
Que l’on ne se méprenne pas, Jean-Pierre Bringhen n’est pas un rebelle contre l’institution, il est membre actif de la dominance haut-valaisanne, un entrepreneur malin qui a su convaincre ses amis de le conduire jusqu’au saint des saints du Valais économique, le conseil d’administration de la Banque Cantonale du Valais aujourd’hui sous la responsabilité du fils haut-valaisan du successeur de Hans Wyer. Jean-Pierre Bringhen connaît la maniclette de la politique financière et la bonne manière de faire des baise-mains à Béat Rieder et à ses camarades héraults de l’état de droit lorsque la loi sert leurs intérêts sacro-saints.
Mais lorsque les textes législatifs, notamment dans le champ cartellaire, les plonge dans l’embarras et les condamne à des millions ces braves défenseurs de la veuve et de l’orphelin sanitaire sait y faire pour changer la loi et pouvoir ainsi changer l’opinion de magistrats qu’il met ainsi sous pression démontrant de la manière la plus incroyable cette thèse marxiste basique, à savoir que le droit est la kalachnikov des forts au service de ceux qui comptent. Et quelques-uns sont prêts à parier aujourd’hui que les silencieux courageux du tribunal administratif fédéral qui ont fait les morts pendant des années sauront adapter le maintien de leurs conditions salariales mirifiques au maintien de l’ordre établi, la cerise sur le gâteau étant aujourd’hui dans Le Nouvelliste la transformation de Jean-Pierre Bringhen en un vaillant mousquetaire légal. Du grand art je vous le dis.
Cela bien posé et pesé, Jean-Pierre Bringhen m’a donné le sourire et légitimer par ses mots si extraordinairement pertinents le combat, j’ose l’écrire, bien plus juste mené par L’1Dex contre la justice pénale du 1er mai 2011 au 31 décembre 2023, avec de sales relents puants qui se maintiennent encore.
Oui, oui, les mots choisis mis par Le Nouvelliste dans la bouche de Jean-Pierre Bringhen sont extraordinaires et disent – donc ! – le réel de ce à quoi les quelques avocats pénalistes valaisans sont confrontés :
« ils m’ont immédiatement proposé de signer des aveux »;
« à leurs yeux, j’étais déjà coupable »;
. »tous complices »;
« [les prévenus] étaient déjà dans le viseur »;
« [l’autorité] renverse le fardeau de la preuve »;
« on est passé de la présomption d’innocence à la présomption de culpabilité »;
« et ça ce n’est pas un état de droit »;
« une évolution juridique qui élargit considérablement la marge d’appréciation [de l’autorité »;
« [les prévenus] sont incapables de lutter à armes égales contre des enquêtes lourdes et systématiques »;
« La preuve d’un délit n’est même plus un critère »;
« Seule la conviction de l’autorité suffit »;
. »L’affaire est en attente … ».
Je vous le dis, Jean-Pierre Bringhen dans sa prochaine vie sera un redoutable bretteur dans les palais de justice.
Pas sûr alors que les lendemains judiciaires soient si enchanteurs pour ceux qui privilégient la justice face à l’argent.