Ou comment certains détenteurs d’autorité confondent volontairement leur personne avec la République

Il existe une phrase invisible qui flotte aujourd’hui dans de nombreuses institutions occidentales et valaisannes. Une phrase jamais écrite dans les lois, jamais votée par le peuple, jamais assumée publiquement, mais appliquée avec une rigueur quasi religieuse :
“Critiquer ceux qui dirigent l’institution revient à attaquer l’institution elle-même.”
Cette idée est toxique.
Et surtout profondément antidémocratique.
Car enfin, depuis quand un magistrat devient-il la Justice ?
Depuis quand un procureur devient-il le Droit ?
Depuis quand un élu devient-il l’État ?
Depuis quand un fonctionnaire devient-il la République ?
Jamais.
Une institution n’est pas la propriété morale de ceux qui l’occupent temporairement. Elle leur préexiste. Elle leur survivra. Et surtout : elle ne leur appartient pas.
Or nous assistons depuis plusieurs années à une dérive inquiétante : certains organes institutionnels utilisent désormais le prestige de leur fonction comme une armure personnelle contre toute critique.
Le procédé est grossier, mais redoutablement efficace.
Vous critiquez une décision absurde ?
On vous accuse d’attaquer l’institution.
Vous dénoncez des contradictions factuelles ?
On parle “d’atteinte à la confiance”.
Vous révélez des comportements problématiques ?
Vous devenez “dangereux”.
Vous exposez des incohérences ?
On évoque “la sérénité des institutions”.
Traduction réelle :
“Taisez-vous.”
Et c’est ici que commence le problème démocratique majeur.
Parce qu’une démocratie véritable ne protège pas les détenteurs du pouvoir contre la critique. Elle protège précisément la possibilité de les critiquer.
Les institutions fortes n’ont pas peur du regard extérieur.
Seules les structures fragiles réclament le silence comme preuve de loyauté.
L’histoire humaine entière le démontre : les abus prospèrent toujours dans les endroits où la fonction devient sacrée et où celui qui questionne devient suspect.
Les monarchies absolues fonctionnaient déjà ainsi.
Les bureaucraties autoritaires également.
Les régimes malades aussi.
Le mécanisme psychologique est vieux comme le monde : certains responsables finissent par confondre leur personne avec la fonction qu’ils occupent. La critique de leurs actes devient alors, dans leur esprit, une forme de blasphème institutionnel.
Mais une démocratie n’est pas une religion.
Et ses représentants ne sont pas des divinités administratives.
Un juge peut commettre une faute.
Un procureur peut être biaisé.
Un élu peut mentir.
Un haut fonctionnaire peut devenir lâche.
Un service entier peut dériver, fut-il celui qui dans son porterait le signifiant des institutions en couronne royale.
Une institution peut protéger ses propres erreurs.
Dire cela ne détruit pas l’État de droit.
C’est précisément ce qui permet encore de le sauver.
Le véritable ami des institutions n’est pas celui qui exige le silence.
Le véritable ami des institutions est celui qui refuse qu’elles deviennent des refuges d’impunité pour les médiocres, les cyniques ou les carriéristes. Ou les très mauvais et méchants.
Et il faut désormais oser dire une vérité plus dérangeante encore.
Le problème majeur n’est pas seulement l’abus actif.
Le problème est aussi l’aveuglement volontaire.
Car il existe une catégorie de responsables particulièrement dangereuse : ceux qui voient parfaitement les incohérences, les injustices, les manipulations, les contradictions ou les dégâts humains… mais choisissent malgré tout de détourner le regard pour protéger l’appareil, préserver leur confort ou éviter les vagues. Ou pour protéger des amis et pourrir la vie des ennemis de leur camarade en fausseté.
Cette lâcheté institutionnelle produit des ravages immenses.
Des citoyens détruits.
Des dossiers enterrés.
Des vérités étouffées.
Des procédures vidées de leur substance.
Des situations absurdes maintenues pendant des années au nom de “la stabilité”.
Le réel devient alors secondaire.
L’essentiel devient la protection du système lui-même.
Or une institution qui commence à préférer sa propre image à la vérité entre déjà dans une forme de corruption morale.
