Etat du Valais, Savièse et PDC. Les mauvais perdants du ministère public
15 octobre 2022
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Le Nouvelliste annonce le blanchiment de l’ancien président socialiste de Savièse Michel Dubuis : « Six ans après l’ouverture d’une procédure, qui a notamment mis en cause l’ancien président Michel Dubuis, le Ministère public décide de boucler le dossier, selon une information de nos confrères de Rhône FM. Une décision qui blanchit tout le monde ».
Ce que ne dit pas le NF est le fait que les mauvais perdants du Ministère public n’ont accordé aucune indemnité pour dépens au présumé innocent devenu intégralement innocent sur le plan pénal et ne s’acquittera donc pas des honoraires dus à Me Michel Ducrot. La décision argue que l’intervention du MP était légitime, que le président n’avait pas fait toutes les choses correctement et que dès lors il fallait enquêter. En anglais, on résume l’argument ainsi : « bullshit ! ». L’argument est un peu celui d’un arbitre de football qui, après avoir sifflé un pénalty, va consulter le VAR, constate que l’avant-centre a simulé la chute, refuse le tir de réparation, mais avertit le défenseur qui a fait mine de vouloir barrer la route à l’attaquant.
Le lecteur de L’1Dex, qui n’est pas idiot, aura compris que le ministère public PDC, à quelques encablures d’une élection incertaine, avait décidé de perquisitionner le président de l’entente des minoritaires, ce qui avait conduit à un désastre électoral.
Or, le même ministère public, dans l’affaire du Verbiergate, issu de l’administration PDC de la commune de Bagnes, a lambiné, lambine encore et lambinera à jamais, alors même que les infractions commises (bon, bon, je vous l’accorde, ces braves sont tous présumés [sic !] innocents) portaient sur des dizaines et des dizaines de millions, sur des faux dans les titres, sur des abus d’autorité caractérisés, etc.
Franchement, je vous le dis comme je le pense, c’est à gerber.
Et même les plus vaillants et les plus honnêtes du ministère public auront de la peine à me convaincre que la bonne digestion de tout ce chaos ait pu durer six ans. Ainsi, pendant six ans, on a sciemment et délibérément laissé la corde autour du cou d’un président minoritaire.
Il semblerait que les joyeusetés auxquelles le Valais s’habitue de la part du ministère public n’aient pas de fin. Ainsi on annonce en coulisses deux départs importants au ministère public central et la certitude que certaines affaires très sensibles ne seront pas traitées ou se perdront dans les labyrinthes de l’oubli. Mais qui donc osera affirmer en public, sur les ondes ou dans la presse écrite, que la justice pénale en Valais est sérieuse. Et, croyez-moi, vous n’êtes pas au bout des pires surprises. Oui, je vous le dis, c’est à gerber. Pour reprendre le mot d’un avocat vaudois « perdu » en Valais, cette justice-là, c’est l’horreur. Mais comme personne ne dit rien, que tout le monde fait semblant que tout est beau dans ce monde-là, rien ne changera. Même les constituants se sont révélés monstrueusement légers et couards.
S’il existe encore un seul pour penser que la justice n’est pas politique, que cet être illuminé nous explique, ici à L’1Dex ou ailleurs, par quel subterfuge du destin le ministère public s’est intéressé avec un tel acharnement au président socialiste de Savièse, et a fait preuve d’un tel désintéressement actif à Sembrancher et à Bagnes où – heureux hasard – les présidents étaient tous deux des Oranges. Des Oranges oranges et sanguines à l’égard de leurs opposants.
Dans ce bric-à-bric de défaussements insolents, on va rappeler que le surveillant en chef des communes, le chef du Service cantonal des affaires intérieures et communales, est un ancien conseiller national PDC, resté PDC Parti Du Centre, l’Evolénard Maurice Chevrier, lui-même prévenu dans l’affaire de l’Ours de Bagnes pour abus d’autorité au sens de l’article 312 CP. Entendu par la police, il a osé affirmer que la dénonciation était cavalière, ce qui dit à quel point cet homme d’honneur croit à sa parfaite immunité. Pas sûr que le procureur Jean-Pierre Greter, sur le départ, lui cuisine un gâteau d’anniversaire avec de jolies cerises blanches (la couleur de l’innocence !) sur le chocolat !
Quant à Michel Dubuis, il aura certainement le bon goût de placer le Tribunal cantonal et la Chambre de l’Evêque devant ses responsabilités par le dépôt d’un recours.
Post Scriptum : je ne résiste pas à ce mot final. Que ceux qui soutiennent les imprécisions occasionnelles de L’1Dex s’interrogent avant de répondre sur les excès sans nom commis par certains conseils communaux, par certains magistrats au MPC, par certains chefs de service PDC et par certains policiers (eh oui !).
One thought on “Etat du Valais, Savièse et PDC. Les mauvais perdants du ministère public”
Pour mémoire: J’ai saisi les réseaux sociaux quand Roberto Schmidt a voulu me salir avec un plainte pénale: j’avais demandé de révéler publiquement les griefs qui auraient permis au Président du Gouvernement de me salir ainsi publiquement! Comme il n’avait aucun motif, j’ai pu empêcher le dépôt de plainte; sinon, durant des années on jetterait le soupçon sur ma personne!
Pas très glorieux tout cela…
Ma sympathie à M Michel Dubuis que je ne connais pas…
Pour mémoire: J’ai saisi les réseaux sociaux quand Roberto Schmidt a voulu me salir avec un plainte pénale: j’avais demandé de révéler publiquement les griefs qui auraient permis au Président du Gouvernement de me salir ainsi publiquement! Comme il n’avait aucun motif, j’ai pu empêcher le dépôt de plainte; sinon, durant des années on jetterait le soupçon sur ma personne!
Pas très glorieux tout cela…
Ma sympathie à M Michel Dubuis que je ne connais pas…
Pour mémoire
https://1dex.ch/2019/10/affaire-joel-rossier-lhistoire-dun-mec-qui-a-tout-compris/