Etat du Valais, constituante. Liste unique à multiples entrées décapitées
8 février 2023
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Un système d’élection incluant la proportionnelle porte en lui la nécessité de faire apparaître plusieurs noms sur plusieurs listes de partis. Ainsi, chaque parti présente un ou plusieurs candidats et, en fonction des suffrages, sont désignés les élus, à l’exemple de l’élection au conseil national en Valais. Les constituants valaisans ont eux choisi un système majoritaire à liste unique, tous les candidats, de 7 à 77, figureront sur le même bout de papier et seront élus en fonction du nombre de voix que leur attribueront les électeurs.
Les constituants valaisans, désignés par les citoyens, se sont prononcés à trois reprises, tout au long du processus législatif, en faveur du système proportionnel. Il y eut d’abord un vote de principe, il y eut ensuite le vote en première lecture, il y eut au final le vote en deuxième lecture. A l’occasion de chaque vote, une majorité s’est dégagée en faveur du système proportionnel qui dominait l’assemblée avec quelque 20 à 25 voix d’avance.
Et puis, par la magie clanique valaisanne, cette majorité s’est complètement dissoute, a été renversée lors d’un dernier vote qui n’aura pas surpris les barons des carnotzets, des mayens et des ruelles obscures de là-bas et de là-haut. Il serait aujourd’hui bon de connaître nommément les « traîtres », celles et ceux parmi les Verts, les Socialistes, les Chrétiens Sociaux et les membres d’Appel Citoyen qui ont retourné leur veste pour le bien commun, c’est-à-dire pour leur intérêt personnel, financier, social ou politique.
Le Valais pouvait – un peu – changer par la grâce de l’introduction d’un système d’élection au gouvernement à la proportionnelle. Mais les Rois de la Pègre de chez nous ont démontré leur capacité de nuisance collective dans le souci de maîtriser les dérives de ces citoyens qui ne savent pas où est leur bien. Qu’il est donc satisfaisant de savoir, pour ces femmes et pour ces hommes-là, qu’elles et qu’ils pourront emmener dans la bonne direction les citoyennes et les citoyens de chez nous.
Et on ne manquera pas de dire, dans une sorte d’unanimité factice, que les sept millions de francs suisses dépensés, l’auront été à bon escient, dans une harmonie feinte qui a conduit les constituantes et les constituants à favoriser le Bon Dieu, le Haut-Valais, les Conservateurs, les Suisses de souche et les Chefs de Clans.
7 millions jetés par la fenêtre, c’est pas rien, mais pas grand-chose sur un budget de 4,2 milliards de francs (0,16 %). Une goutte d’eau pour celles et ceux qui, par la grâce de leur traîtrise, retrouveront des serpentins d’indulgences gratifiant leur sens inné de la collaboration entre partenaires sincères et méritants.
Le Valais d’hier et d’aujourd’hui, de Philippe Bender à Céline Dessimoz, de Gaël Bourgeois à Mathieu Caloz, de Kamy May à Marie Zuchuat, deuDieu Tout-Puissant au système majoritaire, de la Cour environnementale à la Cour des Comptes, aura démontré ce dont il est capable pour préserver ses secrètes harmonies, la qualité de ses paysages et la fermeté de tous ces esprits conciliants.
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Qu’il est beau ce Valais que nous chérissons tant.
6 thoughts on “Etat du Valais, constituante. Liste unique à multiples entrées décapitées”
Excellente analyse : oui c’est vrai en Valais les partis dits d’opposition collaborent aux stratégies perverses. C’est très décevant. Ce phénomène existe dans d’autres cantons, plus diffus, en ‘effet de bord’, très minoritaire, aux marges des groupes. Mais ici c’est vraiment bizarre : vous avez écrit clanique ? Comme c’est bizarre.
Quel gâchis !
S’il ne fallait qu’une modification de notre Constitution, c’était bien le passage à l’élection proportionnelle pour le Conseil d’Etat.
Quelle volte-face écœurante lors de ce dernier vote.
Quand on parle de Darbellay comme une « bête politique », je ne puis m’empêcher de penser que la seule qualité de ces gens-là est la stratégie qu’ils déploient pour se faire élire.
Après, il n’y a plus personne, sauf à se faire mousser. Et à encaisser, évidemment.
Oui, juste Me Riand, il serait bon de connaître nommément les tourneurs de veste…
Cette transparence serait le moindre des droits des citoyen(ne)s réduit(e)s à l’ignorance par le bon vouloir de tartuffes politic(h)iens,,,
Que les tourneurs de vestes soient connus et surtout que ces girouettes nous expliquent quels vents contraires les ont contraints à renier leurs convictions…
Ah, j’oubliais : c’est trop demander dans le Canton et République des valets…
Excellente analyse : oui c’est vrai en Valais les partis dits d’opposition collaborent aux stratégies perverses. C’est très décevant. Ce phénomène existe dans d’autres cantons, plus diffus, en ‘effet de bord’, très minoritaire, aux marges des groupes. Mais ici c’est vraiment bizarre : vous avez écrit clanique ? Comme c’est bizarre.
Sidérant et honteux!
Quel gâchis !
S’il ne fallait qu’une modification de notre Constitution, c’était bien le passage à l’élection proportionnelle pour le Conseil d’Etat.
Quelle volte-face écœurante lors de ce dernier vote.
Quand on parle de Darbellay comme une « bête politique », je ne puis m’empêcher de penser que la seule qualité de ces gens-là est la stratégie qu’ils déploient pour se faire élire.
Après, il n’y a plus personne, sauf à se faire mousser. Et à encaisser, évidemment.
Oui, juste Me Riand, il serait bon de connaître nommément les tourneurs de veste…
Cette transparence serait le moindre des droits des citoyen(ne)s réduit(e)s à l’ignorance par le bon vouloir de tartuffes politic(h)iens,,,
Que les tourneurs de vestes soient connus et surtout que ces girouettes nous expliquent quels vents contraires les ont contraints à renier leurs convictions…
Ah, j’oubliais : c’est trop demander dans le Canton et République des valets…