Etat du Valais, mosquée de Sion. Fredo, Nico et la chienlit chez nos frères musulmans (1)

9 mars 2022

I.

 

Fredo et Nico, dans leurs fonctions respectives de chef des institutions et de procureur général chargé de la défense de la société civile, ont démontré leur ineffable compétence dans les affaires du Verbiergate, des APEA et en matière de gestion des ressources humaines de leur département ou de leur office. Le Valais est donc en de bonnes mains dans les conflits naissants de la mosquée de Sion.

Les Musulmans sont des humains, donc frères des Valaisans, et savent à ce titre comme nous faire naître de la dissension, de la trahison, de la chienlit et du désordre.

Il apparaîtrait – le conditionnel est ici de rigueur car les bons chrétiens d’ici ne sauraient se transfigurer en étoiles montantes des dessous académiques de l’islam de là-bas -, il apparaîtrait donc que la mosquée de Sion a pu être dirigée depuis quelque neuf années par un « faux » imam. Cette assertion, qui ressort plus de l’hyperbole que de la litote, a sa source dans une étonnante écriture commise par la plus haute autorité de la communauté religieuse en islam de la république de Macédoine du nord, dont le représentant en chef soutient dans une « lettre » destinée aux autorités sédunoises que Sinan Rushitoski, que d’aucuns disent assisté d’une milice, ne possède aucun diplôme de la faculté de théologie et même pas de décret de cette communauté religieuse pour travailler en qualité d’imam. Un comédien parvenu à des fonctions importantes chez nous pourrait considérer la situation à l’exemple de celle qui aurait permis à Bernard Rappaz d’occuper l’Evéché et de prôner en qualité d’évêque la bonne parole à tous les paroissiens du diocèse. On ne saurait certes pas préjuger des qualités évangéliques du chanvrier préféré des citoyens de Saxon, de même on ne voudrait pas sans connaître ses prêches douter des qualités coraniques du grand abbé Sinan. Mais un doute sérieux surgit lorsque le citoyen valaisan apprend de la plume d’éminents dignitaires macédoniens que l’imam de Vissigen pourrait être un grand facteur de désordre dans la cité.

La chienlit atteint un degré d’inorthodoxie étonnant lorsque dans le même temps nous apprenons qu’une étude d’avocats proche de l’UDC a pu servir de conseiller lors d’une assemblée visant à une sorte de putsch juridique par lequel le dit imam aurait voulu exclure de respectables organes associatifs. On ne savait pas en effet que le premier parti de la confédération avait à ce point le souci d’apparaître en qualité de défenseur d’un groupe chevaleresque dont les attributs sembleraient s’écarter de la paix, de la tolérance et d’une bonne cohabitation.

Cette chienlit étant propice à d’autres éclatements, on pourrait penser que la police, assistée du procureur, aurait su veiller à la protection de la Cité avec fermeté. Il n’est pas sûr que l’attentisme politique et judiciaire, né de la volonté de s’occuper d’affaires moins torrides ou fabriquées de toutes pièces, préserve l’intérêt public. A tout le moins se pose à la lecture de cette missive macédonienne la question de la nature de l’implication de nos institutions dans la mosquée dans le souci d’éviter de funestes conflagrations.

Ne connaissant pas la qualité des responsables valaisans des institutions de la sûreté intérieure et du parquet, la communauté religieuse macédonienne appelle presque à l’aide Fredo, Nico, Olivier, Christian, Philippe et les autres pour mettre fin au désordre dangereux qui s’installe à la mosquée de Sion. On imagine déjà nos lascars institutionnels se rendre dans les tréfonds de la Macédoine pour vérifier la qualité de la formation des imams de là-bas dans le but de déterminer si les autorisations de séjour de jadis n’étaient pas fondées sur des titres peu fiables ou carrément faux.

L’Etat de droit de chez nous dira dans quinze ans, dans quinze mois ou dans quinze jours, selon l’humeur d’un procureur, si les règles légales d’ici auront ou non été respectées. En revanche, nous savons déjà que la Suisse ne se prononcera pas sur l’excommunication souhaitée assimilée dans le texte ci-dessous à la nécessité d’une élimination du milieu des fidèles.

Il semblerait que les milieux musulmans sont plus attachés que les nôtres à distinguer les bons citoyens des mauvais, puisque la communauté macédonienne préconise une élimination du groupe des fidèles de celui qui ne respecterait pas la paix sociale de chez nous. Monseigneur Jean-Marie Lovey, lui, s’abstiendrait même de penser que des voyous en col blanc de la bourgeoisie sédunoise ne mériteraient pas la communion et le corps du Christ dans leur bouche s’ils avaient commis des actes graves de mécréants. On imaginerait plutôt donner à ces bourgeois mal famés une absolution totale avant qu’ils ne s’offrent eux-mêmes au pardon.

Prions donc pour que la bienveillance, la courtoisie et la politesse triomphent, à Sion et ailleurs.

Bonjour à tous les députés sidérés récemment par Fredo.

L’1Dex accepte des dons de la part des chrétiens, des musulmans et des laïcs, qui pourront tous cliquer ici.

II.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

3 thoughts on “Etat du Valais, mosquée de Sion. Fredo, Nico et la chienlit chez nos frères musulmans (1)”
  1. Selon les APEA et OPE de Sierre, ville de Frédo, la Macédoine du Nord ou tout court serait un meilleur endroit pour les intérêts suppérieurs des enfants. Frédo valide les compétences de son autorité en ignorant les lettres du père. Donc là, devraient-ils écouter les lettres d’autres macédoniens où la vie est meilleure qu’en Suisse ?

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