
Copyright illustration : Abigail Riand, architecte
Je suis en Catalogne. Je me promène à Girona mon Ninon à la main. Je rentre dans un magasin de chaussures. Je pose mon appareil de photo sur un banc. J’essaie des Air Jordan. Insatisfait, je renonce à l’achat de cette paire de basket. J’oublie mon reflex. Je ressors du centre commercial et constate de suite mon oubli. Je cours vers le lieu où j’avais déposé mon compagnon de voyage. Je suis essouflé mais heureux, car je récupère le boîtier et l’objectif. De plus, une idée surgit dans mon esprit, je vais à la police annoncer le vol à Girona de mon appareil de photo. J’obtiens une attestation de dépôt de la dénonciation. En Suisse, mon assurance versera sur mon compte bancaire la somme de 1’500 francs correspondant à la facture que j’aurai conservée bien rangée dans un classeur A4 orange retrouvé dans ma bibliothèque.
L’astuce nécessaire à la perfection de l’escroquerie, cet élément constitutif objectif nécessaire à la réalisation de ce crime, est carsctérisé par un mensonge spécifique, in casu l’existence d’un vol inexistant complété sous la forme d’une attestation de dénonciation par la police de Catalogne.
Aucun magistrat ne contestera la dèmonstration ainsi énoncée.
Les choses claires doivent s’énoncer simplement. Voici ce que je soutiens depuis 2018 mais que je formule ici avec le maximum de simplicité.
En conformité avec les exigences de son cahier des charges, Gabriel Luisier, employé communal assermenté, après avoir consulté l’un des avocats conseil de la commune, dénonce en juin 2015 des actes très graves relatifs à des constructions illicites auprès des organes de la municipalité. En séance du conseil communal du 10 novembre 2015, l’exécutif composé de membres tous impliqués dans le scandale des constructions illicites à décidé formellement et matériellement de résilier le contrat de travail liant Luisier à la commune. Aucune information n’a été donnée à ce sujet à Luisier alors même que celui-ci avait dénoncé en sus le 9 novembre 2015 le conseiller communal Corthay pour violation de la loi sur les résidences secondaires. En date du 23 février 2016 et en date du 4 mai 2016 dans deux lettres de droit public constitutives objectivement de faux dans les titres, qui ne mentionnaient pas la séance précédente, ni le contenu, ni la date, le président et le secrétaire licenciaient l’employé communal au motif fictif d’une réorganisation et restructuration administrative inexistante, inventant par ailleurs une fausse date de résiliation dans le but d’empêcher la victime de leur forfaiture de connaître la date réelle du licenciement qui eût immanquablement conduit Luisier à faire le lien avec l’affaire des constructions illicites.
Le mensonge astucieux et l’artifice fictif évoqué comme motif sont limpides. Ce mensonge a été reconnu par le tribunal fédéral, par le tribunal cantonal, par le tribunal de l’Entremont. Sur le plan pénal, la cause est dans les mains des autorités judiciaires pénales. Le retard phénoménal encouru ne provient selon mon appréciation que du couple ineffable que j’ai amplement critiqué ici à L’1Dex composé de l’ancien procureur général Nicolas Dubuis et l’ancien procureur général Jean-Pierre Greter en charge de la première partie (2012-2016) des constructions illicites.
Tous les responsables sont présumés innocents. Les auteurs directs sont connus. Les coauteurs sont connus. Les complices sont connus.
En sus des faux dans les titres objectivement caractérisés que sont les décisions et lettres des 23 février 2016 et 4 mai 2016, il existe d’autres faux dans les titres n’ayant pas encore fait l’objet d’une analyse circonstanciée, à savoir notamment une fausse attestation d’employeur 2016 destinée à la caisse cantonale de chômage et une décision proprement abracadabrantesque du 4 mars 2025.
La commune de Val de Bsgnes a eu la bonne idée de rembourser en avril 2025 la caisse cantonale de chômage les indemnités-chômage versées par la caisse à l’employé. Elle démontre par cet acte de remboursement sa pleine et entière responsabilité. Elle ne s’est pas encore décidée à verser les montants dus à son employé si injustement maltraité accroissant ainsi le dommage.
À ce jour aucune action récursoire n’a été entreprise par la commune de Val de Bagnes contre les responsables, élus et employés.
Plusieurs autres procédures pénales sont en cours. Les infractions sont : escroquerie, faux dans les titres, faux dans les titres commis dans l’exercice de fonctions publiques, gestion déloyale des intérêts publics, abus d’autorité, entrave à l’action pénale, contrainte et, last but not least, corruption.
Si la commune de Bagnes avait eu l’intelligence de condidérer la position du médiateur en 2019 ou si les bénéficiaires principaux des actes illicites avaient l’aménité d’entendre ce que réclamait la principale victime de ce désastre institutionnel depuis la fin de l’année 2018, tout eût pu se dissoudre en bonne et saine intelligence. À l’évidence certaines âmes sont si bêtes ou si cupides, ces deux qualités pouvant s’aligner, que le Valais aura une fois de plus l’occasion d’étaler son linge sale au grand jour.