FC Sion. Christian Constantin, un pur produit orwellien
11 juillet 2022
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Je ne suis pas certain que Christian Constantin, CC pour les journalistes, Cri Cri d’Amour pour les lecteurs de L’1Dex, ait lu Orwell. Mais la langue d’Orwell, il la manie avec cet art de la manipulation qu’apprécie tant depuis des années le prétendu journaliste Nicolas Jacquier.
Hors du contexte du roman, le mot
novlangue
est passé dans l’usage, pour désigner péjorativement un langage ou un vocabulaire destiné à déformer une réalité. La novlangue est l’outil privilégié des manipulateurs.
À mes yeux, la différence entre le XXème et le XXIème siècle est langagière. Aujourd’hui, pour des raisons qui échappent à mon entendement, le mot est perverti, le syntagme abruti, le sens et la vérité sont bannis de la langue, blanc devient noir, le bas est haut, le rond carré et le mensonge vérité.
Dans ce registre, CC vient de frapper très fort. Dans Le Matin, évidemment : « Je n’aurais pas tellement envie d’avoir besoin de me repointer pour sauver le club une nouvelle fois! ». Ce discours est tenu par celui-là même qui a déguerpi à toute vitesse du club en décembre 1997 après une campagne désastreuse en Ligue des Champions contre Galatasaray et après avoir signé des contrats de travail indécents qu’il n’a pas pu assumer. Il faut ici reconnaître qu’il n’avait pas encore réalisé la promotion lucrative de la résidence « Château-Riant », baptisée peut-être en l’honneur de l’un de ses sauveurs méconnus. Une faillite mémorable s’en est suivie, évitée en prolongation par une procédure de sursis concordataire que j’ai personnellement menée pour sauver le FC Sion et Christian Constantin. Cela n’a pas plu au président de la ville, François Mudry, qui trente ans plus tard refuse encore de prendre avec moi le même ascenseur. CC, lui, m’offrirait certainement une entrecôte milanaise à la Porte d’Octodure, ce qui ne m’empêchera de l’honorer comme le Pape de la novlangue orwellienne du Valais.
Dit autrement : Christian Constantin est une femme.