(PAR DAVID CROCKETT [CONNU DE LA REDACTION])
Il ne reste que quelques jours avant l’échéance du 4 mars et il y a toujours des citoyennes et des citoyens qui attendent l’échéance pour glisser leur bulletin dans l’enveloppe postale ou dans l’urne.
Que leur conseiller par rapport à la question cantonale de savoir s’il faut réviser totalement la Constitution de 1907 et si oui, par une Constituante ou par le Grand-Conseil ?
Quelques éléments factuels d’abord : la Constitution actuelle est une arrière grand-mère sympathique qui a bien servi le Valais mais qui présente des signes évidents de fatigue et qui ne demande qu’à prendre sa retraite comme l’ont fait bien avant elles celles de 23 et 1/2 cantons suisses. Evidemment, elle est d’un autre siècle et n’a pas pu intégrer les grandes mutations de notre pays (population, environnement, énergies, communication, droits des individus …) et n’est donc pas prête à relever les grands défis de notre temps. Il faut la remercier et la laisser s’en aller.
Des propositions raisonnables ensuite : par qui allons-nous remplacer cette ancêtre de 1907 ? Par une constitution, moderne, ouverte, communicative et participative, ne faisant pas table rase des valeurs du passé mais prenant appui sur elles pour affronter les réalités incontournables de notre monde.
Et qui pour rédiger cette nouvelle Constitution ? Offrons à toute la population l’occasion de dire son mot et de prendre part au processus d’élaboration par un vote désignant une Assemblée constituante. Le Grand-Conseil, à juste titre, a déjà dit qu’il ne voulait pas se charger de cette tâche. Comment les députés et leurs suppléants pourraient-ils décider en toute indépendance lorsque se poseront les questions du fonctionnement du Grand Conseil, de son mode d’élection, du nombre de ses membres, de l’éventuelle abolition des députés suppléants… ? Il y a fort à parier qu’on s’enlise dans un débat partisan ! Au contraire, une constituante est une option raisonnable qui donne à tous, y compris aux groupes rarement représentés, la chance de faire entendre leur voix. C’est un exercice démocratique qui élargit le débat au-delà du champ des partis et c’est un exercice participatif qui permet, avec les nouvelles technologies, de consulter bien plus loin que les 130 constituants.
Un appel qui devrait aussi, voir tout particulièrement, être entendu par les jeunes. Par celles et ceux qui ne sont pas ou plus intéressés par la politique conduite par les occupants du Palais du gouvernement et de la salle du Grand Conseil au vu des résultats décevants qu’ils nous apportent.
Réveillez-vous ! Allez voter comme le suggère David Crockett. Prouvez que vous, vous pouvez faire changer les choses. Engagez-vous pour la collectivité. Pour que l’on vous entende là où on ne prend plus au sérieux vos préoccupations et vos intérêts.
Lancez-vous dans cette magnifique aventure avec conviction, cela en vaut largement la peine. Oui, on peut, et on doit gagner contre l’inaction et l’obscurisme.
Ne laissez pas la place aux opportunistes, aux vendeurs de vent. L’occasion ne se représentera pas de sitôt. Ceux qui ne veulent rien changer dans nos manières de vivre, de penser, de montrer nos différences, n’attendent qu’un refus ce dimanche. Prouvez-leur qu’ils sont totalement à côté de la plaque ! Mais pas vous.