
Le château de cartes ne s’est pas encore effondré. Mais il tangue dangereusement.
Quelques jours après avoir été contraint d’abandonner son projet controversé d’ouverture de la FIFA à des investisseurs privés liés à l’entourage de Donald Trump, Gianni Infantino tente désormais de sauver ce qui peut encore l’être : son pouvoir.
Selon les révélations de Rémi Dupré dans Le Monde, la FIFA a diffusé, mercredi soir, un communiqué exceptionnel accompagné d’une lettre adressée aux 211 fédérations membres afin de proclamer le « soutien entier » de l’administration et du secrétaire général Mattias Grafström à son président. Un exercice de communication rarement observé dans l’histoire récente de l’organisation.
Des excuses… mais un président qui ne s’excuse pas
Le communiqué reconnaît officiellement que des « erreurs » ont été commises lors de la préparation du projet de création de la société commerciale FIFA Forward Enterprise (FFE).
L’instance admet que le Conseil de la FIFA et les fédérations membres auraient dû être davantage associés au processus décisionnel. Elle reconnaît également que la gestion de la crise après les révélations de la presse a été défaillante.
Ces aveux constituent un recul spectaculaire.
Ils confirment implicitement que les critiques formulées depuis plusieurs jours n’étaient pas de simples polémiques médiatiques mais révélaient un véritable dysfonctionnement institutionnel.
Une communication à contre-courant
Pour autant, le texte diffusé par la FIFA étonne par son ton.
Tout en présentant ses excuses, l’organisation menace désormais ceux qui continueraient à porter atteinte à « son intégrité » ou à « sa réputation ».
Le paradoxe est saisissant.
Après avoir reconnu des erreurs de gouvernance, la FIFA laisse entendre qu’elle pourrait engager des actions contre ceux qui ont précisément permis de mettre ces erreurs en lumière.
Comme le souligne Rémi Dupré dans Le Monde, cette communication revêt parfois une dimension presque orwellienne : reconnaître les fautes tout en cherchant simultanément à intimider les critiques.
Une fracture désormais publique
Plus grave encore pour Gianni Infantino, la contestation n’est plus seulement extérieure.
Le secrétaire général Mattias Grafström avait déjà pris ses distances dans un courrier interne adressé aux employés.
D’autres personnalités importantes de la FIFA, notamment Kevin Lamour ainsi que Carlos Cordeiro, proche conseiller américain du président, auraient également exprimé de très fortes réserves sur le projet abandonné.
Selon Le Monde, le malaise est profond au siège de Zurich, où certains salariés parlent désormais ouvertement d’une organisation en pleine crise de gouvernance.
L’UEFA ne veut plus attendre
Pendant que la FIFA tente de refermer la parenthèse, l’Union des associations européennes de football (UEFA) poursuit sa contre-offensive.
Aleksander Čeferin ne cache plus sa volonté de voir Gianni Infantino quitter rapidement la présidence de la FIFA.
L’UEFA a même évoqué la possibilité d’engager des procédures judiciaires contre l’organisation mondiale.
À cette opposition européenne s’ajoutent désormais plusieurs autres confédérations continentales, signe que l’isolement politique du président s’étend progressivement.
La redistribution au cœur du système
Dans son communiqué, la FIFA défend avec vigueur son programme FIFA Forward, rappelant les milliards redistribués aux 211 fédérations nationales.
Officiellement, il s’agit du moteur du développement mondial du football.
Pour ses détracteurs, ce système constitue aussi un puissant levier d’influence politique permettant au président de conserver une majorité électorale auprès des fédérations les plus dépendantes des financements de Zurich.
Cette réalité explique en grande partie pourquoi Gianni Infantino demeure, malgré les crises successives, solidement installé à la tête de l’organisation.
Le compte à rebours est lancé
Gianni Infantino reste officiellement candidat à un troisième — et dernier — mandat en mars 2027.
Mais la question n’est plus seulement juridique.
Elle est devenue politique.
Jamais depuis son accession à la présidence en 2016, le dirigeant suisse n’avait affronté une contestation aussi large, aussi structurée et aussi internationale.
Le retrait précipité de son projet commercial représente son premier véritable revers stratégique.
Reste désormais à savoir si cette défaite n’annonce qu’un simple épisode de turbulence… ou le début de la fin d’un règne qui semblait jusqu’ici inébranlable.
Sources : article de Rémi Dupré publié dans Le Monde le 6 août 2026, consacré à la crise de gouvernance de la FIFA et au retrait du projet FIFA Forward Enterprise.
Il faut demander à A.Fauci si c’est risqué ? (tous les feux sont au rouge, mais ça passe crème)
Demandé à Alain Berset si c’est risqué ? (Sûr et efficace, mais jamais confirmé… circulez il n’y a rien à voir)
Ces gens sont au dessus des lois. Ceux qui dérange sont éliminé