Etat du Valais, ministère public. Sébastien Fanti ne mâche pas ses mots

2 janvier 2023

L’1Dex

L’1Dex, à longueur d’articles, a décrit et critiqué vivement le fonctionnement du ministère public. Le point d’orgue de ce festival de dysfonctionnements institutionnels a surgi au moment de la réélection du procureur général dont tout un chacun dans notre république sait qu’il n’a jamais été à la hauteur de l’importante fonction qu’il occupe. Tout un chacun maintenant sait qu’il conviendrait de le remplacer. En urgence.

Les mots qui suivent, qui émanent d’une institution singulière de notre état de droit, celle de préposé à la protection des données et la transparence, fait suite au rapport déjà accablant du conseil de la magistrature.

Le Valais se veut-il un fervent de la politique de l’autruche ou acceptera-t-il – enfin ! – de dire à Nicolas Dubuis : ça suffit.

Il semblerait, à lire Sébastien Fanti, qu’il ne faille plus attendre quoi que ce soit du Grand Conseil. Plus naïf que lui, je crois que 2023 sera celle de la justice.

N’est-ce pas un voeu qui devrait être celui de chaque représentant du peuple, fussent-ils des anciens PDC ou des Hauts-Valaisans ?

 

Pour s’abonner à L’1Dex ou le soutenir en 2023

 

(PAR SEBASTIEN FANTI)

Mesdames, Messieurs,

Vous trouverez en annexe la recommandation formelle adressée ce jour au Grand Conseil du Canton du Valais, suite à l’élection à huis clos du Procureur général.

En bref, il a été constaté que la décision de huis clos a porté atteinte aux droits des citoyen(ne)s du Canton du Valais, aux droits des journalistes, au droit à l’information, ainsi qu’aux droits de la personnalité du procureur général qui doit subir une perte de crédibilité notable et durable dans son activité quotidienne. Elle engage clairement la responsabilité du Canton du Valais. 

Sept recommandations ont été émises pour qu’une telle situation, unique dans l’histoire de notre Canton et unique en Suisse dans un contexte similaire, ne se reproduise jamais. 

Nous sommes en présence d’un dangereux précédent en termes de violations des normes démocratiques fondamentales. En clair, les députés, par leur vote, ont spolié les valaisannes et les valaisans de leur droit d’assister au processus de nomination de la personne qui conduit la politique pénale et criminelle les concernant. Une telle décision, qui s’apparente à de la censure, ne doit jamais se reproduire, dans un contexte de faits similaire.

 

Recommandation huis-clos GC

4 thoughts on “Etat du Valais, ministère public. Sébastien Fanti ne mâche pas ses mots”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.