander un placement volontaire cause hospitalisation urgente , sans famille je n avais pas d autres choix . On m a promis me la rendre à ma sortie de l hôpital .. ça fait 5 ans que je me bats et suis traitée comme si on me l avait retirée et monsieur Berthoud president de l APEA Monthey cautionne

    2. Le problème est aussi pour moi tout autre.
      Un peu comme le serpent qui se mange la queue, ce sont ces institutions de l’enfance très progressives, très Kurt Boschiennes qui ont fait tout un foin (marché) pour la PMA d’une diplômée de Kurt Bosch…
      Quid de l’administration des futures PMA ? Pas sur que la donne change pour ces enfants à la merci de ces institutions. Cette histoire, bien au contraire, accentue encore ma position contre les dérives progressives liées à la votation mariage pour tous.

    3. Soit vous exposez vos arguments, soit vous la fermer! Votre façon d’agir est dégueulasse .
      Je ne connaîs absolument ce cas mais votre intervention est détestable.

  2. Mais dans quel pays vivons-nous ? Dans un pays communiste, totalitaire ??
    C’est un honte insupportable du comportement ignoble de certains responsables OPE et APEA.
    Agir de cette façon relève d’une incapacité mentale et crasse. Que tous ces coupables soient démissionnés.
    Marre de l’injustice et de la cruauté.

  3. Je ne connais rien à cette affaire mais si le quart de la moitié de ce que narre Mr Rappaz est vrai, c’est à désespérer de la justice valaisanne et Mr le conseiller d’état Frédéric Favre devrait prendre ses responsabilités en sanctionnant les fonctionnaires responsables.

  4. Fini les mineurs volés aux mères par les ex-maris. Arrêtez le syndrome d’aliénation parentale. La loi votée par tous les sénateurs de la Commission d’enquête sur le féminicide.

    Le syndrome dit d’aliénation parentale (Pas) sur la base duquel dans le passé des mineurs ont été enlevés à leur mère pendant les procédures de séparation et de divorce, n’aura plus la nationalité devant les tribunaux italiens : c’est l’une des innovations les plus importantes contenues dans la réforme du procès civil. Pour exclure cette pratique contestée des futurs procès, un amendement a été présenté par les sénateurs de la commission d’enquête sur le fémicide, présidée par Valeria Valente.

    Comme l’explique la sénatrice 5S Cinzia Leone (photo), vice-présidente de la Commission : « De l’ensemble des changements présentés et approuvés découle une véritable innovation qualitative dans l’attention aux mineurs et dans la reconnaissance des violences basées sur le genre dans les procédures civiles. Or – explique l’exposant pentastellata – l’écoute directe du mineur par le juge revêt une plus grande centralité. Par ailleurs, le magistrat s’interrogera en urgence sur les causes du refus à un parent, en tenant compte des éventuels épisodes de violence pour déterminer la garde des enfants et les rencontres avec les enfants ».

    Les sénateurs se penche ensuite sur la Convention d’Istanbul qui, si elle n’est pas mise en œuvre dans nombre de ses parties devant les juridictions italiennes en matière civile, risque « de rester lettre morte si elle n’est pas mise en œuvre par les lois étatiques qui la rendent opérationnelle » et les innovations introduites « représentent donc un pas en avant vers la civilisation du droit ».

    « Une femme subit des violences pendant des années – a déclaré dem Valente – et à un moment donné, également pour protéger ses enfants, elle décide de mettre fin à cette relation civilement. L’homme se sent attaqué et réagit avec l’outil le plus puissant, l’utilisation des enfants. Lorsque le fils refuse de voir son père, ce dernier accuse la mère d’aliénation parentale sur proposition de l’avocat, et la femme est privée de ses enfants, qu’elle voulait protéger des violences ».

    https://www.lanotiziagiornale.it/minori-sindrome-alienazione-parentale/?fbclid=IwAR0yoUykgXRMXPaXg5vxrp8bbEx6Ivrd64rF8Q2OUFDjJGEeVtQ0ZZAAPm0

  5. Mille félicitations à M. Bernard Rappaz d’avoir diffusé ces informations et de dénoncer les décisions inhumaines prises par les autorités qui soi-disant défendent les droits de l’enfant !
    Depuis des annéees des parents se plaignent des très graves abus des autorités et des décisions incompréhensibles qu’ils subissent ainsi que leurs enfants, mais les choses n’évoluent pas !
    A mon avis, il est indispensable que les parents se regroupent et organisent des manifestations comme celle organisée par Jamal devant le Tribunal fédéral à Lausanne le 3 septembre 2021. Il faut aussi que les citoyens soient avertis assez tôt de ces manifestations pour qu’ils puissent venir soutenir cette cause si fondamentale.
    Il est certainement aussi nécessaire de dénoncer ces abus à l’étranger, car la Suisse fait toujours croire qu’ici tout va bien et que la Suisse est un exemple. Cela doit cesser.

  6. Voilà une autre histoire incroyable ayant lieu dans le canton de Vaud:

    Suite aux décisions incompréhensibles et scandaleuses de la justice vaudoise, une mère vivant dans le canton de Vaud (Suisse) ne peut plus vivre avec son fils né en décembre 2015, ayant vécu avec sa mère jusqu’en février 2020. Pendant cette période, le père vivant en France avait un droit de visite.

    En février 2020, le père a emmené son fils en France pour des vacances et depuis cet enfant n’est plus revenu chez sa mère. Actuellement, cet enfant vit en France chez son père.

    Pour défendre ses droits et ceux de son enfant et pouvoir s’adresser à la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), cette mère a besoin de 4’000.- CHF (honoraires réclamés par son avocat d’ici au 14 octobre).

    D’où l’appel à l’aide lancé par cette mère :

    https://www.helloasso.com/associations/les%20effronte%20e%20s/collectes/aidez-sarah-a-retrouver-son-fils

    Merci très vivement d’avance pour vos dons. Et pour votre aide.

    Merci de diffuser ce message auprès de vos ami(e)s.

    Cordialement,

    Michèle Herzog

  7. Il y a quelques années un couple que je connais bien habitait pas très loin de chez moi à Sion. Elle est Valaisanne et il est Français, ils ne sont pas mariés.
    Elle accouche d’une fille en France lors d’un voyage, et donc suivant le droit français le bébé est français. Revenu en Valais elle essaie de faire en sorte que son bébé soit valaisan comme elle, mais là rien à faire. Elle n’est pas née en Valais, l’ayant prise avec elle pour les démarches, elle a demandé ce qu’elle portait et on lui a répondu qu’elle ne portait rien.
    Depuis toute la famille a déménagé en France.

    Je pense que le Valais a un code de procédure bien lui, et que certaines procédures sont modifiables suivant le bon vouloir du juge (ou de l’argent qu’il reçoit pour rendre son jugement). Ce ne devrait être une surprise pour personne, en tout cas pour ceux habitants en Valais.

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