L’AMBASSADEUR VALAISAN AVNI NASUFOSKI EST AU MOYEN-ORIENT

11 février 2026

L’ambassadeur Avni Nasufoski a multiplié les rencontres de haut niveau à Dubaï puis dans plusieurs grandes villes du Royaume d’Arabie saoudite. Cheikhs, décideurs institutionnels, capitaines d’industrie : le carnet d’adresses mobilisé n’a rien d’anodin. Le ton, lui, est clair – coopération stratégique, investissements structurants, partenariats durables.

L’énergie et l’infrastructure, nerfs de la guerre

Au cœur des discussions : l’énergie et les technologies d’infrastructure. Pas les mots à la mode, mais les leviers réels de puissance.

Dans le Golfe, l’énergie ne se limite plus aux hydrocarbures. On parle de diversification, de réseaux intelligents, de transition maîtrisée, d’interconnexions régionales. Quant aux infrastructures, elles sont désormais numériques autant que physiques : ports, hubs logistiques, data centers, corridors technologiques.

Nasufoski a insisté sur la nécessité de partenariats à long terme, dépassant les opérations opportunistes. Traduction : sortir du contrat ponctuel pour entrer dans la stratégie partagée. Les grands projets d’infrastructure et d’énergie exigent stabilité juridique, financement massif et vision politique cohérente. Ce triptyque, les pays du Golfe l’ont intégré depuis longtemps.

Une diplomatie d’investissement assumée

La visite s’inscrit dans une logique assumée de diplomatie économique. Moins de discours idéologiques, plus de tableaux Excel. Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite cherchent des partenaires fiables, capables d’apporter expertise technologique, ingénierie et solutions innovantes. En retour, ils offrent capital, vitesse d’exécution et ambition géostratégique.

Dans cet environnement, les rencontres menées par l’ambassadeur visent à ouvrir des perspectives concrètes : co-investissements, participation à de grands projets, échanges d’expertise institutionnelle et industrielle.

Le Golfe comme laboratoire de transformation

Il faut être lucide : le Golfe est devenu un laboratoire accéléré de transformation économique. Transition énergétique pilotée, numérisation des services publics, mégaprojets urbains, zones franches technologiques – tout s’y décide vite et à grande échelle.

Dans ce contexte, renforcer les relations économiques et stratégiques avec ces États ne relève pas du symbole. C’est un choix de positionnement. Celui d’entrer dans les chaînes de valeur de demain plutôt que de les regarder se structurer ailleurs.

La visite d’Avni Nasufoski marque donc une étape significative. Reste désormais à transformer les poignées de main en contrats, et les déclarations en réalisations tangibles. Dans le Golfe, la crédibilité se mesure à la vitesse d’exécution.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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