
Gianni Infantino, la FIFA à genoux et le football en laisse
L’article publié par Le Monde est d’une clarté glaçante : la FIFA n’est plus une instance indépendante du sport mondial, elle est devenue un appendice docile du pouvoir politique américain, sous la présidence de Gianni Infantino. Pire : un exécutant zélé, prêt à tout pour préserver ses intérêts personnels et institutionnels, quitte à piétiner les valeurs qu’il prétend incarner.
La Coupe du monde 2026, événement planétaire censé rassembler les peuples autour du football, est déjà prise en otage. Non par des hooligans ou des États voyous, mais par une collusion assumée entre la FIFA et l’administration Trump, comme le documente précisément Le Monde. Restrictions de visas, politiques migratoires brutales, humiliations publiques infligées à des États alliés : rien de tout cela ne semble émouvoir le président de la FIFA. Silence radio. Complicité tacite. Opportunisme manifeste.
Infantino n’ignore rien. Il sait. Il voit. Il choisit pourtant de se taire. Lorsque les États-Unis expulsent arbitrairement, menacent, ferment leurs frontières, stigmatisent, il ne proteste pas. Lorsque des supporters, des joueurs, des officiels risquent d’être refoulés aux frontières en raison de leur nationalité ou de leur origine, il ne s’indigne pas. Lorsqu’une Coupe du monde devient un instrument de chantage diplomatique, il détourne le regard.
Ce renoncement n’est pas une faiblesse : c’est une stratégie. Infantino cherche à préserver sa relation avec Washington, car il sait que le centre de gravité du football mondial — économique, judiciaire, politique — se joue désormais là. Quitte à sacrifier l’universalité du sport sur l’autel de ses ambitions personnelles.
Le Monde le souligne avec justesse : jamais Infantino ne s’est publiquement ému des restrictions de visas susceptibles d’affecter la Coupe du monde 2026. Jamais il n’a rappelé que le football repose sur la circulation des personnes, sur l’égalité d’accès, sur le refus des discriminations. À l’inverse, il multiplie les signes d’allégeance : compliments, silences calculés, proximité affichée.
La FIFA, sous sa direction, ne régule plus le football mondial : elle s’y soumet. Elle ne protège plus les joueurs, les supporters, les fédérations : elle protège son président. L’institution n’est plus un arbitre, mais un acteur politique aligné.
Infantino n’est plus un dirigeant sportif ; il est devenu un courtisan global, naviguant entre les capitales, flattant les puissants, s’adaptant à tous les régimes tant que son trône reste intact. Qatar hier, Trump aujourd’hui, demain un autre. Peu importe le décor, pourvu que la scène reste éclairée sur lui.
Le danger est là : un football mondial réduit à une vitrine diplomatique, vidé de son sens, instrumentalisé par les États les plus cyniques, avec la bénédiction d’une FIFA qui a perdu toute boussole morale.
L’article du Monde ne dit pas seulement quelque chose d’Infantino. Il dit quelque chose de notre époque : celle où les grandes institutions internationales renoncent à leurs principes pour survivre politiquement. Mais à ce jeu-là, le football perd tout : sa crédibilité, sa force symbolique, sa promesse universelle.
Gianni Infantino ne dirige plus la FIFA.
Il la soumet.
gianni le BRIGANT……..
Infantino, L’universel…
Aujourd’hui, je me sens qatari
Aujourd’hui, je me sens arabe
Aujourd’hui, je me sens africain
Aujourd’hui, je me sens gay
Aujourd’hui, je me sens handicapé
Aujourd’hui, je me sens travailleur migrant
Mais…
Aujourd’hui, on te sent chauve calabrais
Aujourd’hui, on te sent papier panaméen
Aujourd’hui, on te sent fifagatéen
Aujourd’hui, on te sent fake fair-play
Aujourd’hui, on te sent fisc zougois
Aujourd’hui, on te sent faux norvégien
Aujourd’hui, on te sent tsar corrompu
Aujourd’hui, on te sent valet trumpiste
Aujourd’hui, on te sent jenfoutiste moral
Aujourd’hui, on te sent anti-foot populo
Aujourd’hui, tu fais honte au Valais !