Etat du Valais, constituante. Encore et toujours le tabou du Haut-Valais
27 septembre 2022
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Les constituants, dès le premier jour, ont exclu de débattre de la question de la création de deux demi-cantons. Plus exactement énoncé, les Hauts-Valaisans ont exclu de demander la création de deux demi-cantons et les Romands du Valais n’ont pas estimé approprié de discuter de cette possibilité non désirée par leurs cousins du Haut. Et c’est ainsi que ce tabou de deux demi-cantons a plané sur la constituante tout au long des débats.
On peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles la question des deux demi-cantons n’a pas surgi. Plus exactement, on pourrait s’étonner du fait que les Hauts-Valaisans n’aient pas voulu débattre de ce point. Mais pourquoi donc ce silence ? La réponse est aisée et claire : les avantages budgétaires et autres obtenus par le Haut-Valais tout au long de la constitution actuelle sont tels qu’ils disparaîtraient comme un château de sable envahi par les eaux de la mer. Le Haut-Valais n’est pas bête et sait qu’un canton unique lui est préférable à la création de deux demi-cantons.
Mais le Haut-Valais, contraint à participer à une constituante non désirée, a cherché tout du long à invoquer son caractère minoritaire. Pourtant, cette fois, le Valais romand largement majoritaire, en dépit des artifices voulus par le PDC (Parti Du Centre), a dit « ça suffit ». Et c’est ainsi que le Haut-Valais ne sera pas assuré d’un siège à Berne au Conseil aux Etats et ne pourra pas bénéficier d’un quota de réserve au Grand-Conseil. Tout au plus a-t-il obtenu que les étrangers ne comptent pas sur le plan cantonal. De même et surtout, le Haut-Valais, arrimé au PDC conservateur, n’a pas réalisé son rêve, le maintien d’un gouvernement à cinq membres assorti au système majoritaire.
Le PDC avait choisi de porter le débat sur le nombre 5 pour l’exécutif et l’abandon du choix de 7 conseillers d’Etat. Si la tentative avait abouti, le système proportionnel aurait été certainement abandonné et le Haut-Valais une fois de plus aurait magistralement résisté à une sorte de dilution constitutionnelle.
Les constituants ont été assez sages pour résister à cette stratégie de délitement du renouveau. Et voilà que très probablement le Haut-Valais conservera ses deux membres au Conseil d’Etat mais n’aura plus le même poids que par le passé. Le système proportionnel sera donc l’arme démocratique pour assainir un Valais clanique qui avait une fâcheuse tendance à promouvoir le copinage mafieux aux dépens de l’intérêt public maîtrisé.
Certains songent encore à la possibilité d’une troisième lecture qui permettrait aux perdants de rebondir. On va ici espérer que les constituants refuseront de reprendre les débats et voudront renvoyer la nouvelle constitution devant les citoyens.
Et c’est alors que nous pourrons tous constater que le canton est dans la réalité la constitution de deux demi-cantons aux intérêts très divergents. Ce sera ce jour-là aux Bas-Valaisans, aux Valaisans du Centre, à tous les Romands du Valais, de signifier au Haut-Valais que la démocratie ne peut s’établir sans que la majorité ait un peu son mot à dire.
L’avenir rapproché dira si les forces conservatrices, dominantes même au sein de la constituante très frileuse sur plusieurs questions (pouvoir judiciaire, cour environnementale, cour des comptes, droit des étrangers, etc.), parviendront à déstabiliser la Cité et à convaincre dans sa majorité le Valais à ne pas changer de constitution.
Je n’ai que peu de goût pour la nouvelle constitution. A l’évidence, bon nombre de constituants ont voulu régler des comptes avec l’ancienne majorité PDC. Ce n’est pas comme cela que l’on construit le Valais de demain. On le construit avec, pas contre. Je me réjouis que les débats publics commencent, parce que, pour l’instant, il n’y en a pas eu.
Franchement, ras-le-bol de l’arrogance de certains haut-valaisans!
Pourquoi cette minorité n’aurait-elle pas le droit de se défendre, alors que toutes les autres le font, souvent au détriment de la majorité?
Le moins que l’on puisse dire à travers l’histoire valaisanne est que cette minorité a su bien se défendre ! Non ?
Le nouveau Chef de service de la Culture ,Alain Dubois à promis de s’occuper de la CULTURE VALAISANNE de Gletsch au Bouveret.
Je n’ai que peu de goût pour la nouvelle constitution. A l’évidence, bon nombre de constituants ont voulu régler des comptes avec l’ancienne majorité PDC. Ce n’est pas comme cela que l’on construit le Valais de demain. On le construit avec, pas contre. Je me réjouis que les débats publics commencent, parce que, pour l’instant, il n’y en a pas eu.