APRÈS LE BRÉSIL L’AMBASSADEUR AVNI NASUFOSKI EST À ABU DHABI

15 mai 2026 #EAU; Abu Dhabi

Pendant que certains diplomates occidentaux passent encore leurs journées à recycler des phrases mortes dans des hôtels climatisés, Avni Nasufoski continue, lui, à bouger.

Après le Brésil, direction Abu Dhabi.

Et à Abu Dhabi, il ne s’agissait manifestement pas de collectionner les petits fours diplomatiques ni de réciter des banalités multilingues sur « les valeurs communes de la communauté internationale ». Les Émirats arabes unis jouent désormais une autre partition : celle de l’efficacité technocratique assumée.

Sur place, Avni Nasufoski a notamment rencontré le brigadier Sheikh Aziz Al Ameri, directeur général des ports et aéroports et responsable — fonction assez fascinante vue d’Europe — du « bonheur et de la positivité » au ministère de l’Intérieur émirati.

Oui, pendant qu’en Occident certaines administrations n’arrivent déjà plus à répondre à un courrier en moins de quatre mois sans perdre deux annexes et un tampon, les Émirats créent des responsables du bonheur administratif.

La comparaison est cruelle.

Mais elle est révélatrice.

Car derrière les slogans futuristes de Dubaï ou d’Abu Dhabi existe surtout une réalité très concrète : les Émirats ont compris avant beaucoup d’autres que la mobilité internationale, les infrastructures, les services gouvernementaux rapides et la médecine transfrontalière allaient devenir des armes économiques massives.

Le fameux « visa médical » n’est pas un gadget humanitaire. C’est un produit stratégique.

Attirer des patients étrangers, des investisseurs, des talents, des entrepreneurs, des familles fortunées et des sociétés internationales n’a rien d’un hasard. C’est une politique industrielle parfaitement pensée.

Les Émirats vendent désormais de la fluidité administrative comme d’autres vendent du pétrole.

Et cela fonctionne.

Dans ce contexte, la présence d’Avni Nasufoski à Abu Dhabi traduit aussi autre chose : l’émergence progressive de réseaux parallèles de coopération internationale, moins prisonniers des lourdeurs institutionnelles classiques et davantage tournés vers les projets concrets, les infrastructures, la mobilité et les investissements.

Le monde change.

Très vite.

Et certains pays ont déjà plusieurs longueurs d’avance pendant que d’autres débattent encore pour savoir quel comité doit créer la sous-commission chargée d’analyser le rapport préliminaire de la commission précédente.

Abu Dhabi, lui, construit.

Et attire.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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