
I.
Roland Courbis
Un match incroyable s’est joué un soir d’août 1998 à l’occasion d’une journée de championnat. À la mi-temps, l’équipe locale, l’Olympique Marseille, au Vélodrome, est menée 0-4 chez elle, dans un stade bouillant mais silencieux de stupeur. Le coach, à la tête de cette formation, Roland Courbis, plus tard entraîneur du FC Sion, tente de remobiliser ses joueurs dans les vestiaires malgré la situation catastrophique.
Des changements sont opérés à la pause : de nouveaux entrants redonnent de l’élan à l’attaque, et le discours du coach, à la fois lucide et motivant, pousse l’équipe à réagir plutôt qu’à sombrer. Il leur demande de jouer intelligemment et de tout donner.
Dès le retour sur le terrain, les locaux inscrivent un but, puis un autre : le public s’enflamme. Les buts s’enchaînent, tandis que l’adversaire perd ses repères. En toute fin de match, l’équipe marque un cinquième but inespéré, un pénalty tiré par Laurent Blanc, retournant complètement la situation pour s’imposer 5-4.
Ce retournement spectaculaire restera gravé comme l’un des moments les plus fous du football français, peut-être mondial. L’histoire est souvent racontée comme un symbole de la folie du sport, de la force mentale, et du pouvoir d’un collectif quand il croit encore malgré tout.
Une scène est restée fameuse : Rolland Courbis, chambreur, aurait glissé à Loulou Nicollin (président de Montpellier) en sortant du vestiaire “on va gagner 5-4”, moins par réelle conviction que pour répondre avec fierté à la provocation amicale du dirigeant montpelliérain.
Les joueurs racontent un sentiment de honte puis de libération, encouragés à garder la tête froide pour ne pas s’effondrer davantage.
II.
Gabriel Luisier
Un match incroyable s’est joué de l’été 2015 au 4 mars 2025 en terre bagnarde entre un employé communal et une corporation de droit public à l’intérieur d’une maison communale à l’occasion d’un grave différend portant sur des constructions illicites. À la mi-temps, au premier janvier 2020, l’équipe locale, la commune de Val de Bagnes, mène largement au score appuyée par des arbitres remarquablement partiaux dans un stade bouillant mais silencieux de stupeur.
L’adversaire, Gabriel Luisier, ancien gardien de football, coach et joueur, grand connaisseur du football, tente de remobiliser sa petite équipe, dans les vestiaires obscurs malgré la situation catastrophique.
Des changements tactiques et stratégiques sont opérés à la pause : de nouveaux entrants redonnent de l’élan à l’attaque, et le discours du coach et joueur, à la fois lucide et motivant, pousse l’équipe à réagir plutôt qu’à sombrer. Il leur demande de jouer intelligemment et de tout donner.
Dès le retour dans l’arène judiciaire, les locaux inscrivent un but, puis un autre : le public encore un peu léthargique, s’enflamme. Les buts s’enchaînent, tandis que l’adversaire perd ses repères. En toute fin de match, l’équipe marque un cinquième but inespéré, un pénalty extraordinaire en faveur de la commune, signé à la mode Messi passant la balle à Suarez pour feinter le gardien, retournant complètement la situation pour une perte improbable d’un match gagné d’avance.
Ce retournement spectaculaire restera gravé comme l’un des moments les plus fous de l’histoire judiciaire.
La scène finale restera fameuse. Le secrétaire communal s’avance pour tirer le pénalty, feinte le gardien en passant le cuir au président, qui dans un élan de puissance inégalée frappe la balle si fort que celle-ci échoue sur la transversale et portée par un mistral gagnant « improbable » finit à la suite d’un rebond inespéré sur une plaque de glace dans le but vide délaissé par le gardien des lieux déjà prêt à fêter un titre qui lui échappait par la grâce des dieux de l’Olympe qui avait choisi non pas de se venger mais de sauver la justice.
3.
L’1Dex
D’aucuns penseront que la métaphore est exagérée. Je leur répondrai avec simplicité, vous n’avez pas assisté depuis la pelouse au match ni donc au pénalty du 4 mars 2025.

Les gars si vous gagner ce match,demain pas de décrassage.