Et c’est précisément là que les vrais démocrates doivent intervenir.
Pas les adorateurs serviles du pouvoir.
Pas les courtisans administratifs.
Pas les professionnels de la révérence institutionnelle.
Les vrais démocrates sont ceux qui comprennent une chose simple :
Plus une institution possède de pouvoir, plus le droit de la critiquer doit être vaste, robuste et protégé.
Sinon, les institutions cessent progressivement d’être des instruments au service du public. Elles deviennent des mécanismes d’autoprotection au service de ceux qui les contrôlent momentanément.
Voilà pourquoi ceux qui utilisent leur fonction pour intimider les critiques devraient immédiatement susciter la méfiance démocratique.
Car une autorité réellement légitime n’a pas peur des questions.
Elle y répond.
Une institution réellement solide n’a pas besoin de sacraliser ses représentants.
Elle accepte qu’ils soient contestés.
Et une démocratie réellement vivante ne demande jamais aux citoyens de croire.
Elle leur permet de regarder.
Ces vrais démocrates en Valais ont eu l’année passée leur martyre. Les citoyens de Sembrancher connaissaient bien Éric Voutaz.
J’ai transmis cet article à quelques-uns que j’estime assez pour croire qu’ils le liront. Voici un premier retour : « Je suis bien d’accord. Le crime de « lèse-majesté » avait objectivement pour effet de renforcer dans les esprits et le comportement des sujets l’impunité évidente, permanente, totale du monarque, pour que son pouvoir ne rencontre aucun souffle de résistance. Parmi ceux qui exercent le pouvoir — sauf les quelques-uns qui sont philosophes et savent qu’ils savent peu (de plus en plus rares à l’ère de Google, et encore plus à celle de Claude), qu’ils peuvent errer et qu’il faut alors que cela soit corrigé au mieux —, le désir de blindage par le crime de lèse-majesté (son équivalent à petite échelle « lèse-pouvoir ») est spontané, profond et aveugle. »
Bravo! Droit dans la ligne…Notre compatriote Jacques Baud en sait quelque-chose..
Je comprends, et si taisez en langage antique serait institution, le bison cornu qui impose le silence au peuple entier ne serait pas l’institution, mais un occupant autoritaire de l’institution, de thésée, donc du peuple ? L’élu politique disant par exemple « Heb d’Chlaffe ! maintenant, le King du Réseau autorisé sait bien mieux que vous tous qui écrivez sur les nombreux autres réseaux. C’est pour ça que les institutions resteront fermés à tous, hormis le Réseau, et vous allez être tous identifiez numériquement sur les autres réseaux tout bientôt ! », ça a peu de chance d’être l’élu né eau qui s’opposera au Réseau du King pour arroser son circuit politique pas assez étanche.
Paroles de King of the Réseau :
J’ne vous aime plus, savez-vous ?
J’ne vous aime plus, taisez-vous !
Ou bien :
Je ne t’aime plus, mon peuple.
Je ne t’aime plus, car tu me nuis.
Je ne t’aime plus, mon peuple.
Je ne t’aime plus, toutes les nuits.
À chanter avec :
https://youtube.com/shorts/ZUmZ2-LV7DQ?si=CY8FAczwD5jcqH7Q
Jusqu’à ce que le Soleil se lève enfin sur ce Réseau pas très bien intégré à la masse.
« Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des insoumis…
sel de la terre « … André GIDE
Bienveillance et Authenticité…
Reçu ce message par Whatsapp ; « Votre écrit est tout simplement grandiose. Reste à savoir qui, parmi ceux qui confondent leur personne avec l’État / la République, aura le courage de le lire, de comprendre le sens profond et surtout de l’intégrer – Véritablement ! »
Dieu est mon droit !
F aux M éditer
De descendance Calabraise je peux vous dire que le dépaysement n’ a pas été un obstacle à mon intégration dans ce coin de pays !
Je suis ;
L agneau ; la chevre ; l appât …
Que l on jette a l eau !
D un milieu de pres ; d une croix ; d une rivière !
Alibi de la justice de Sion .
Invention de toute la chianderie des orgueils du droit !
Je suis les barreaux de cette geole .
Qui suis je ?