Etat du Valais. La justice pénale de chez nous est unique !

28 avril 2022

1.

Tout est vrai

Ce qui sera écrit ici n’appartient pas au champ de l’imaginaire, ni à celui du fantasme

2.

L’accusation

« Alexandra [identité complète connue de L’1Dex] a prêté le montant de 800 francs à Mohammed [connu également de la rédaction] que ce dernier a omis de lui rembourser ».

Le ministère public invoque un abus de confiance au sens de l’article 138 CPS.

Le procureur ne s’est pas présenté aux débats, imité en cela par le chroniqueur judiciaire du NF, le dénommé Gilles B.

3.

La défense

Alexandra et Mohammed ont conclu un contrat de prêt susceptible d’une exigence de remboursement au sens de l’article 318 CO. Il ne peut s’agir que d’un litige de nature exclusivement civile. L’acte d’accusation ne contenant rien de plus à ce sujet que l’unique phrase précitée, l’acquittement est nécessaire (avec l’espoir – vain – d’une petite leçon de choses à offrir au parquet).

4.

Le jugement

Par conséquent, l’accusé doit être acquitté faute d’infraction.

5.

Les deniers publics

Soin est laissé au lecteur éclairé de déterminer s’il est raisonnable d’avoir seulement ouvert une procédure pénale, d’avoir dressé une ordonnance de condamnation, d’avoir soutenu l’accusation et d’avoir contraint le Tribunal de District de Sierre à rendre un prononcé pénal pour ces faits.

 

6.

La compétence

Soin est également laissé au lecteur clairvoyant de déterminer la qualité du travail rédactionnel, non pas du Juge de District, mais du procureur en charge de la situation (sujet, verbe, complément, relative, tout y est !).

On ne dira naturellement rien de la qualité de surveillance du procureur général, le lecteur avisé pouvant se référer par ailleurs à tous les articles portant sur le plus haut magistrat saviésan du canton.

7.

Que faire ?

Nommer le même procureur général éternellement, comme semble le suggérer la Constituante ? A chacun de le savoir, L’1Dex ayant fait depuis longtemps son travail citoyen en proposant notamment une nomination de ce haut magistrat par les citoyens (les députés, par 60, n’ayant pas pu convaincre les 60 autres de la nécessité de changer !).

Bonjour à tous les naïfs, à tous les gentils et à tous les confiants, qui ont une foi inébranlable dans la qualité de la justice de chez nous.

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Post Scriptum : 1) non, ce n’est pas de la science-fiction; 2) oui, ce document est transmis aux stagiaires qui ont la prétention de vouloir s’inscrire dans le monde de la justice de chez nous; 3) une question : que penser de ceux qui sont convaincus que la qualité de la justice pénale n’a aucun lien avec la gestion des ressources humaines et qu’il convient simplement de permettre l’engagement d’autres talents ? 4) le rapport sur la justice, transmis aux députés et à la presse ne porte jamais sur les éléments souterrains de l’application concrête du droit; on comprend pourquoi.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

2 thoughts on “Etat du Valais. La justice pénale de chez nous est unique !”
  1. La lune les protègent à la Cité du Soleil, mais jusqu’à quand ? Ceci ils ne le savent pas, mais jusqu’à ce que le Soleil leur tombe sur la tête dirait des villageois.

    Le Soleil pleure,…
    Le verbe pleure,…
    La vrba plače,…
    Solaar Pleure !
    Saule pleureur !
    Sonceto plače !

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