
En citoyens responsables imaginons ce matin que la justice, la loi, les codes, les normes procédurales et le droit sont étroitement imbriqués et qu’ils sont ensemble le socle social qui raffermit nos relations et apaisent nos conflits. Imaginons un tel monde, celui-là même en qui que nous autres, naïfs ou ignorants, croyons. Alors surgit immanquablement et sérieusement à l’occasion du drame du Constellation Bar à Crans-Montana une question très simple : nos magistrats et nos élus sont-ils sérieux ?
Le droit pénal est le socle qui définit les interdits et les sanctions en cas d’infractions carsctérisés par notre système institutionnel judiciaire.
Une brève parenthèse s’impose dans le souci de rappeler à nos amis étrangers que mon propos qui s’adresse à mon pays, le Valais, est valable dans tous les coins de l’Europe, des ponts de Gênes aux banlieues de Marseille, de la Neuilly de Sarko à la Palerme de la mafia sicilienne.
Tous les magistrats et tous les élus de chez nous savent de certitude absolue que la justice pénale est complètement embourbée. La dernière à pouvoir et vouloir nier cette évidence est la procureure générale qui constatait cet état de fait avant – avant, je le souligne – les événements découlant de ce drame qui a tant affecté Mathias Reynard et tous les Valaisans confrontés à la sidération du canton, à la tristesse incommensurable des familles, à la souffrance des victimes et à la colère – légitime – des uns et des autres.
Donc la justice était gravement défaillante avant le drame. Dans le même temps, personne ne soutient, à tout le pas Béatrice Pilloud, que des moyens importants doivent être accordés à la résolution de la situation. De la manière avec laquelle nous allons ensemble affronter cette destinée dépendront le regard que le monde jettera sur la Suisse, l’avenir peut-être du tourisme sur le Hsut-Plateau et l’image de la démocratie helvétique ici et ailleurs.
Comment dans ces circonstances exceptionnelles imaginer sérieusement que les femmes et les hommes affectés à cet exercice seront capables d’assumer leur fonction sans a minima abandonner toutes leurs autres activités portant sur des dossiers importants déjà désertés par manque de ressources en hommes compétents et en argent adéquatement dépensé.
Dès lors tout homme raisonnable ne peut pas considérer que le refus d’affronter cet état de fait soit le signe d’intelligences réunies et de bon sens puisque le Valais institutionnel fait semblant de croire que le pool de magistrats et de secrétaires détournés vers Crans-Montana soit de nature à répondre à ce drame. Ce n’est pas sérieux.
Ce que dénonce depuis des années L’1Dex revient aujourd’hui en forme de boomerang : comment se fait-il qu’il n’ait pas eu un seul élu avant le 1er janvier à suggérer la mise en place d’une structure provisoire permettant la remise à flots des procédures pénales ? Serait-ce parce que dans plusieurs affaires sensibles étonnamment mises en veilleuse devraient être mis en accusation des présidents et des secrétaires de commune, des conseillers communaux et des avocats proches du département de la sécurité, des institutions et du sport si cher à Stéphane Ganzer ?
Les avocats pénalistes doivent-ils renoncer aux dépôts de plaintes et de dénonciations et aux avancements diligents de procédures pénales déjà enlisées ?
De ces observations et de ces constats découle, logiquement me semble-t-il, ce constat qui ne me réjouit pas : nos autorités ne sont pas sérieuses.
Pourtant j’aimerais tant être vite contredit ce qui me permettrait de croire que ce pays imaginaire décrit au premier paragraphe n’est pas un rêve mais une réalité.
J’ose donc cette conclusion : mesdames et messieurs soyons donc enfin sérieux.

C’est assez simple :
L’inversion des valeurs ! ( pour ceux qui vont comprendre☹️)
Petit exemple de France, du 19.1.2026 pour illustrer la justice.
https://x.com/AlexSofamous/status/2013250958004793400?s=20
C’est sûr, ce n’est pas sur BFMTV ou sur la RTS.
Alors oui, NOS ÉLUS ET NOS MAGISTRATS SONT SÉRIEUX, hélas.
josRiv : les juges du canton du valais sont ils indépendants ? et peuvent ils le démontrer ?
la presse valaisanne a t elle le droit d’accès à tous les jugements et peut elle les publier LIBREMENT ?
J’espère que la solution d’un procureur extérieur sera retenue. Sinon, je crains le pire; que tout le monde connaît car c’est en fait la réalité médiocre de la justice valaisanne.